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Privatisation de Kenya Airways

Privatisation de Kenya Airways

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En 1995, IFC a conseillé avec succès le gouvernement kenyan concernant la privatisation de Kenya Airways. Après la vente de 26 % de la compagnie aérienne à un partenaire stratégique, la fréquence des vols de la compagnie aérienne a progressé de 61% en six ans, faisant de Nairobi une plateforme de correspondance régionale. La vente a été conclue en décembre 1995 et l’offre publique de vente en avril 1996. La compagnie aérienne est depuis rentable.
En 1995, IFC a conseillé avec succès le gouvernement kenyan concernant la privatisation de Kenya Airways. Après la vente de 26 % de la compagnie aérienne à un partenaire stratégique, la fréquence des vols de la compagnie aérienne a progressé de 61% en six ans, faisant de Nairobi une plateforme de correspondance régionale. La vente a été conclue en décembre 1995 et l’offre publique de vente en avril 1996. La compagnie aérienne est depuis rentable.

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Réussites

SERVICES-CONSEIL DE L’IFC EN PARTENARIATS PUBLICS-PRIVÉS

Cette série fournit un aperçu des partenariats publics/privés réussis dans divers secteurs d’infrastructures, dans lesquels IFC tenait le rôle de principal conseiller.
Services-conseil de l’IFC en Partenariats publics-privés 2121 Pennsylvania Ave. NW Washington D.C. 20433 ifc.org/infrastructureadvisory

Compagnies aériennes

Photo © Javier Calvo/ IFC

Privatisation de Kenya Airways
En 1995, IFC a conseillé avec succès le gouvernement kenyan concernant la privatisation de Kenya Airways. Après la vente de 26 % de la compagnie aérienne à un partenaire stratégique, la fréquence des vols de la compagnie aérienne a progressé de 61% en six ans, faisant de Nairobi une plateforme de correspondance régionale. La vente a été conclue en décembre 1995 et l’offre publique de vente en avril 1996. La compagnie aérienne est depuis rentable.
Un partenaire d’alliance solide, la KLM Royal Dutch Airlines, a fait l’acquisition de 26 % du capital et le Ministère des finances kenyan a reçu plus de 70 millions de dollars de la vente. Plus de 113 000 Kenyans ont pu acheter 22 % des parts de la compagnie aérienne (la vaste majorité a acheté l’équivalent de 200 dollars d’actions). Les institutions financières kenyanes ont acheté 12 %, les investisseurs financiers 14 % et les employés de la compagnie aérienne 3 % des parts. L’offre publique ayant fait l’objet d’un dépassement de souscription, IFC a développé une politique d’allocation favorisant les petits investisseurs et les employés de la compagnie aérienne. L’ordre imposé, consistant à commencer par attirer l’investisseur stratégique a été crucial pour renforcer la confiance du public dans la transaction et dans l’avenir de la compagnie aérienne. En dépit des problèmes financiers et économiques caractérisant les récentes années, Kenya Airways a réussi à maintenir sa rentabilité au cours des six mois s’achevant au 30 septembre 2008. En 2008, Travel News & Lifestyle Magazine a élu Kenya Airways Compagnie aérienne africaine de choix, et en 2006, Kenya Airways a remporté le prestigieux prix de l’aviation africaine décerné par African Aviation Magazine.

CONTEXTE Kenya Airways a été constituée en société en 1977, en tant que compagnie nationale du pays, et était entièrement détenue par le gouvernement. Au cours des 15 années suivantes, la compagnie aérienne a accumulé des pertes financières massives, ainsi que des arriérés de dette écrasants découlant de son incapacité à rembourser ses emprunts. Les fondations d’un programme de privatisation à l’échelle du pays ont été posées en 1992, et Kenya Airways faisait partie de l’une des 45 sociétés devant être privatisées au cours de la première étape de ce processus. Simultanément, un nouveau Conseil d’administration a été nommé et une équipe de direction de haut calibre a été recrutée. Sous sa direction, la compagnie a fait l’objet d’un processus de restructuration et de commercialisation : les itinéraires, les tarifs et le matériel volant ont été rationalisés, la gestion a été remaniée et l’ensemble du personnel a suivi une formation.
L’étape suivante a consisté à privatiser Kenya Airways. Les principaux objectifs du gouvernement étaient de garantir la continuité de l’exploitation de Kenya Airways en tant que compagnie aérienne nationale du pays, de transférer l’essentiel de la propriété de la compagnie aérienne au secteur privé et de permettre à la compagnie aérienne de développer plus avant sa performance d’exploitation et sa rentabilité avec l’appui du secteur privé.

commencer par la vente d’une part minoritaire à un partenaire stratégique suivie d’une offre publique de vente. En conséquence :
• le gouvernement a vendu 26 % de la compagnie à KLM et

a offert les 51 % restants au public (les non-Kenyans étaient limités à un maximum de 49 % des actions totales) ; par lequel les deux compagnies ont accepté de regrouper leurs forces et de réaliser des économies d’échelle en partageant leurs ressources, en combinant les itinéraires et en évaluant de nouveaux marchés en Afrique subsaharienne.

• Kenya Airways et KLM ont signé un accord de coopération

APPEL D’OFFRES IFC a approché un total de 154 compagnies aériennes, et 4 compagnies aériennes internationales majeures ont exprimé un intérêt sérieux, British Airways, KLM, Lufthansa et South African Airways, mais seules KLM et South African Airways ont soumis un plan de développement et une offre financière. Le gouvernement a accordé la privatisation à KLM par le biais d’un processus de négociations par phases. KLM a été choisie du fait de son expérience en tant que pionnière dans le développement d’alliances aériennes et dans la création d’un réseau mondial de services coopératifs, ses correspondances vers le Kenya depuis 1969, et son évaluation de la compagnie aérienne à 100 millions de dollars a par opposition à l’évaluation à 89 millions de dollars de South African Airways.
En plus des accords de joint-venture, Kenya Airways et KLM ont signé un accord de coopération par lequel les deux compagnies ont accepté de regrouper leurs forces et de réaliser des économies d’échelle en partageant leurs ressources, en combinant les itinéraires et en évaluant de nouveaux marchés en Afrique subsaharienne.

LE RÔLE D’IFC Le gouvernement était convaincu qu’IFC disposait de l’expertise technique, de la sensibilité politique et de la crédibilité requise dans l’environnement difficile entourant la privatisation.
Par conséquent, en avril 1994, le gouvernement a fait appel à IFC afin de préparer une évaluation stratégique et un rapport des options disponibles, et de développer et mettre en œuvre un plan d’action de privatisation. Les engagements d’IFC étaient les suivants :
• procéder à une évaluation stratégique des opérations et

RÉSULTATS DE L’APRÈS-SOUMISSION La réussite de cette joint-venture a conduit à la multi-plication par deux du trafic passager et cargo entre 1995 et 2003 et à la stimulation de l’industrie du tourisme. De plus : • le gouvernement a retiré plus de 70 millions de dollars des ventes et sa part minoritaire, s’élevant à 23 %, a gagné en valeur ; • les normes de service et la fiabilité de Kenya Airways se sont considérablement améliorées ; • la compagnie aérienne a bénéficié d’un prêt d’IFC se chiffrant à 15 millions de dollars afin de moderniser le matériel volant ; • la compagnie aérienne a été rentable dès la clôture de la transaction.

de la situation financière de la compagnie ;

• produire un plan d’action détaillé afin de concilier les

objectifs du gouvernement et les contraintes pratiques avec les réalités commerciales de l’industrie ;

• identifier les caractéristiques des investisseurs potentiels ; • déterminer les besoins en termes de financements ainsi

que les exigences d’ordre juridique et réglementaire ;

• concevoir la structure du capital social ; • évaluer les offres et négocier avec les partenaires potentiels ; • recommander un partenaire privilégié ; • développer l’offre publique.

STRUCTURE DE LA TRANSACTION Afin de sécuriser une alliance avec une compagnie aérienne internationale, le gouvernement et IFC se sont accordés sur le fait qu’un partenariat au niveau du capital social était la meilleure option, résultant sur une privatisation par tranche successive, à

12/2008

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