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ESTHÉTIQUE

Hegel

Hegel montre que l’art repose sur une contradiction : « entre spirituel et sensible, infini
et fini » Hegel et l’art Gérard Bras

CONCEPTS

Le concept d’Idée

Le concept chez Hegel ne relève pas du jugement, mais de l’être.


Hegel, Esthétique, I : « il est l’unité essentielle des déterminations dont on voie le
déploiement dans la réalité phénoménale ».
L’Idée, c’est reconnaître que le spirituel (ici, le concept) ne peut être vraiment qu’en
s’incarnant (objectivité, réalité extérieure).
« L’œuvre d’art est l’unité signifiante d’une forme sensible et d’un contenu spirituel »
Hegel et l’art, l’idée et le beau, Gérard Bras.
Ici, on est donc à l’opposé de Platon : l’Idée n’est donc plus essence séparée des
apparences, mais bien essence qui prend son être par l’incarnation de son concept dans
la réalité extérieure.

Figuration et contenu

« Figure et contenu ne sont donc pas séparables : la figure est la médiation sans laquelle
le spirituel n’a pas d’existence, elle n’est donc jamais inappropriée au contenu qu’elle
enferme, même ce que nous pourrions qualifier de maladresse prend sens » Hegel et
l’art, Gérard Bras. Toute œuvre d’art a donc un sens, est figure appropriée d’un
contenu, même un tableau raté.

Le Beau

Le beau est l’apparence sensible de l’idée .


- Le beau dans la Nature est l’Idée dans le mouvement de la vie. Pourtant, la
beauté naturelle est limitée, parce qu’elle est dépourvue de conscience en soi : «
elle n’est belle que pour nous qui, doués de conscience de soi et de raison,
sommes capables de voir dans des objets naturels l’expression du spirituel ».
EX :

- « la Beauté artistique est donc supérieure à la Beauté naturelle, puisqu’en elle


l’Esprit y est à l’œuvre consciemment » Hegel et l’art. Ceci est la condition sine
qua non pour que l’art s’empare des modèles présents dans la nature. La beauté
artistique est la beauté engendrée et réengendrée par l’esprit. La plus mauvaise
œuvre d’art sera donc toujours plus belle qu’un magnifique paysage, parce qu’elle
est une réalisation incarnée dans le sensible (un peu pléonasme ici, mais bon…avec Hegel
on est jamais trop clairs…) consciente de l’esprit. « La figure de l’Idéal se caractérise
par sa capacité à se déterminer par elle-même tout en réalisant des sentiments
universels » Hegel et l’art
 exemples : Sophocle qui fait Antigone et Créon crée les figures de l’opposition
obligée entre les 2 dimensions de la loi.
Les artistes « ne trouvent pas un modèle achevé pour leur œuvre (comme Antigone et
Créon) dans le monde naturel. Au contraire, par leur travail, ils nous ouvrent les yeux
sur la beauté de la nature en la spiritualisant, en produisant la forme qui s’accorde au
contenu spirituel dont ils sont porteurs ». Hegel et l’art.

- L’esthétique Hégélienne affirme l’historicité de l’art, parce qu’elle refuse une


norme pour l’art et donc toute œuvre d’art est la manifestation du vrai à un
moment donné.

VOCABULAIRE HEGELIEN (cf. Hegel et l’art, Gérard Bras)

APPARAÎTRE - L’apparence désigne l’être de l’immédiateté sensible (autrement dit, le


phénomène).Or, pour Hegel, une essence qui n’apparaît pas n’et pas effectivement.
L’apparaître est donc le mouvement par lequel un contenu spirituel, une essence, se
donne une forme sensible, prend figure. L’apparaître est donc « dit de signification », et
n’est jamais arbitraire, elle signifie même lorsqu’elle semble maladroite (cf. œuvre qui
semblerait ratée)

ESPRIT – Notion au sens absolu, pas seulement ce qui est propre à une conscience
individuelle. Cela représente l’infini englobant le fini, l’Absolu, et l’Asolu est résultat, il
devient effectivement ce qu’il est en soi. L’Esprit est donc liberté, conçue non comme
libre arbitre mais comme la réalisation du rationnel.

FIGURE – Elle est l’élément sensible dans lequel se manifeste le spirituel. Ainsi, elle n’est
jamais naturelle, l’artiste doit pour pouvoir l’employer passer les potentielles figues
naturelles par une spiritualisation au terme duquel la figure est en soi et pour soi
signifiante  travail de l’artiste.

FORME – elle est ce qui comprend le contenu. La forme unifie une diversité d’éléments
caractéristiques, ici de représentation du divin et du monde et des techniques de
production artistique.