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L’aventure :

Exemples / Citations
Florilège de
citations
Problématiques
J → « L’homme en quête d’aventures pousse des pointes périlleuses dans la direction des extrémités. Le besoin d’atteindre les extrêmes et les finistères qui
sont le nec plus ultra de l’espace […] témoigne clairement d’une tentation extrémiste et même puriste. » + « Pour le héros moderne, le cycle s’ouvre et la
L’aventure comme croisière circulaire devient un voyage rectiligne, un voyage vers un nouveau monde et vers une terre inconnue. »
C→ « Quand j'étais petit garçon j'avais une passion pour les cartes. Je passais des heures à regarder l'Amérique du Sud, ou l'Afrique, ou l'Australie, et je me
exploration de
perdais dans toute la gloire de l'exploration. En ce temps-là il restait beaucoup d'espaces blancs sur la terre, et quand j'en voyais un d'aspect assez prometteur
l’ailleurs sur la carte (mais ils le sont tous), je mettais le doigt dessus et je disais, "Quand je serai grand j'irai là". » + L’arlequin : « J’ai été un peu plus loin, puis encore
un peu plus loin – jusqu’à ce que je sois allé si loin que je ne sais comment je retournerai jamais. »
H→« Ô muse, conte-moi l'aventure de l'inventif : celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra, voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d'usages,
souffrant beaucoup d'angoisse dans son âme sur la mer pour défendre sa vie et le retour de ses marins sans en pouvoir sauver un seul.» (I) + Alcinoos : « Nous
vivons à l’écart au sein de la mer démontée, au bout du monde et sans fréquenter d’autres hommes. » (VI)
J → « L’Aventure, l’Ennui et le Sérieux sont trois manières dissemblables de considérer le temps. Ce qui est vécu, et passionnément espéré dans l’aventure,
c’est le surgissement de l’avenir. » + « La région de l’aventure, c’est l’avenir. »
L’aventure comme C→ « Remonter ce fleuve, c'était comme voyager en arrière vers les premiers commencements du monde, quand la végétation couvrait follement la terre et
que les grands arbres étaient rois. » + L’aventure soulage Marlow : « II parut un temps confondu. Il me semblait que je n'avais jamais respiré une atmosphère
expérience temporelle
si méprisable, et je me tournai en pensée vers Kurtz pour me soulager – positivement pour me soulager. »
H→ Ulysse sur son séjour en Ogygie : « Je restai là sept longues années à baigner de pleurs les vêtements qu’elle m’avait donnés.» (VII)
J → « L’homme brûle de faire ce qu’il redoute le plus. Curiosité passionnée et délicieuse horreur, la tentation de l’aventure n’est pas sans rapport avec le
vertige.» + « La fragilité et la précarité de notre existence sont ce qui fonde la possibilité de l’aventure. »
La tentation de C→ Marlow : « Et comme je regardais cette carte dans une vitrine, cela me fascinait comme un serpent fascine un oiseau – un petit oiseau naïf. » + Sur
Kurtz : « J’étais fasciné. c’était comme si un voile s’était déchiré. Je vis sur cette figure d’ivoire une expression de sombre orgueil, de puissance sans pitié, de
l’aventure
terreur abjecte – de désespoir intense et sans rémission. »
H→ Ulysse décide seul, contre l’avis de son équipage, de se rendre dans l’antre du Cyclope : « car je voulais le voir et s’il me ferait des cadeaux.» (IX)
J → « Les alpinistes amateurs imaginent d’avance leur glorieux retour et se voient déjà contant leurs exploits à un auditoire ébahi.» + « L’aventure égalise
l’inférieur et le supérieur, rapproche les inégaux… Grâce à l’aventure les bergères épouseront des ambassadeurs […] La distinction entre possible et
Aventure et gloire impossible devient floue … Tous les possibles seront faits pour toutes les créatures. »
C→ « Quand j'étais petit garçon j'avais une passion pour les cartes. Je passais des heures à regarder l'Amérique du Sud, ou l'Afrique, ou l'Australie, et je me
perdais dans toute la gloire de l'exploration. » + « Aventuriers, colons ….Chasseurs d’or ou quêteurs de gloire, ils étaient tous partis par ce fleuve … porteurs
d’une étincelle de feu sacré. » + « J’atteste que Kurtz fut un homme remarquable. Il avait quelque chose à dire. Il le dit...Il avait résumé-il avait jugé. «

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// L’horreur ! » C’était un homme remarquable. »
H→ Ulysse : « Je suis Ulysse, fils de Laërte, dont les ruses / Sont fameuses partout, et dont la gloire touche au ciel. » (IX) + Athéna à Télémaque :
« Réfléchis longuement dans ton âme et dans tes entrailles pour savoir si tu abattras chez toi les prétendants par la ruse ou la force. » (I) + Ulysse face aux
prétendants : « Donnez-moi cet arc poli, pour que j’éprouve la vigueur de mes mains et sache si j’ai conservé la force que j’avais jadis dans mon corps souple
ou si ma vie errante et rude l’a déjà détruite ! » (XXI) + « Ils sont beaucoup les princes à qui cet arc va faire perdre et le souffle et la vie car il leur semblera
Aventure et exploit
meilleur de mourir que de vivre en n’ayant pas conquis ce pour quoi nous sommes ici en longue attente ! » (XXI)
L’aventure comme J→ « L’aventure est a fortiori recherchée comme un antidote de l’ennui. Dans le désert informe, dans l’éternité boursouflée de l’ennui, l’aventure circonscrit

lutte contre la rigidité ses oasis enchantées et ses jardins clos. » + « Pour pouvoir courir une aventure, il faut être mortel, et de mille manière vulnérable. »
C→ Marlow à ses compagnons : « J’ai toujours suivi mon chemin, allant à mon pas où je voulais aller (…) je m’étais mis en tête qu’il fallait à tout prix que
du destin
j’aille là-bas. »
H→ Athéna : « Toujours la fortune sourit à l’audacieux, fut-il en pays étranger.» (VII)
J → « Sadko n’est pas seulement un aventurier qui projette de revenir à Novgorod après fortune faite : son expédition est un pèlerinage vers des contrées
d’outre-monde que jamais un homme ne verra. […] Quand il se sépare de sa Pénélope à lui, nommée Lioubava, c’est sans esprit de retour. Sadko est un
L’aventure comme départ. »
C→ « Des pagayeurs noirs. On leur voyait de loin le blanc des yeux. Ils criaient, ils chantaient, leurs corps ruisselant de sueur ; ils avaient des visages comme
découverte de l’autre
des masques grotesques, ces types ; mais ils avaient des os, des muscles, une vitalité sauvage ».
H→ « Conte-moi quelles régions tu vis, quelles nations, quelles cités bien habitées, ceux qui furent brutaux, sauvages, sans justice, ceux qui sont accueillants
et qui craignent les dieux. » (VIII)
L’aventure comme J → Sur l’homme d’or de La Ronde de nuit de Rembrandt : « Il serait beau de penser que cet homme d’or est le principe de l’aventure. Dans l’obscurité de la

moyen de nuit, l’homme introduit de la lumière. »


C→ L’arlequin : « Quand on est jeune, il faut voir des choses, amasser de l’expérience, des idées, s’ouvrir l’esprit. »
connaissance et
H→ Athéna à Télémaque : « Réfléchis longuement dans ton âme et dans tes entrailles pour savoir si tu abattras chez toi les prétendants par la ruse ou la
d’expérience force.» (I)
J → Sur l’aventure de l’alpiniste amateur : « L’amateur qui a quitté volontairement sa famille et ses occupations se trouve pris, sur les pentes de l’Everest,
dans une tourmente de neige […]. C’est une question de vie ou de mort. L’aventure, alors, est sur le point de cesser d’être une aventure pour devenir une
Impuissance et tragédie. »
C→ « J’ai lutté contre la mort. C’est le combat le plus terne qu’on puisse imaginer … pas de clameurs, pas de gloire. » + « Un sentiment diffus de stupeur
fragilité de l’homme
oppressive et vague grandissait en moi. C’était comme un pèlerinage lassant parmi des débuts de cauchemar.»
face à l’aventure / H→ Athéna touchée par la souffrance d’Ulysse : « Quand je pense à Ulysse, mon cœur se fend : l’infortuné ! Depuis longtemps il souffre loin des siens » (I)
L’aventure tragique + « La peur verte prit mes gens » (XII) + Ulysse face aux prétendants : « Ulysse alors sentit fléchir ses genoux et son cœur, les voyant endosser les armes et
dans leurs mains brandir les javelines : la bataille allait être rude. » (XXII)
J → « La vie est entr’ouverte. Et en cela encore elle est une aventure.» + « La vie elle-même dans son ensemble peut paraître comme une aventure, quand le
philosophe se la représente encadrée par la naissance et par la mort, flottant sur l’océan de ce non-être d’où elle vient et auquel elle retournera. »
L’aventure, c’est la vie C→ « La destinée. Ma destinée ! C'est une drôle de chose que la vie – ce mystérieux arrangement d'une logique sans merci pour un dessein futile. Le plus

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qu'on puisse en espérer, c'est quelque connaissance de soi-même – qui vient trop tard – une moisson de regrets inextinguibles. »
H→ Pour tout mortel, l’aventure est inhérente à la vie : « Zeus est le seul à donner aux hommes le bonheur, aux nobles et aux gens de peu, selon son gré. S’il
t’as donné ces maux il faut bien que tu les endures. » (VI) + « Les dieux accablent de maux ceux qui courent le monde et même s’ils sont rois leur filent des
calamités ! » (XX)
J → « L’aventure est liée à ce temps du temps qu’on appelle le temps futur et dont le caractère essentiel est d’être indéterminé, parce qu’il est l’empire
énigmatique des possibles et dépend de ma liberté. » + L’aventure ne subit-elle pas l’attrait de l’infini ? Je sais que, et je ne sais pas quoi. L’avenir est un je-
L’incertitude comme ne-sais-quoi. »
C→ « Car rien n'est mystérieux pour le marin sauf la mer elle-même, qui est la maîtresse de son existence, aussi inscrutable que la Destinée. » + « Il y avait
obstacle dans
un brouillard blanc, très chaud et moite, et plus aveuglant que la nuit. Il ne bougeait ni n’avançait : simplement, il était là, dressé tout autour comme une
l’aventure matière solide. »
H→ « Hélas pauvre de moi ! Que va-t-il encor m’advenir ? Si je passe l’inquiète nuit au bord du fleuve j’ai peur que la gelée mauvaise et l’humide rosée
n’aient raison de cette âme qui défaille de faiblesse et si je m’étends je crains de devenir la pâture et la proie des fauves... » (V) + Télémaque engageant son
voyage à la recherche de son père Ulysse : « m’enfoncer dans la brumeuse mer pour chercher des nouvelles de mon père disparu. » (I)
J → « Une aventure, quelle qu’elle soit, même une petite aventure pour rire, n’est aventureuse que dans la mesure où elle renferme une dose de mort
possible » + « Une aventure qui ne contiendrait pas ce risque ne serait qu’une aventure de matamore. La raison en est la finitude de l’homme. Ainsi les anges
Le danger, le risque et condamnés à l’immortalité ne peuvent-ils courir des aventures : pour les vivre, il faut être mortel et facilement vulnérable. » + « La mort est le précieux épice
de l’aventure. » + « Une aventure n’est aventureuse que si elle renferme une dose de mort possible. »
la mort comme
C→« Nous étions des errants sur la terre préhistorique, sur une terre qui avait l’aspect d’une planète inconnue. Nous aurions pu nous prendre pour les
éléments essentiels à premiers hommes prenant possession d’un héritage maudit à maîtriser à force d’angoisse et de labeur immodéré. » + « La terre semblait n'être plus terrestre.
l’aventure Nous avons coutume de regarder la forme enchaînée d'un monstre vaincu, mais là – là on regardait la créature monstrueuse et libre. »
H→« La mort est le sort commun, les dieux n’en peuvent même préserver leurs favoris quand l’heure vient funeste, où la cruelle mort les jette bas. » (III) + «
Le monstre les dévora devant son antre, hurlants, tendant les bras vers moi dans une affreuse lutte. Ce fut bien là le plus déplorable des coups que je souffris
en explorant les passes de la mer. » (XII)
J → « Les anges condamnés à l’immortalité ne peuvent-ils courir des aventures : pour les vivre, il faut être mortel et facilement vulnérable.»
C→ Pour l’arlequin, Kurtz est immortel : « Pour lui évidemment M. Kurtz n'était pas dans la tombe. Je soupçonne que pour lui M. Kurtz était un des
L’aventure entre immortels. » + « Ses paroles au moins ne sont pas mortes. » + « Tout ce qui avait été Kurtz m’était sorti des mains : son âme, son corps, son poste, ses plans,
son ivoire, sa carrière. Il ne restait que sa mémoire et sa Promise. »
mortalité et
H→ Ulysse refuse l’immortalité et la jeunesse éternelle que lui offre Calypso : « Elle sut me choyer, me nourrit, me promit de me rendre immortel et jeune
immortalité
pour toujours. Mais mon âme jamais ne se laissa persuader » (VII)
J → « L’aventure amoureuse entretient les rapports les plus intimes avec l’ensemble de la vie … car elle est capable de raviner et de bouleverser l’existence
jusqu’à s racine. A cet égard elle n’est plus excentrique mais centrale. » + « N’avoir eu qu’une seule aventure c’est n’avoir pas eu du tout d’aventures. » + « Il
Aventure et amour y a entre l’amour et la mort une fraternité profonde. » + « La femme attend l’aventure, mais l’homme court les aventures ; la femme s’abandonne à la chance,
mais l’homme la tente. »
C→ Le récit permet à Marlow d’unir Kurtz et sa fiancée comme dans le happy end des contes : « Je les vis elle et lui dans le même instant -la mort de l’un et

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// la tristesse de l’autre – je vis la tristesse au moment même de la mort. Vous comprenez ? Je les vis ensemble – je les entendis ensemble.»
H→Ulysse comparant Pénélope à Calypso : « La très sage Pénélope n’offre aux regards ni ta beauté ni ta stature : elle est mortelle, tu ignores l’âge et la mort.
Aventure amoureuse Et néanmoins j’espère, je désire à tout moment me retrouver chez moi et vivre l’heure du retour. » (V)

J → « L’homme aventureux représente un véritable style de vie, au lieu que l’aventurier est un professionnel des aventures. »
C→ Marlow sur l’arlequin : « Son besoin, c'était d'exister, et d'aller de l'avant au plus grand risque possible et avec un maximum de privations. Si la pureté
Aventurier et absolue, sans calcul, sans côté pratique, de l'esprit d'aventure avait jamais gouverné un être humain, c'était ce garçon rapiécé. » + Sur Marlow : « C'était un
marin, mais aussi c'était un errant. »
aventureux
H→ Le cyclope Polyphème à Ulysse et ses compagnons : « Qui êtes-vous ? D’où venez-vous par les routes humides. Etes-vous des marchands ou errez-vous
à l’aventure, tels les pirates sur les eaux qui vont rôdant, risquant leur vie en attaquant les nations d’autres langues. » (IX)
J → « L’aventure est liée à ce temps du Temps que l’on appelle le futur et dont le caractère essentiel est d’être indéterminé, parce qu’il est l’empire
énigmatique des possibles et dépend de ma liberté. » + « La liberté par laquelle l’homme modifie son propre sort est elle-même un ingrédient de cette destinée
L’aventure comme atmosphérique. »
C→ Marlow à ses compagnons : « J’ai toujours suivi mon chemin, allant à mon pas où je voulais aller (…) je m’étais mis en tête qu’il fallait à tout prix que
source de liberté
j’aille là-bas. »
H→ Euryale au fils d’Alcinoos Laodamas : « Il n’est pas pour un vivant plus haute gloire que celle qu’il retire de ses bras et de ses jambes ! » (VIII)
J →« La liberté par laquelle l’homme modifie son propre sort est elle-même un ingrédient de cette destinée atmosphérique » → Exemple de Rimbaud : « il ne
faisait pas partie du destin d’un poète de faire de la contrebande des armes en Abyssinie et d’aller mourir ensuite misérablement dans un lazaret de Marseille
L’aventure entre (…). Ce n’était pas le destin d’un poète, mais peut-être était-ce sa destinée ? »
C→ Marlow est « voué à la mer » : « la mer est la maitresse de son existence aussi inscrutable que la Destinée. » + Marlow sur la tricoteuse de laine : « Elle
destin et destinée
semblait tout savoir d’eux et de moi aussi bien. Je la voyais magicienne et fatale… gardant la porte des Ténèbres, tricotant leur laine noire comme pour un
chaud catafalque…»
H→ Ino – Leucothée rassurant Ulysse : « Pauvre Ulysse, pourquoi l’Ebranleur de la terre te hait-il tellement, t’accable-t-il de tant de maux ? Quel qu’en soit
son désir, il n’aura pas ta vie.» (V) + « Il dit avoir roulé par plus d’une cité dans ses errances : tel fut le sort qu’un dieu lui réserva. » (XVI)
J → « Tenté par les délices de la flânerie et de l’école buissonnière, Ulysse est pourtant un homme raisonnable qui ne pense qu’à se retrouver « at home » et,
pour réintégrer ses foyers, va au plus court. »
La sédentarité comme C→« La plupart des marins mènent, pour ainsi dire, une vie sédentaire. Leur esprit est d’une espèce casanière, et ils portent toujours leur foyer avec eux – le
navire ; et de même leur pays – la mer. »
source de sécurité et
H→ «Il n’est rien pour l’homme de plus doux que sa patrie » (IX) + « Ulysse l'endurant se sentit plein de joie à la vue de son île et baisa la terre de blé.»
d’apaisement
(XII)
J → « Les tentations d’Ulysse sont les tentations de la halte et non point celles du mouvement : ces tentations sont plutôt statiques que cinétiques. Ulysse ne
désire qu’une seule chose : se retrouver at home. ce faux voyageur est aventurier par force et casanier par vocation. »
Nostalgie, regret, C→ « J'étais tout récemment, vous vous en souvenez, revenu à Londres après une bonne dose d'océan Indien, de Pacifique, de Mers de Chine – une bonne
dose d'Orient, – six ans environ, et je tramais, je vous dérangeais, les copains, dans votre travail, j'envahissais vos maisons, comme si j'avais reçu du ciel
retour
mission de vous civiliser. »

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H→« Tous les autres, tous ceux du moins qui avaient fui la mort, se retrouvaient chez eux loin de la guerre et de la mer » (I) + « J’aimerais mieux être sur
terre domestique d’un paysan fût-il sans patrimoine et presque sans ressources, que de régner ici parmi ces ombres consumées... » (X) + « Ulysse tournait
souvent les yeux vers le soleil resplendissant, souhaitant son coucher, car il ne songeait qu'au retour. » (XII)
J → « Quand tout est rentré dans l’ordre, l’exploration est devenue pour l’explorateur un jeu pur et simple. Alors l’aventure propre s’arrondit après coup
comme une œuvre d’art… Il s’agit d’aventures déjà courues. Il s’agit de l’aventure au passé. »
L’aventure comme jeu, C→ « L’esprit de l’homme est capable de tout, parce que tout y est, aussi bien tout le passé que tout l’avenir. »
H→ Ruse d’Ulysse face au Cyclope Polyphème : « Je m’appelle Personne et Personne est le nom que mes parents et tous les autres compagnons me donnent
comme ruse
» (IX) + « J’ourdissais 100 tours et 100 ruses car notre vie était en jeu et le désastre proche. » (IX)
J →« L’aventure esthétique a pour centre non plus la mort mais la beauté, qui est l’objet de l’Art [...] L’homme assiste en spectateur au défilé de la
passionnante imagerie.»
Le récit d’aventure C→ Les récits de l’arlequin étonnent Marlow : « Jamais je ne rencontrerai un homme pareil. Vous auriez dû l’entendre réciter de la poésie – la sienne en plus,
à ce qu’il m’a dit. De la poésie !… Ah il m’a ouvert l’esprit !»
source de plaisir par
H→Télémaque à Ménélas : « Je pourrais rester assis à tes côtés toute une année sans regretter mes parents ni mon toit si vif est le plaisir que je prends à
procuration
prêter l’oreille à tes récits. » (IV) + « Ces nuits n’ont pas de fin : on peut dormir ou bien prendre plaisir à des paroles. » (X)
J → « Devant ce qui pourrait menacer sa sécurité, l’« homo ludens » reste dans l’attitude d’un témoin tour à tour apeuré et amusé, tantôt émerveillé et tantôt
délicieusement épouvanté. Et son cœur bat plus fort et plus vite quand il lit l’Odyssée, la narration historiée d’Hérodote ou les récits de Jules Verne. »
Le récit d’aventure et C→ « J’écoutais, j’écoutais, guettant la phrase, le mot qui me donnerait la clé du léger malaise inspiré par ce récit qui semblait se former sans avoir besoin de
lèvres humaines. » + « Marlow se tut et s'assit tout seul, indistinct et silencieux, dans la pose d'un Bouddha méditant. Personne ne bougea d'abord. « Nous
la réactualisation de
avons manqué le début du reflux », dit le Directeur, soudain. »
l’aventure H→ Sur les aèdes : « De tous les hommes de la terre, les aèdes méritent les honneurs et le respect car c’est la Muse, aimant la race des chanteurs, qui les
inspire » (VIII) + Effet du récit de Démodocos sur Ulysse : « Ulysse faiblit, des pleurs coulaient de ses paupières sur ses joues. Comme une femme pleure son
époux en l’étreignant … Ulysse avait aux cils de pitoyables larmes. » (VII) + Alcinoos à Ulysse : « Dis-moi pourquoi dans le secret tu soupires et tu pleures /
en entendant le sort des Danaëns et des Troyens / Ce sont les dieux qui l’ont choisi : ils ont filé la ruine / de ces hommes pour qu’on les chante encore à
l’avenir. » (VIII)
J → « L’aventure qui s’arrondit en œuvre d’art n’est plus une aventure. » + « Disons plus simplement que l’aventure, beauté temporelle, n’est ni forme
plastique, ni chose informe ou difforme, mais plutôt demi-forme, comme l’aventurier lui-même est un demi-artiste. »
Les apories du récit C→ « Non, c'est impossible ; il est impossible de communiquer la sensation vivante d'aucune époque donnée de son existence – ce qui fait sa vérité, son sens
– sa subtile et pénétrante essence. » + « Vous savez comme je hais, comme je déteste, et ne puis souffrir le mensonge, non parce que je suis plus rigide que les
d’aventure :
autres, mais seulement parce qu'il m'horrifie. » + « "Son dernier mot – pour vivre avec", insista-t-elle. "Ne comprenez-vous pas que je l'aimais – je l'aimais –
mensonge, hyperbole, je l'aimais !" - Je me ressaisis et je parlai lentement. "Le dernier mot qu'il ait prononcé, c'est... votre nom." »
subjectivité, ... H→« Conte moi sans rien dissimuler où tes errances t’ont mené » (VIII) + « Nous ne saurions Ulysse en te regardant te confondre avec l’un de ces charlatans
ou fripons qu’en tribus nourrit un peu partout la terre noire, fabricants de mensonges qui empêchent d’y voir clair … Tu nous raconté avec autant d’art qu’un
aède et tes tristes malheurs et ceux de tous les Achéens … Jusqu’à l’aube divine je tiendrais si tu voulais me faire le récit dans la salle de tes malheurs ! » (XI)
+ Athéna accuse Ulysse de mensonge et de ruse : « O malin, ô subtil, ô jamais rassasié de ruses, ne vas-tu pas, même dans ton pays, abandonner cette passion

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pour le mensonge et les fourbes discours ? » (XIII)

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