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Note critique sur le livre écrit par Dr Eric Davalle :

Note critique sur le livre écrit par Dr Eric Davalle : Travail réalisé pour le Module

Travail réalisé pour le Module : Leadership Gestion des ressources humaines : Professeur Stéphane Haefliger

par :

Cyrille Marc SCHMID

Bernex, le 7 juin 2013 Haute École de Gestion de Genève (HEG-GE) exMBA - MCO

Bernex, le 7 juin 2013

Sommaire

Chère Lectrice, Cher Lecteur,

Cette note critique du livre « Manager : devenez durable ! » écrit par le Dr Eric Davalle en collaboration avec Patrick Chalançon et Cornélia Stoeri est le fruit d’une lecture intéressée et de la synthèse aux réponses reçues aux questions posées autant par courriel que lors d’un rendez-vous avec l’auteur de cet ouvrage.

Je vous invite à lire mon travail mais surtout, et par la suite, à lire ce livre qui m’a indiqué que l’on peut être un manager et arriver à mettre en pratique dans une organisation apprenante, qu’elle soit du domaine public ou privé, les préceptes de la gouvernance durable par la fusion managériale.

Tout au long de ma note, vous trouverez des illustrations originales créées, pour la plupart, par l’auteur du livre et qui, très facilement, peuvent expliquer les écrits. Bien entendu, mes choix sont personnels quant à ce que je pense important d’être intégré et le plus pertinent pour ce résumé.

Aussi, je tiens à souligner que je suis totalement convaincu de la méthode et des pistes d’améliorations présentées. Notamment sur le point qu’un manager se doit d’axer sa stratégie sur le long terme avec, en tête, toutes les parties prenantes. Toutefois, sans oublier de suive le chemin tracé vers une durabilité à trois versants ; celui de l’organisation, celui de l’environnement extérieur mais aussi celui du manager. La fusion managériale aura ainsi tous les ingrédients pour être correctement appliquée.

Finalement, j’ai particulièrement apprécié la découverte de Georges qui est, en fin de compte, le héros de ce livre et un témoin vivant. Par ses actions, il a su rendre cette lecture encore plus intéressante, parfois amusante et surtout en phase avec son expérience pratique et les théories voire citations soutenues tout au long de cet ouvrage.

Cyrille Marc Schmid

Bonne lecture !

Table des matières

Sommaire

i

Table des matières

1

Liste des Figures

2

Introduction

3

  • 1. Qui est le Dr Eric Davalle, auteur de ce livre ?

3

  • 2. Les axes principaux du livre

4

  • 2.1 Une économie résolument capitaliste

4

  • 2.1.1 Economie d’entreprise et notion de court terme

4

  • 2.1.2 La place du secteur public dans l’économie

6

  • 2.2 Les outils d’une gouvernance durable par la fusion manageriale

7

  • 2.2.1 pratiques.......................................................................

Les bonnes

7

  • 2.2.2 comportement managérial

Le

........................................................

10

  • 2.2.3 contribution environnementale

La

14

  • 2.2.4 Application d’une gouvernance durable

17

  • 2.2.5 Les perspectives

17

Conclusion : ce qu’il faut absolument retenir

19

Bibliographie

20

21

Liste des Figures

Figure 1

Moteurs de l’économie mondiale en 2011

5

Figure 2

DD et indicateurs relatifs à la démarche MPO

9

Figure 3

Stades successifs de la communication

12

Figure

4

Système « Arc-en-ciel » associant profils et couleurs

13

Figure 5

Conséquence sur l’être humain de la dégradation de

16

Figure

6

Organisation neuronale

18

Introduction

Pourquoi ai-je choisi ce livre plutôt qu’un autre ? Tout simplement parce que le titre « Manager, devenez durable ! » interpelle d’entrée de jeu et identifie la cible des lecteurs. De plus, l’ouvrage nous laisse imaginer qu’à la lecture de ce livre, nous allons découvrir voire redécouvrir des pistes, des méthodes, des stratégies qui vont nous permettre, managers ou non, de devenir durable dans le temps et nous sensibiliser à la notion de durabilité.

Après cette brève introduction, quant au titre et choix de ce livre, je vais essayer de vous synthétiser, au plus juste, les points les plus saillants qui ont fait que ce livre est atypique, surprenant, plein de graphiques et de citations, doté d’astuces, de méthodes managériales confirmées voire même totalement inédites. De plus, après chaque section, l’auteur a pris soin de résumer ses propos et de les placer dans un encart appelé « ce qu’il faut retenir. » Une aide utile au lecteur.

A mon avis, leffet de surprise le plus fort se trouve dans le parallèle que l’auteur tient à faire entre les différents bouleversements que le personnage central du livre, Georges (nom d’emprunt) qui travaille au sein des Services industriels de la Ville de Lausanne, doit faire face dans son travail et les pratiques, méthodes prescrites, expliquées et mises en exergue tout au long du livre.

En finalité, le lecteur se rendra compte qu’en l’espace de quelques années,

Georges a réussi, par la mise en pratique de ses convictions, à rendre son environnement de travail efficient, efficace et motivant. Que désormais, les employés, y compris les cadres, ont su donner un sens à leur mission et qu’ils tendent tous à atteindre cette durabilité si convoitée. Le résultat : une fusion managériale bien pensée entre les employés, les cadres, les impératifs professionnels et les autres parties prenantes même les moins visibles.

Pour mieux comprendre d’où viennent ces idées, il est temps de connaitre l’auteur de celles-ci.

  • 1. Qui est le Dr Eric Davalle, auteur de ce livre ?

Le Dr Eric Davalle décrit son parcours comme étant un concours de circonstances et ne se serait jamais vu comme ingénieur en génie civil et docteur ès sciences de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne après avoir fait un Master aux Etats-Unis et été chef d’entreprise dans le privé. En fait, comme il le dit « je rêvais de faire une école hôtelière, orientée gastronomie. » 1 Depuis 2006, il dirige le service de l’électricité des services industriels de la Ville

de Lausanne.

Pour ma part, et avec les quelques contacts que j’ai eus avec le Dr Davalle, je peux dire que c’est un homme passionné par la mission qui lui a été donnée de relever, habille communicateur, créatif dans sa vision de gérer ses équipes,

1 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.11

rigoureux et souvent sollicité pour ses compétences et expertises. Il faut souligner qu’il a su prendre le temps de répondre à mes questions (annexe 1 p.21) et de me rencontrer aux SI de Genève après une journée remplie de séances. Ceci m’indique que sa philosophie de travail et les enseignements soulignés dans son livre sont totalement en phase avec sa personnalité et ses convictions notamment quant à la question centrale de la fusion managériale. Doctrine que je partage pleinement.

  • 2. Les axes principaux du livre

L’ouvrage se compose en deux parties aussi importantes l’une que l’autre. En premier lieu, un constat sur l’évolution historique de l’économie et de ces modèles. Pour la plupart, ceux-ci nous rappellent que nous vivons dans une économie capitaliste, que l’humain n’est plus du tout considéré, tout autant pour l’environnement, que l’argent prime avant tout, que le court terme est souvent privilégié et que les normes, règles et lois sont souvent bafouées. Par ces faits, il est suggéré qu’il va falloir trouver de nouvelles venues, sans quoi, notre système risque de s’effondrer avec à la clé un possible soulèvement populaire qui est habillement suggéré.

De l’autre on y trouve les pistes et les solutions qui peuvent permettre, avec l’aide de bonnes pratiques et d’outils de gouvernance, d’atteindre la fusion managériale. Pour illustrer ceci, on peut dire que Georges devient progressivement le héros de ce livre par le fait qu’il applique réellement et pas à pas les préceptes et convictions qui lui sont, depuis toujours, chers et qui ont été exhortés à travers son expérience tout au long de cet ouvrage.

  • 2.1 Une économie résolument capitaliste

Une véritable course au profit, tel est le constat de plusieurs décennies de capitalisme avec à la clé des faillites en pagaille, un milliard de personnes vivants en dessous du seuil de très grande pauvreté, un fossé de plus en plus grand entre riches et pauvres et peu de reconnaissance envers les travailleurs. Ceci doit changer mais avant de donner des pistes pour y remédier, il faut revoir quelques fondements historiques.

  • 2.1.1 Economie d’entreprise et notion de court terme

Ce n’est que depuis le XIXème siècle que la notion d’économie mondiale a fait surface avec comme vecteur la révolution industrielle qui a vraiment été initiée au Royaume-Uni par le boom ferroviaire des années 1840. 2 Le capitalisme est ainsi né et une course effrénée au profit s’est alors mise en route pour ne plus nous quitter.

Le grand problème avec ce modèle est que la notion de court terme prime et que l’humain n’est pas vraiment considéré. Ce dernier doit produire toujours plus vite, meilleurs marché et sans broncher ! Il est certain que cette vision de

faire n’est plus possible et qu’elle ne pourra perdurer. Un jour viendra où les

2 http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_industrielle

classes de la base viendront à se rebeller beaucoup plus fortement que ce qui a pu se passer en 1929 lors de la grande crise économique mondiale et la

deuxième guerre mondiale qui s’en est suivie.

Une alternative au capitalisme a toutefois été proposée vers la fin du 19 ème siècle avec la vision et les écrits de Karl Marx pour une société plus juste. « L’anticapitalisme » était né ou plus communément appelé le marxisme. Ce modèle demandait une grande équité entre les classes sociales et une abolition de l’exploitation humaine. Sans vraiment convaincre les grands pays de notre monde à l’exception de l’ex URSS et les autres pays communistes. Toutefois, ce modèle perdit de sa verve après la chute du Berliner Mauer en 1989. Ce que Marx avait oublié c’est que « l’être humain est foncièrement égoïste ». 3

Il est clair qu’avant de pouvoir modifier le modèle économique du capitalisme qui est en place depuis des décennies, qui faille identifier ses rouages. Trois

axes principaux ont été identifiés. En premier lieu, il y a le profit qui est génératrice de croissance et de prospérité. En deuxième, il y a la connaissance et la science qui sont les vecteurs d’innovations. Finalement, la technologie qui permet l’application des innovations. L’interaction de ces trois éléments est

décrite dans un article écrit par le sociologue et philosophe Edgar Morin « Les

nuits sont enceintes » paru dans Le Monde du 9-10 janvier 2011. se trouve ci-après :

4

Son modèle

Figure 1 Moteurs de l’économie mondiale en 2011 5

Société de la connaissance

Science
Science

Phénomène de

mondialisation

Phénomène de mondialisation Les moteurs de l’économie mondiale

Les moteurs de

l’économie mondiale

Course technologique Technique
Course technologique
Technique
classes de la base viendront à se rebeller beaucoup plus fortement que ce qui a pu
Profit
Profit
Gains à court terme
Gains à court terme
Aspiration au développement
Aspiration au
développement

Modèle

d’occidentalisation

Quant au Dr Davalle, il dit oui au capitalisme mais uniquement si modifié par

une

vision

à

long

terme

axée

sur

le

respect

de

l’individu

et

de

son

  • 3 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.27

  • 4 Idem. p. 38.

  • 5 Idem. p. 38.

environnement le tout dans une fusion managériale bien pensée. De plus, il mentionne qu’il faudra penser aux défis concernant l’alimentation, l’habitat, l’approvisionnement des ressources naturelles, les soins et la formation. Il note aussi que sans ces changements le capitalisme actuel « devrait le plus rapidement possible revoir ses fondements, faute de quoi le monde globalisé va au-devant de grandes désillusions sociales et environnementales ». 6

Pour ma part, je pense que la crise financière de 2008 est un bon exemple car elle a non seulement fait beaucoup de mal aux pays industrialisés mais surtout aux pays émergeants qui ont mis leur main-d’œuvre bon marché à la disposition des entreprises capitalistes, et qui, du jour au lendemain ont dû, pour beaucoup, cesser leurs activités et mettre des dizaines de milliers de personnes au chômage. Ce brutal déclin fut reçu comme une décharge

électrique, à mon sens, pas assez forte pour qu’une majorité de leaders

politiques et économiques aient su en tirer rapidement les leçons.

D’autres crises verront le jour, j’en suis persuadé. Il faut vraiment qu’il y ait un

changement de mentalité avec à la clé une prise de conscience, moins d’égoïsme et une meilleure répartition de la richesse. Il faut savoir que rien qu’en 2013, le magazine Forbes dénombrait 214 milliardaires de plus que l’année précédente pour atteindre le nombre impressionnant de 1426. 7 En revanche, et le constat est saisissant, selon le site de The World Bank, en 2015 il y aura encore 1 milliard de personnes en situation d’extrême pauvreté. 8 Chiffre aussi mentionné par le Dr Davalle mais sur les êtres humains qui souffrent de la faim. 9 Les deux vont de concert. Fort heureusement, cette pauvreté tend à baisser depuis 2005.

  • 2.1.2 La place du secteur public dans l’économie

Sans l’aide des Etats, plusieurs grandes banques auraient tout bonnement disparu lors des crises financières qui ont vu le jour depuis 2008. En fin de compte, elles ont été sauvées car elles étaient beaucoup trop grandes pour tomber en faillites. UBS, Citigroup, JP Morgan Chase, Fortis et bien d’autres banques ont été dans la tourmente et ont dû demander l’aide à leur gouvernement respectif. 10

Le Dr Davalle va même plus loin, il indique que les Etats et les banques de taille démesurée sont trop grands pour faire faillite. La prise de conscience de cette fragilité montre qu’ils sont trop grands pour être compris. La conséquence est une baisse de crédibilité autant pour les banques que pour les Etats aux

  • 6 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.53

  • 7 http://www.lesechos.fr/04/03/2013/lesechos.fr/0202618397453_les-milliardaires-n-ont-jamais-

ete-aussi-nombreux-dans-le-monde.htm

  • 8 http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/NEWS/0,,contentMDK:23129612~pagePK:343

70~piPK:34424~theSitePK:4607,00.html

  • 9 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.38 10 http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_bancaire_et_financi%C3%A8re_de_l%27automne_2008

yeux du citoyen lambda qui n’arrive pas toujours à joindre les deux bouts en fin de mois. 11

Les gouvernements se doivent d’être beaucoup plus efficients et efficaces ; notamment, dans la prise de décisions et dans l’application de celles-ci. Il faut qu’il y ait une vraie gouvernance axée sur des résultats concrets et en phase avec les défis d’aujourd’hui.

Georges en sait quelque chose et doit trouver le bon mixte entre les ressources qui lui sont remises par le gouvernement et la stratégie qu’il souhaite mettre en place. Ce n’est chose facile mais pour ce faire, il va devoir user de stratégie, d’ingéniosité et surtout de bon sens.

  • 2.2 Les outils d’une gouvernance durable par la fusion managériale

Pour mettre en pratique une gouvernance durable dans une organisation, il faut passer par la fusion managériale qui comprend plusieurs étapes essentielles.

En premier lieu il faut mettre en place les bonnes pratiques afin de déployer la stratégie qui se doit d’être en adéquation avec cette durabilité autant sur les axes à l’interne qu’à l’externe de l’organisation.

Ensuite, il faut que les managers aient les compétences requises et surtout un comportement managérial exemplaire qui inclue une facilité naturel de communication, une honnêteté à toute épreuve, une éthique et un sens des responsabilités envers leur organisation et autres parties prenantes ; sans toutefois, oublier à rendre leur mission pérenne.

Enfin, il ne faut pas oublier la contribution environnementale qui se doit d’être responsable et sur la durée mais aussi de prendre en considération les perspectives futures dues aux changements rapides des habitudes de la génération des digital natives. Tous ces points vont être développés ci-après.

  • 2.2.1 Les bonnes pratiques

Victor Hugo le dit si bien « le bonheur est vide, le malheur est plein. » 12 Cette citation en dit long et il est clair que l’on doit être prêt à prendre des coups car, de nos jours l’éthique n’est pas vraiment de mise. Les managers prennent, consomme en profitant bien et jettent. Il semblerait que Georges soit passé par là et s’est juré de ne pas appliquer cette règle malheureusement trop souvent utilisée par des managers peu scrupuleux. Il ne faut pas se voiler la face et croire que si on se donne corps et âme dans notre travail que l’on va bénéficier d’un retour d’ascenseur. C’est très rarement le cas. Il faut absolument trouver le bon équilibre, ceci nous permettra de perdurer dans notre fonction de manager.

11 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.63 12 Idem. p.97

Le Dr Davalle, nous fait part qu’il y a bon nombre de livres qui ont été écrits sur le sujet des bonnes pratiques à appliquer au travail ; néanmoins, sa recette est intéressante et comprend plusieurs phases tout aussi importantes les unes que les autres.

Donc revenons à notre héros, qui rappelons-nous est un récent responsable de secteur au sein des SIL. Ce dernier suit son instinct et décide de faire un audit de la situation, un état des lieux. Il fait ce que l’on appelle un arrêt sur image. Cette phase est essentielle pour permettre à un manager de savoir s’il vogue à vue où s’il est en phase avec les axes stratégiques fixés par son organisation. Georges en tire les enseignements et reçoit son premier retour d’expériences auprès des collaborateurs.

Georges conçoit qu’il est impératif pour lui de gagner la confiance de ses subordonnés et aussi celle de ses supérieurs. Sans quoi, sa mission se trouvera beaucoup plus difficile et probablement vouée à l’échec. Pour pallier à tout revers, Georges communique pleinement avec les parties prenantes, les implique dans ses décisions et réduit au maximum toute incertitude. Il se donne un délai pour appliquer sa démarche stratégique tout en identifiant les

contraintes auxquelles il va falloir qu’il fasse attention.

Son déploiement stratégique comporte les six étapes suivantes : la vérification de la mission et de la vision, l’analyse des contraintes extérieures, l’analyse des contraintes internes, le positionnement de l’entité, les objectifs cibles et les principes du déploiement en objectifs concrets (MPO, MBO).

Le positionnement de l’entité est particulièrement intéressant car il permet de mettre rapidement en évidence les dysfonctionnements ou insuffisances que l’on doit mitiger. On y trouve aussi des analyses MOFF et de risques avec mesures correctives additionnées de séances KJ : « cette méthode développée par le professeur Kawakita Jiro, permet de créer une vision partagée d’une situation donnée entre plusieurs personnes lors de rencontre structurées. » 13 Georges en est convaincu et mise beaucoup sur cette approche participative.

En plus de ce déploiement stratégique, Georges a la conviction qu’il doit façonner les SIL en tant qu’entreprise publique axée sur la notion de développement durable. Jean Jaurès le dit : « Il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience. » 14 Par conséquent, cette prise de conscience est l’état d’esprit que tout manager se doit de construire ; parfois, au détriment de profondes remises en question. Georges le sait et déploie petit à petit ses pions, comme aux échecs, pour arriver aux objectifs fixés.

A cet effet, il

cherche à fédérer les cadres et autres parties prenantes à sa

démarche de développement durable. Il est clair que sans l’appui fort de sa direction, Georges ne pourrait déployer les axes stratégiques qu’il souhaite

mettre

en

œuvre.

Il

faut donc arriver à un engagement managérial

13 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.128 14 Idem. p.134

inconditionnel. C’est avec des outils de pilotage et de suivi que Georges va pouvoir démontrer à sa direction que sa stratégie est adéquate et payante.

On connait le Management by Objectives (MBO) ou traduit en français management par objectifs (MPO). Correctement appliquée, cette méthode « devient un outil majeur du développement et du suivi d’un déploiement stratégique voulu ». 15 Cette démarche crée un rapport fort entre les intentions et les réalisations voulues. Elle « s’appuie sur la technique des tableaux de bords prospectifs, selon le mécanisme des Balanced Scorecards ». 16

A mon sens et je crois ne pas me tromper, de tous les Balanced Scorecards illustrés dans ce livre, celui qui répond parfaitement à l’idée générale de cet ouvrage et qui doit être retenu et appliqué est celui qui intègre les quatre axes :

organisation, processus, clients, performance financière, avec les notions sociales et environnementales issues du développement durable.

Figure 2 Développement durable et indicateurs relatifs à la démarche MPO 17

Matrice de déploiement et de responsabilité  Economiques Agenda 1 Objectifs  Environnementaux 21  Sociaux
Matrice de
déploiement et de
responsabilité
Economiques
Agenda
1
Objectifs
Environnementaux
21
Sociaux
CONSIGNE
Tableaux de bord prospectifs
DATA
2
CAPTEURS
Indic. Type BSC+
Div. 1
Div. 2
Div. 3
Clients int. / ext.
(résultat produit)
Productivité financière
Efficacité
opérationnelles
(processus)
Amélioration
organisationnelle
(apprentissage)
Economie durable
Environnement
Social
Indic. Op.
Indic. Op.

Processus sélectif quant aux attentes, compétences techniques et comportementales des collaborateurs

DP (Desc. Poste) KPI (Ind. Perf.)
DP
(Desc. Poste)
KPI
(Ind. Perf.)
Objectifs Individuels EC EC (Ent. Col.) (Ent. Col.)
Objectifs
Individuels
EC
EC
(Ent. Col.)
(Ent. Col.)
Référentiel Compétences GEFO (comp. critiques, potentiels, plan prog….)
Référentiel
Compétences
GEFO
(comp. critiques,
potentiels, plan
prog….)
  • 15 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.148

  • 16 Idem. p.165

  • 17 CHALANCON, Patrick, « La méthodologie CapeGrowth », juillet 2011, source venant du livre « Manager : devenez durable ! »

Le point central de cette illustration tend dans le fait qu’il y a une totale cohérence entre la description du poste du collaborateur qui part depuis le bas, à gauche de ce schéma, vers sa totale intégration aux résultats attendus. « C’est la prise en compte de l’action réellement attendue par celui-ci, dans le concept stratégie-application opérationnelle. C’est là que s’opère réellement la fusion du « Business » et de « l’humain » en entreprise ». 18

Notons que le dessein de l’Agenda 21 est un plan d’action pour le 21 ème siècle qui met en avant les secteurs où le développement durable doit s’appliquer. Rappelons-nous que 173 chefs d’Etats l’ont adopté lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. 19 Voir que ce point ait été intégré à cette illustration est réjouissant, a contrario lomettre aurait été impardonnable !

Le Dr Davalle promeut la création d’indicateurs de performance (KPI) en collaboration entre le manager et ses subordonnés. Je trouve que cette approche est un acte très fort de management participatif et je ne peux que l’applaudir. Une autre clé du succès de cette démarche MPO est la création de fiches d’améliorations constantes. Celles-ci mettent l’accent sur les dysfonctionnements opérationnels et ont l’objectif de les réduire voire de les écarter totalement.

C’est ainsi et avec une gestion par projet efficace qui regroupe la sélection d’un bon manager qui a, intrinsèquement les bonnes méthodes managériales, les bons outils de soutien et de gestion, que le processus mis en place tendra vers l’efficience pour les parties prenantes et l’excellence dans son exécution en temps et en heure.

Quant à Georges, qui après avoir réussi à fédérer ses cadres autour des principes forts du développement durable qu’il s’efforce à défendre et à appliquer, il mit brillamment en exécution, au sein des SIL, les préceptes du MPO. Dès lors, une belle victoire qu’il partage avec sa direction, ses collaborateurs voire même les administrés de sa Commune qui peuvent désormais être servi plus efficacement.

Je peux dire que cette application systémique a été rondement menée et été brillamment mise en pratique sans oublier la touche managériale qui a permis à rendre son organisation apprenante. Objet qui m’est cher et qui est exposé ci- après.

  • 2.2.2 Le comportement managérial

Depuis la révolution industrielle, les managers ont mis en place des systèmes de management qui ont tous eu leur heure de gloire. On pense tout de suite à Frederick Winslow Taylor avec sa méthode de management scientifique décrite dans son livre et écrit en 1911 et intitulé « Principe d’organisation scientifique

18 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.159 19 http://fr.wikipedia.org/wiki/Agenda_21

du travail ». 20 Celui-ci prône l’efficience dans chaque opération qu’un ouvrier fait et est encore d’actualité dans de nombreuses organisations. Foxconn® est le label de Hon Hai Precision Industry Ltd, société taiwanaise qui utilise le taylorisme à outrance dans ses usines basées en République Populaire de Chine, au Mexique, au Brésil, en Inde, en Malaisie en Tchéquie et en Slovaquie. Tous ces pays ont une main-d’œuvre bon marché et doivent faire face à des abus, parfois graves, de la part des managers de ces usines. 21

Le problème avec cette façon de faire est que l’humain n’est pas considéré et que seul le rendement compte. Pour devenir une organisation apprenante,

l’humain doit être considéré sans toutefois oublier les impératifs de productivité et d’efficience demandée.

Je pense sincèrement que Taylor se retournerait dans sa tombe s’il devait voir

à quel point sa méthode a été abusée par certains managers peu scrupuleux

des règles élémentaires de bienséance.

De toutes les autres méthodes proposées, celle de Peter Drucker est à mon sens la plus proche de ce que le Dr Davalle souhaite nous faire comprendre avec son livre. Rappelons-nous que la méthode de Drucker met en avant cinq tâches fondamentales 22 que tout manager se doit de mettre en pratique :

  • 1. Déterminer les objectifs ;

  • 2. Organiser les tâches ;

  • 3. Communiquer, motiver, décider ;

  • 4. Mesurer en élaborant des standards de performances ;

  • 5. Former les collaborateurs et lui-même.

Il est clair qu’après avoir clarifié les objectifs, ordonné les tâches à exécuter qu’il faille communiquer adéquatement pour informer et arriver à motiver ses troupes. Sans oublier la notion de la formation qui doit être importante autant pour les collaborateurs que pour soi-même. Ceci permettra que de bonnes décisions soient prises avec en soutien toute une armada d’indicateurs de performance qui évaluent et mesurent les expériences.

Peter Drucker dit aussi : « le management est à la fois un art et une science sociale qui dépend d’une bonne communication ». 23 Sur ce point, je peux dire, par mon expérience, que bon nombre de managers manquent cruellement de compétences quant à leur style de communication voire dans la forme et le fond des informations qu’ils diffusent.

  • 20 Source provenant du cours en version pdf « Gestion des ressources humaines » EMBA, HEG du Dr Stéphane Haefliger. p.36.

  • 21 http://fr.wikipedia.org/wiki/Foxconn

  • 22 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.180

  • 23 Idem. p. 180

Heureusement pour Georges, ce n’est absolument pas son cas car il s’efforce de trouver un mode de communication qui fera mouche et qui rassemblera les collaborateurs. A cet effet, Georges a fait des banderoles de 2 mètres de haut sur 80 cm de large qui fait passer un message fort sur la façon dont chaque collaborateur doit se comporter sur son lieu de travail. L’illustration 3 en est une réplique simplifiée.

Figure 3 Stades successifs de la communication 24

Heureusement pour Georges, c e n’est ab solument pas son cas car il s’efforce de trouver
Management Entre nous, Relationnel savoir… DIRE ENTENDRE ce qui est dit COMPRENDRE ce qui vient d’être
Management
Entre nous,
Relationnel
savoir…
DIRE
ENTENDRE ce qui est dit
COMPRENDRE
ce qui vient d’être dit
ACCEPTER
La contradiction
VOULOIR
faire l’effort en cas de différence
AGIR pour améliorer
POURSUIVRE
dans cette voie
Service de l’électricité

C’est justement avec ce mode de communication qu’un manager peut créer

une « dynamique relationnelle capable de développer l’énergie de ses collaborateurs ». 25 Sentir que l’on est important, que l’on est respecté quelle que soit la fonction dont on est responsable permet une plus grande motivation et automatiquement réduire certains risques. Le manager qui comprendra les bénéfices de la compréhension et de la bonne application des stades successifs de la communication de la part de chaque collaborateur sera

beaucoup plus à l’aise et aura créé « un climat de confiance et d’échange,

nourrit de respect et de considération, dans le d’une entreprise dite « apprenante ». 26

  • 24 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.185

  • 25 Idem. p. 181

  • 26 Idem. p. 189

Un exemple d’entreprise apprenante qui a su mettre en pratique une dynamique relationnelle est la Banque Privée Espirito de Santo. Banque qui

m’était inconnue jusqu’au jour où le Dr Haefliger nous en a parlé lors de notre

cours de gestion des ressources humaines.

José Manuel Espirito de Santo Silva, le grand patron de cette institution est le garant des valeurs fortes de la banque : humanité, dynamiste, exemplarité, compétences. Lun des messages de la banque est le suivant :

« Nous souhaitons recruter des personnes qui se sentent bien chez nous pour construire quelque chose ensemble sur le long terme » 27

C’est un message rassurant car on peut lire entre les lignes que l’humain est au

centre des préoccupations, que son bien-être est souhaité, qu’il y a quelque chose de créatif à la clé et que le long terme est visé. Tout pour plaire !

Bien entendu tous les messages ne sont bons à prendre. Il y a plusieurs méthodes de communication participative ; néanmoins, il ne faut pas oublier que nous subissons chaque jour une avalanche d’informations que l’on reçoit généralement par courriel. C’est ce que l’on appelle « l’infobésité », un trop- plein d’informations.

Comme le manager d’aujourd’hui doit aller de plus en plus vite, il est important qu’il puisse donner du temps au temps et canaliser les informations transmises. Néanmoins, il doit favoriser cette communication afin de répondre aux divergences, conflits, malentendus et interrogations au sein de son entreprise.

C’est pourquoi ce modèle de communication participative (MCP) est si

important.

Quant à la gestion du capital humain, hormis les cas précisés précédemment, il y a des outils indispensables qui aident à trouver les perles rares qui ont les compétences métiers et comportementales. Sur ce dernier point, toute personne se doit d’’avoir la connaissance et la maitrise de soi, de pouvoir canaliser ses émotions, être persévérant, enthousiaste, motivé, avoir de

l’empathie et être un bon communicateur, le tout dans une adéquation sociale forte. 28

Afin de trouver le bon candidat pour un poste, les directeurs des ressources humaines (DRH) ont l’aide d’outils psychométriques. Beaucoup de modèles existent mais celui qui est mis en avant par le Dr Davalle est le système « Arc- en-ciel » où le profil du candidat est associé à une couleur bien précise. « Le modèle « DISC » développé à la base par le Dr John Geier en 1958, met en

27 Source provenant du cours en version pdf « Gestion des ressources humaines » EMBA, HEG du Dr Stéphane Haefliger. p.101 et 103.

28 Daniel Goldman, L’intelligence émotionnelle. Tomes 1 et 2, Ed. Robert Laffont, Paris 1997 et 1999, 504 et 383 pages. Source provenant du cours en version pdf « Gestion des ressources humaines » EMBA, HEG du Dr Stéphane Haefliger. p.31.

lumière le décalage entre certains profils personnels peu développés » 29 et ceux qui le sont plus. Moins il y aura d’écarts entre le profil du candidat et le profil du poste, meilleure sera l’adéquation entre l’efficience recherchée et la satisfaction que le candidat pourra avoir.

Ce modèle peut être utilisé lors de recrutement de candidats clés mais aussi lors de bilan de compétences. Je peux dire que je rejoins le Dr Davalle et suis aussi convaincu que cette méthode est un bon outil psychométrique. Pour ma part, cette méthode m’a permis d’identifier mes points forts, mes axes d’améliorations voire pour certains d’inaptitudes. Pourquoi donc s’en passer ? L’illustration 4 montre ses spécificités.

Figure 4 Système « Arc-en-ciel » associant profils et couleurs 30

Procédures Normes Gestion Coûts Réflexion Réactivité Efficacité Evaluation des performances Prise de décision Autonomie Contrôle Normatif
Procédures
Normes
Gestion
Coûts
Réflexion
Réactivité
Efficacité
Evaluation des performances
Prise de décision
Autonomie
Contrôle
Normatif
Directif
Participatif
Affectif
Cohésion
Relation
Equipe
Communication
Consensus
Motivation
Coopération
Inspiration
Méthode
Promotion
Ecoute
Confiance
lumière le décalage entre certains profils personnels peu développés » et ceux qui le sont plus.

Georges s’est quant à lui vite rendu compte que le suivi des entretiens annuels était rarement mis en application. Donc pourquoi diable s’en préoccuper ? Ce ne fut le cas, Georges était soucieux quant aux risques liés à l’électricité, et se devait de ne pas laisser le statu quo. Par conséquent, avec son énergie et sa motivation il tapa aux bonnes portes afin d’être entendu et soutenu.

Le résultat en lassa plus d’un bouche-bée. Un centre de formation autonome et structuré était né qui garantissait le suivi de la formation des personnes concernées et de leur évolution personnelle avec en bonus la mitigation des

risques liés à cette source d’énergie. La relève allait aussi y avoir droit.

  • 2.2.3 La contribution environnementale

Décidément et pour commencer cette section je souhaiterai à nouveau rendre honneur à Victor Hugo et mettre en avant la citation suivante :

« C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. » 31

  • 29 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.210

  • 30 Idem. p.211

  • 31 Idem. p.214

Cette citation en dit long. Déjà en son temps, Victor Hugo s’était rendu compte

de l’importance de notre environnement et qu’un dysfonctionnement de son équilibre naturel pouvait le fragiliser et de ce fait mettre en péril le genre

humain. Plus récemment, nous avons aussi eu la contribution d’Al Gore, ancien vice-président de Bill Clinton, recyclé en homme d’affaires vantant le management vert.

Quant aux Etats, ils en ont pris conscience lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima Dai-ichi qui s’est produite le 11 mars 2011 au Japon. 32 Dès lors, nombre de gouvernements ont revu leur politique énergétique nucléaire à la baisse. La Suisse et l’Allemagne sont allés bien plus loin en décidant de sortir progressivement de ce mode de production énergétique.

Le Conseil fédéral estime une facture équivalente à 0.4% et 0.7% du PIB pour palier autrement aux besoins électriques. Les montants peuvent atteindre de 2.2 à 3.8 milliards de francs. Quant à la facture de courant du consommateur elle pourra s’élever entre 10% à 15% de plus. 33

Selon le Dr Davalle, cette décision aura de grandes répercussions. Il mentionne qu’actuellement un consommateur moyen suisse a besoin de 6000 W d’électricité par an. Dès lors, on ne pourra en proposer que 2000 W. 34 Ces consommateurs sont-ils prêts à faire de gros sacrifices quant à leur mode de vie ? Pourquoi n’avons-nous pas pensé à des alternatives bien en amont avant que cette catastrophe écologique, humaine et commerciale ait eu lieu ? N’avons-nous pas appris de la catastrophe de Tchernobyl de 2006 ? Ces questions sont ainsi mises en exergues afin que le lecteur puisse y réfléchir en toute connaissance de cause tout en sachant qu’il y a des alternatives au nucléaire.

Ces énergies renouvelables NER incluent le solaire, l’éolien, la géothermie, la micro-hydraulique et la biomasse. Toutefois, et pour l’heure, il ne faut pas se leurrer, totalement insuffisantes pour remédier à un arrêt total du programme nucléaire civil suisse. Pour ce faire et ceci est un paradoxe, il va falloir activer voire construire des centrales à gaz qui ne feront qu’augmenter le CO 2 rejeté dans l’atmosphère. Un mal transitoire selon l’EPFL. 35

Le Dr Davalle donne de bonnes pistes quant à l’amélioration de cette situation. Le titre de politique des petits pas y est avancé. C’est tout à fait pertinent car on ne peut pas, du jour au lendemain, révolutionner les habitudes des uns et des autres. Il faut faire ceci intelligemment, petit à petit en encrant une prise de conscience individuelle puis collective, suivi d’actes concrets qui touchent à la logistique, à la gestion des locaux et des équipements.

  • 32 http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucl%C3%A9aire_de_Fukushima

  • 33 http://www.swissinfo.ch/fre/politique_suisse/La_Suisse_pourrait_sortir_du_nucleaire_d_ici_20

34.html?cid=30316296

  • 34 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.223

  • 35 EPFL, « Le gaz, ce mal transitoire », Reflex : science+technique+innovation, décembre 2011, source venant du livre « Manager : devenez durable ! » p.225

Chaque action peut avoir son importance qu’elle soit de créer une charte d’entreprise sur les méthodes à suivre pour améliorer l’impact environnemental, de sensibiliser les collaborateurs à ces questions, de tendre à atteindre des certifications ISO, de réduire les déplacements des collaborateurs en leur proposant de travailler un voire deux jours par semaine depuis leur domicile, de les inciter à utiliser la mobilité douce, de mettre en place un système de covoiturage, d’éteindre les appareils qui sont en veille, de bien s’assurer que les fuites d’eau soient réparées et cetera.

A ce propos, il faut savoir que ces fuites sont le principal fléau de l’eau. Un chiffre éloquent est que sur les 5'500 km 3 d’eau utilisé en 2010 dans le monde, près de la moitié a été gaspillée ou perdue. 36 En sachant que l’eau potable est une ressource naturelle essentielle sujette à de graves conflits en cas d’accès restreint, à des cas de famines, de propagation de maladies et d’accroissement de la pauvreté, il faut donc sérieusement adresser ce problème et réveiller les consciences pour éviter les risques de paupérisation.

La figure 5 est une reproduction du modèle créé par le Dr Davalle. C’est une belle illustration de ce qui nous attend si nous ne faisons rien de concret dans les prochaines décennies. Même les pays qui disposent de grandes réserves en eau potable peuvent être un jour exposés à des conflits qui risqueraient de déstabiliser leur économie et tranquillité.

Figure 5 Conséquence sur l’être humain de la dégradation de l’eau 37

Polluée Propagation des Développement maladies économique Fragile Mal Parfois En Pénurie de Vitale EAU PAUPÉRISATION répartie
Polluée
Propagation des
Développement
maladies
économique
Fragile
Mal
Parfois
En
Pénurie de
Vitale
EAU
PAUPÉRISATION
répartie
rare
pénurie
nourriture
Doit être
Démographie
partagée
galopante
Accroissement
de la pauvreté
Gaspillée
  • 36 www.trinkwasser.ch, « Consommation mondiale d’eau en augmentation », source venant du livre « Manager : devenez durable ! » p.234

  • 37 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.219

Cette illustration implique qu’en bout de chaîne, le résultat est la paupérisation des individus qui est due à une détérioration successive du milieu et de l’eau à son contact. 38

Selon ce que m’a dit le Dr Davalle, le sujet de la gestion de l’eau est au cœur de ses préoccupations et sûrement le point central du message qu’il souhaiterait diffuser lors d’un prochain ouvrage.

  • 2.2.4 Application d’une gouvernance durable

Pour qu’il y ait gouvernance durable, il est indispensable que des ingrédients soient réunis. Georges a remarquablement su faire prendre la mayonnaise en appliquant tous les fondamentaux de ce modèle au sein des SIL.

C’est grâce à de bonnes pratiques de travail, une stratégie claire et des objectifs précis sur cinq ans, une gestion rigoureuse de projets, l’application du MPO, des actions participatives, une collaboration active interservices, la rationalisation des activités, la révision des méthodes et processus métiers, une excellente communication et la transmission de la connaissance et bien d’autres excellentes démarches que Georges a su relever les défis et élever les SIL à leur niveau actuel.

Cette démarche n’est de loin utopique, les résultats atteints par Georges en sont la preuve. Je pense sincèrement que ceci peut aussi s’appliquer dans le privé avec quelques modifications propres aux secteurs concernés.

Bien entendu, il va falloir faire attention et lutter contre les quatre calamités récurrentes suivantes 39 :

  • 1. la corruption qu’elle soit commerciale ou étatique ;

  • 2. l’accroissement des dettes d’Etats ;

  • 3. l’économie à court terme sans retenue ;

  • 4. l’absence de culture de l’entretien et de la maintenance des moyens de productions.

Un point essentiel à retenir est que la fusion managériale est en premier lieu une conviction, ensuite une attitude et pour finir la satisfaction d’agir pour la durée. 40 Il n’y a pas de place pour l’éphémère.

  • 2.2.5 Les perspectives

Le métier de manager est passionnant et plein de rebondissement. On ne peut plus gérer son entreprise de la même manière qu’en 1900, 1950 voire même 2000. Tout évolue, le rôle de manager, les personnes qui vont avec aussi. A ce

  • 38 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.219

  • 39 Idem. p.251

  • 40 Idem. p.252

propos, il est clair que chaque manager se doit de prendre en compte l’arrivée

en force de la génération Y composée d’individus nés entre 1980 et 2000. 41 Cette génération est à la pointe des nouvelles technologies et en mange matin, midi et soir. On peut vite être dépassé si on ne prend pas en compte leur besoin, leur envie et leur vision du monde.

Les managers de la génération des Baby-boomers doivent pouvoir changer leur comportement afin de pouvoir répondre à cette déferlante de jeunes capables et toujours en quête de liberté sociale grandissante. L’essor et l’importance des réseaux sociaux au sein même des organisations en est une preuve flagrante.

Le Dr Davalle tient à souligner que grâce à la fusion managériale, les sociétés qui auront appliqué une transversalité dans leur fonctionnement et une ouverte sur leur environnement atteindront avec une plus grande facilité le Management 2.0 qui met en avant les outils du web 2.0.

Par conséquent, la typologie des entreprises va sûrement être révolutionnée et tendre vers des organisations neuronales où le management sera générateur d’opinions dans un vaste « bioréseau ». L’illustration 6 en donne un aperçu.

Figure 6 Organisation neuronale 42

propos, il est clair que chaque manager se doit de prendre en compte l’arrivée en force

Quant au manager, il va devoir se remettre en question et développer de nouvelles compétences afin de répondre à ce nouveau challenge. « Ces

compétences se fondent sur l’écoute, l’acceptation du principe de la communication virtuelle, l’esprit de synthèse et d’argumentation, un leadership

aux responsabilités différentes et une participation proactive dans la communauté devenue interactive ». 43

Le défi du manager de demain sera de pouvoir anticiper la volatilité de son environnement de travail et d’y répondre favorablement afin de tendre à la pérennisation de son entreprise. On va vraiment vers une amélioration constante de cette fusion managériale qui va probablement évoluer vers une version 2.0. Au Dr Davalle de nous la présenter dans un prochain ouvrage !

  • 41 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.256.

  • 42 Idem. p.259

  • 43 Idem. p.259

Conclusion : ce qu’il faut absolument retenir

Notre société est en constante ébullition, la course au profit est de plus en plus forte, l’humain et son environnement ne sont plus considérés, la corruption et le copinage sont choses fréquentes, la crise poursuit son ascension et la dette publique de certains Etats atteint un sommet encore jamais égalé.

Pour y remédier, il faut remettre l’humain au centre des préoccupations sans

oublier son environnement qui peut, si on omet son importance, faire capoter

les efforts consentis. Les managers d’aujourd’hui et de demain ont une

responsabilité morale envers les générations présentes et futures et se doivent de réagir en s’inspirant voire en mettant en place, dans leur structure de travail, la fusion managériale.

Cette approche amène une vision à long terme, la longévité et la pérennité de

toute organisation qu’elle se trouve dans le domaine public ou privé. En finalité, la fusion managériale est « surtout l’accomplissement d’une conciliation entre la logique de résultats d’entreprise et la logique humaine. Le maintien constant et l’équilibre de cette fusion créent la performance. » 44

Pour garder une croissance sur le long terme il faut qu’il y ait cette performance. Bien entendu, et ceci a été maintes fois indiqué dans ce pamphlet et dans le livre « Manager : devenez durable ! », uniquement à la condition qu’il y ait une prise de conscience par les managers sur l’importance du respect de l’humain, de son environnement et des codes éthiques.

44 Dr DAVALLE, Eric, Manager : devenez durable ! StudyramaPro p.263

Bibliographie

Document imprimé :

Dr. DAVALLE, Eric. « Manager : devenez durable ! » StudyramaPro, Levallois- Perret, 2013. 271 pages.

Document en pdf :

Dr. HAEFLIGER, Stéphane. « Gestion des ressources humaines » EMBA, HEG. 247 pages.

Annexe 1 Questions posées au Dr Eric Davalle avec réponses

Q1 :

Une fois votre livre lu, on constate que le titre de ce livre a deux significations,

l’une demandant au manager de prendre en considération la manière dont son

style de management est orienté vers les méthodes qui amènent à une plus grande durabilité dans les échanges entre individus mais aussi envers l’environnement, et l’autre qu’avec l’application de ces méthodes le manager devient durable et peut donc construire quelque chose de positif sur le long terme. Suis-je en phase avec la raison de votre choix de ce titre ?

Réponse ED :

Dans le livre, il est défendu deux idées maîtresses. L’une est de dire que le modèle capitaliste libéral à court terme a atteint ses limites (panne de productivité en occident, employés insatisfaits, voire désespérés, impact environnemental majeur). Le modèle actuel place les entreprises dans une situation d’échec humain et environnemental qui conduit à la perte de la performance et de la création de valeur de beaucoup d’entre elles. L’autre est d’affirmer que l’ « Humain » doit reprendre une place centrale au sein de l’entreprise pour inscrire toute organisation sur sa pérennisation et donc sur le long terme. En effet, sans collaborateur, il n’y a pas d’entreprise ! Il devient essentiel de changer de cap, surtout pour accueillir l’arrivée de la génération

« Y » en entreprise qui voit les choses de la vie bien autrement.

Q2 :

Au fur et à mesure de ma lecture de votre livre, je me suis, à maintes reprises, posé la question si Georges était inspiré de votre propre parcours professionnel. Est-ce le cas ? Pour vous poser cette question, je me suis dit que les détails donnés étaient de premier ordre donc soit votre propre

expérience soit une expérience d’une personne proche de votre entourage, la 4 ème de couverture donne aussi une information qui va en ce sens.

Réponse ED :

 

Oui,

Georges

est

directement

issu

de

ma

propre expérience.

Pour

des

questions de confidentialité et, aussi, pour ne pas embrouiller le propos, il n’y a

pas volontairement ni de nom de personnes et ni de lieux précis.

Q3 :

J’ai trouvé que l’architecture de votre livre était très particulière et riche en bons conseils que l’on retrouve dans les résumés en fin de chaque section. Cette structure est-elle inspirée de votre parcours d’ingénieur civil ?

Réponse ED :

Je ne sais pas exactement, mais un peu certainement. Par contre, j’ai l’intime conviction que ce parcours là et celui de mon doctorat (rigueur dans

l’affirmation, esprit de synthèse, et structuration) m’a permis d’imaginer l’architecture du livre sous cette forme. D’ailleurs, cela surprend pas mal de personnes qui ont lu le livre, car mon absence d’expériences littéraires m’a conféré une totale liberté d’écriture et de présentation, comme l’introduction de

Georges par exemple qui étonne, mais plait !

Q4 :

Au vu de la rapidité dans laquelle nous travaillons ainsi que les changements dont nous devons faire face chaque jour dans un environnement en constante mutation, à quel moment pensez-vous qu’un manager se doit de prendre le temps pour faire un arrêt sur image et mettre en pratique certains de vos conseils ? Avons-nous le temps de le faire et si oui n’allons-nous pas travailler des semaines encore plus longues ? Par expérience, j’ai souvent fait ceci pendant mes week-ends voire en soirée.

Réponse ED :

Il s’agit de savoir ce que l’on veut. Vous avez raison, le temps s’accélère, surtout avec les nouvelles technologies de l’information. Pour ma part, j’ai eu la chance d’arriver dans une organisation qui avait plusieurs difficultés fondamentales à résoudre. Je n’avais donc pas le choix. J’ai donc pris le taureau par les cornes et j’ai proposé à mes cadres une orientation de solutions pour résoudre les problèmes existants. Tout est question de circonstance.

Après, vous êtes ou n’êtes pas un manager. Ensuite, vous avez ou vous n’avez

pas suffisamment d’expérience pour proposer les bonnes solutions. Beaucoup de personnes me demandent comment j’ai pu concilier mes tâches

quotidiennes et le livre ? La réponse est dans la volonté et surtout la conviction

que le message peut contribuer à aider d’autres qui sont dans des situations

difficiles, voire similaires à celles vécues.

Q5 :

A votre avis, comment pourrions-nous rendre attentif un manager qui n’a jamais pris en compte le développement durable et qui pense que tout ceci ne concerne, à tort, que les écologiques ? Il est clair que ce type de personnes reste individualiste et que seul leur ego compte.

Réponse ED :

La réponse est délicate, car le message relatif au développement durable est, à

dessein ou pas, très embrouillé. La politique n’a pas intérêt à présenter correctement le développement durable dans l’équilibre de ses concepts (économique, sociale et environnemental), car elle doit alors agir autrement que

ce qu’elle défend. Le chef d’entreprise n’a non plus pas intérêt à s’intéresser à

une autre forme de gestion économique car plus de 90% de la planète est sur

le principe du profit à court terme ! Pour toutes ces raisons, rien ne bouge. Vous avez raison, le développement durable est pour beaucoup de personnes un truc d’ « écolo. » C’est pour cette raison que j’ai fortement insisté dans le livre sur ce point afin de corriger les idées reçues.

Q6 :

En tant que Directeur de service, considériez-vous que la dimension des

relations humaines est l’une

pourquoi ?

des fonctions la

plus difficile

à

maitriser, et

Réponse ED :

Oui, je le pense. En effet, on est très mal formé sur la question des relations

humaines dans nos études techniques. Pour ma part, j’ai tout appris avec une bonne éducation de base, axée sur le respect, et sur le tas en entreprise, avec tous les problèmes rencontrés qu’il a fallu résoudre et qui m’ont conduit à voir la direction d’entreprise différemment. De plus, la place du collaborateur n’est pas centrale dans beaucoup d’entreprises, les considérations journalières de

rentabilité sont ailleurs. C’est un peu un engrenage. Il faut faire de la valeur au

plus vite, gagner des marchés pour gagner plus et limiter les coûts par tous les

moyens pour être compétitif. Où est l’humain dans tout cela ? Pour l’avoir vécu, vous obtiendrez bien plus d’un collaborateur qui comprendra la politique suivi

que vous lui avez expliquée, qui sera partie prenante dans les défis à relever et qui aura perçu le sens des actions à déployer.

Q7 :

Le travail d’équipe est la clé du succès, j’en suis aussi convaincu que vous. Néanmoins, avec l’avancée de la technologie, ne pensez-vous pas qu’on va tendre vers de moins en moins d’interactions entre individus ? Quel en est le défi principal afin de garder cette dimension humaine essentielle ?

Réponse ED :

Ce n’est pas faux. Par contre, je ne suis pas certain que toute l’activité

économique peut se régler avec un mode du type « Wikipedia » ! Il y aura

toujours des tâches et des activités qui nécessiteront un travail d’équipe. De

plus, la jeune génération qui est très branchée nouvelles technologies aiment aussi la participation et le travail en équipe. Je pense donc que la dimension humaine va rester un point essentiel du bon fonctionnement opérationnel. Aux

entreprises et à leurs dirigeants d’en prendre conscience et d’organiser le

travail en conséquence.

Q8 :

Quelle a été la section ou le processus de ce livre qui vous a demandé le plus grand effort et pourquoi ?

Réponse ED :

Le plus difficile est de s’astreindre tout au long de la rédaction à correctement

répertorier toutes les références. Il ne faut pas en manquer une ! Sinon, j’ai eu un bon support théorique par les deux personnes qui ont collaboré au livre,

dans des secteurs qui n’étaient pas de ma formation. Il ne faut pas oublier le

côté obsessionnel de l’écriture. En effet et pendant la rédaction, vous ramenez tout au sujet du livre et il faut avoir la sagesse de se limiter au cadre fixé

Q9 :

Si vous deviez réécrire ce livre aujourd’hui, que changeriez-vous et pourquoi ?

Réponse ED :

Rien ou presque. Ce livre est une photo à un moment donné, une page de vie, un témoignage circonstancié et il a cette valeur là pour moi. Pourquoi le réécrire ? D’ailleurs, je suis en piste pour écrire un autre ouvrage sur le thème de « L’eau ». C’est un sujet qui me tient à cœur depuis longtemps, bien avant d’ailleurs d’avoir rédigé le livre sur le management.