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Maxence Layet - L'énergie secrète de l'Univers-2006

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L'émotion est une réaction à une situation donnée, une façon de vivre un événement. Pour

l'organisme, cela s'apparente à un stress et ses réponses biologiques sont connues : poussée

sanguine et hormonale. Qu'elle soit positive ou négative, la surcharge émotionnelle, soudaine,

violente, sera résolue dans le feu de l'action ou progressivement évacuée. Mais on ne peut pas

toujours sauter de joie ou laisser monter des sanglots. Alors ?

Trop de stress tue. Ou plutôt détruit à petit feu. C'est une évidence aujourd'hui acceptée par

tous. L'accumulation d'émotions ravalées, non exprimées, a une conséquence physiologique

directe, aussi bien que psychologique, qui occasionne à la longue bon nombre des "maladies

modernes" : ulcère, hypertension, cancer, dépression...

De telles interactions entre l'émotionnel, le corps et la mémoire sont par exemple au coeur de

la psychologie biodynamique. Ce courant psychothérapeutique, à base de travail corporel et

d'intégration verbale (voir encadré) considère qu'avec son ventre, un organisme sain peut

"digérer" naturellement le stress de ses émotions. La biodynamique nomme cette capacité

innée d'autorégulation le "psycho-péristaltisme".

Mais quand les émotions restent inexprimées de façons répétées, que le stress perdure, la

"digestion des émotions" ne se fait plus. Les toxines résiduelles s'accumulent et encombrent

les tissus. Empoisonnant peu à peu l'organisme et l'esprit. Les conséquences deviennent

chroniques. Couche après couche, la névrose s'installe et "s'incarne" dans le corps.

La psychologie biodynamique est directement inspirée des écrits du psychiatre Wilhelm

Reich, qui, dès les années 40, en praticien exalté, appelait à la libération des énergies

caractérielles. Des énergies peu à peu bloquées pour, selon lui, nous défendre en créant des

"cuirasses" musculaires. Ces zones rigides, comme mortes, nous encerclent. Tels des anneaux

qui nous ceinturent à différentes hauteurs du corps.

C'est Henri Laborit qui le premier – dans le cadre de son "Agressologie", prémisses seventies

de la psycho neuro-immunologie – a démontré sur des rats les effets destructeurs du stress.

Ses expériences d'inhibition de l'action vont lui apprendre une chose essentielle mais terrible.

Coincé dans une situation stressante et sans issue, quand un rat ne peut plus réagir par la fuite

ou la lutte et qu'il ne lui reste que le choix de subir passivement son stress, des pathologies

apparaissent. Le rat "se rend" plus ou moins malade selon son état de santé du départ et la

durée de la situation. Qu'elle s'installe et dure un peu trop longtemps, et cette inhibition de

l'action provoque en plus des problèmes de mémoire.

Avec sa démonstration du cerveau abdominal, Gershon va plus loin dans les relations du trio

émotion-stress-mémoire. Le chercheur américain suggère que le ventre serait la matrice

biologique de l'inconscient. Ses caractéristiques, du réflexe péristaltique au réseau

d'influences neuro-hormonales, cette biochimie que l'on commence à peine à comprendre, le

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rendraient capable de se souvenir. Gershon prend l'exemple de la sérotonine, l'hormone du

sommeil paradoxal. La phase du sommeil où l'on rêve et qui servirait de "gymnastique

mémorielle" au cerveau. Eh bien, cette hormone, notre système nerveux entérique la sécrète

également durant la nuit.

En matière de conscience et de mémoire distribuée, diffusée à l'ensemble du corps, une

théorie encore plus audacieuse existe. Elle associe les biophotons, l'énergie lumineuse

fabriquée et émise par les cellules vivantes, et les globules rouges. Les cellules élémentaires

du sang qui, elles, savent circuler partout.

Les fameux biophotons, ce sont d'infimes rafales de lumière lâchées à chaque instant et à

faible distance par nos noyaux cellulaires. Mis en évidence par un allemand, Fritz Popp à la

fin des années 80, ces photons biologiques seraient la signature du système de communication

du vivant, fondé sur l'échange de signaux électromagnétiques entre cellules.

Contrairement aux cellules du foie, du cerveau, des muscles ou des os, les hématies, c'est le

vrai nom des globules rouges, sont des cellules mobiles. A même de se déplacer et parcourir

notre organisme d'un bout à un autre. De plus, à l'inverse des globules blancs par exemple, les

hématies sont dépourvues de noyaux. Ce qui les rend capables de se faufiler dans des

passages extrêmement étroits, d'atteindre des recoins autrement inaccessibles à des cellules

mieux équipées mais plus grosses.

Nos globules rouges disposent d'une autre particularité. Outre le transport de l'oxygène,

l'hémoglobine des hématies contient un vestige du règne végétal, un pigment spécialisé qui lui

permet de capter l'énergie solaire. Donc des photons. Cette énergie lumineuse, stockée dans

les globules rouges, peut ensuite se décharger à n'importe quel endroit de l'organisme, à

proximité de n'importe quel tissu. Y compris le tissu cérébral. Pour certains, le globule rouge

assurerait une fonction de "photo-transmetteur mobile", de la surface du corps à portée des

rayons solaires vers le cerveau.

En effet, si la barrière hémato-encéphalique préserve les neurones de tout contact direct avec

les globules rouges, ceux-ci, au cours de leur trajet dans les capillaires sanguins du cerveau,

affleurent la névroglie. Une couche de cellules intermédiaires, qui, de l'hématie au neurone,

peuvent se "passer" les photons relâchés. Et transmettre les photons dans l'autre sens, du

neurone vers l'hématie.

Revenons à la mémoire. Selon cette hypothèse, les globules rouges absorbent les photons

rayonnés par l'interconnexion incessante des neurones. Quelques millisecondes plus tard,

portés par la circulation sanguine, ces mêmes globules rouges, véhicules d'une sorte de

mémoire "flash" des processus neurochimiques, libèreraient leurs photons ailleurs. Diffusant

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le produit de l'activité nerveuse dans l'ensemble de l'organisme. La conscience se distribue

dans le corps. (51)

Cette piste ne se réduit pas à une savante spéculation. L'absorption des photons par les

hématies a été vérifiée. Cette propriété est même à l'origine de thérapies dites "hémato-

photoniques". Des techniques médicales "d'avant-garde", découvertes par un vétérinaire

américain en 1923, régulièrement utilisées depuis aux États-Unis, en Allemagne et dans les

pays de l'Est. (52)

De tels mécanismes pourraient-il expliquer comment nos pensées, conscientes et

inconscientes, puissent se nicher ainsi au fin fond de nos cellules ? Que nos petits et grands

affects du quotidien, nos peines, nos peurs, nos joies ou nos espoirs – ou du moins la bio

énergie qui en résulte – puissent débarquer, s'incarner dans notre chair ? Où situer alors la

mémoire, la pensée ? La conscience ?

Du côté des Chinois, nous avons déjà la réponse. Eux-mêmes, avec leur théorie des "esprits

viscéraux" semblent d'ailleurs la connaître depuis longtemps.

Revenons au cerveau. La pensée, ce n'est pas que des paquets de cellules. C'est aussi une

onde. Disons plutôt des ondes, les reflets de l'activité cérébrale. À chaque instant, des millions

de neurones s'échangent à leurs extrémités des molécules dotées de charges électriques. Ces

courants infimes produisent un champ électrique en fluctuation continue.

Des petits va-et-vient bioélectriques que l'on sait mesurer.

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