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LE PROPHÈTE SHU’AIB

Au nom d’Allah, le Très-Miséricordieux, le Tout-Miséricordieux, c’est de Lui dont nous

recherchons l’aide !

Allah évoque l’histoire du prophète Shu’aïb dans plusieurs passages de Son Livre. Ce dernier

fut envoyé au peuple de Madian. Le Coran nous apprend notamment :

(le peuple des vergers traita les Messagers de menteurs.).[1]

Selon la plupart des exégètes, il s’agirait des habitants de Madian bien que d’autres estiment

que le Coran relate en fait deux histoires différentes.

Or, le Verset suivant nous présente l’un des épisodes de l’histoire de Mûsâ en ces termes :

(Et lorsqu’il atteignit les sources de Madian, il y trouva un groupe de gens qui y puisait de

l’eau. Il y trouva également deux femmes à l’écart qui retenaient leurs moutons. Il leur

demanda : « Que vous arrive-t-il ? »… ).[2]

Moïse s’en tint au plus long des deux termes qui lui furent proposés, mais rien n’indique dans

ce passage que le vieillard en question était Shu’aïb (u) ou encore un prophète. Les anciennes

écritures juives et chrétiennes ne précisent pas que cet homme était un prophète et il ne nous

est rapporté d’aucun Compagnon –que ce soit ibn ‘Abbâs ou un autre – que le beau-père de

Mûsâ était le prophète Shu’aïb. Les annales provenant de ces derniers affirment plutôt que

Shu’aïb et le vieillard de Madian étaient deux personnes différentes.

Dans son exégèse, Sunaïd ibn Dâwûd, l’un des Sheïkh d’el Bukhârî, rapporte selon ibn ‘Abbâs

que l’homme dans l’histoire de Moïse s’appelait Yathrâ. El Hajjâj et d’autres spécialistes
l’épellent ainsi : Yathrûn. Shu’aïb el Jubbâî affirme dans ce registre : « Les deux jeunes filles

se prénommaient Laïyâ et Saghûra.[3] Musâ s’est marié à Saghûra fille de Yathrûn, le prêtre

de Madian ; un prêtre était le titre désigné au savant. D’après une certaine version, selon ibn

‘Abbâs, ce dernier s’appelait Yathrûn ou Yathrâ. »

Pour ibn Jarîr (e-Tabarî), l’une des deux filles se prénommait Laïya ou peut-être Sharfâ, et

l’autre portait le nom de Saghûra. Quant à leur père, il règne une certaine divergence sur son

identité. Certains avancent qu’il s’appelait Yathrûn. Yathrûn était le nom du vieillard qui a loué

les services du fils adoptif de Pharaon ; il était le cousin de Shu’aïb. Abû ‘Ubaïda affirme que

Yathrûn était le cousin du Prophète Shu’aïb (r). D’autres exégètes, tels qu’il est rapporté

notamment par ibn ‘Abbâs, le dénommaient Yathrâ.

El Hasan fait le commentaire suivant : « Certains savants présument qu’il s’agit du prophète

Shu’aïb, mais en réalité il fut simplement le seigneur du puits à cette époque. » Pour ibn Jarîr,

il n’est pas possible d’accéder à une telle information si ce n’est par l’intermédiaire de la

révélation et dans le cas présent, il n’y a aucune information à ce sujet. Ainsi, les différents

ouvrages de Tafsîr (exégèses) rapportent par le biais de chaînes narratives, le savoir venant

du Prophète et des Successeurs ; aucun d’entre eux n’informe, que l’homme dont il est fait

mention dans l’histoire de Mûsû serait le Prophète Shu’aïb. Par contre, ils nous offrent par le

biais d’un certain nombre de chaînes narratives certifiées, les paroles d’el Hasan el Basrî

précédemment citées. Elles répondent en fait à ceux qui penseraient le contraire. E-Tha’labî

certes assume effectivement le contraire, mais il ne faut pas tenir compte de ses dires, car ce

dernier recense tout et n’importe quoi. Ainsi, prétendre qu’il s’agit de Shu’aïb, c’est parler de

ce dont on ignore, mais aussi revient à parler avec aucune information sur le sujet provenant

du Prophète, des Compagnons, ou des savants musulmans de référence. En outre, une telle

allégation va à l’encontre des annales certifiées qui remontent à ibn ‘Abbâs et à el Hasan el

Basrî. Sans compter qu’elles vont à l’encontre des détails sur la question fournie par les « gens

du Livre », qui démentent à l’unanimité qu’il puisse s’agir de Shu’aïb. La Thora et l’Évangile

parlent d’un certain Yathrûn qui ne correspond pas au prophète de Madian évoqué dans les
anciennes écritures.

Plus d’un savant mentionne que Shu’aïb était d’origine arabe. Il existe même sur la question

un certain Hadith qui remonte au Messager d’Allah. D’après Abû Hâtim et d’autres

compilateurs en effet, Shu’aïb était un arabe tout comme Hûd et Sâlih, tandis que Moïse était

hébreu ; ils ne parlaient donc pas la même langue. Le Texte du Coran formule pourtant que le

prophète hébreu s’est adressé aux deux jeunes filles et à leur père sans l’intervention d’un

traducteur. S’il a pu régner un amalgame, c’est en raison de la présence à Madian de deux

personnes différentes dans le Coran ; Shu’aïb et le beau-père de Mûsâ en l’occurrence. Le

Coran nous enseigne notamment qu’Allah a décimé le peuple de Shu’aïb, par un châtiment du

ciel. Dès lors, il n’y avait plus d’habitants à Madian. Shu’aïb ne pouvait rester seul dans un

endroit désert. Certains savants avancent qu’une fois leurs peuples décimés, les prophètes

venaient finir leurs jours à la Mecque. shu’aïb, Hûd, et bien d’autres auraient leur tombe dans

les Lieux saints.

Or, à l’époque de Mûsa, Madian était habité par son futur beau-père. Il ne s’agissait pas des

habitants des lieux dont le Coran fait mention dans l’histoire de Shu’aïb. Même selon

l’hypothèse que Shu’aïb était simplement le cousin du gendre de Moïse, il n’existe aucune

annale certifiée pour l’appuyer. Il n’est pas possible d’opposer ce genre d’hypothèses aux

paroles certifiées d’ibn ‘Abbâs sur la question. Toutes les annales qui présument que Shu’aïb,

le vieil homme, ou encore Jibrîl auraient offert le fameux bâton de Mûsâ, n’ont aucune origine

textuelle. Abû Bakr –je pense qu’il s’agit d’el Hadhalî – est l’auteur des paroles suivantes : «

J’ai interrogé ‘Ikrima au sujet du bâton de Mûsâ, il m’a répondu qu’Âdam l’avait dans les

mains lorsqu’il fut chassé du Paradis. Jibrîl l’aurait pris par la suite pour le remettre à Moïse,

lors d’une rencontre au cours d’une certaine nuit. » E-Suddî relate pour sa part, dans son

fameux Tafsîr, que le vieillard de Madian ordonna à ses filles de demander à Mûsâ de ramener

un bâton. Un ange ayant pris forme humaine lui en aurait confié un, etc. il aurait eu une

dispute avec son beau-père et les deux hommes auraient demandé à un tiers d’arbitrer en eux

; Mûsa contrairement à son beau-père, en aurait supporté le jugement (ou aurait été capable
de porter le bâton NDT) et qu’il était plus à même de respecter ses engagements.

Si Shu’aïb avait été cet homme, il ne serait pas entré en conflit avec Moïse, il n’aurait pas

regretté de lui avoir donné…, et il n’aurait pas cherché un arbitre entre eux. Par ailleurs, avant

son avènement, Mûsâ ne pouvait pas être plus loyal qu’un prophète, car si Shu’aïb était

prophète, cela n’était pas encore le cas pour lui. Il ne pouvait être meilleur qu’un prophète

avant de recevoir lui-même la révélation. Zaïd souligne certes qu’il était déjà connu que Mûsâ

serait un prophète, mais dans l’hypothèse ou ses paroles soient fondées, cela ne prouve rien.

Les prêtres et les moines en effet avaient à leur savoir certains signes précurseurs à la

prophétie. Ils étaient capables d’annoncer l’avènement éventuel d’un prophète avant sa venue

effective, mais certes Allah est plus savant !

Il est répandu certes chez bon nombre de gens auxquels il échappe les subtilités du savoir et

les moyens textuels et rationnels de fonder des preuves, que Moïse était le gendre de Shu’aïb.

Cependant, il serait irraisonnable de se fier à ce genre de jugement. Cette opinion est tout au

plus rapportée par certains savants, mais le fait est que d’autres savants s’y opposent ; en

cela, elle ne fait pas plus autorité que la leur. Il incombe donc de soumettre cette divergence

aux preuves (tant textuelles que rationnelles). Dans cet ordre, certaines gens assument que

les deux messagers évoqués dans la Surate Yâsîn comptent parmi les apôtres du Messie.

Habîb le charpentier aurait cru en eux, mais l’élite des savants musulmans ou même les «

gens du Livre » considèrent ces fables comme complètement aberrantes. Allah nous enseigne

en effet que les habitants de cette cité où ces messagers se sont rendus ont goûté à la Colère

céleste, dans le verset suivant :

(Si ce n’est un Cri, et les voilà éteints (morts).).[4]

Antioche est la première cité, après l’élévation du Messie, qui a vu ses habitants sont convertir

à la religion chrétienne, suite au prêche de deux des Apôtres. Après cette période, aucun
châtiment ne s’est abattu sur eux, à l’unanimité des musulmans et des « gens du Livre ».

Comment est-il permis d’avancer dès lors, que les deux messagers auxquels fait allusion le

Coran étaient les messagers du Christ !

Par ailleurs, au début de l’ère chrétienne deux apôtres se sont bien rendus à Antioche, comme

le reconnaissent les chrétiens eux-mêmes. Or, à cette époque Habîb le charpentier était déjà

mort. Les deux messagers en question dans le Coran vécurent avant l’époque de Jésus. La cité

dont certains disent que c’était Antioche, et où ils se trouvaient a été anéantie par le

châtiment. Quant à Habîb, il a cru à ces deux fameux messagers. Antioche fut construite (ou

reconstruite) par la suite. C’est dans cette ville où les deux Apôtres de Jésus se sont rendus

pour faire leur prêche. Il faut savoir que les Apôtres ne sont pas des messagers d’Allah pour

les musulmans. Ils étaient les messagers du Christ comme les Compagnons étaient les

messagers du Prophète (r). Dire que ces deux messagers étaient des apôtres, c’est offrir un

argument aux chrétiens auquel il serait difficile (à l’auteur d’une telle parole) de répondre

convenablement. Nous avons développé dans notre réfutation aux chrétiens que les Apôtres

n’étaient pas des messagers contrairement aux chrétiens qui les considèrent comme des

messagers au même titre, voire ayant plus de valeur, qu’Abraham et Moïse ; ce qui pour les

musulmans est une impiété. Nous avons ainsi exposé les idées égarées des chrétiens.

Enfin, les louanges reviennent à Allah uniquement ! Que les Prières et les Salutations d’Allah

soient sur notre Maître Mohammed ainsi que sur sa famille et ses compagnons !

• Ecrit par Sheïkh el Islam ibn Taïmiya (Jâmi’ e-Rasâil (1/61-66)

• Traduit par Karim ZENTICI

• Relu par l'association Aux Sources de l'Islam


L'HISTOIRE DE JOB

Ibn Ishaq dit : Job était un Romain, et il était Job ibn Moss ibn Razeh ibn Esaü ibn Isaac ibn

Abraham.

D’autres dirent qu’il était : Job ibn Moss ibn Rawel ibn Esaü ibn Isaac ibn Abraham.

Ibn Asâkir dit que sa mère était la fille de Loth. Il est aussi avancé que son père était l’un de

ceux qui crurent en Abraham le jour où il fut jeté dans le feu et il ne fut pas brûlé.

Cependant, la première opinion paraît être correcte, parce qu’il était de la progéniture

d’Abraham, comme le dit Allah :

« Et parmi la descendance (d’Abraham) (ou de Noé), David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et

Aaron. »

Sourate 6 : ‘ Les bestiaux ’-verset 84

Il est l’un des prophètes qui on reçu des révélations d’Allah, comme le dit Allah le Tout-

puissant dans la sourate ‘ les femmes ’ :

« Nous t’avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et

Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job...

Sourate 4 : ‘ Les femmes ’-verset 163

Ainsi, il paraît plus authentique de dire qu’il était de la progéniture d’Esaü ibn Isaac. Le nom

de sa femme était Lia bint Jacob. Une autre opinion dit que sa femme était Rahmah bint
Ephraïm. Il est dit aussi qu’elle était Lia bint Manasseh ibn Jacob.

Allah le Tout-Puissant dit :

« Et Job, quand il implora son Seigneur : "Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus

miséricordieux des miséricordieux ! * Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait, lui

rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que

rappel aux adorateurs. »

Sourate 21 : ‘ Les prophètes ’-versets 83, 84

Allah dit :

« Et rappelle-toi Job, Notre serviteur, lorsqu’il appela son Seigneur: "Le Diable m’a infligé

détresse et souffrance". * Frappe (la terre) de ton pied: voici une eau fraîche pour te laver et

voici de quoi boire. * Et Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes deux fois plus nombreuse,

comme une miséricorde de Notre part et comme un rappel pour les gens doués d'intelligence.*

"Et prends dans ta main un faisceau de brindilles, puis frappe avec cela. Et ne viole pas ton

serment". Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur! Sans cesse il se

repentait. »

Sourate 38: ‘ Sad ’- versets 41, 42,43, 44


L’ÉPREUVE DE JOB

Les exégètes et les historiens disent que Job était un homme riche qui possédait tous les

genres de biens. Il possédait un immense bétail, des moutons, des esclaves et des

domestiques ; il possédait aussi de vastes terrains et avait beaucoup d’enfants.

Toutes ces propriétés disparurent. Il fut, en plus, infligé dans son corps de différents genres de

maladies, au point qu’aucun membre ou partie de son corps n’était sain, à l’exception de son

cœur et sa langue avec lesquels il invoquait Allah. Il demeura malade et croyant en la Pitié

d’Allah.

Ses maladies continuèrent si longtemps que même ses amis l’ont abandonné, et que même

ses parents l’ont délaissé. Il fut expulsé de sa ville et exilé sur une colline. Hormis sa femme,

personne n’exprima la moindre compassion envers lui. Elle prit en charge ses droits sur elle, et

se souvint de leur bon temps ensemble. Elle l’aidait dans ses besoins quotidiens qu’il ne

pouvait faire sans son aide. Elle était si affligée et si dépourvue qu’elle commença à travailler

pour avoir un salaire, et de quoi manger et nourrir son mari. Qu’Allah les agrée. Elle patienta

auprès de son mari pendant leur pauvreté, leurs propriétés et leurs enfants.

Dans un Hadith authentique, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit :

« Les plus éprouvés des gens sont les prophètes, puis les vertueux, et puis ceux de moins en

moins. »

Il dit aussi :

« L’homme est mis à l’épreuve selon la vigueur de sa religion. S’il est fort dans sa religion, son
épreuve sera plus dure. »

(Mousnad Ahmed)

Cependant, toutes ces épreuves ne faisaient qu’accroître la religion de Job, sa patience, sa

gloire et sa gratitude à Allah, dans l’attente de Ses récompenses hors de son épreuve. Sa

patience était exemplaire.

Dans la Bible, il y a un compte détaillé de l’adversité et des souffrances qui ont frappé Job. Elle

explique comment sa richesse et ses propriétés avaient disparu l’une après l’autre. Cependant,

Allah a le meilleur savoir au sujet de ce qui lui était arrivé.

Moujâhid dit que le prophète Job était d’abord affligé par la petite vérole.

Combien de temps a-t-il souffert de ses maladies et adversités ? Il y a plus qu’une opinion.

Wahb ibn Mounabbih dit qu’il a souffert pendant trois ans exactement.

Anas dit qu’il a demeuré dans cette situation douloureuse sept ans et quelques mois environ. Il

fut exilé sur une colline jusqu’à ce qu’Allah le sauva de ses souffrances et lui donna la plus

grande récompense pour la patience. Houmaid dit : Il a souffert dix-huit ans

environ.

As–Souddi dit que sa chair tombait de son corps, et rien ne resta que ses os et ses muscles.

Sa femme apportait des cendres et les mettait sous son corps. Elle lui dit de nombreuses fois :

« Job ! Si tu supplies ton Seigneur, Il peut te sauver de cette souffrance.» Il répondait : « J’ai

vécu soixante-dix ans en étant sain, ne pourrais-je pas supporter cette souffrance pour une

même durée ? » Quand elle fut agacée de cette réponse, elle commença à travailler pour

gagner un salaire et se quoi manger et nourrir son mari Job.

Les gens arrêtèrent de l’employer pour ne pas être infecté par ses maladies ou mis à la même

épreuve. Quand elle n’a trouvé personne pour lui accorder un travail, elle se rendit chez une

fille riche et lui vendit une de ses nattes de cheveux pour avoir de la nourriture. Quand elle
revint à Job avec la nourriture, il l’interrogea d’où elle l’avait obtenue tout en exprimant sa

désapprobation. Elle dit : « J’ai fourni mon service aux gens.» Quand arriva le jour suivant,

elle ne trouva personne qui pourrait lui accorder un travail, elle vendit une autre natte pour

avoir de la nourriture et l’apporta à Job. Job refusa d’en manger, et jura de ne pas en manger

si elle ne lui dit pas d’où elle avait obtenu cette nourriture. Alors, elle enleva son écharpe de sa

tête. Quand Job vit sa tête rasée, il fit cette prière :

« "Le mal m'a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux ! " »

Sourate 21: ‘ Les prophètes ’- versets 83

Ibn Abi Hâtim rapporta que Abdoullâh ibn Obaid ibn Omair dit : Job avait deux frères. Ils se

rendirent un jour chez lui, mais ils ne purent pas s’approcher de lui à cause de son odeur

répugnante, ainsi ils restèrent loin de lui. L’un d’eux dit à l’autre : « Si Allah savait du bien en

Job, Il ne l’aurait pas mis à cette épreuve. » Quand Job entendit ceci, il devint plus fâché d’eux

que jamais. Il dit : « O Allah ! Si tu savais que je n’ai jamais passé une nuit en étant si

rassasié si j’avais su qu’il y avait un seul affamé cette nuit-là, alors approuve-moi.» Une voix

vint du ciel et confirma sa véracité, et ses deux frères l’entendirent. Ensuite Job dit : « O

Allah ! Si Tu sais que je n’ai jamais porté une chemise si je savais qu’il y avait des gens sans

vêtements, alors approuve-moi.» Une voix vint du ciel confirmant sa véracité, et ils

l’entendirent. Job dit encore une fois : « O Allah ! Je demande de Ton Honneur», et il se

prosterna en disant : « O Allah ! Par Ton Honneur, je ne soulèverai plus ma tête jusqu’à ce

que Tu me sauves de ma souffrance», et il souleva sa tête tout en étant en bonne santé.

Soulagement de la souffrance
Ibn Abi Hâtim rapporta que Abdoullâh ibn Abbâs dit : « Allah le vêtit d’une robe du paradis, et

il alla de côté et s’assit dans un coin. Sa femme revint et ne put pas le reconnaître. Elle dit : «

O serviteur d’Allah ! Où est allé l’homme affligé qui était ici ? J’ai peur que des chiens ou des

loups l’aient mangé. » Elle ne cessa de lui parler un bon moment. Ensuite, Il lui dit : « Qu’est-

ce qui t’arrive, je suis Job ! » Elle dit : « Pourquoi te moques-tu de moi ? » Il dit : « Je suis

effectivement Job, Allah m’a rendu ma santé.»

Ibn Abbâs dit : « Allah lui rendit aussi sa richesse et ses enfants, et les a doublés pour lui. »

Wahb ibn Mounabbih dit : « Allah lui révéla : « Je t’ai rendu ta famille et ta richesse en double.

Alors, lave-toi de cette eau, en cela est une cure pour toi, et offre un sacrifice de la part de tes

compagnons et implore le pardon pour eux, parce qu’ils m’ont désobéi à ton sujet.»

Ibn Abi Hâtim rapporta d’Abû Hourayra que le Prophète (que le paix et le salut soient sur lui)

dit :

« Quand Allah délivra Job de sa détresse, il fit pleuvoir sur lui des criquets en or. Job

commença à les amasser de ses mains et les mettre dans ses vêtements. On lui dit : O Job !

Ne t’assouvis-tu jamais ? Il dit : O Seigneur ! Qui se sentit-il assouvi de Ta Pitié ? » (Mousnad

Ahmad).

L’imam Ahmed rapporta d’Abû Hourayra que le Prophète( que le paix et le salut soient sur lui)

dit :

« Pendant que Job se baignait en étant nu, un grand nombre de criquets en or tomba sur lui.

Il commença à les mettre dans ses vêtements. Son Seigneur l’appela : ’O Job ! Ne t’ai-je pas

donné assez de ce que tu ramasses ? Job dit :’ Oui mon Seigneur, mais je ne me passe point

de ta bénédiction. »

(Mousnad Ahmad)

« Frappe [la terre] de ton pied »


Sourate 38: ‘ Sad ’ -verset 42

Cela veut dire que tu frappes le sol avec ta jambe. Il fit ce qu’Allah avait commandé de faire.

Allah fit jaillir une source froide, et l’ordonna de s’en laver et d’en boire. Ainsi, Allah dégagea

sa souffrance, sa peine, les maladies de son corps, et Il fit un homme saint et beau. Allah lui

donna aussi un tas de richesse si énorme et si abondante de sorte qu’elle pleuvait dans la

forme de criquets en or.

Allah lui rendit aussi sa famille, Il dit dans le verset (21:84)

« Nous lui rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux »

Il est dit qu’Allah a même ressuscité ses enfants. Il est aussi avancé qu’Allah lui a donné

d’autres enfants au lieu de ceux qui étaient morts, et dans l'au-delà Allah les rassemblera tous

ensemble.

« Par miséricorde de Notre part ». Nous avons enlevé sa souffrance et l’avons sauvé de ses

douleurs et de l’épreuve de part Notre Pitié et Notre Grâce.

« et en tant que rappel aux adorateurs.»

La situation critique et l’exemple de Job sont une leçon pour tous ceux qui sont affligés dans

leur corps, leurs biens ou leurs familles. On doit suivre l’exemple de Job, si on est affligé par

une adversité quelconque.

Job vécut après sa détresse soixante-dix ans dans le territoire des Romains, tout en prêchant

la religion d’Allah, mais après sa mort ils ont altéré encore une fois leur religion.

« "Et prends dans ta main un faisceau de brindilles, puis frappe avec cela. Et ne viole pas ton

serment". Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. »

Sourate 38: ‘ Sad ’-verset 44


Dans ces Versets, Allah parle de Sa Pitié sur Job. Job avait juré qu’il fouetterait sa femme cent

fois. Il est dit qu’il a juré de le faire pour motif de sa vente de ses tresses de cheveux. Dans

une autre opinion, il est dit que Satan lui vint dans l’apparence d’un médecin et lui prescrit

quelques médecines pour Job. Elle informa Job à son sujet, mais Job savait qu’il était Satan,

ainsi il jura qu’il la fouetterait cent fois. Ainsi un seul coup monterait à cent, et il aurait honoré

son serment. C’était un autre soulagement pour lui, en particulier dans le cas de sa femme qui

avait pris soin de lui si patiemment, une femme de piété et de droiture. Qu’Allah l’agrée dans

Sa miséricorde.

Ibn Jarîr et d’autres historiens ont cité qu’au moment de sa mort, Job avait quatre-vingt-treize

ans. Aussi, il est dit qu’il vécut plus que cela.

Il a confié sa mission prophétique à son fils Haumal, ensuite à son autre fils Bichr que

beaucoup de gens considèrent pour être Dhoul al-Kifl.

• Auteur : Ibn Kathir

• Révisé par l'association Aux Sources de l'Islam

• Extrait du livre " HISTOIRES DES PROPHETES" Édition Darussalam

• (Il est vivement conseillé aux frères, et sœurs de se le procurer.)

L’IMAM AL-BOUKHARI ET SON LIVRE SAHIH AL-


BOUKHARI

Il est admis à l’unanimité que l’œuvre de l’Imam al-Boukhari est, dans le domaine de la
littérature du hadith, la plus authentique de toutes les œuvres. Les exégètes musulmans, dans

leur ensemble, ont été unanimes à affirmer que l’ouvrage le plus authentique après le Livre

d’Allah (le Coran) est Sahîh al-Boukhari.

L’Imam al-Boukhari naquit le 13ème jour du mois de Chawwâl en l’année 194 H. à Bukhârâ,

le territoire Khourâsân (le Turkistân Ouest). Son nom complet est Muhammad ibn Ismâil ibn

Al-Moughîran al-Bukhârî.

Son père mourut alors qu’il n’était encore qu’un jeune enfant et c’est sa mère qui l’éleva. A

l’âge de dix ans, il commença à acquérir la connaissance du hadîth. Il voyagea à Makkah (La

Mecque) à l’âge de seize ans accompagné par sa mère et son frère aîné. Il paraît que l’Imam

al-Bukhârî aima Makkah et ses exégètes, car il choisit de rester à Makkah et offrit ce qu’il

avait à sa mère et son frère. Il passa deux années à Makkah, puis il se rendit à al-Madîna.

Après être resté six années à Al-Hijâz (Makkah et al-Madîna), il partit pour al-Basrah, al Koufa

et Bagdad et visita beaucoup d’autres territoires y compris l’Égypte et la Syrie. Il visita Bagdad

plusieurs fois et y rencontra beaucoup de savants y compris l’Imam Ahmad Ibn Hanbal.

De par son honnêteté et sa gentillesse et le fait qu’il était digne de confiance, il était à l’écart

des princes et des souverains de crainte qu’il ne soit amené à tordre la vérité pour leur faire

plaisir.

Les récits sur la persévérance de l’Imam al-Boukhari à rassembler les hadîths sont nombreux.

Il ne cessa de voyager vers l’un ou l’autre des territoires islamiques pour rassembler les

précieux propos du noble Prophète Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).

On dit que l’Imam al-Boukhari avait rassemblé plus de 300 000 hadîths mémorisant 200 000

dont quelques-uns étaient peu fiables. Il naquit au temps où on falsifiait le hadîth pour faire

plaisir aux souverains et aux rois ou pour corrompre la religion de l’Islam. On dit aussi que

l’Imam al-Boukhari (avant qu’il ne rassemble les hadîths dans le Sahîh al-Boukhari) avait vu

dans un rêve, comme s’il était debout devant le Prophète Muhammad (que la prière et la paix

d'Allah soient sur lui) portant un chasse-mouches à la main qu’il utilisait pour chasser les

mouches autour du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). L’Imam al-

Boukhari demanda l’interprétation de ce rêve aux connaisseurs, et ils répondirent qu’il


chasserait les mensonges attribués au Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui).

Ainsi, il avait la grande tâche de trier les hadîths, de séparer les falsifiés des authentiques et

pour cela il travaillait jour et nuit. Toutefois, malgré le grand nombre de hadîths qu’il avait

mémorisés, il n’en choisit que 7275 avec répétition et 2230 sans répétition, hadîths dont

l’authenticité n’était sujette à aucun doute.

À chaque fois qu’il était sur le point d’enregistrer un hadîth, il faisait les ablutions, effectuait

une prière de deux Rakaas et suppliait Allah. Nombre de savants musulmans ont essayé de

trouver une faille dans cette grande et remarquable collection de Hadîths réunis dans Sahîh

al-Boukhari, mais sans succès. C’est pour cette raison qu’il est établi sans aucun doute que le

livre le plus authentique après le Livre d’Allah est Sahîh al-Boukhari.

L’Imam al-Boukhari mourut le premier jour du mois de Chawwâl en l’année 256 H., et fut

enterré à Khartank, un village près de Samarkand. Qu’Allah lui accorde la miséricorde.