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Le Discours de la dernière chance - Paul Rassinier, 1953

Le Discours de la dernière chance - Paul Rassinier, 1953

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09/06/2013

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Pendant les années 1927-1930, la Russie des Soviets, donna dans le
gigantisme : Staline lançait le mythe de l’industrialisation et, sentant le besoin de
faire des choses qui se voient, pour mieux se donner les apparences de la réussite, il
les fit monumentales. Ainsi fut conçu le Dnieprostroï, par les spécialistes du
Gozplan. Le Dnieprostroï était un générateur d’électricité qui, utilisant le courant
formidable, à la fois en volume et en puissance, du Dniepr, devait être à même de
fournir de l’électricité à toute la Russie. Effectivement, on le vit de loin : les agents
du Komintern hurlèrent dans toutes les langues du monde la magnificence de cette
réalisation en ponctuant leur enthousiasme de vigoureux Piatiletka !. Ce qu’ils ne
dirent pas, ce que la plupart d’entre eux ignorèrent probablement toujours, c’est que
le Dnieprostroï ne servit pratiquement à rien. Quand l’œuvre fut achevée, on
s’aperçut, au Kremlin, que les spécialistes du Gozplan, s’ils avaient bien calculé les
besoins de la Russie en force et en lumière, et non moins bien les possibilités de
production de la centrale qu’ils avaient édifiée, n’en avaient pas moins oublié une
toute petite chose : le fil qui conduirait l’électricité, de Dniopropetrovsk jusque dans
les coins les plus reculée du pays. La Russie manquait de câbles. On se mit à la
recherche de cet indispensable article. Ainsi apprit-on que les savants n’avaient pas
encore trouvé le moyen de conduire le courant électrique au-delà d’un certain
nombre de kilomètres sans le secours de relais-transformateurs ou condensateurs sur
tous les circuits. On mit à l’étude l’installation des transformateurs et des
condensateurs et, chemin faisant, on découvrit que, ni les usines qui devaient utiliser
la force, ni les lampes qui devaient brûler la lumière, n’existaient aux endroits où on
voulait conduire l’une et l’autre. On découvrit [86] même, par surcroît, qu’il
s’écoulerait un certain nombre de lustres, peut-être des siècles, avant que les
installations électriques correspondant à la construction du Dnieprostroï et de
Dniepropetrovsk, pussent être mises au point. De fait, en 1942, soit quinze années
après, les Allemands avaient déjà conquis la ville et détruit l’installation que la
Russie n’avait encore trouvé le moyen de consommer qu’une infime partie de
l’électricité produite par une seule de ses génératrices. Dans l’histoire capitaliste et
précapitaliste, l’affaire de Dnieprostroï s’est reproduite, à des millions d’exemplaires,
sous les noms les plus divers, des Pyramides d’Egypte a la cité marseillaise de Le
Corbusier. Elle est le symbole du capitalisme, sa représentation figurative la plus
probante et, à ce titre, elle prend la valeur d’un véritable et suggestif apologue. Il en
est de toute la production capitaliste, comme de l’électricité du Dnieprostroï : on
produit tant qu’on peut dans tous les domaines, parce qu’on sait que les besoins de la

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consommation sont inextinguibles, mais on oublie une toute petite chose : le fil
conducteur au moyen duquel on fera parvenir au stade de la consommation les
énormes quantités de richesses créées par le travail des hommes. En électricité, le fil
conducteur, c’est un câble dont les défaillances peuvent être palliées par des
transformateurs ou des condensateurs judicieusement installés, de distance en
distance. En économie politique, c’est la monnaie.

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