Você está na página 1de 19

Actu 19 Fev - 25 Fev

Afrique du Sud :

L’ère Ramaphosa s’ouvre sous le signe de l’austérité en Afrique du Sud


Le ministre des finances, Malusi Gigaba, a présenté au Parlement un budget « dur » destiné
à enrayer la spirale du déficit et à rassurer les agences de notation.

Allemagne :

Angela Merkel adoube sa dauphine à la CDU


La ministre-présidente de la Sarre, Annegret Kramp-Karrenbauer, devient la numéro deux
de la formation de centre-droit allemand.
Angela Merkel est bien placée pour le savoir : pour présider l’Union chrétienne-démocrate
(CDU), il peut être utile d’en avoir été secrétaire général, comme elle le fut de 1998 à 2000
avant d’être élue à la tête du parti. Vingt ans plus tard, est-ce le même destin qu’elle imagine
pour Annegret Kramp-Karrenbauer ? En désignant celle-ci secrétaire générale de la CDU,
lundi 19 février, Mme Merkel ne pouvait en tout cas pas indiquer plus clairement qui elle
pense être la plus légitime pour lui succéder à la présidence du parti, et, par conséquent,
briguer un jour la chancellerie.

Allemagne : Merkel dévoile les noms des ministres du gouvernement de coalition


issus de son parti
La chancelière a notamment décidé de nommer Jens Spahn, son principal opposant au
sein de son parti, au poste de ministre de la santé.
S’il s’est montré très sévère vis-à-vis de la politique d’accueil des réfugiés décidée par la
chancelière cette année-là, son désaccord avec elle est en réalité bien plus profond. Dans
son parti, M. Spahn fait en effet partie de ceux qui estiment que Mme Merkel a trop
rapproché la CDU du SPD, au risque de perdre une partie de son électorat traditionnel. Une
analyse confirmée, à ses yeux, par les élections législatives du 24 septembre 2017, lors
desquelles la CDU a perdu environ un million de voix au profit du parti d’extrême droite
Alternative pour l’Allemagne

Berlinale : deux réalisatrices d’Europe de l’Est couronnées


L’Ours d’or est allé à « Touch Me Not » de la Roumaine Adina Pintilie, le Grand Prix du jury
à « Twarz » de la Polonaise Malgorzata Szumowska.

Amnesty International :

Dans son rapport annuel, Amnesty International déplore des « politiques de


diabolisation »
L’ONG dénonce notamment les mesures européennes et américaines en matière
d’immigration et d’accueil des réfugiés.
Amnesty reproche aux « dirigeants des pays les plus riches » leur approche de la crise des
migrants, « qui allie l’esquive à l’inhumanité pure et simple ». En Europe, l’Organisation non
gouvernementale (ONG) juge que la plupart des chefs d’Etat « ont décidé que pratiquement
tout leur était permis pour empêcher les réfugiés d’atteindre les côtes du continent ».
Birmanie : (capitale Naypyidaw)

Des images satellites montrent plus de cinquante villages rohingya rasés au bulldozer
Selon l’ONG Human Rights Watch, ces démolitions ont peut-être servi à effacer les traces
d’exactions commises par l’armée birmane depuis le 25 août.

Canada :

En Inde, Justin Trudeau raillé pour sa « diplomatie de la mode »


Lors de sa visite officielle, le premier ministre canadien apparaît dans toutes les tenues
traditionnelles possibles, mais rarement en compagnie de responsables politiques indiens.
Néanmoins Trudeau n’a pas réussi à éviter les accrocs :
Jeudi, le premier ministre a dû s’expliquer sur l’annulation au tout dernier moment
d’une invitation faite à un extrémiste sikh, Jaspal Atwal. Ce dernier, citoyen canadien et
domicilié en Colombie-Britannique (Ouest) a été impliqué dans une tentative d’assassinat en
1986 sur le sol canadien d’un responsable politique indien. Alors qu’il avait été condamné en
première instance à vingt ans de prison, son jugement avait été infirmé en appel. L’homme a
posé cette semaine auprès de l’épouse de Justin Trudeau lors d’un événement à Bombay
en marge de la visite officielle.

Le « fiasco absolu » de la visite de Justin Trudeau en Inde


Le premier ministre canadien a multiplié les maladresses lors de sa visite, pour laquelle les
autorités lui avaient programmé un accueil des plus froids.
Raillé pour ses tenues, critiqué pour sa proximité supposée avec les mouvements
séparatistes sikhs, le chef du gouvernement canadien a terminé samedi 24 février un long
séjour en Inde qui a parfois tourné au calvaire.
L’accueil à Delhi fut plutôt froid. Seul un ministre indien de second rang, chargé de
l’agriculture, l’attendait sur le tarmac de l’aéroport. Selon les médias indiens, le premier
ministre Narendra Modi aurait réservé le service minimum à son homologue, soupçonné de
sympathie pour les séparatistes sikhs au Canada, qui sont au nombre d’un demi-million.
Certains soutiennent la création d’un Etat indépendant au Penjab, dans le nord de l’Inde.
Une rébellion sanglante y a été écrasée dans les années 1990.
A Bombay, le premier ministre canadien a ensuite revêtu un sherwani, un manteau brodé de
fils dorés, devant des acteurs de Bollywood médusés. Personne en Inde n’ose porter de
sherwani, sauf pour se marier ou tourner dans un film. Justin Trudeau a même dansé le
bhangra, une danse pendjabie, en sherwani, sans vraiment convaincre. Trop de séduction
tue le rapprochement entre les peuples.
Pendant que Justin Trudeau déambulait dans cette tenue, son épouse Sophie s’est fait
prendre en photo, lors d’une réception à Bombay, avec Jaspal Atwal, un ancien séparatiste
sikh condamné à vingt ans de prison pour avoir tenté d’assassiner un responsable politique
indien. L’invitation qui lui avait été faite à une réception à l’ambassade du Canada a ensuite
été annulée de justesse.
M. Trudeau est pourtant l’un des rares à avoir eu le courage de se rendre dans une
mosquée et une église, à l’heure où les minorités religieuses souffrent de la montée du
nationalisme hindou, et d’aborder la question du droit des femmes. Mais personne ne l’a
remarqué.

Chine:
Chine : le président Xi Jinping pourrait rester au pouvoir après 2023
La proposition du Parti d’ôter la limite constitutionnelle de deux mandats de 5 ans
pour un président chinois ouvre la porte à un règne long pour Xi.
Le comité central du PCC a également proposé d’inclure « la pensée Xi Jinping » dans la
Constitution du pays. Lors du 19e Congrès quinquennal du PCC, qui s’est déroulé en
octobre dernier, M. Xi avait déjà obtenu de voir sa « Pensée sur le socialisme à la chinoise
de la nouvelle ère », incluse dans la charte du Parti, un honneur réservé jusqu’ici de son
vivant au seul Mao Tsé-toung, fondateur du régime communiste en 1949.

Depuis son arrivée à la tête du Parti, fin 2012, Xi Jinping, qui est âgé de 64 ans, a concentré
les pouvoirs sur sa personne comme aucun dirigeant chinois ne l’avait fait depuis au moins
un quart de siècle. Il a engagé une lutte contre la corruption qui a vu plus d’un million de
cadres sanctionnés, mais d’aucuns y voient avant tout un moyen pour le président de se
débarrasser de toute opposition interne.

Sa présidence s’est accompagnée d’un retour du quasi-culte de la personnalité autour du


président, omniprésent dans les médias, et d’un renforcement de la répression visant les
défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme.

Corée du Nord :

Des officiels nord-coréens annulent une rencontre avec Mike Pence à Pyeongchang
La réunion a été annulée « au dernier moment » après les propos du vice-président
américain notamment sur Otto Warmbier, un Américain mort après avoir été emprisonné en
Corée du Nord.

Pendant la période olympique, Trump va annoncer de nouvelles sanctions contre


Pyongyang
Les États-Unis s'apprêtent à annoncer de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord afin
d'intensifier la pression sur le régime de Pyongyang pour qu'elle renonce à ses programmes
nucléaires et de recherches balistiques, a-t-on appris auprès de la Maison-Blanche.

Corée du Sud :

Pyeongchang :

Norvège 1er : 39 médailles


Allemagne 2ème : 31 med
Canada 3ème : 29 med
Etats-Unis 4ème 23 med
France 9ème : 15 med

Egypte :

Présidentielle égyptienne : une formalité pour Abdel-Fattah Al-Sissi


Le président Al-Sissi, qui brigue un second mandat, sera opposé pour l’élection du 26 mars
à Moussa Mustafa Moussa, qui le soutenait jusque-là. La campagne électorale s’ouvre
samedi.
Candidat à sa réélection, quatre ans après une première victoire électorale acquise avec
96,9 % des voix, l’ex-maréchal fera face dans les urnes à un candidat de dernière minute,
Moussa Mustafa Moussa, le dirigeant du petit parti libéral Ghad, qui soutenait jusqu’alors la
candidature… d’Abdel-Fattah Al-Sissi
Après la série de défection et d’arrestations de candidats à la présidentielle, il fallait au
président Sissi sauver les apparences d’un scrutin pluraliste. Le dirigeant du parti Ghad («
Demain »), Moussa Mustafa Moussa, n’a pas eu le temps de changer la bannière de sa
page Facebook, illustrée de la photographie du président Sissi avec la mention « Nous vous
soutenons pour la présidence de l’Egypte ».
Quatorze organisations de défense des droits humains ont déjà qualifié l’élection
présidentielle de « ni libre ni équitable ». « Le gouvernement égyptien a piétiné les
conditions minimales pour que des élections libres et équitables aient lieu les 26-28 mars
2018 », estiment ces organisations, parmi lesquelles Human Rights Watch, le Cairo Institute
for Human Rights Studies ou Reporters sans frontières.

Etats-Unis :

Failles Spectre et Meltdown : une trentaine de poursuites judiciaires engagées contre


Intel
Des actions groupées ont été engagées par des clients et par des investisseurs. Trois
actionnaires ont par ailleurs décidé de poursuivre l’entreprise.

Donald Trump envisage d’armer les enseignants


Dans l’idée du président américain, les professeurs concernés porteraient leur arme de
façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable.

Le prédicateur évangélique Billy Graham est mort à 99 ans


Personnalité spirituelle puissante outre-Atlantique, le pionnier du « télévangélisme » était un
interlocuteur incontournable des présidents américains.

Contrôle des armes : Donald Trump veut interdire les « bump stocks »
Le président américain a fait savoir qu’il voulait mettre fin à la vente de ce dispositif
permettant à un fusil de tirer en rafales quasi automatiques, utilisé par le tireur de Las
Vegas.

Floride : un shérif adjoint révoqué pour ne pas être intervenu pendant l’attaque du
lycée de Parkland
Un peu plus d’une semaine après l’attaque par arme à feu qui a fait 17 morts, à Parkland,
l’heure est à la recherche de responsables.
Caméras de sécurité ne montrant pas l’action en temps réel retardant d’autant l’intervention
des policiers, vidéos inquiétantes du tireur présumé, Nikolas Cruz, diffusées sur les réseaux
sociaux. Un peu plus d’une semaine après l’attaque par arme à feu du lycée Marjory
Stoneman Douglas de Parkland, en Floride, qui a fait 17 morts, le 14 février, l’heure est à la
recherche de responsables. S’exprimant devant ses collègues de la Chambre des
représentants de Floride, Richard Corcoran, son président – républicain – a évoqué, jeudi 22
février, un « échec lamentable à tous les niveaux ».

Armes : la révolte salutaire des lycéens américains


Après la tuerie de Parkland, les survivants, dans un mouvement inédit, exigent que des
mesures soient enfin mises en place pour restreindre l’accès aux armes à feu. Et font naître
l’espoir que les choses changent aux Etats-Unis.

Le gouverneur de Floride ose passer outre Marion Hammer, patronne de la NRA locale
Le républicain Rick Scott a présenté, vendredi, ses propositions de contrôle des
armes à feu. Elles constituent un sérieux revirement dans cet Etat réputé pour son laxisme.
Tant pis pour Donald Trump et Marion Hammer, présidente locale de la puissante National
Rifle Association (NRA) – le lobby pro-armes américain. Comme promis, le gouverneur de
Floride, le républicain Rick Scott, a présenté ses propositions de contrôle des armes à feu,
vendredi 23 février. Et elles marquent un revirement très sérieux dans cet Etat réputé pour
son laxisme en la matière.
M. Scott compte proposer d’interdire l’achat d’armes aux moins de 21 ans, ce qui aurait
empêché Nikolas Cruz, 19 ans, d’acquérir légalement son AR-15 et d’assassiner dix-sept de
ses anciens camarades et éducateurs au lycée de Parkland, près de Miami.

Etats-Unis : un ex-conseiller de Trump visé dans l’enquête russe plaide coupable


Le procureur spécial enquêtant sur l’ingérence russe dans la présidentielle américaine a
annoncé vendredi que Richard Gates, ex-associé de l’ancien directeur de campagne de
Donald Trump (Paul Manafort), allait plaider coupable.
Une grande proximité avec les intérêts russes en Ukraine
D’environ 2006 à 2015, les deux hommes ont travaillé comme consultants politiques et
lobbyistes au service du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou, et des
partis proches de ce dirigeant qui a été renversé en 2014.
Paul Manafort, qui dirigea de juin à août 2016 l’équipe de campagne de Donald Trump, avait
d’ailleurs été écarté de son poste quand sa proximité avec les intérêts russes en Ukraine
avait été révélée.

Après la tuerie de Floride, des grandes entreprises américaines prennent leurs


distances avec la NRA
La compagnie aérienne United Airlines, le loueur de voitures Hertz ou encore la First
National Bank ont décidé de mettre un terme aux partenariats qui les liaient avec le puissant
lobby des armes.

France :

Un tableau de Degas volé en 2009 retrouvé par hasard dans un bus


La douane a découvert vendredi dans la soute d’un bus garé sur une aire de Seine-et-Marne
un tableau qui a depuis été authentifié comme une œuvre d’Edgar Degas : “Les Choristes”

Plan loup : le gouvernement vise une population de 500 canidés d’ici 2022
L’objectif est notamment d’assurer la viabilité de l’espèce, qui compte 360 loups aujourd’hui
en France. Le texte ne satisfait ni les éleveurs ni les écologistes.
Patrick Giovannoni, premier repenti, devant les assises
La situation est inédite pour la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. Lundi 19 évrier
s’ouvre le procès de six membres présumés d’une bande criminelle d’Ajaccio, accusés
d’avoir pris part, à des degrés divers, à l’assassinat, le 18 octobre 2010 à Ajaccio, d’Antoine
Nivaggioni, une ancienne figure du nationalisme corse. Parmi ces accusés, la cour va devoir
juger Patrick Giovannoni qui bénéficie du statut de « repenti », une première en France.

Simone Veil entrera au Panthéon le 1er juillet


A ses obsèques, le chef de l’Etat Emmanuel Macron avait annoncé que l’ancienne ministre
de la santé et rescapée de la Shoah reposerait au Panthéon avec son époux.
M. Macron avait notamment salué les « combats du siècle » dernier, menés par Simone
Veil, dont la « bataille » en faveur de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse en 1974
ou encore son « combat pour l’Europe » (…), « elle qui fut la première présidente du
Parlement européen ».

Le député Taché présente ses 72 propositions pour favoriser l’intégration des


immigrés
Le rapport de l’élu LRM, remis lundi, préconise notamment une hausse des heures de
français et une réduction de l’interdiction de travailler de neuf à six mois.

JO 2018 : le skieur Mathieu Faivre renvoyé en France pour raisons disciplinaires


Déçu par sa course, le Français a été interrogé sur les bons résultats de l’équipe de France :
« Si vous saviez ce que j’en ai à faire du tir groupé collectif… Je suis là pour ma pomme »,
a-t-il répondu.

Le raisin et le céleri en tête des fruits et légumes les plus contaminés par les
pesticides
L’association Générations futures publie, mardi 20 février, un vaste rapport sur la présence
de résidus de pesticides dans 52 fruits et légumes non bio consommés en France. Les
résultats montrent que 73 % des échantillons de fruits analysés pendant cinq ans, et 41 %
de ceux de légumes, sont contaminés.

Fraude fiscale : trois ans de prison ferme requis en appel contre Cahuzac
Le parquet a requis, mardi, la confirmation en appel de la peine contre l’ancien ministre de
François Hollande condamné en première instance pour son compte caché à l’étranger.

Le Conseil d’Etat refuse de suspendre la circulaire Collomb sur les migrants


Cette circulaire, qui organise le recensement des migrants dans les centres d’hébergement
d’urgence, est dénoncée comme un « tri » par les plaignants.
La circulaire porte sur l’« examen des situations administratives dans l’hébergement
d’urgence », qui accueille les sans-abri, y compris étrangers. Il s’agit d’envoyer dans les
centres et hôtels sociaux des « équipes mobiles », constituées d’agents des préfectures et
de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration), pour recenser les personnes
hébergées selon leur droit au séjour.
Le gouvernement voit là le moyen indispensable pour connaître ces publics, et les orienter
en fonction de leur situation (réfugiés, déboutés…) afin de désengorger des centres
D’après les associations, la circulaire autorise, « sans base légale », des équipes à pénétrer
dans des centres d’hébergement protégés « pour y réaliser des contrôles ». Elles redoutent
que les étrangers renoncent à l’hébergement par crainte de se faire « piéger », quitte à
reconstituer des campements de rue.
De tels contrôles pourraient donc mettre en péril « l’inconditionnalité de l’hébergement
d’urgence »

Stéphane Richard reconduit pour quatre ans à la tête d’Orange


Pour être effective, cette nomination doit être approuvée par l’assemblée générale des
actionnaires, le 4 mai prochain.

Après avoir vu la plainte pour viol classée sans suite, Gérald Darmanin, ministre de
l’action et des comptes publics est visé par une enquête pour “abus de faiblesse” après le
dépôt de plainte d’une femme affirmant avoir fait l’objet de “demandes à caractère sexuel”
en échange d’un nouveau logement.

Les journaux devront apporter une contribution financière pour sauver Presstalis
Les éditeurs de journaux et magazines distribués par Presstalis verseront une part de 2,25
% prélevée sur leurs ventes pour éviter au groupe la faillite.
Sauvé in extremis de la faillite à la fin de 2012 par ses actionnaires (les éditeurs de presse)
et l’Etat, et malgré une énième restructuration lancée en 2013, le groupe est de nouveau au
bord du gouffre sur fond de baisse des ventes en kiosque.
Un plan de redressement a été chiffré à 190 millions d’euros par la PDG du distributeur,
Michèle Benbunan.
Françoise Nyssen, la ministre de la culture, a par ailleurs choisi de recevoir les éditeurs de
presse le 13 février afin d’évoquer son intention de lancer très prochainement une réforme «
très profonde » des règles du jeu de la distribution de la presse en France. Le sujet est
sensible, car il s’agit de toucher à la loi Bichet, qui, depuis la Libération, garantit le
pluralisme en permettant la diffusion, par les kiosques ou autres marchands de presse, de
tous les journaux sur le territoire.

Aux Etats-Unis, Marion Maréchal-Le Pen veut « make France great again »
Malgré sa présence au congrès conservateur américain, la nièce de Marine Le Pen écarte
toute velléité de revenir en politique.

“La France d’abord pour les Français ! », a-t-elle lancé, en anglais, à la Conservative
Political Action Conference (CPAC) – le grand rendez-vous des conservateurs américain,
dans le Maryland.

Bure : les occupants du bois Lejuc évacués par la force


500 gendarmes mobiles restent positionnés sur le site de la Meuse qui a été choisi pour
stocker 85 000 mètres cubes de déchets nucléaires à haute activité et à vie longue.
Avant même la possible évacuation de la ZAD (zone à défendre) de Notre-Dame-des-
Landes, le gouvernement a décidé de « rétablir l’ordre » à Bure, un village de la Meuse
hautement stratégique qui doit accueillir le centre industriel de stockage géologique (Cigéo)
des déchets radioactifs français les plus dangereux. Des opposants occupent, depuis l’été
2016, le bois Lejuc, une forêt située à l’aplomb des futures galeries souterraines.
Bure : « La forêt est à nous, on la reprendra »
Après l’intervention de 500 gendarmes mobiles, jeudi, les militants hostiles au projet
d’enfouissement de déchets nucléaires veulent réoccuper le site.
A 6 h 15, jeudi matin, cinq escadrons, soit 500 gendarmes mobiles, sont entrés dans le bois
Lejuc pour en déloger quelque quinze occupants. En fin de matinée, les derniers « hiboux »,
ainsi qu’ils se sont baptisés, étaient descendus des arbres dans lesquels certains étaient
perchés. Les bulldozers de la société Andra, gestionnaire du site, étaient alors entrés en
action pour détruire les cabanes déjà érigées.

A 2 jours du Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron s’est adressé aux jeunes agriculteurs.
Tour d’horizon des principales mesures annoncées :
- « II n’y aura jamais de bœuf aux hormones en France »

Premier sujet sur lequel M. Macron était attendu par les agriculteurs : la signature d’accords
internationaux visant à importer en masse des viandes du reste du monde.

Les éleveurs manifestaient d’ailleurs mercredi 21 février contre un futur accord avec les
Etats membres du Mercosur, qui permettrait d’ouvrir le marché européen (et donc français)
à près de 100 000 tonnes annuelles de viande sud-américaine.
- Des aides pour combler le déficit commercial dans le bio

Emmanuel Macron a affirmé que la France avait 1 milliard d’euros de déficit commercial en
matière de bio, qu’il souhaite « compenser ».
- Des prêts pour les jeunes agriculteurs

M. Macron a également annoncé un nouveau dispositif de prêts garantis pour les jeunes
agriculteurs à hauteur de 1 milliard d’euros, notamment pour « permettre aux jeunes
agriculteurs de démarrer dans le métier dans les meilleures conditions ».
- Des verrous réglementaires sur les achats de terres agricoles par des
étrangers

M. Macron souhaite également mettre en place des « verrous réglementaires » sur les
achats de terres agricoles par des étrangers en France, après l’acquisition récente de terres
à blé dans l’Indre et dans l’Allier par un investisseur chinois, le groupe HongYang.

Les rabais spectaculaires consentis par la chaîne de distribution Intermarché constituent une
forme de revente à perte illégale, a conclu, jeudi 22 février, la Direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Intermarché a vendu en janvier des pots de pâte à tartiner Nutella, des couches Pampers,
du café Carte noire et de l’eau pétillante Perrier avec un rabais de 70 %, ce qui a déclenché
des scènes de pagaille dans plusieurs de ses magasins.

Un accord « équilibré » trouvé entre patronat et syndicats sur l’assurance-chômage.


Les partenaires sociaux attendent des garanties du gouvernement avant de signer cet
accord qui encadre notamment l’indemnisation des démissionnaires.

La dette de la France s’élève environ à 100% du PIB (près de 2 250 milliards d’euros)
Valérie Pécresse fonde son mouvement Libres!
Les deux anciens candidats à la présidence des Républicains, Florence Portelli et Maël de
Calan, ont rejoint le mouvement de la fondatrice de Libres! et deviennent respectivement
secrétaire général et vice-président du mouvement.

Manuel Bompard, 31 ans, ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon est le


secrétaire général du mouvement des Insoumis.Il pourrait être la tête de liste de la France
insoumise lors des européennes.

La rémunération brute des cheminots était en 2016 de 3173 € par mois. Celle des salariés
du privé était de 3034 € en 2015, selon l’Insee.
En moyenne en 2016, les cheminots sont partis en retraite à 57,5 ans. (l’âge légal de retraite
est de 62 ans, mais pour les cheminots il est de 50-52 ans pour les conducteurs de train, et
55-57 ans pour les autres agents. Par comparaison, l’âge moyen de départ à la retraite des
policiers, des gardiens de prison ou encore des contrôleurs aériens est de 52 ans, et de 57
ans pour ceux qui travaillent en tant qu’aides-soignantes des hôpitaux, policiers municipaux,
ou encore ouvriers de la Banque de France.

L’âge moyen de départ à la retraite est de 61,8 ans. Il a augmenté d’un an et quatre mois
depuis la réforme de 2010.

La dette de la SNCF s’élève à 50 milliards d’euros.

Mario Stasi préside la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra)


depuis novembre 2017. Il a succédé à Alain Jakubowicz

La Commission européenne estime le taux de chômage structurel à 9,2% (Le taux de


chômage structurel d’une économie est le taux de chômage d’équilibre, qui est atteint
lorsque l’économie est à son niveau d'équilibre, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas de
surproduction (haut du cycle économique) ou de sous-production (bas du cycle).
On peut expliquer le taux de chômage structurel à partir de l'inadéquation entre l'offre et la
demande de travail. Aussi, ce taux de chômage d'équilibre dépend de l'importance des
rigidités qui empêchent le bon fonctionnement du marché du travail.)

Les humanités scientifiques et numériques


Cette nouvelle matière qui sera enseignée deux heures par semaine en première et
terminale permettra notamment aux lycéens d’apprendre à coder.

Après cinq ans à la tête du Louvre, Jean-Luc Martinez espère renouveler son mandat.
Rappelons aux futurs journalistes, qui bénéficieront de la gratuité, que 20% du prix du billet
d’un visiteur du Louvre va aux achats d’œuvres d’art.

Mort de Didier Lockwood, musicien de jazz (violon).


Né à Calais en 1956, Didier Lockwood avait collaboré avec de nombreux artistes, de Claude
Nougaro à Jacques Higelin. Il avait reçu une Victoire de la musique en 1985.

Dominique Nora, 62 ans, grand reporter, prend la direction du magazine L’Obs de Matthieu
Pigasse et Xavier Niels.
L’architecte néerlandais Rem Koolhaas, auteur du livre New York délire, a été choisi pour la
conception du nouveau palais de justice à Lille.

Emmanuel Macron lancera le 17 avril à Strasbourg les consultations citoyennes qui


devraient être menées dans la quasi totalité des pays européens d'ici octobre pour préparer
la campagne des élections européennes de mai 2019. Portée par le président français,
l'idée des consultations sur l'avenir de l'Europe est soutenue pour l'instant par 25 pays
européens, selon l'Elysée.

Harcèlement de rue: une amende immédiate de 90 euros proposée


Gestes déplacés, sifflements, remarques obscènes : des parlementaires préconisent de
créer une infraction d'"outrage sexiste" sanctionnant d'une amende immédiate de 90 euros
"tout propos, comportement ou pression à caractère sexiste ou sexuel" dans l'espace public,
selon un rapport consulté par l'AFP.

Attac: la justice n'interdit pas l'occupation des magasins Apple


Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a débouté vendredi le géant américain Apple,
qui demandait l'interdiction d'accès de ses magasins français à l'association altermondialiste
Attac, sous peine d'une astreinte de 150.000 euros par violation de l'interdiction

Un total de 323 personnes, dont 68 mineurs, sont revenues en France depuis la zone
djihadiste irako-syrienne. Environ 1 180 autres, dont 500 enfants, sont toujours sur place,
selon les chiffres officiels publiés ce vendredi à l'occasion du plan de lutte contre la
radicalisation. Sur les 323 personnes rentrées en France, 56,8% sont des hommes majeurs,
22,2% sont des femmes majeures et 21% des mineur

Les partenaires sociaux se sont mis d'accord sur la réforme de l'assurance-chômage.


Jeudi soir, au Medef, ils ont réussi à trouver un terrain d'entente sur la création d'un
dispositif visant à lutter contre le recours excessif aux contrats courts auquel s'opposait le
patronat. Concrètement, toutes les branches professionnelles sont appelées à ouvrir des
discussions pour élaborer un dispositif visant à lutter contre la précarité de l'emploi, comme
voulu par les syndicats.
Les principaux points de l'accord :

• Indemnisation des démissionnaires

Les salariés qui démissionnent avec un «projet de reconversion professionnelle» pourraient


bénéficier d'une indemnisation chômage

• Indemnisation des indépendants

Le texte plaide pour un régime distinct de l'Unédic, «public» et «financé par l'impôt», «ouvert
à tous les indépendants», qui bénéficieraient d'une prestation en cas de «liquidation
judiciaire».

• Lutte contre les contrats précaires


Toutes les branches professionnelles devraient ouvrir des négociations pour prendre des
«mesures permettant de modérer le recours aux contrats courts et d'allonger les durées
d'emploi» et des «mesures relatives à l'organisation du travail et à la gestion de l'emploi»

• Gouvernance

L'accord prévoit que la négociation paritaire continue de «définir en toute autonomie les
règles d'indemnisation et le niveau de ressources nécessaires» du régime, avec l'objectif, à
terme, de se passer de «la garantie financière accordée par l'Etat». Il demande une
«clarification» des rôles de la solidarité nationale ou de l'assurance chômage et suggère
l'instauration d'une «conférence pour l'emploi» réunissant Etat et partenaires sociaux, qui
fixerait des «objectifs communs au régime de solidarité», c'est-à-dire les minima sociaux,
«et au régime assurantiel», c'est-à-dire l'assurance chômage.

Après avoir d’abord refusé, la mairie de Paris a entamé des démarches pour que
l’académicien Michel Déon soit enterré dans la capitale. (cela posait problème car domicilié
en Irlande, donc administrativement c’était compliqué, mais recours faits par d’autres
écrivains)

Au début, personne n’y a cru. Mais vendredi 23 février, l’Elysée a confirmé l’information de
BFM-TV : Emmanuel Macron jouera bien dans Pierre et le Loup jeudi 1er mars, dans la
salle des fêtes du palais, devant 200 invités. Il sera le « récitant », figure clé du conte
musical de Prokofiev.
Dans les jours qui précèdent, le président répétera ce spectacle, qui se tient dans le cadre
des « jeudis (culturels) de l’Elysée » instaurés par le couple Macron depuis l’été. Le 5
octobre, le violoniste Renaud Capuçon a joué avec l’orchestre de la garde républicaine. Le
23 novembre, c’était le tour du chœur de l’armée française. « Depuis le général de Gaulle, il
y a eu peu de concerts à l’Elysée, a introduit le chef de l’Etat la première fois. Nous voulions,
avec Brigitte, renouer avec cette tradition. »

Quelques chiffres clés sur l’agriculture :


La production agricole en 2016 se chiffre à 80 milliards d’euros (3% du PIB)
6 milliards d’euros d’excédent commercial agroalimentaire. Ce chiffre place le secteur
au troisième rang national derrière celui des produits chimiques, parfums et cosmétiques
(10,9 milliards d’euros) et celui du matériel de transport (9,3 milliards d’euros).
L’agriculture biologique a franchi en 2016 la barre symbolique des 5 % de la surface agricole
utile
9 milliards d’euros

Ce sont les fonds de la politique agricole commune (PAC) reçus chaque année par la
France. La PAC est une politique publique européenne qui intervient pour soutenir les
revenus des agriculteurs. La France est le plus grand bénéficiaire de fonds de la PAC.

« Le Média » se défend de tout « licenciement » et juge « infâmes » les accusations


d’Aude Rossigneux
Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise,
répond à l’ancienne rédactrice en chef.
Dans sa lettre, Mme Rossigneux dresse un portrait au vitriol de la nouvelle webtélé. Sa
rupture de contrat aurait été « brutale », et « violente ». Des salariés seraient « au bord du
burn-out ». Et, selon elle, la gestion humaine serait proche d’une entreprise du groupe de
Vincent Bolloré, personnage honni à gauche.

Grande-Bretagne :

« 3 Billboards » (de Martin McDonagh) triomphe à la cérémonie des Bafta


La soirée de récompenses du cinéma britannique a également été marquée par la
mobilisation contre les abus sexuels.

Jeremy Corbyn, l’espion tchèque et la presse conservatrice britannique


Le chef de file travailliste est accusé d’avoir été un agent communiste dans les années
1980.
L’histoire ne révèle pas grand-chose sur Jeremy Corbyn, mais davantage sur les mœurs
d’une partie de la presse britannique, et surtout sur la détresse des conservateurs.

Grèce :

L’économie grecque est toujours convalescente


Le pays a renoué avec la croissance en 2017 et a réussi un premier retour sur les marchés.
Mais 40 % des jeunes actifs sont toujours au chômage, l’investissement est en berne, et le
secteur bancaire reste plombé par les créances douteuses.

Syriza, sujet de discorde entre le Parti de gauche et le Parti communiste français


Les proches de Mélenchon veulent exclure la formation grecque du Parti de la gauche
européenne.
Le Syriza d’Alexis Tsipras vient de pousser sa logique austéritaire jusqu’à limiter le droit de
grève, répondant ainsi toujours plus servilement au diktat de la Commission européenne

Iran :

En Iran, cinq policiers et miliciens tués lors de manifestations d’une confrérie soufie
Unanimement condamnée, l’attaque contre des agents des forces de l’ordre est vue comme
un signe des tensions qui agitent la société iranienne.
Les derviches, présents en Iran, en Syrie et en Irak, sont des musulmans soufis appartenant
à différentes confréries. Les Gonabadi sont des chiites duodécimains, comme la majorité
des Iraniens. Mais pour parcourir leur chemin spirituel, ils doivent suivre leur propre chef, qui
n’est pas le Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Lorsque, le 3 février, la rumeur de
l’arrestation de leur leader actuel, Nourali Tabandeh, a commencé à circuler, certains
derviches Gonabadi se sont rassemblés devant sa maison, à Pasdaran
Si les problèmes, notamment économiques et sociaux, ne sont pas résolus, le pouvoir en
Iran pourrait passer de la crise d’inefficacité à une crise de légitimité. »

Irlande :
Tabou du débat politique britannique, la question de la réunification de l’Irlande,
conséquence possible du Brexit, est désormais ouvertement posée. Le Sinn Fein, seul
parti politique présent à la fois en République d’Irlande et en Irlande du Nord
(rattachée au Royaume-Uni) et dont l’unité de l’île est la revendication suprême, entend bien
en profiter. Pour sa nouvelle présidente, Mary Lou McDonald, la décision des Britanniques
de quitter l’UE offre « une grande occasion non seulement pour réunifier territorialement le
pays, mais pour refaçonner une Irlande moderne démocratique ».

Israël :

Israël conclut un contrat « historique » de fourniture de gaz à l’Egypte


Selon un communiqué du groupe énergétique israélien Delek, le montant du contrat devrait
atteindre environ 12 milliards d’euros.
Le développement du projet ne devrait toutefois pas commencer avant plusieurs années, et
le pipeline ne serait opérationnel qu’en 2025. Ces richesses naturelles créent également des
tensions en Méditerranée : elles sont au cœur d’une dispute entre l’Etat juif et le Liban.
Le Liban a récemment signé son premier contrat d’exploration d’hydrocarbures au large de
ses côtes avec un consortium comprenant le groupe pétrolier français Total, l’italien ENI et
le russe Novatek. Deux blocs sont concernés, dont une partie se trouverait dans une zone
maritime revendiquée par Israël

L'ambassade des Etats-Unis en Israël sera transférée de Tel Aviv à Jérusalem en mai,
a indiqué aujourd'hui un responsable américain à l'AFP.
Selon plusieurs médias citant des sources israéliennes, la date choisie serait le 14 mai, date
du 70e anniversaire de la création de l'Etat hébreu.

Italie :

Des rassemblements de mouvements d’extrême droite et des manifestations de militants


antifascistes sont placés samedi 24 février sous haute surveillance policière du nord au sud
de l’Italie, notamment à Rome, Milan et Palerme, à une semaine des élections législatives
du 4 mars.
Un autre cortège antifasciste mené par un syndicat d’extrême gauche manifestera
précisément contre le « Jobs Act », une réforme phare du gouvernement Renzi lancée en
2014, visant à libérer le marché du travail, en facilitant les licenciements et favorisant les
embauches.

Japon :

En 2017, le Japon a accueilli 20 réfugiés sur les 20 000 demandeurs d’asile. 8 de moins
qu’en 2016.

Nigéria : (capitale Abuja)

Nigeria : 111 lycéennes portées disparues à la suite d’une attaque de Boko Haram (le
nom de l’organisation terroriste signifie “l’éducation occidentale est un pêché”)
Les lycéennes sont manquantes depuis l’attaque d’une école, lundi, par Boko Haram.
La police a affirmé mercredi que 111 élèves de l’internat pour filles de Dapchi manquaient à
l’appel depuis une attaque menée par des combattants du groupe djihadiste Boko Haram
lundi soir. Leur disparition a ravivé la crainte d’un « nouveau Chibok », du nom de la ville de
l’Etat voisin de Borno où Boko Haram avait enlevé 276 élèves d’un internat en avril 2014,

Qatar : (capitale Doha)

Le Qatar et le Tchad ont décidé de rétablir leurs relations diplomatiques, a annoncé le


ministère qatari des affaires étrangères, mardi 20 février, alors que ces liens avaient été
rompus en août 2017 après l’annonce par plusieurs pays arabes, dont l’Arabie saoudite,
d’un embargo à l’encontre de Doha.
Le Qatar, riche émirat gazier, est confronté depuis huit mois aux conséquences de la crise
diplomatique qui l’oppose à plusieurs autres pays arabes du Moyen-Orient. Le 5 juin 2017,
l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont en effet brusquement
rompu leurs relations diplomatiques avec Doha. Ils lui ont imposé un embargo en l’accusant
de soutenir des groupes extrémistes – ce que Doha dément – et de se rapprocher de l’Iran,
le grand rival régional de Ryad.
Le Tchad faisait partie d’un petit groupe de pays d’Afrique, avec la Mauritanie et le Sénégal
notamment, qui avaient rappelé leurs ambassadeurs à Doha au début de la crise
diplomatique dans le Golfe.

Palestine :

ONU : Mahmoud Abbas veut une conférence internationale pour régler la question
palestinienne
Le président de l’Autorité palestinienne s’exprimait, mardi, devant le Conseil de sécurité des
Nations unies lors d’une rare allocution.
Mahmoud Abbas, qui n’aime pas les déplacements, était venu à New York pour une mission
urgente. Il a tenté de convaincre l’ONU, mardi 20 février, de la nécessité de court-circuiter le
plan de paix américain en gestation et d’encourager le principe d’une grande conférence
internationale, dont il a esquissé les contours. Les Américains, eux, ont assuré continuer à
travailler d’arrache-pied à leur initiative.

Dans une longue et solennelle adresse au Conseil de sécurité, M. Abbas – qui a rejeté toute
médiation exclusive des Etats-Unis après leur reconnaissance unilatérale de Jérusalem
comme capitale d’Israël début décembre – s’est posé en patriarche désireux de rassembler :
« Nous continuerons à rester engagés sur la voie politique et diplomatique », a-t-il promis
tout en prévenant qu’il ne se contenterait pas « de solution partielle ».

Pays-Bas :

Pays-Bas : les députés reconnaissent le génocide arménien


Après la France, l’Italie et la Russie, les députés néerlandais ont voté massivement, jeudi 22
février, en faveur de la reconnaissance du génocide arménien et de l’envoi d’un
représentant du gouvernement à Erevan, le 24 avril, pour la commémoration des massacres
perpétrés entre 1915 et 1917.
Les Arméniens estiment qu’un million et demi des leurs ont été tués de manière
systématique à la fin de l’Empire ottoman entre 1915 et 1917. Nombre d’historiens et plus de
vingt pays ont reconnu qu’il y avait eu un génocide.
La Turquie reconnaît que jusqu’à 500 000 Arméniens sont morts pendant des combats et
leur déportation forcée vers la Syrie ou le Liban, alors provinces ottomanes, mais réfute
toute volonté d’extermination.

République Tchèque :

Le leader kurde syrien Salih Muslim arrêté à Prague

M. Muslim est l’ancien président du Parti de l’union démocratique (PYD) qui domine les
institutions mises en place par les Kurdes dans leurs territoires du nord syrien.
Alors que dans l’enclave d’Afrin, l’armée turque et ses supplétifs issus de la rébellion
syrienne poursuivent leur avancée contre les forces kurdes, Ankara peut se féliciter de
l’arrestation à Prague d’une haute personnalité kurde syrienne. Salih Muslim, l’ancien
président du Parti de l’union démocratique (PYD) qui domine les institutions mises en place
par les Kurdes dans leurs territoires du nord syrien a été placé en détention dans la nuit de
samedi 24 à dimanche 25 février par les autorités tchèques à la demande de la Turquie.
Lorsque le déclenchement, début 2013, d’un processus de paix avait permis l’arrêt
temporaire des combats entre Ankara et le mouvement kurde, Salih Muslim s’était rendu
officiellement en Turquie en qualité de président du PYD en 2013 puis de manière plus
discrète en 2014. Depuis l’effondrement du processus de paix en juillet 2015 et la reprise
d’affrontements entre les forces de sécurité et le PKK sur le territoire turc, la donne a
cependant changé.

Russie :

Entre OPEP et Russie, une alliance qui pourrait s’installer dans le temps
Les pays du cartel pétrolier et la Russie ont réduit leur production depuis un an pour tenter
de faire remonter les prix du baril. Cet accord pourrait dessiner une alliance face au pétrole
de schiste américain.
Les dirigeants des pays concernés affirment qu’il ne s’agit pas de former un « super-cartel »,
qui agrégerait aux quatorze pays de l’OPEP la Russie et les pays qui lui sont proches. Mais
la situation du marché pétrolier est telle qu’elle oblige les principaux acteurs à envisager des
configurations qui auraient semblé rocambolesques il y a quelques années.
Ce rapprochement continu entre les deux géants pays pétroliers a surtout un objectif :
contrer l’explosion du pétrole de schiste américain. Selon les prévisions de l’Agence
internationale de l’énergie, les Etats-Unis devraient devenir en 2018 à la fois le premier
producteur et le premier exportateur mondial de pétrole. Depuis 2014, l’émergence du
schiste américain, l’offre pétrolière mondiale est abondante, et cela tire les prix à la baisse.
A l’époque, l’Arabie saoudite a espéré que des prix du baril bas obligeraient les producteurs
américains à mettre la clé sous la porte. Mais ils ont tenu bon, en réduisant leurs coûts.
C’est tout le piège dans lequel se trouve l’OPEP : en diminuant leur production, les pays du
cartel et la Russie ont certes contribué à faire remonter les prix. Mais cette hausse bénéficie
également aux producteurs américains, qui se sont remis à forer de plus belle.
Mais les deux pays ont aussi des objectifs de politique intérieure. En Arabie saoudite, seul
un prix du baril élevé peut permettre au prince Mohammed Ben Salmane Al-Saoud de
mener à bien son ambitieux programme de réformes, Vision 2030, et d’ouvrir dans des
conditions favorables le capital de Saudi Aramco, le géant pétrolier du pays. En Russie, les
sanctions occidentales durables et les difficultés économiques ont rendu encore plus
essentiel pour Vladimir Poutine le fait de tout faire pour maintenir le prix du pétrole à un
niveau élevé.
Si une telle alliance venait à voir le jour, elle poserait de sérieux problèmes stratégiques à
l’allié majeur de l’Arabie saoudite, les Etats-Unis. A Washington, on verrait certainement
d’un mauvais œil une structure permanente unissant Riyad et Moscou.

PWC Wagner, un groupe de mercenaires, est présent en Syrie depuis le début de


l'intervention déclenchée par Moscou, en soutien au régime syrien. Wagner est la propriété
de l'oligarque Evgueny Prigozhin, proche du Kremlin.

Syrie : la Russie s’oppose à un cessez-le-feu humanitaire


Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait voter, vendredi, sur un projet de résolution
réclamant une trêve de trente jours pour permettre l’accès à la Ghouta orientale.

La Russie est prête à voter en faveur d'un projet de résolution du Conseil de sécurité des
Nations unies qui prévoit une trêve de 30 jours en Syrie, a indiqué le ministre russe des
Affaires étrangères Sergueï Lavrov, ce vendredi. Cité par l'agence de presse Interfax,
Lavrov a précisé que les Etats-Unis et leurs alliés avaient refusé d'inclure dans le projet de
résolution une clause incluant un respect de la trêve par les rebelles syriens.

Syrie:

Les forces progouvernementales syriennes pourraient se déployer à Afrin


Le gouvernement syrien et les milices kurdes YPG auraient conclu un accord prévoyant le
déploiement d’unités de l’armée syrienne pour faire face à l’offensive turque.
Recep Tayyip Erdogan annonce le prochain siège de la ville d’Afrin, en Syrie
L’offensive turque destinée à déloger les combattants kurdes de l’enclave d’Afrin entre,
mardi, dans son deuxième mois sans issue rapide apparente.
Des forces gouvernementales syriennes vont entrer dans le secteur d’Afrin, dans le nord-
ouest de la Syrie, à une trentaine de kilomètres de la frontière turque, au cours des heures à
venir, avaient rapporté lundi les médias du régime de Damas. Ankara a prévenu mardi que
ses forces n’hésiteraient pas à affronter l’armée syrienne si elle entrait effectivement dans
l’enclave afin d’y soutenir les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG).

Ce qu’il faut retenir de la situation dans la Ghouta orientale en Syrie


L’enclave rebelle, près de Damas, fait l’objet depuis 2013 d’un siège de la part du régime
syrien. Depuis dimanche, près de 320 personnes sont mortes en raison d’intenses
bombardements.

A Afrin, les Kurdes reçoivent le soutien de milices prorégime


Des forces fidèles à Bachar Al-Assad s’opposent à l’offensive turque sur l’enclave.
Les milices loyales à Damas ont annoncé leur déploiement dans l’enclave d’Afrin, en soutien
aux combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), en proie à une offensive
de l’armée turque.
Les YPG sont les alliés de la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Mais à Afrin,
attaquées par Ankara, elles n’ont pas bénéficié du soutien de leurs alliés occidentaux. Il
serait inconcevable, en effet, pour une alliance militaire dirigée par Washington, de
s’opposer à l’offensive d’une puissance majeure de l’OTAN.
Les autorités turques considèrent comme « terroristes » les milices YPG, du fait de leurs
liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre Ankara depuis plus
de trente ans.
Maîtresse de l’espace aérien au nord de la Syrie, la Russie dispose d’un puissant levier de
pression sur Ankara. Le ciel d’Afrin a ainsi été fermé aux avions turcs pendant plusieurs
jours après la destruction d’un chasseur SU-25 russe par la rébellion anti-Assad dans la
région d’Idlib.

Les bombardements de l’aviation syrienne sur l’enclave rebelle de la Ghouta orientale ont
fait au moins 250 morts en trois jours, et le massacre se poursuit. Lundi, près de 127 civils
ont été tués, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), faisant de cette
journée la plus sanglante en termes de pertes civiles depuis le début de l’année 2015.

Face à cette catastrophe humanitaire, la communauté internationale peine à adopter une


position commune, et la paralysie diplomatique est critiquée face à ce « Srebrenica du XXIe
siècle ». Srebrenica : « A Srebrenica, quelque 8 000 hommes et adolescents
musulmans furent massacrés en quelques jours. (…) Le tribunal pénal pour l’ex-
Yougoslavie a plus tard déclaré que ces crimes constituaient un génocide. (…) La
communauté internationale savait pourtant très bien ce que le général Radko Mladic
[commandant en chef de l’armée de la République serbe de Bosnie] était en train de
faire, et qu’un massacre était imminent. Elle a détourné le regard. L’agonie de la
Ghouta orientale (…) est plus lente mais ignorée de la même façon. Encore une fois,
des civils, dont de nombreux enfants, sont massacrés. Encore une fois, les pouvoirs
occidentaux, avec des forces présentes dans le pays, refusent d’intervenir. Encore
une fois, les Nations unies sont impuissantes. »
L’opposition syrienne en exil a, elle, dénoncé « une guerre d’extermination » et accuse la
Russie d’empêcher une solution politique au conflit.

Syrie : Poutine, Macron et Merkel ont prôné la « poursuite des efforts communs »
pour la mise en place de la trêve
Des bombardements ont à nouveau touché le fief rebelle de la Ghouta orientale dimanche,
au lendemain du vote par l’ONU d’une résolution « réclamant » une trêve.
L’Iran, soutien du régime de Bachar Al-Assad, a affirmé, pour sa part, que les opérations
contre les « terroristes » – c’est ainsi que Damas appelle les rebelles soutenus par les
Occidentaux – allaient continuer en dépit du cessez-le-feu voté à l’ONU.
La région du Ghoua oriental est visée depuis une semaine par des bombardements du
régime qui ont tué plus de 500 civils depuis le 18 février. La campagne de bombardements
du régime sur la Ghouta orientale, d’une rare intensité même pour un pays ravagé depuis
2011 par une guerre qui a fait plus de 340 000 morts, a été lancée en prélude à une
offensive terrestre pour reprendre cette région qui a échappé à son contrôle peu après le
début du conflit.

UE :
Présidence de la Commission : les dirigeants de l’UE rejettent la procédure de la «
tête de liste »
Les chefs d’Etat des pays membres de l’Union européenne ne veulent pas d’un président
choisi par les partis politiques.
Le président de la Commission européenne est élu à la majorité par le Parlement européen,
sur proposition du Conseil européen qui désigne son candidat à la majorité qualifiée. Si ce
candidat n’est pas élu, le Conseil européen en propose un nouveau dans un délai d’un mois,
et selon la même procédure (art. 17 TUE).
Le traité de Lisbonne précise – ce qui est nouveau – que les chefs d’État et de
gouvernement (le Conseil européen) proposent un candidat au Parlement "en tenant
compte du résultat aux élections au Parlement européen". C’est ainsi qu’en juillet 2014,
Jean-Claude Juncker, candidat du Parti populaire européen (PPE), parti arrivé en tête lors
des élections de mai 2014, a été élu président de la Commission.
Les chefs d’Etats des pays membres de l’UE veulent donc mettre fin à ce procédé de
nomination.
Les dirigeants de l’Union, qui jusqu’à présent choisissaient une personnalité à huis clos,
n’ont pas goûté la manœuvre en 2014. Angela Merkel, qui s’inquiète d’un dispositif
empêchant de désigner un chef d’Etat ou de gouvernement en exercice, s’était fait piéger
par le débat interne – très vif – sur les Spitzenkandidaten en Allemagne, et avait finalement
dû favoriser la désignation de Jean-Claude Juncker comme tête de liste du PPE (aux
dépens du Français Michel Barnier).
Aujourd’hui, ces dirigeants apprécient toujours aussi peu un processus qui risque de leur lier
les mains. Ils refusent toute automaticité dans la désignation du Spitzenkandidat, et, de fait,
le traité de Lisbonne ne les oblige en rien à s’y plier, puisqu’il se contente d’indiquer qu’ils
désignent le président de la Commission « en tenant compte du résultat des élections »
européennes.

Vatican :

Le pape nomme une nouvelle commission antipédophilie


Le pape François s’efforce d’effacer l’impression désastreuse laissée par son voyage au
Chili, en janvier, quant à sa gestion des affaires de pédo­philie dans l’Eglise catholique. Il a
nommé, samedi 17 février, les membres de la nouvelle commission pontificale de protection
des mineurs, chargée de le conseiller pour améliorer la prévention des agressions sexuelles
dans l’Eglise et de conseiller les Eglises locales en la matière. Le mandat de la précédente
commission avait expiré le 17 décembre 2017, et depuis son avenir semblait en suspens.

Venezuela :

L’opposition vénézuélienne a décidé de ne pas participer à l’élection présidentielle


anticipée fixée au 22 avril et destinée à donner un nouveau mandat au chef de l’Etat,
Nicolas Maduro, successeur du charismatique Hugo Chavez (1999-2013). La coalition
des opposants, la Table de l’unité démocratique (MUD), s’est prononcée, mercredi 21
février – après les délibérations de ses différents partis très partagés sur la marche à suivre
–, en privilégiant le boycott d’un scrutin qu’elle juge truqué.
Nouveau passage en force : le président vient de proposer de coupler le scrutin présidentiel
avec des législatives, pour se débarrasser ainsi définitivement du Parlement, seul pouvoir
contrôlé par les opposants après leur victoire aux élections de décembre 2015.