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PRÉFACE

La mort n’est que l’autre face de la vie, à l’instar d’une


médaille qui a 2 faces, celle que l’on voit, et l’autre for-
cément invisible, sauf si on retoume la médaille. La mort est
donc la face invisible de la vie. Mais invisible ne veut pas
dire inexistante ou absente, simplement c’est un autre plan
de conscience inaccessible aux 5 sens ordinaires de tout être
humain; et en cela, c’est un mystère, titre de ce livre.
L’auteur a une expérience de la mort, de par son ministère
sacerdotal qui le conduit à veiller des personnes en agonie,
puis à effectuer les rites de l’inhumation avec les prières de
l’Église et les rituels appropriés de la tradition bimillénaire
du christianisme; et ensuite à apaiser le chagrin des familles.
Son ministère épiscopal l’a nécessairement mis en
obligation d’apprendre pour comprendre et ensuite pour
enseigner les Mystères de l’Église, et parmi ceux-ci les
Mystères de la mort sont toujours en constante évolution
selon les expériences métaphysiques et les récits des EMI ou
NED, qui sont largement publiés pour un vaste public.
Alors, si tout a été dit, redit et revisité d’après les critères
de la sociologie et les apports de la science, pourquoi un
ouvrage supplémentaire? Parce que justement dans l’esprit
d’un vaste public subsistent 2 attitudes
1) Celle de ne pas s’instruire par la perte des repères de la
foi et l’éloignement progressif des réalités religieuses ou
spirituelles, due à cette déchristianisation de la France en
particulier et de l’Europe en général.
2) Celle de s’en remettre exclusivement aux récits des
expériences de NDE ou EMI sans avoir la suite ou le «mode
d’emploi» de l’après-vie; car il est rassurant de croire (ce

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qui évite de penser et de réfléchir) comme le suggère une
célèbre chanson «on ira tous au Paradis». Pas sûr.
Les œuvres accomplies ici-bas sur terre nous accom-
pagnent dans l’au-delà, de même que par nos pensées nous
créons notre réalité et cette réalité nous suit, quel que soit
l’état de conscience que nous empruntons.
Exemple : pour un athée convaincu qu’il n’y a rien après
cette vie, si ce n’est le néant absolu, et dont les œuvres à
l’image de son incroyance sont très discutées pour ne pas
dire négatives, comment imaginer que son âme et les corps
subtils qui l’accompagnent vont réagir au moment de la
transition (passage de la vie à la mort) et du trouble post-
mortem? C’est en partie pour répondre à ces questions que
cet ouvrage a sa raison d’être, en rappelant des «vérités» qui
furent transmises à l’humanité il y a fort longtemps et dont
les religions, les philosophies et les spiritualités sont les
gardiennes.
«À chacun sa vérité» dirons les agnostiques et libres
penseurs, persuadés dans leur ignorance détenir le droit
d’imposer le gel de toute connaissance éclairée à ce sujet,
sous prétexte que leur allergie à une référence religieuse ou
spirituelle est une offense à leur dignité d’être libres et
affranchis de toutes croyances.
Cependant, croyants ou athées, à la fin de notre pèle-
rinage terrestre, nous devrons nécessairement passer par
cette transition; aussi notre compréhension de ce processus
de la mort peut grandement nous aider à accomplir
sereinement et pourquoi pas dans la Paix, l’Amour et la
Lumière, ce passage d’une vie active dans la matière et le
libre arbitre qui rend responsable, vers une vie en esprit
suite à notre entrée dans le monde des principes

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immatériels.
C’est en méditant sur cette phrase que l’auteur de cet
ouvrage affectionne particulièrement, soit : « Les morts ne
sont pas des absents, mais des vivants bien présents, qui,
quoiqu’invisibles à nos yeux de chair, guident les pas de
ceux qui sont ici-bas » que j’ai ressenti le désir d’
approfondir mes connaissances et ainsi de lever le voile qui
nous sépare de l’au-delà. Sans vouloir critiquer l’Église, je
pense comme l’auteur que les conséquences du Concile
œcuménique de Constantinople en l’an 553 ont eu une
répercussion dans la foi des fidèles au sujet de la
compréhension de la mort; aussi puisse cet ouvrage, rédigé
par un ecclésiastique, ayant pratiqué en 42 ans de sacerdoce
les rites sacrés pour accompagner les défunts dans leur
élévation de conscience, réconcilier avec l’institution
religieuse ceux qui, tout en se prévalant de leurs croyances,
souhaitent ardemment accéder à la compréhension des
Mystères de la mort.
Erwan GWENGALARC’H

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AVANT-PROPOS

« Nous mourons, mais nos actes ne meurent pas, car ils


se perpétuent dans leurs conséquences infinies.
Passants d’unjour,
Nos pas laissent dans le sable de la route
Des traces éternelles
Rien n ’arrive qui n ’ait été déterminé par ce qui l’a précédé
Et l’avenir est fait des prolongements inconnus du passé. »
Jules Vemes (1828-1905)

Depuis la loi de séparation de l’Église et de l’Etat du 9


décembre 1905 (qui faisait suite à la Révolution Française
de 1789 où le clergé s’est vu confisquer tous ses lieux de
culte au bénéfice de la nation, laquelle est devenue
propriétaire des cathédrales, et les communes des églises
paroissiales), la religion catholique apostolique et romaine
qui était majoritaire en France relève désormais de la sphère
privée. C’est ce phénomène qu’on appelle la sécularisation
qui a entraîné, outre la laïcisation des biens d’Église, la
laïcisation des esprits; c’est-à-dire que la conviction
religieuse, étant devenue indépendante de la vie publique,
parce que reléguée dans la sphère de la vie privée, perdait de
ce fait son autorité morale, et ainsi elle peut être considérée
comme une opinion certes respectable, mais seulement
comme une opinion laissée à la liberté de chacun.
11 s’en est suivi un recul des valeurs morales de la
chrétienté, au bénéfice d’une survalorisation des Droits de

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l’Homme, au sens d’une éthique où le comportement dans
l’espace public par le respect des lois républicaines est
devenu la norme de la partie théorique de la morale laïque.
L’éthique (du grec éthikos = moral, et d’éthos = mœurs)
conceme donc les principes de la morale, et en philosophie
l’éthique est aussi la doctrine du bonheur des hommes et des
moyens d’accès à cette fin, tout en étant également un
ensemble particulier de règles de conduite qui fonde
l’éthique de la morale républicaine.
De ce point de vue, la loi républicaine se fonde sur
l’usage des convictions religieuses au regard de la mort et
laisse chaque citoyen agir à sa guise, hormis les règles de
droit commun en ce qui conceme l’inhumation, soit l’acte de
mettre en terre un corps humain, avec cérémonies
religieuses ou sans cérémonies religieuses.
Force est de constater qu’en ce début du XXIe siècle, une
forme de régression de l’enseignement et de la transmission
des valeurs morales et de la connaissance de la religion
chrétienne s’est installée dans les consciences de notre
civilisation occidentale dite judéo-chrétienne; surtout depuis
le Concile Vatican II ( 1962-1965), ce qui a eu pour
conséquence une certaine indifférence aux réalités
existentielles enseignées par la religion, et même
d’ignorance d’une partie de la jeunesse, car souvent élevée
sans religion; parce que les parents s’étant eux- mêmes
détoumés du christianisme, il y a donc une rupture de la
transmission de la tradition pérenne.
Et c’est ainsi que face à la mort et à ses mystères, on
constate un désarroi de plus en plus sensible, pas seulement
dans la jeunesse, mais aussi, pour beaucoup d’adultes qui se
retrouvent désemparés et au-delà de la tristesse légitime, ils
sont même parfois dans l’ignorance àce sujet; ce que

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démontrent des sondages effectués par les organismes
religieux ou sociologiques.
Bien sûr, les athées, les sceptiques et les anticléricaux
pourront toujours se retrancher derrière cette assertion
brandie comme un étendard «personne n’est revenu pour
nous dire comment cela se passe»... Personne... Pas tout à
fait, car il y a d’une part les expériences vécues par des
personnes qui sont connues dans les aréopages scientifiques
pour des expériences de NDE (qui signifie «Near Death
Experience» soit les «états proches de la mort»), et les
révélations des mystiques et des Saints de toutes les
religions; lesquels en état de dédoublement ou d’extase sont
passés «temporairement» de l’autre coté du voile et
décrivent avec force de détails ce qu’ils ont vu, entendu,
ressenti et vécu. Toute une littérature abondante et pas
seulement religieuse, mais également ésotérique ou
philosophique, foisonne à ce sujet, sans oublier les
investigations scientifiques du célèbre Docteur Raymond
Moody, décrites dans ses deux ouvrages de référence : la vie
après la vie (1975) et Lumière nouvelle sur la vie après la
vie (1977).
Certes, chacun croit ce qu’il veut ou ce qu’il veut bien
croire en se référant à ses cinq sens, à son intuition, ou en
essayant de se hausser un tant soit peu au-dessus de notre
condition humaine, pour s’interroger au moins une fois dans
sa vie sur le devenir d’une partie de nous-mêmes lorsqu’elle
sera séparée de l’enveloppe charnelle.
Cela renvoie certes à de vieux clichés sur la mort, l’au-
delà, la faculté de communiquer avec les désincarnés
(vieille comme le monde qui se décline selon les interdits,
les dévoiements et la qualité vibratoire des médiums spirites
habilités à pratiquer cet art spirituel), le péché originel, la
résurrection et la vie éternelle.

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Sincèrement, quel être humain, ayant fortement aimé un
être humain, au moment de la mort de celui-ci et surtout
après son trépas, n’ a pas cherché consciemment ou
inconsciemment, volontairement ou involontairement à
entrer en contact par la pensée, les sentiments, la prière ou
par les procédés mystiques, voire occultes, avec celui-ci?
Sinon, pourquoi constate-t-on cette prévalence des rites
socioculturels post-mortem comme le fait de se recueillir sur
la tombe d’un être cher, de déposer sa photo dans sa maison
en faisant un petit autel de prières avec une offrande de
veilleuse, et de consulter pour certains des médiums
qualifiés de spirites en quête d’un signe ou d’un message de
nos chers disparus?
Dans les religions révélées comme dans les antiques
religions à mystères, la mort occupe une grande place;
d’ailleurs les trois cérémonies principales de la religion
judéo-chrétienne qui réunissent le plus de monde sont le
baptême, le mariage et bien évidemment les obsèques.
En outre, si certains se demandent à quoi servent les
religions, d’autres sont bien réconfortés d’être assistés par
les ministres du Culte dans les moments pénibles d’une vie,
où le réconfort prodigué par la communauté des croyants
s’allie à l’espoir de retrouver ceux qui nous quittent pour
s’en aller dans un autre monde qui n’est pas accessible aux
cinq sens. Car, il devient évident que la mort est un autre
monde, une frontière vibratoire, derrière laquelle se cache
tous les mystères de l’après- vie, auxquels l’humanité est
confrontée depuis des millénaires.
Des sociologues et des anthropologues ont même émis
l’hypothèse que les premiers balbutiements de religion
soient nés avec la codification de rites, plus ou moins

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simplistes ou élaborés entourant les défunts, et liés au
maintien de leur mémoire ou à la peur des fantômes.
Les dessins rupestres des grottes, comme celles par
exemple de Lascaux (en Dordogne - France) datant des
périodes du néolithique et du paléolithique, nous renseignent
sur cette préoccupation, somme toute, logique de nos
lointains ancêtres pour la mort et la vie dans l’au-delà, qui
semblaient plus évidentes à ces époques reculées qu’aux
yeux de nos contemporains de nos sociétés civilisées.
Certes, la pensée , religieuse, philosophique et ésotérique
a évolué au cours des siècles, mais il n’en demeure pas
moins vrai que les religions enseignent des fondamentaux,
dont le tout premier est certes la croyance en un Dieu
Créateur unique ou multiple, et le second est lié à la survie
de l’âme après la mort du corps physique, et selon les
croyances à son retour cyclique selon la loi de causalité qui
a donné naissance au concept de la réincarnation, ou bien en
l’attente de la résurrection. Mais aucune religion, quelle
qu’elle soit, ne prône qu’il n’y a rien après la mort; c’est
donc que, quelle que soit la référence religieuse, l’après-vie
est une donnée fondamentale du patrimoine religieux de
l’humanité. En fait, il n’y a que les athées ou les agnostiques
pour soutenir qu’il n’existe plus rien qui survit de l’être
humain après la mort du corps physique; ce qui ne
représente qu’un dixième de toute l’humanité, soit une petite
minorité, laquelle n’est pas au regard de la loi des nombres
la norme sur laquelle se fonde la prévalence des sciences
humaines.
Schématiquement, il existe cinq systèmes de croyances
religieuses au sujet de la mort et de l’après-vie
- le concept des religions monothéistes et polythéistes.

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- celui des expérimentations scientifiques ou des re-
cherches dans ce domaine.
- celui des religions animistes, ou issues des chama-
nismes et de leurs dérivés.
- celui des écoles de sagesse ou philosophiques ou
ésotériques.
- celui des spiritualistes liés aux expériences mystiques
ou médiumniques, avec les chanels et la trans-
communication instrumentale ou T.C.I..
Chacun de ces cinq concepts a ses défenseurs du dogme
établi, ses contestataires et ses chercheurs.
En ce qui me concerne, pour la rédaction de cet ouvrage,
je n’ai pas recherché à privilégier un concept par rapport à
un autre, mais à déterminer avec rigueur et impartialité ce
qui est de l’ordre du savoir, de la connaissance, du révélé,
du mystique, du message post-mortem, de l’expérimentation
à caractère scientifique ou de la communication
extrasensorielle pour établir une sorte de consensus certes
relatif et soumis au libre arbitre de chacun, mais
suffisamment étayé pour favoriser une acceptation consentie
plutôt que résignée de cette fatalité inéluctable que
représente la mort.
En ma qualité d’ecclésiastique, après 42 ans de prêtrise et
40 ans d’épiscopat où mon ministère m’a confronté à la
douleur des familles éplorées, à l’angoisse des agonisants et
à l’accompagnement par la prière et les rites post-mortem
des défunts; j’ai pu accumuler des observations, des
témoignages et des faits sumaturels qui corroborent les
révélations établies par les chercheurs, suite à des
investigations métaphysiques et de communication avec les
désincamés.

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Certes, cela m’a souvent mis en porte à faux doctrinal
avec la hiérarchie religieuse, et à l’instar des théologiens
catholiques romains limogés de leur chaire d’enseignement
pour divergences d’opinions, il m’a fallu apprendre
àconcilier avec onctuosité toute religieuse les différentes
sources des savoirs et des connaissances auxquels je me
réfère, pour la mise en évidence des réalités visibles et
invisibles qui entourent le processus inéluctable de la mort.
C’est ainsi que mes prises de position lors de mes
conférences publiques ou de rédaction d’articles religieux
àce sujet m’ont attiré l’inimitié de mon patriarche lorsque
j’étais sous sa juridiction religieuse, au point de devoir entre
autres quitter l’orthodoxie pour rejoindre la catholicité; car
j’étais sous la menace d’une excommunication et d’une
réduction à l’état laïc selon le droit canon cyprianique, pour
cause d’enseignement non conforme aux dogmes établis.
Et pourtant, j’adoptais des techniques casuistiques ou des
attitudes humoristiques, prenant grand soin de m’exprimer
toujours ex cathedra, afin de ne pas froisser les sensibilités
ou les susceptibilités religieuses.
En voici un exemple concret que je cite à titre anec-
dotique. Lors d’une conférence publique dans l’austère cité
du calviniste à Genève en Suisse, un auditeur me demande
lors de la période de questions : « si je crois à la
réincarnation et si cela est contraire à la référence doctrinale
majeure du christianisme». Etant prévenu par avance qu’il y
avait des journalistes des quotidiens «la Suisse» et «le
journal de Genève» dans la salle, ainsi que des représentants
attitrés des Eglises Protestantes, Catholiques et Orthodoxes
qui en quelque sorte m’observaient et semblaient attendre de
moi une erreur pour me décrédibiliser, afin que je ne vienne
plus «perturber» leurs fidèles par l’audace des conférences
auxquelles j’étais invité à m’exprimer,j’ai donc adopté non

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sans humour l’attitude suivante : «Les Conciles de telle et
telle année Qe les citais tous en les commentant)
m’interdisant en tant qu’ecclésiastique de formuler une
opinion favorable sur une croyance et un enseignement qui a
certes été diffusé pendant cinq siècles et demi, mais ayant
fait l’objet d’anathèmes, je ne puis les valider ou les cau-
tionner en tant que représentant attitré d’une juridiction
religieuse. Cependant, si vous m’accordez quelques se-
condes, je souhaiterais apporter un complément indis-
pensable à l’élaboration de ma pensée àce sujet».
Puis, consciencieusement, je posais ma croix pectorale et
ma panaglia, je retirais ma soutane, j’enlevais mon col
romain, et étant ainsi redevenu en apparence un laïc, je
disais : «mais, Monsieur Franck-William
SCHAFFNER, ici présent devant vous croit en la doctrine
religieuse de la transmigration des âmes improprement
appelée réincarnation, mais plus connue dans le sens
théologique du terme sous le vocable de palingéné- sie... ».
Puis j’expliquais avec force, détails et références intra et
infra religieuses, les fondamentaux de cette doctrine qui
concerne tout de même plus des deux tiers de l’humanité.
Bien entendu, plus de la moitié de la salle souriait avec
bienveillance et sympathie et l’autre moitié riait jaune ou
faisait grise mine, mais j’avais réussi à exprimer une opinion
liée non pas à un dogme changeant, mais à la prévalence des
connaissances connues et validées par des expériences
métaphysiques ou à caractère scientifique.
Ceci se passant, il y a environ 40 ans, dans les années
1975 à 1980, lorsque je faisais mes tournées de conférences
en tant qu’évêque exorciste d’un des Patriarcats de l’Église
Orthodoxe.
Mais un événement exceptionnel provenant des hautes

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sphères du Vatican m’a fortement aidé dans ma façon de
m’exprimer à ce sujet. Il s’agit d’un article paru dans
l’Osservatore Romano daté du 2 avril 1979 et signé de la
main du deuxième personnage de l’Église Catholique
Apostolique et Romaine en matière doctrinale après Sa
Sainteté le Pape, soit le Préfet de la Sacrée Congrégation des
rites, ex-Saint Office ex-inquisition. Voici la phrase en
question «Certes, l’Église n’est pas réincamationiste, mais
dans ce domaine j’invite à toutes les recherches... »
En langage jésuitique, cela pourrait signifier : on s’est
trompé, on n’ose pas le dire pour ne pas encourir l’opprobre
ou le désenchantement, alors reprenons depuis le début des
fondamentaux de l’Eglise tels qu’ils furent enseignés et
restons dans la tradition et le magistère tels qu’ils nous
furent révélés aux temps apostoliques de l’Eglise.
Devinez qui a signé un tel document ? C’est Son Emi-
nence le Cardinal Joseph Ratzinger, devenu comme chacun
sait Sa Sainteté le Pape Benoît XVI.
On ne saurait mieux dire et certes avec une telle réfé-
rence, il n’était plus nécessaire par la suite d’oter et de
remettre ma soutane et mon col romain pour répondre aux
questions suscitées par le titre de deux de mes conférences
fétiches : L’Eglise et la réincarnation et l’Eglise face au
paranormal.
Chapitre 1

COMPREHENSION DE LA MORT

« Les hommes qui ont vécu sur la terre se retrouvent après

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la mort et se reconnaissent, selon Socrate ».
Allan Kardec

« Ne cherchez pas à comprendre l’homme de la naissance à


la mort, mais plutôt de la mort à la naissance ».
Platon

I Généralités liées au concept de la mort


Certes, la mort est une fatalité qui peut entraîner au


désespoir et à l’affliction de tous ceux qui perdent un être
cher. Mais ceci n’est que l’aspect humain de la confron-
tation logique de ce qui est convenu d’appeler l’âme dans
notre culture judéo-chrétienne et occidentale, laquelle étant
incamée dans un corps de matière périssable devra
nécessairement le quitter dans le processus naturel de la
mort; ce qui bien évidemment suscite une perte affective
pour tous ceux qui avaient tissé toutes sortes de liens
(émotionnels, intellectuels, affectueux, etc. ... ) avec cette
âme.
Vous avez sans doute pu remarquer que lorsqu’une personne
meurt, elle a droit à une sorte de réhabilitation, de respect
mêlé d’indulgence pour son passé; même si d’un point de
vue général, cette personne s’était rendue odieuse envers
tout le monde. Il semblerait, donc, que la mort sanctifie les
êtres vis-à-vis de leurs contemporains, lesquels se croient
obligés lors des cérémonies religieuses de faire l’éloge de
leur semblable; même si au demeurant la réalité est
différente, c’est ce qu’on appelle le respect des
convenances, ce qui n’empêche pas qu’après les obsèques,
les langues se délient comme par magie.

II Les trois questions existentielles de la sagesse antique


Il est vrai que la réflexion de la philosophie antique du

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«Qui suis-je? D’où je viens? Et où je vais? » nous oblige à
réfléchir d’une part à la mort, mais aussi d’autre part à avant
la naissance, donc «d’oùje viens? »; et surtout à après la
mort, donc « où je vais? », pour trouver en partie la réponse
à la fameuse interrogation existentielle du« qui suis-je? »
Ceci est donc la trame habituellement admise du destin
qui, entre la prédestination et le libre arbitre, façonne depuis
la nuit des temps l’existence des êtres humains, ballottés
entre l’ignorance ou le refus d’apprendre les vérités
immanentes, et la prise de conscience de ceux qui ont eu
accès à une connaissance révélée (religieuse, ésotérique ou
philosophique), pour développer un sens moral, support
privilégié de leur pèlerinage terrestre.
Justement, voilà le problème essentiel, nous ignorons
presque tout des lois cosmiques de l’univers et nous nous
contentons de croyances millénaires ou de dogmes parfois
invérifiables, quand ce n’est pas quelquefois de superstitions
empiriques, ou de présupposés émotionnels ou irrationnels.

III —Dharma, animisme et péché originel conditionnent


nos consciences, nos mentalités et aussi notre inconscient
En fait, nous constatons que l’humanité, en ce début du
troisième millénaire après la venue historique de l’homme
qui a incamé la Présence Divine sur cette terre, se partage
entre trois grandes tendances qui sont
Premièrement : la soumission au dharma1 étemel ou à

1 Définition du *dharma d’après le dictionnaire Marabout sur


les religions (édition de 1972) : « Terme sanskrit : ordre cosmique, loi
morale». L’hindouisme et le bouddhisme ant en commun l’idée que
l’univers tout entier (y compris les êtres vivants) est un assemblage
d’éléments autonomes en équilibre précaire. Lorsque tout est en ordre,
lorsque tout fonctionne bien, c ’est le dharma, que menacent cependant
les forces du mal. S’ii advient que l’ordre soit menacé prématurément, c

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l’ordre cosmique universel qui nous permet, par la trans-
migration des âmes, de nous améliorer et de nous perfec-
tionner, par le concept de justice immanente, appelée de
façon très simplifiée : la loi de réincarnation, basée sur la
rétribution des mérites ou démérites, acquis dans une vie
antérieure et qu’il faut compenser par la vie présente. Cela
conceme, tout de même, plus de la moitié de la population
du globe, toutes tendances religieuses et philosophiques
confondues, depuis des temps immémoriaux, et se situe
traditionnellement dans les territoires de l’Est et de l’Orient
par rapport a l’Europe.
Deuxièmement : la croyance aux.pouvoirs de l’esprit de
ceux qui sont morts et que l’on vénère par respect,
superstition ou bien encore, que l’on oblige, par l’action des
lois magiques, a nous servir. Ceci s’appelle, d’une manière
communément admise par les ethnologues, les sociologues,

’est-à-dire avant la fin normale du cycle, les hindous pensent que ■


Vishnu s’incarne pour vaincre le malin (doctrine des « avatâra»). /Les
bouddhistes, pour leur part, mettent l’accent sur l’idée que la vraie Loi
morale (dharma) est de parvenir à l’extinction du désir humain, état de
béatitude extrême obtenu à la suite de la sunyata (état du psychisme
vidé de toutes pensées), car le monde où nous vivons est nécessairement
voué à la lutte entre les forces contraires (Joie et douleur; chaud et
froid, etc.). Finalement le mot dharma en arrive à désigner la doctrine
fondamentale du bouddhisme, cependant que les hindous appellent leur
religion « Sanatana Dharma » (loi cosmique éternelle). La différence
réside surtout dans le système de valeurs mis en avant par les deux reli-
gions; là où le bouddhisme met l’accent sur l’aspect intérieur de la loi
morale : renoncer au jeu mondain pour gagner le nirvana,
l’hindouisme insiste sur la notion d’ordre social : chez les dieux, le
dharma, c ’est l'organisation fonctionnelle du panthéon; chez les
hommes, c'est le système des castes, le culte régi par la liturgie élaborée;
dans la nature, le dharma, c’est l’harmonie universelle; les phases de la
lune, la course du soleil, le fait que la mousson revienne en temps
voulu, etc. ; mais c ’est aussi, ii va sans dire, le fait que les hommes
agissent « comme ii se doit ».

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les théologiens et les historiens, l’ani- misme2. Ce terme
provient du terme latin anima, signifiant l’énergie de vie
personnalisée en chaque être sous la forme d’une âme, qui
anime la matière physique périssable et lui donne la vie par
le mouvement et l’action.
L’animisme est majoritaire dans toute l’Afrique, dans les
îles de peuplement créole ou bien dans des contrées de
civilisations dites archaïques; mais aussi survit en Amérique
du Sud et du Nord, chez les Amérindiens, mais sous une
forme différente, car liée à une révélation immémoriale.
Troisièmement : le dogme du péché originel et de la
résurrection finale, présent dans le christianisme, mais aussi,
dans ce qu’il est convenu d’appeler les religions
monothéistes, à savoir, par ordre chronologique : le ju-
daïsme, le christianisme et l’islamisme. Cela représente plus
du tiers de l’humanité, qui ne l’oublions pas, sont les
contrées où se prennent toutes les décisions importantes de
l’humanité, d’un point de vue certes politique, mais aussi
économique. C’est-à-dire tout l’Occident, de l’Europe aux
Amériques, mais aussi le Moyen-Orient et ses satellites.
Bref, ces trois tendances majoritaires ont façonné nos
croyances et notre comportement face à la mort. Exemple

2 Animisme : «forme très répandue de religion ou de


philosophie qui consiste a doter d’une âme, ou de plusieurs âmes, tout
être de l’univers. Selan la nature des ces âmes, les croyances sont très
différentes, de même que sur leur localisation dans les corps. Le monde
de l’indifférence n ’existepas;partout et en chacun règne une puissance
redoutable ou tutélaire, qui l’importe de ce concilier a un strict respect
des prescriptions et des interdits. La vie sociale et personnelle est
quadrillée par un réseau de tabous et oscille de la terreur a l’exaltation.
Qui enfreint les tabous s’attire les pires malheurs; qui les respecte
connaîtra le bonheur: Taus les actes s’accomplissent en présence et
sous l’invocation d’une multitude d’âmes tourbillonnant autour et al
’intérieur de chaque être comme

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flagrant : en Occident, le port quasiment obligatoire de la
couleur noire pour les obsèques et la période de deuil dans la
tristesse et le recueillement; alors qu’en Orient,

un essaim d’abeilles invisibles. C’est une sorte de doublure spirituelle de


la nature matérielle. La crainte des esprits, des démons, et des ancêtres
domine l'univers et exerce plus d’influence immédiate que le culte,
quand il existe, d’un dieu créateur et justicier: » Source dictionnaire
marabout les religions.
au contraire, ' on s’habille en blanc, on danse et on est
joyeux ou du moins on essaie de l’être pour celui qui vient
de mourir, car on pense qu’il est libéré des chaînes de la
souffrance et qu’il entre dans un monde de paix et de
lumière, soit une sorte de nirvana.
J’observe que l’éducation religieuse et les tabous so-
cioculturels dans ce domaine ont codifié notre compor-
tement et indirectement notre mentalité; ce qui implique un
regard très différent vis-à-vis de la mort selon le point de
vue philosophique et religieux ou areligieux auquel on se
réfère.

IV — Les épreuves de la vie induisentles questionnements


et les prises de conscience
Par contre, c’est presque souvent à l’occasion d’un deuil,
d’une grande épreuve, d’une diminution de la santé ou de
l’attente de la mort, que se produit la prise de conscience
salvatrice de l’être humain; lequel cherche à comprendre ce
qui lui arrive, et ce pourquoi il le subit. Le pourquoi et le
comment des choses deviennent plus importants que le
confort moral d’une vie autrefois passée à assumer son
quotidien et à essayer de jouir du temps qui passe. En effet,
entre l’absolu et le relatif, l’être humain cherche un
intermédiaire ou une intelligence créatrice, infiniment bonne
et attentive, pour comprendre ce qui lui arrive.

21
C’est ainsi que pour mieux relativiser les dogmes purs et
durs ou les exigences morales des grandes traditions
multimillénaires, il faut être aidé dans cette compréhension
des lois de l’univers, en empruntant par exemple les sentiers
de la sagesse. Parmi ces sentiers, ceux de la spiritualité et de
l’ésotérisme sacré se distinguent par rapport aux dogmes
pour les compléter efficacement, et me semblent être ceux
qui à l’heure actuelle permettent de comprendre, avec plus
de simplicité, ce qui nous trouble, nous angoisse ou nous fait
peur.
Subséquemment et pour mieux concevoir ce dont je vais
vous entretenir maintenant, j’ai fait appel à trois sources de
la connaissance : les religions, la sagesse universelle et la
science spirite éclairée et concrètement devenue quasi
vérifiable.
Ainsi, grâce à cette méthodologie expérimentale, depuis
plus de 40 ans, j’ai pu essayer de relier à la vie des
personnes désespérées et suicidaires, tenter d’éclairer des
âmes sur le point de transiter de l’autre coté du voile et ainsi
contribuer modestement à aider mon prochain, selon le
célèbre adage des Evangiles : « Ce que vous faites au plus
petit d’entre vous, c ’est à moi que vous le faites».
C’est donc, par conviction profonde basée sur des réalités
maintes fois vérifiées que je porte à la connaissance du
grand public une réflexion circonstanciée sur un thème
majeur, et non uniquement sur des affirmations élevées au
rang de vérités par les autorités religieuses, ésotériques ou
philosophiques.
Cela peut de prime abord paraître audacieux pour un
ecclésiastique, se réclamant de la tradition, mais non sans
humour, j’oserais tout de même préciser de la tradition
primordiale de la vérité étemelle révélée, et non pas

22
uniquement de la tradition souvent tronquée d’une religion
entrée en crise, tout au moins en Occident.
Voici une des raisons d’être de mon engagement spirituel
sur l’exposé de ces connaissances, pour lesquelles les
religions sont souvent en désaccord avec les enseignements
philosophiques ou métaphysiques des grandes traditions
initiatiques.

V De l’usage des facultés médiumniques et du spiritisme


éclairé pour comprendre l’après-vie et le cheminement de


l’âme
J’ai recours aux pratiques d’un spiritisme spirituel et
religieux éclairé, mais non pas comme l’ignorance
superstitieuse d’une grande majorité de chrétiens bien-
pensants la considère. Pour moi, le spiritisme éclairé est le
moyen pratique et direct d’avoir accès àce que je qualifierais
de « banque de données de la connaissance universelle des
lois de l’univers», ce qui change tout d’un point de vue
éthique.
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai ressenti la main de
l’invisible guider mon destin, et à la période de l’adoles-
cence, les expériences spontanées avec l’au-delà m’ont mis
en relation avec des âmes supérieures, pour orienter mon
sacerdoce vers l’efficacité spirituelle et aussi, pour
l’accroissement de la compassion envers mon prochain et de
l’amour-adoration envers mon Créateur. Cela étant, cela fait
longtemps que je n’ai plus la peur ou l’angoisse face à la
mort, et que je suis prêt à accepter celle de ceux qui
m’entourent, et à comprendre les apparences qui nous
masquent la réalité intangible d’une virtualité intemporelle.
Depuis des années, grâce à la canalisation métaphysique
de plusieurs authentiques médiums spirites, dont j’ai
respectueusement vérifié avec rigueur et impartialité les

23
capacités extrasensorielles; j’ai pu interroger l’invisible et
tenter de vérifier dans le temps l’exactitude des messages
post-mortem qui m’étaient révélés.
Bien sûr, ces médiums actifs ne sont pas des voyants au
sens vibratoire ordinaire de leurs facultés psychiques; ce
sont, tout d’abord, des âmes prédestinées qui ont la faculté
matérielle de rentrer en résonance psychique, émotive,
sensorielle et vibratoire avec des âmes désincarnées; et par
là même, sans qu’il y ait le moindre phénomène d’obsession
ou de possession, de se laisser pour un certain temps
«adombrer» par un esprit désincarné ou libéré des plans de
la matière, afin que celui-ci puisse s’exprimer directement
sans y être forcé par des artifices de nécromancie ou de
transcommunication maladroite et irresponsable.
Pour schématiser, je dirais qu’un médium spirite au-
thentique est, en quelque sorte un «téléphone» pour
converser d’une part, avec l’au-delà, donc avec nos chers
disparus, mais aussi et d’autre part, lorsque cela est possible
et autorisé par les plans supérieurs des lois universelles du
Divin manifesté, avec les saints, les grands esprits, les
hiérarchies angéliques et spirituelles des plans supérieurs de
la création divine.
Voici, à cet égard, un des premiers messages post-mortem
reçus de l’invisible par le vecteur humain du spiritisme
éclairé

« Venez à nous, vous qui souffrez. Nous sommes les rayons,


les flammes, auxquels vous vous réchauffez. Nous apportons
la paix aux âmes. » « Venez à nous, vous qui souffrez. Nous
calmons toutes les détresses. O vous tous qui désespérez,
venez, nous sommes la sagesse. Venez à nous, cœurs
malheureux, dont l'existence fut brisée. Vos disparus sont

24
tous aux cieux. Venez, nous sommes leurs pensées. Venez, ils
vous diront par nous, combien la terre est morne et froide,
combien l'au-delà leur fut doux, en quittant la prison si
roide. »
« Venez, ils vous diront aussi que pour avoir la récompense,
il faut supporter le souci, avec courage et patience. »
« Venez, ils vous diront encore que la mort n ’est qu 'un
grand voyage, un dur et magnifique essor qui de la terre
ouvre la cage. »
« Venez, ils vous diront enfin que c 'est le grand devoir de
vivre. Nul ne doit mourir de chagrin. Et refermer trop tôt le
livre que tient / ’impassible destin. »
Source : « L’heure des révélations» de Jean-Louis Victor
aux éditions de Mortagne.
À MÉDITER...

VI — Les accoucheurs de l’invisible et les guides spirituels


La vie après la mort continue, ce n’est plus seulement une
certitude métaphysique, mais une évidence pour beaucoup
d’entre nous, surtout pour les croyants, et que je vais essayer
d’exposer à la lumière et à l’expérience d’un parcours
initiatique au contact des décédés et de ceux qui ont la
faculté médiumnique d’entrer en relation avec le monde
invisible.
11 semble que nous retrouverons ceux qui nous ont
quittés, ce n’est pas un espoir, mais une réalité non vérifiable
d’un point de vue strictement démontrable par la science
matérialiste, mais qu’on peut appréhender de façon tangible
par les sciences mystiques et les investigations supra-
conscientes.
Car, ceux qui meurent sont accueillis par ceux qui les ont

25
précédés auparavant dans la mort, et qui dès lors agissent
envers eux, comme des «accoucheurs» de l’invisible. Vous
aussi, quand vous serez appelé à retourner dans la maison du
Père Etemel, vous y serez accueilli par ceux de vos familiers
qui vous ont précédé, et à votre tour vous ferez de même pour
les autres qui viendront. C’est une chaîne de fraternité
(invisible à l’œil nu) où ceux qui sont déjà dans la lumière
viennent chercher ceux qui sont dans le trépas ou dans les
trois pas du passage dans l’au-delà; et nous qui sommes en
apparence des vivants, avons le souci de s’assurer par nos
actions métaphysiques, que ceux qui ont quitté le plan
terrestre ont bien réussi ce voyage ou ce transfert vibratoire
dans l’autre monde.
En fait, grâce à ce «téléphone» avec l’invisible, j’ai pu
établir des liens extraordinaires de communication avec des
entités spirituelles qui ont pu me mettre en relation avec
ceux qu’on appelle communément nos guides spirituels.
Parmi ceux-ci certains esprits, qui étaient désincarnés depuis
un certain temps, veillaient plus particulièrement sur moi et
venaient spontanément, selon les permissions célestes,
répondre à mes questions, si le protocole d’induction
psychique et vibratoire était respecté au sens rituélique du
terme.
Et c’est de cette façon, entre autres, que sur notre im-
puissance à connaître la vérité révélée qui peut nous être
accessible selon les moyens communément ordinaires,
justement et aussi grâce aux procédés surnaturels, plane la
certitude d’une invisible main spirituelle et secourable
guidant les volitions humaines vers leur destin, selon leur
prédestination ou la fatalité induite par un libre arbitre
factuel.
En fait, nous ne comprenons pas les plans d’action
spirituels dans l’invisible à l’œuvre dans notre monde

26
visible, et nous ne savons presque rien du monde des réalités
immatérielles. Mais cependant, notre intelligence et notre
sensibilité nous permettent de ressentir comme un
pressentiment, cette réalité indicible que nous connaîtrons
unjour selon les modalités de notre perception spirituelle,
lorsque notre degré d’évolution spirituelle nous permettra
cette prise de conscience.
Nos guides spirituels étant sur un plan vibratoire différent
du notre, sont libérés des contraintes humaines, imposées par
une incarnation dans un corps de matière qu’il faut bien
entretenir, maintenir en santé, avec la dichotomie
qu’exercent les émotions perturbatrices et les désirs qui nous
enchaînent à la souffrance, avec leurs conséquences
existentielles. Dans le monde invisible, il y a la montée
vibratoire vers les plans supérieurs de la création où
rayonnent l’amour et la lumière, et ce rayonnement est une
émanation de l’Amour Divin; lequel augmente le champ
d’énergie spirituelle qui entoure ceux qu’on appelle nos
guides spirituels.
Aussi, lors d’un contact vibratoire par communication
médiumnique, il s’établit une connexion permettant à
l’énergie rayonnante de ces êtres de se manifester en premier
lieu sur la personne qui a établi cette communication et en
second lieu de régénérer tout autour les êtres qui se trouvent
en possibilité de communiquer avec eux. Ensuite et
seulement, ces guides peuvent favoriser une communication
avec les esprits désincarnés lorsque ceux-ci sont dégagés du
trouble post-mortem et qu’une nécessité spirituelle perrnet
que cet échange ait lieu sous leur protection.
Mais hélas, les ignorants voulant comme les apprentis
sorciers brûler les étapes des protocoles de la science spirite,
les superstitieux candides et les malintentionnés habillent
cette possibilité d’accès à une vérité immanente de leurs

27
erreurs, retardant de ce fait la descente de la lumière et de
l’énergie spirituelle par la guidance salvatrice d’une
authentique transcendance.

28
Chapitre 2

AIDE AUX MOURANTS

« Contrairement à ce que l’on pense dans la mort, il y a


beaucoup plus de rencontres que de séparations. »
Abbé Pierre

« Je vois sans peur la tombe aux ombres étemelles, car je


sais que le corps y trouve une prison, mais l'âme y trouve
des ailes !»
Victor Hugo

En conséquence, voici quelques indications pour aider ceux


qui sont appelés auprès d’êtres chers en phase ter-
minale,juste avant lamort. Ces quelques exemples que je
vous propose proviennent d’une part de la grande tradition
initiatique, et d’autre part des révélations post-mortem, avec
comme trait d’union la logique basée sur mon expérience et
ma pratique du sacerdoce chrétien.

I—Les cinq attitudes essentielles d’accompagnement d’un


mourant
Tout d’abord, il faut essayer de préparer ceux qui, parce
qu’atteints d’une grave maladie ou déjà en phase d’agonie,
savent que leur fin est proche, de la façon suivante :
1) Les réconforter sur vos sentiments nobles et mo-
ralement élevés à leur égard, malgré leur mutisme OU leurs

29
attitudes anxieuses, car tout le monde ne réagit pas
sereinement face à l’angoisse du grand départ.
2) Leur exprimer que leur vie n’est pas détruite, mais
transformée, en prenant comme exemple, les écrits de
certains mystiques qui expliquent le processus de la mort.
Voir à ce sujet le livre des morts Egyptien, le Bardo Thodol
tibétain, les écrits de Saint Jean de la Croix, de Saint
Thomas d’Acquin, de Sainte Thérèse d’Avila.
3) Leur expliquer comment cela va se passer, c’est-à-
dire, qu’ils vont vivre une sorte de dédoublement. Leur âme
va flotter au-dessus de leur corps physique, puis elle sera
comme aspirée vers une dimension transitoire dans une sorte
de tunnel, au bout duquel elle sera accueillie par la plupart
de ceux qu’elle a connus et aimés et qui étant décédés avant,
viennent à sa rencontre (avec le visage qu’ils avaient au
moment de leurs trépas, afin qu’on puisse les reconnaître)
pour l’aider à s’habituer à son nouveau monde, soit le
monde des esprits.
Car, au moment du trépas, l’âme doit nécessairement
quitter le monde des âmes incamées pour entrer dans le
monde des désincamés. C’est le fameux trépas ou les trois
pas qui impliquent une libération sur le plan de la matière,
des énergies et des concepts de la pensée. Ce trépas peut
prendre un certain temps, selon les dispositions spirituelles
et le degré de connaissance de l’âme qui franchit les portes
de la mort. C’est à ce moment-là que le trépassé a encore
plus besoin des prières de tous ceux qui l’aiment et non pas
des larmes (phénomène naturel et compréhensible qu’il faut
apprendre à gérer justement par la connaissance de la vie
dans l’au-delà) ou des sensibleries émotionnelles qui les
rattachent à la terre.
4) Selon la tradition de l’Eglise, l’Apôtre des nations

30
Saint Paul nous révèle qu’il y a la première et la seconde
mort. La première étant l’arrêt des fonctions biologiques, et
la seconde est le réveil de l’âme qui décide de quitter
l’enveloppe chamelle du corps physique. Le laps de temps
entre la première et la seconde mort correspond à la tradition
religieuse des 40 jours de prières de l’office des morts
assortis des 40 messes soit une pour chaque jour. Ensuite
une messe tous les trois mois pendant un an, suivie de la
messe anniversaire de requiem une fois par an au moment
de la date du décès. Ceci est le strict minimum en matière
religieuse qui existait avant le Concile Vatican II. Depuis, je
constate une certaine forme d’éloignement des
enseignements de la tradition et d’ignorance, qui se sont
installés dans la plupart des comportements de nos
contemporains, face aux devoirs religieux envers un défunt
lorsque l’on se considère comme croyants et reliés à la
tradition chrétienne. Il est évident qu’une incinération au
bout de quelques jours interrompt dramatiquement ce
processus naturel de la seconde mort, soit le moment où
l’âme après d’incessants allers et retours choisit le moment
de quitter définitivement le corps physique. Cet instant est
variable selon l’évolution spirituelle des uns et des autres,
mais la règle des 40 jours demeure selon la norme usuelle à
respecter.
5) le trouble post-mortem est une réalité intangible qui
accompagne tout être humain qui connaît le processus de la
mort. Ce trouble correspond justement aux 40 jours
nécessaires au réveil de l’âme, afin qu’elle accepte son
nouvel état de désincarné, soit le fait de ne plus dépendre
d’un corps physique et donc de s’habituer à vivre sans ce
corps physique pour mener la vie des esprits. Ce trouble
post-mortem peut durer plus longtemps si les conditions de
la mort sont violentes, inhumaines ou chargées de res-

31
sentiments. Bien évidemment l’incinération accélère et fait
durer le trouble post-mortem, par l’obligation faite à l’âme
et aux corps subtils de quitter rapidement et subitement le
corps physique, avant le temps nécessaire pour ce processus
naturel qui doit se faire selon la norme usuelle qui est de 40
jours, et parfois plus selon l’enseignement de l’Eglise dans
sa tradition la plus lointaine, donc la plus proche des sources
originelles du christianisme.
Nota bene :
Au moment de sa désincarnation, l’être humain se dépouille
de son habit de chair et quitte le corps physique par le
plexus solaire qui est le centre sacré où se rompt la corde
d’argent qui relie l’âme au corps. La preuve nous en est
donnée par les célèbres photos (de 1895) du Directeur de
l’école polytechnique soit le Colonel de Rochas d’Aiglun;
lequel ayant eu le courage de fixer sur des clichés les étapes
du déroulement de la mort et de la décorporation de son
épouse, nous a laissé un témoignage extraordinaire. Cela
lui valut d’être limogé de son poste, mais les clichés sont
conservés à la bibliothèque de l’Arsenal à Paris.

II Compréhension du processus du trouble postmortem


Ce trouble post-mortem correspond au temps nécessaire


pour que l’âme quitte le corps physique après un
délai plus ou moins long selon l’évolution de l’âme, la
soudaineté de la mort et le désir du mourant de se rattacher à
la vie.
C’est pourquoi l’incinération n’est pas recommandée, car
elle projette, dans le monde invisible de l’au-delà, l’âme et
les corps subtils qui l’accompagnent, sans qu’elle se soit
habituée par palier à ce nouvel état. En outre, l’incinération

32
est brutale et peut traumatiser le pé- risprit ainsi que les
corps subtils pour celui qui l’a subie.
L’Église indique une période transitoire de 40 jours entre
le moment du trépas et celui du dégagement de l’âme. Mais
si personne ne prie pour le désincamé ou que sa mort brutale
est due à un meurtre, un suicide ou un accident de la route,
ce temps de dégagement peut durer plusieurs mois voire
plusieurs années si l’âme refuse de s’élever. En effet, une
âme peut vivre l’attachement (par égoïsme à ses biens
terrestres ou par sentimentalisme à certaines personnes), la
peur, la lâcheté et les désirs qui rattachent aux souvenirs
terrestres au moment du trépas, et donc peut refuser de
s’élever vers ce tunnel vibratoire où elle serait accueillie à
son arrivée. Cela implique parfois la nécessité de purifier le
mental souvent bouleversé d’un mourant, par les rites
habituels des cérémonies religieuses codifiées pour favoriser
son acceptation de l’imminence de son trépas.
1) Du trouble post-mortem au passage dans le monde
astral
C’est le passage du plan terrestre au plan astral. Quel-
quefois après un certain temps de trouble qui précède le
dégagement, l’âme découvre sa nouvelle patrie comme un
lieu de lumière, d’harmonie et de paix. Mais dans la plupart
des cas, le plan astral est vécu comme un sas de purification
où se retrouvent les âmes des trépassés. Dans la conscience
de ce plan vibratoire, appelé le purgatoire par l’Église et le
plan astral par les traditions philosophiques, les trépassés
peuvent communiquer avec les incamés, à condition
d’établir un canal de communication qui correspond aux
exigences révélées en ce domaine.
Si l’Église appelle cela le purgatoire et l’initiation tra-

33
ditionnelle le nomme plan astral, c’est parce que d’un point
de vue religieux et initiatique, c’est un lieu vibratoire ou un
plan énergétique de transition; mais en réalité, c’est avant
tout un monde parallèle et spatio-temporel avec différents
plans vibratoires comme une immense esplanade où se
retrouvent les désincamés après leur sortie du tunnel suite à
leur trépas.
Mais il y a des nuances très contrastées dans l’astral.
Exemple : le bas astral qui correspond schématiquement aux
bas-fonds de nos villes modemes et l’astral élevé qui
symbolise les beaux quartiers de nos villes où la vie
culturelle et spirituelle est à l’honneur.
2) L’âme se juge elle-même avant le jugement lié au
respect des lois cosmiques, et son temps passé dans
l’astral est indéterminé
L’âme humaine en présence des autres âmes peut se juger
devant la grande assemblée des âmes réunies. C’est àce
moment qu’elle prend conscience de ses erreurs passées, de
ses manquements ou de son égoïsme, ce qui l’afflige et lui
donne le désir de se racheter et de se perfectionner. Alors
cette âme peut décider et demander à revenir sur la terre
pour continuer son évolution spirituelle dans une autre
incarnation terrestre, pour compenser ses fautes par le choix
d’épreuves dites ka- rmiques, car imposées comme
réparatrices. Mais on ne peut jamais délimiter le nombre de
vies ou d’incama- tions futures, car cela dépend de la
volonté d’évolution, de l’activité spirituelle dans l’au-delà
pour progresser ou de la paresse d’une âme.
Combien de fois l’âme s’incame pour rien et paie juste
une partie de son karma antérieur, auquel peut se rajouter un
karma créé dans cette vie présente; mais n’accomplit pas

34
nécessairement un travail d’évolution pour sortir de ce
processus de causalité. C’est pourquoi le séjour et la durée
passés dans le plan astral dépendent de la qualité morale de
l’âme, laquelle a le choix entre la stagnation et l’élévation
spontanée vers les plans de conscience supérieurs soit les
plans divins.
11 est souhaitable de proposer au futur défunt la nécessité
de pardonner à ceux qui sont en conflit de pensée ou
d’intérêts avec elle, avant de quitter son enveloppe terrestre
et ainsi prendre le risque de partir de ce monde chargé de
rancœur, de désirs inassouvis ou de regrets qui ne feront
qu’alourdir son passage dans l’au-delà.
Je pense qu’il est inutile de rajouter combien il est né-
cessaire de rassurer en entourant d’amour, de tendresse et de
gestes affectueux celui ou celle qui fatalement devra bientôt
nous quitter, afin d’accomplir en ces moments privilégiés
l’aide au mourant.

35
Cliapitre 3

QU'EST-CE QUE L'ÂME PAR RAPPORT


A L'ESPRIT
« Car ceux qu ’on appelle aujourd’hui les prophètes, on les
appelait autrefois les voyants. »
Bible de Jérusalem Samuel I 9, 9

«Le sommeil, le rêve et l’extase sont les trois portes


ouvertes sur l’au-delà d’où nous vient la vision de l’âme et
l’art de la divination. »
Pythagore

I Qu’est-ce que l’âme?


Dans mon précédent livre les «Mystères de l’âme» paru


dans la même collection, j ’ai abondamment tenté
d’expliciter ce qu’était l’âme, aussi sans faire de redite il me
semble nécessaire de réaffirmer le concept très succinct de
l’âme soit
«L’âme est le principe de vie ou souffie de vie personnalisé
dans l’homme qui s’incarne à travers le corps physique.
De façon simplifiée, je puis vous dire que le corps de
l’homme personnalise dans son archétype le corps uni-
versel contenu dans la matière. De semblable manière
l’âme personnalise dans son essence le Principe Universel
de la vie.
De même l’Esprit personnalise la volonté divine exprimée

36
en chaque être. »
Enseignement théologique de Mgr. F.W.S
à son clergé.
Les traditions terrestres telles celles du Druidisme ex-
pliquent entre autres choses « que tout ce qui vit et existe a
une âme à des stades d’évolution ou de focalisation
différents selon les règnes et les cycles. Exemples : les
animaux font partie de plusieurs âmes groupes, sauf
quelques rares espèces qui sembleraient avoir l’équivalent
d’une âme personnelle comme : le chien, le chat, le cheval,
le dauphin, l’éléphant et le singe.
Ceci pour bien comprendre que l’âme, en tant que source
de vie ou souffle de la vie en l’homme est par définition une
partie d’un tout infini et incommensurable qui est la vie
étemelle en Dieu.
L’âme de l’homme par interaction avec l’âme d’une
planète peut le mettre en contact avec la vibration de la vie
qui anime tout l’univers. Le mot homme signifiant dans son
sens générique l’humanité composée d’hommes et de
femmes, bien évidemment, est ici utilisé dans ce sens-là.
En conséquence de quoi, l’âme de l’homme lui permet
par extension de communiquer avec tout ce qui existe dans
la création.
Mais ce qui caractérise l’âme de l’homme c’est qu’elle est
personnalisée, c’est-à-dire qu’elle représente très réellement
l’état d’être donc d’évolution d’un homme par rapport à un
autre.
Donc il n’est pas possible que dans les univers qui
forrnent l’univers et dans l’étemité des cycles, il y ait deux
hommes semblables ou identiques. C’est le signe tangible

37
que l’homme est unique en son genre et qu’il est totalement
et entièrement libre.
Car il peut être différent de ses semblables et manifester
son caractère (c’est-à-dire l’acquisition de ce qui forrne sa
personnalité réelle) par la personnalisation de son âme reflet
réel de son état évolutif. C’est en s’incarnant dans un corps
physique que l’âme se réalise.
Mais ce principe de l’âme ne doit pas être confondu avec
le processus de la pensée.
En fait, l’âme d’un être humain dans sa manifestation
première par l’incarnation, qui est la descente de l’âme dans
un corps, est notre lien indissoluble et invisible avec Dieu.
C’est aussi notre lien indissociable et immuable avec tous
les hommes (hommes et femmes soit le genre humain
désigné sous le terrne générique d’homme), qui nous fait
devenir frères et sœurs en humanité parce qu’animés de la
même source de vie originelle.
En conclusion : L’âme est donc le principe de vie ori-
ginelle qui unit tous les hommes sur une même longueur
d’onde vibratoire. Elle personnalise la Présence Sacrée
d’une parcelle de Dieu en chaque être par la vie.
Mais pour bien comprendre les mécanismes de l’âme et
ne pas confondre les mots avec ce qu’ils veulent signifier,
voici en complément de notre étude une petite explication
sur le troisième composé du concept humain soit: l’esprit.»

II Qu’est-ce que l’esprit?


«C’est à la fois la Présence Divine dans l’être humain et une


parcelle de sa volonté créatrice, à ne pas confondre avec
l’inconscient ou intellect ou même l’intelligence, laquelle est

38
une faculté reliée au caractère présent en accompagnement
du souffle de vie dans l’âme soit le neshamah. ».
Enseignement théologique de
Mgr. F.W.S à son clergé.
Les mécanismes de l’esprit sont très complexes et entre
science et religion les avis divergent à ce sujet.
Pour la science religieuse, l’esprit est en résumé une
émanation de l’énergie — volonté - unicité de la divinité
créatrice. Pour la science, l’esprit est indéfinissable, mais
s’apparente à un agencement moléculaire ordonnancé autour
d’un principe informel auquel on donne des noms
révélateurs comme la force de vie, la puissance de la nature
ou l’intelligence créatrice (dixit congrès de physique
quantique aux USA).
À ce sujet, des physiciens de l’université de Princeton aux
USA ont invité leurs collègues des autres pays à se joindre à
eux pour étudier ce qui se cachait derrière l’atome et ils sont
arrivés à une conclusion étonnante, soit qu’il y avait une
volonté créatrice ou ordonnatrice qu’ils ont osé appeler la
conscience universelle. C’est sur ces 2 mots que je relierai
les enseignements à la fois religieux et scientifiques pour
comprendre l’esprit comme une parcelle individualisée de la
conscience universelle.
La doctrine primitive des Atlantes a enseigné l’existence
de l’âme, en tant que support et enveloppe de l’esprit, et son
développement à travers toute une série d’existence.
C’est à l’Egypte qui se réclamait de l’Atlantide que je vais
vous faire redécouvrir une citation historique et religieuse
dans laquelle est exprimée de façon indiscutable la doctrine
de la réincarnation.

39
Rappelez-vous dans mon précédent ouvrage « les
Mystères de l’Ame» que j’ai déjà eu l’honneur de vous la
révéler. Je vous ai déjà cité un texte fort célèbre qui est
extrait du Papyrus d’Ana d’Hésir de Ceti II qui date de l’an
1320 avant J.-C.. Le voici à nouveau :
«Lisez, oh, enfants de l’avenir et apprenez les
secrets de ce passé qui pour vous est si lointain et qui
cependant en vérité est si proche. Les hommes ne
vivent pas seulement une fois en de nombreux
endroits, quoique ce ne soit pas toujours dans ce
monde-ci. Entre 2 vies, il y a un voile d’obscurité. La
porte s’ouvrira à la fin et nous montrera toutes les
chambres que nos pas auront traversées depuis le
commencement. Notre religion nous enseigne que nous
vivons éternellement. Or l’éternité n’ayant pas de fin
ne peut avoir de commencement, c’est un cercle. C’est
pourquoi si l’un est vrai, à savoir que nous vivons à
jamais, ii semble que l’autre aussi soit vrai, à savoir
que nous avons toujours vécu. Dans les temps anciens,
avant que les hommes et les prêtres n’ai figé les
pensées des hommes en bloc de pierre et qu’ils aient
construit des temples à mille Dieux; beaucoup tenaient
ce raisonnement pour juste. Aux yeux de l’homme,
Dieu a beaucoup de visages, et chacun jure que celui
qu’il voit est le vrai DIEU. Cependant ils ont tous tort,
parce qu’ils ont tous raison.»
(Le mystère de la vie et de la mort,
éditions Maisonneuve.)

40
Chapitre 4

LES MYSTÈRES DE LA MORT

« II est certain que les vivants naissent des morts et que les
âmes des morts renaissent encore. »
Phèdre

Le Christ a dit : « I l y a plusieurs demeures dans la maison de


mon Père. Je m’en vais vous préparer le lieu et, après que je
serai allé et que je vous aurai préparé le lieu je reviendrai et je
vous retirerai à moi, afin que là oit je serai, vous soyez aussi ».
Saint Jean, 14, 2-3

Depuis le commencement de l’aube des temps, la mort est


encore aujourd’hui un mystère pour la plupart des habitants de
cette terre, où croyants comme hâtés sont quand même
d’accord pour reconnaître que le mystère de la mort est lié au
mystère de la vie.
Comme je me trouve dans une contrée occidentale, je vais pour
commencer énoncer quelques vérités issues de la civilisation
judéo-chrétienne, puis vous donner un aperçu initiatique basé
d’une part, sur les traditions ésotériques et d’autre part, sur
mon expérience personnelle.
I Citations référentielles universelles

Dans un des livres respectés de la religion juive soit le


«Sepher at Zohar» c ’est-à-dire le «livre de la splendeur » nous
lisons : «l'âme humaine sera revêtue de chair jusqu 'à ce qu
'elle soit devenue susceptible de l'Esprit de Dieu. »

41
Dans l’Evangile selon Saint Jean, chapitre 3 versets 4 à 8 :
Nicodème demande à Jésus : « Comment un homme peut-il
naître, une fois qu 'il est vieux? Peut-il une seconde fois entrer
dans le sein de sa mère, et naître?» Jésus lui répond : «à moins
de naître d'eau et d'esprit, nul ne peut entrer au Royaume de
Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de
l'Esprit est Esprit. Ne t'étonne pas si je t'ai dit il vous faut
naître d'en haut. Le vent souffie où il veut, tu entends sa voix,
mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de
quiconque est né de l'esprit. »
Dans ce même Evangile selon Saint-Jean, chapitre 11 versets
25 à 27:
Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit
en moi; fut-il mort vivra; et quiconque vit et croit en moi ne
mourra jamais. »
Dans la première Epître aux Corinthiens chapitre 15 versets
51 à 55 : Saint Paul nous dit «frère c'est d'un mystère que je
vous parle : nous ne mourons pas tous; mais tous nous serons
transformés, en un instant, en un clin d'œil au son de la
trompettefinale.
A cette convocation, en effet, les morts ressusciteront
incorruptibles, et nous, nous serons transformés. Car ce qui est
corruptible doit revêtir l'incorruptibilité, et ce qui est mortel
doit revêtir l’immortalité. »
Dans la première Epître aux Thessaloniciens, chapitre 4
versets 13 à 18, Saint Paul déclare :
«Frères, nous ne voulons pas que vous soyez dans
l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la
mort, afin que vous ne vous affligiez pas, comme font les
autres, qui n ’ontpas d’espérance.
Puisque Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité, de

42
même, ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les prendra
avec lui. Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons
ceci : nous, les vivants, qui resterons pour l’avènement du
Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.
Le Seigneur lui-même à la voix de l’Archange, au son de la
trompette divine, descendra du ciel, et les morts dans le
CHRIST ressusciteront d’abord »
Dans l’Évangile selon Saint Jean, chapitre 5 versets 27 à 29
: Jésus dit : «ne vous étonnez pas : l’heure vient où tous ceux
qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de Dieu
et ils sortiront : ceux qui ont fait le bien ressuscitant pour la
vie, ceux qui ontfait le mal ressuscitant pour le jugement».
Ceci confirme le deuxième livre des Maccabées, chapitre 12
versets 45 à 46 «c’est donc une sainte et salutaire pensée de
prier pour les morts, afin qu ’ils soient délivrés de leurs
péchés. »
Toujours dans l’Évangile, selon Saint Jean chapitre 6
versets 54 à 55 :
Jésus-Christ dit : « qui mange ma chair et boit mon sang,
possède la vie étemelle; et moi, je le ressusciterai au dernier
jour. »
Au même chapitre, mais versets 38 à 40:
Jésus-Christ dit : «car c’est la volonté de mon Père, qui m’a
envoyé, que tout homme qui voit le Fils et croit en Lui possède
la vie étemelle, et Moi Je le ressusciterai au dernier jour».
Pour terminer ces citations bibliques, rappelez-vous dans
l’Apocalypse de Saint Jean, chapitre 14 verset 13 :
«En ces jours-là, j’entendis, venant du ciel, une voix qui me
disait : Ecris “heureux les morts qui meurent dans le Seigneur.
Dès maintenant, dis l’Esprit, qu ’ils reposent de leurs fatigues,
car leurs œuvres les accompagnent. ”»

43
Je vous ai énuméré les citations les plus célèbres et
universellement connues de tous les chrétiens; mais pour
conclure sur ces citations, il me semble opportun de vous
indiquer l’influence très caractéristique des textes bibliques
dans le sentiment confus, mais bien réel, d’une sorte de peur de
la mort.
Qu’on enjuge voici le début du chant funèbre appelé « Dies
Irae » ou séquence, lequel est très solennellement entonné
pendant la messe des funérailles.
«Jour de colère, ce jour-là, qui réduira le monde en cendres;
David l’atteste, et la Sybïlle aussi. Quelle terreur nous saisira
lorsque le juge apparaîtra pour tout trancher avec rigueur.
-La trompette au son terrifiant,jetant l’appel parmi les
tombes, nous poussera tous devant Dieu.
- La mort, surprise, et la nature verront se lever tous les
hommes pour comparaître face au juge.
- Le livre achevé sera lu ou tout se trouve consigné et tous
nos actes inscrits, tout d’après lui sera jugé.
- Lorsque le juge siégera, tous les secrets apparaîtront rien
ne restera impuni.
- Que dirais-je alors, malheureux? A quel avocat recourir, si
le juste à peine résiste.
- Roi redoutable en Majesté qui sauvez par pure bonté,
sauvez-moi source de pitié.
- Rappelez-vous, 0 doux Jésus, que je suis cause de votre
œuvre, ne me perdez pas en ce jour.
- Votre fatigue à me chercher, votre croix pour me racheter;
qu’un tel labeur ne soit pas vain.
- Juste arbitre du châtiment, accordez-moi grâce et pardon,
avant le jour de reddition.
- Comme un coupable,je gémis; j’ai péché, monfront en

44
rougit, épargnez-moi qui vous supplie.
- Vous qui avez absous Marie (Marie-Madeleine NDLR), et
entendu le hon lawon; vous m’avez donné l’espérance.
- Mes prières ne sont pas dignes, mais soyez hon, 0 vous qui
l’étes. Que j’échappe aufeu éternel
- Placez-moi parmi les brebis, séparez-moi d'avec les boucs
en me plaçant du coté droit.
- Quand les maudits, couverts de honte seront condamnés
aux âpres flammes prenez-moi donc avec les élus.
- Prosterni, suppliant,je vous prie le cœur broyé comme une
cendre;
- Prenez en main mon sort suprême.
- Jour de larme que ce jour-la, quand de la cendre surgira
l'homme coupable,face aujuge.
- Pardonnez-leur donc 0 mon Dieu, et vous Seigneur doux
Jésus donnez leur à tous le repos. »

Ce chant sacré de la liturgie catholique traditionnelle, pour


les messes de funérailles, est toujours entonné sur un ton
lugubre, en latin pour ne pas effrayer les consciences, mais
surtout parce que le latin est la langue sacrée de l’Église,
langue de transmutation.
Je vous l’ai traduit en français pour que vous compreniez
combien au fil des siècles l’enseignement de l’Église a pu créer
une certaine idée de la mort.
Aujourd’hui, à l’idée de la mort, l’Église associe la
résurrection finale, mais sans véritablement nous expliquer ce
processus de transformation. Pourtant, dans le christianisme
primitif ou originel, la tradition faisait état d’un retour possible
de l’âme dans un corps, selon la doctrine des anciens qui

45
enseignèrent l’existence de l’âme, en tant que support et
enveloppe de l’esprit, et son développement à travers une série
d’existences par son incarnation dans un corps de chair.
C’est ainsi que les Pères et Docteurs de l’Église des
premiers siècles du christianisme enseignèrent très of-
ficiellement la doctrine de la transmigration des âmes plus
connue de nos jours sous le terme de réincarnation. Saint
Jérôme qui traduit les textes grecs et hébreux de la Bible se
fixa à Bethléem et termina son œuvre appelée «la Vulgate» en
l’an 396. C’est la Vulgate qui est encore aujourd’hui la Bible
officielle de la Papauté. Saint Jérôme disait et enseignait que «
la réincarnation était une doctrine enseignée depuis les temps
les plus anciens, comme une vérité traditionnelle à ne pas
divulguer si ce n’est qu’au petit nombre».
Un des plus célèbres théologiens et qui plus est Père et
Docteur de l’Église se fit le défenseur acharné de la
réincarnation. «N’ai-je pas vécu dans un autre corps avant
d’entrer dans le sein de ma mère», rétorquait Saint Augustin,
lorsqu’on lui disait que les âmes étaient nouvelles et ne
vivaient qu’une seule fois, en attente de la résurrection finale.
Puis, il ajoutait : « si les âmes sont nouvelles, cherchez en quel
lieu et de quelle manière et en quel temps, elles ont pu
contracter la culpabilité. »
Saint Augustin s’appuyait sur les écrits du Maître spirituel
d’Origène, c’est-à-dire de Saint Clément d’Alexandrie qui
vécut de l’an 150 à 211 apr. J.-C.
Saint Clément affirmait avec autorité, et ce, en chaire de
vérité : « que la réincarnation est une vérité immuable
transmise par la tradition et autorisée par l’Apôtre Saint
Paul.»
II — Conséquence funeste du cinquième concile
œcuménique de Constantinople II de L’Eglise, du 5 mai

46
au 2 juin de l’an 553, au sujet de l’âme et de la mort
Convoqué par l’Empereur Justinien 1er, à la demande du
Pape Vigile avec comme Président le Patriarche de
Constantinople Eutychios avec 160 Évêques orientaux et 6
occidentaux.
Ce qui prouve que le christianisme primitif croyait et
enseignait la doctrine de la transmigration des âmes, comme
nécessité pour accéder à l’évolution de l’homme vers la
perfection, jusqu’à ce qu’un certain concile vienne changer
cet enseignement.
Le cinquième concile œcuménique de Constantinople en
l’an 553 condamna les enseignements gnos- tiques (c’est-à-
dire basés sur la tradition révélée de la connaissance
primordiale) d’Origène, de Saint Clément cl’ Alexandrie, àe
Saint Jérôme et cle tous \es premiers Pères de l’Église, au
sujet de la réincarnation, pour proposer un enseignement
dogmatique aux conséquences funestes.
Condamnation des interprétations hérétiques des moines
palestiniens sur la base tronquée des enseignements
d’Origène.
On vit alors s’édifier, à la place d’une conception simple
et claire de la destinée compréhensive aux humbles et aux
intelligents, conciliant la justice divine avec l’inégalité des
souffrances humaines, tout un ensemble de dogmes
nouveaux qui firent l’obscurité sur

47
le problème de la vie, révoltèrent la raison et finalement
éloignèrent beaucoup de croyants de Dieu.

III Les trois théories de l’Église d’Occident sur l'âme


C’est ainsi que l’Eglise inventa un dogme nouveau où trois


théories furent enseignées soit
1) Le préexistencialisme (les âmes existent de toute étemité
en un nombre invariable prévu par Dieu)
2 ) Le tradutianisme (de par son bon vouloir Dieu crée les
âmes selon les époques, leur nombre est illimité).
3) Le créationnisme (compromis entre les deux théories où
intervient la notion de damnation étemelle)
Ensuite l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine, après
les 7 Conciles Œcuméniques de l’Eglise Une et Indivise du
Premier Millénaire de la chrétienté, supprima la trichotomie,
c’est-à-dire le concept corps-âme-esprit pour le remplacer par
le concept tronqué de la dichotomie, soit corps et esprit ou
corps et âme selon les traductions, mais plus du tout les trois
ensembles.
Puis vint l’affirmation de l’enfer pour les pécheurs qui ne
veulent pas se repentir, du purgatoire comme classe de
repêchage avec souffrance pour les pécheurs qui se repentent,
et du paradis pour ceux qui suivent sans dévier la doctrine de
l’Eglise.
Finalement, l’Eglise rejette puis discrédite totalement le
principe de la réincarnation pendant plus de 14 siècles. En
effet, ce n’est qu’en 1980 que Son Eminence le Cardinal
Joseph Ratzinger, Préfet de la Sacrée Congrégation de la Foi,
donc le plus haut personnage de l’Église après Sa Sainteté le
Pape Jean-Paul II, en matière doctrinale a déclaré
officiellement. « L’Eglisen’estpas réincarnatio- niste, mais

48
j’incline à une recherche sur ce sujet». C’est là un aveu
diplomatique que l’Église se serait trompée peut-être, sinon
pourquoi le Vatican au mois de Mai 1979 en publiant dans «
l’Osservatore Romano» sa lettre romaine sur l’au-delà a
reconnu que «dans ce domaine les recherches et les opinions
sont libres.».

49
Cliapitre 5

QUE DEVIENT
L'ÂME APRÈS LA
MORT?

« Heureux ceux qui savent vivre avec les morts, c ’est


souvent le meilleur moyen de remplir ses devoirs envers les
vivants. »
Bx Frédéric Ozanam

« Trois surprises nous attendent au Ciel : s '.Y voir, voir des


gens que l’on ne pensait pas voir, et ne pas y voir des gens
que l’on pensait voir. »
Une sœur Clarisse

I— Comparaison entre mort et apparence de la mort dans


le sommeil
La mort est perçue comme une fatalité inéluctable, laquelle
nous entraîne a un questionnement, dont le tout premier pour
la plupart des croyants, est le suivant : que devient mon âme
après la cessation de la vie au travers d’un corps physique?
Pour répondre a cette question, je commencerai a expliquer
brièvement le phénomène étrange des rêves. Le rêve est un
mystère et pour la plupart des humains, il pose le même
problème que la mort. Tout commence par l’état de sommeil
qui peut être comparable à celui de la mort. En effet, le
corps physique est immobile, le pouls ralentit, et à part une

50
légère respiration, l’état du dormeur est semblable à celui de
la mort. En résumé, pour un dormeur, le sommeil est
comparable à une mort brève sur laquelle vont se greffer les
rêves.
Mais il y a de nombreuses sortes de rêves
Première sorte : l’âme ne s’éloigne pas du dormeur, tout
en restant autour de son corps, ce qui produit une forme de
nimbe lumineux, perceptible par les clairvoyants ou les
mystiques chevronnés. Le dormeur quant à lui, voit comme
dans un kaléidoscope, tout un défilé d’images, mais aussi
ressent des émotions et des sentiments, avec des désirs
refoulés ou des actions oubliées, lesquels ressurgissent de sa
mémoire interne, et dont l’être, à l’état de veille, ne se
souvient plus. Quelquefois des faits passés peuvent se
transformer en cauchemar, mais c’est dans cette sorte de
rêves que les psychanalystes puisent leurs interprétations
pour déceler les refoulements.
Deuxième sorte : l’âme quitte le corps du dormeur pour
voguer vers ce que les ésotéristes et la métaphysique
appellent le plan astral, soit cette zone d’ombre entourant la
terre, mais sillonnée de lumière. C’est là, dans cette zone
particulière, que l’âme du dormeur peut entrer en liaison
avec des âmes d’êtres humains disparus ou récemment
désincarnés, lesquelles âmes n’ont pas pu s’élever vers des
sphères plus hautes.
Mais dans ce cas précis, l’âme du dormeur peut assister à
un retour sur le passé récent ou percevoir des événements
qui se sont produits ou qui vont se produire dans un avenir
immédiat.
À son retour dans le corps physique, l’âme qui revient
ainsi du plan astral, peut au réveil du dormeur se souvenir,
un bref instant, sous forme de visions et quelquefois de rêves

51
dits prémonitoires, de son contact avec l’au-delà.
Attention : ayez toujours à l’esprit que le plan astral est le
séjour des âmes errantes, et des âmes récemment
désincarnées lors d’une mort brutale et soudaine, et que ces
âmes en question n’ont pas encore regagné leur plan
vibratoire définitif pour continuer leur évolution spirituelle.
En conséquence de quoi, pendant leur temps de passage dans
l’astral, ces âmes désincarnées s’intéressent toujours aux
réalités de la terre qu’elles ont quittée avec soit des regrets,
des désirs, des peines ou une multitude de sentiments
humains les accompagnant ; si bien, que lorsque
l’opportunité se présente, elles peuvent entrer en
communication avec les âmes restées sur la terre, soit par le
phénoméne de la transe extatique, de la transe chamanique,
du dédoublement spontané dans l’astral, ou bien encore du
rêve dans l’astral ou des séances de spiritisme avec
incorporation, ou bien encore des contacts médiumniques
avec ceux qu’on appelle aujourd’hui des chanels. Mais, car il
y a un, mais, c’est avec une trés grande prudence et sagesse
qu’il faut appréhender ces phénoménes d’une part, pour ne
pas déranger les morts et d’autre part pour ne pas risquer une
incorporation non souhaitée dont on aurait les plus grandes
peines à se libérer.
Troisième sorte : l’âme du dormeur au moyen du
dédoublement spontané lors d’un phénomène étrange
qualifié de rêve à distance, s’échappe très loin du corps
physique auquel elle n’est pas reliée que par le cordon
énergétique ou magnétique (appelé cordon d’argent) puis
vogue légère et lumineuse vers les hautes sphères de l’esprit,
au-delà donc du plan astral vers ce qu’on appelle justement
l’au-delà. Au-delà de quoi? Au-delà de la barrière
énergétique du plan vibratoire le plus proche de la terre qui
s’appelle le plan astral. Il est quasiment impossible de se
souvenir de cet étrange phénomène apparenté à un rêve à

52
distance, mais au réveil on doit éprouver une sorte de joie
intense et de félicité jubilatoire qui provient de ce bref
contact avec les sphères célestes. Mais c’est dans ce genre
très particulier de rêve ou de ce soi-disant rêve, lequel
s’apparente bien plus à un dédoublement de l’âme, que bien
souvent on trouve la réponse à une question bien précise.
Seulement cette troisième sorte de rêve est excessivement
rare, car réservé à des âmes élevées et méritantes, lesquelles
par leur travail sur elles-mêmes et leurs efforts pour
améliorer leur nature humaine les ont rendues dignes d’une
telle faveur, celle d’entrevoir furtivement les splendeurs du
monde invisible et d’être aidées et éclairées par les habitants
des sphères célestes.
Ainsi donc, par la faculté de rêver et l’état de mort ap-
parente que représente l’état de sommeil, vous avez déjà une
première approche des possibilités offertes à votre âme après
avoir quitté le corps physique au moment de la mort.
Maintenant, étudions une approche particulière de la
question posée, afin d’y répondre utilement. Puisqu’il s’agit
de quelque chose que l’on ne voit pas et auquel les religions
et les philosophies ont donné le nom d’âme, cette âme qui
quitte le corps physique pour aller dans l’au-delà, que va-t-
elle rencontrer? C’est-à-dire comment fonctionne la
hiérarchie dans l’au-delà?
Et bien, dans le vaste Royaume de Dieu, là où régnent
l’esprit et la conscience de ce qui est ou a été créé, tout ce
qui existe est amené à se fondre dans ce qui est incréé, ce
que les religions appellent le Ciel. Je rajoute que dans le
Ciel, il y a les Cieux de Dieu, soit différents plans vibratoires
bien distincts qui sont en relation les uns avec les autres pour
former la grande chaîne universelle qui nous relie à Dieu.

53
II— La grande hiérarchie céleste
Dans la grande hiérarchie céleste, on peut rencontrer les
Grands Archanges, lesquels sont chargés de maintenir
l’équilibre entre le Divin manifesté et les corps célestes que
sont les planètes, les systèmes solaires et les univers. Chaque
Grand Archange, au nombre de 7 (d’après la tradition
révélée), est aidé par des milliers d’archanges, lesquels à leur
tour sont aidés par des milliards de milliards de myriades
d’Anges, selon la hiérarchie des 9 chœurs angéliques
(enseignement révélé à Saint Denys l’Aéropagyte).
Au-dessous de ces Archanges, recteurs des lois de
l’univers, il y a de Grands Êtres que les systèmes philo-
sophiques nomment les « Seigneurs du karma», car ils
président aux entrées et aux sorties de la vie terrestre ap-
pelées incarnations. Ce sont eux que les âmes en séjour dans
l’au-delà devront rencontrer, afin de choisir pour les futures
incarnations, les destins correspondant aux fautes à expirer
provenant de la vie dans des existences antérieures.
Parmi les Grands Êtres, il y a encore « les Seigneurs du
Cosmos» encore appelés « les Veilleurs Cosmiques»,
lesquels veillent également sur les événements historiques et
cosmoplanétaires constituant l’histoire des peuples de
l’univers. Ils président encore à la fabuleuse évolution des
mondes.
Ils sont aidés ces Grands Êtres Cosmiques par ceux qu’on
appelle « les Grands Instructeurs», également au nombre de
7, et lesquels sont chargés de veiller tout particulièrement sur
l’évolution des âmes. Leur deuxième rôle est de livrer un
combat contre les forces des ténèbres qui nous entraînent
dans la matière et donc, d’assister les âmes humaines dans
leur évolutionjusqu’au seuil du Divin.
Ces Grands Instructeurs sont aidés par ceux que l’on

54
nomme « les Grands Maîtres Cosmiques», eux-mêmes aidés
par « les Grands Guides Cosmiques », eux-mêmes aidés par
« les Grands Adeptes Cosmiques », eux-mêmes aidés par les
Grands Sages - également aidés par les esprits de sagesse et
ensuite, nous trouvons les Anges gardiens et en tout demier
lieu, ceux des défunts connus et aimés qui sont devenus des
esprits guides ou plutôt des esprits désincamés de guidance.
À part les esprits désincamés de guidance, n’essayez pas
de vous représenter avec des visages humains, cette
hiérarchie qui se manifeste comme de grandes forces
énergétiques, de grandes lumières baignant tout sur leur
passage avec leurs effluves spirituelles, car ce sont des
grandes vibrations indéfinissables qui nous entourent de
leurs fluides d’Amour et de Lumière. Avec notre imagi-
nation fertile et notre entendement humain, il nous est
quasiment impossible de concevoir ce monde immatériel de
vibrations cosmiques qui s’élève vers le Divin.

III Voici en résumé la hiérarchie dans l’au-delà du plus


proche de la terre au plan le plus élevé des univers

1. Les défunts méritants, dont l’évolution spirituelle sur


la terre était si visible qu’ils méritent dans l’au-delà de
devenir des ESPRITS DESINCARNES DE GUIDANCE.
Rappelez-vous la phrase de Sainte-Thérèse de Lisieux «je
veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre » et, vous
comprendrez pourquoi nos défunts bien aimés sont nos
premiers guides spirituels.

2. Les Saints Anges gardiens

3. Les Esprits de sagesse

4. Les Grands Esprits de sagesse ou grands sages

55
5. Les Adeptes Cosmiques

6. Les Grands Adeptes Cosmiques

7. Les Guides Cosmiques

8. Les Grands Guides Cosmiques

9. Les Maîtres Cosmiques


10. Les Grands Maîtres Cosmiques
11. Les Instructeurs Cosmiques

12. Les Grands Instructeurs Cosmiques (au nombre de


7)
13. Les Seigneurs du cosmos

14. Les Grands Êtres Cosmiques

15. Les Seigneurs du karma

16. Les 9 Chœurs Angéliques

17. Les 7 Grands Archanges Cosmiques

/ ___ Que se passe-t-il au moment de la mort?

Au moment où le corps physique meurt, l’âme reliée ace


corps par le périsprit, soit littéralement l’enveloppe
énergétique reliant les deux principes que sont le corps
matériel et l’âme immatérielle, cette âme va commencer le
long travail du détachement et toujours entourée du périsprit,
va a un moment donné, quitter définitivement ce corps

56
physique.
C’est la raison pour laquelle la crémation du corps après le
décès, va fortement perturber ce processus, et projeter l’âme
dans le bas astral, en dispersant les corps subtils qui 1’
accompagnent.
Pour la tradition chrétienne, il y a deux morts. La pre-
mière, c’est l’arrêt des fonctions physiologiques du corps
humain qui conduit au décès et la seconde mort, c’est le
réveil de l’âme qui décide de quitter le corps physique et se
remet du trouble que constitue pour elle le fait de ne plus
être reliée à son substrat physique. Après 2000 ans de
christianisme, l’Eglise a toujours professé, selon les
enseignements du CHRIST révélés aux Apôtres et à leurs
successeurs, que ce réveil de l’âme était d’une durée de 40
jours. Le chiffre est à rapprocher de celui du temps du
carême et son symbolisme se retrouve dans une multitude
d’autres enseignements religieux ou métaphysiques
complémentaires. Si vous voulez aider vos défunts à bien
mourir, à se détacher harmonieusement de leur corps pour
s’élever vers les cieux de Dieu, alors l’Eglise vous
recommande de faire dire 40 messes pour les défunts
pendant 40 jours qui séparent la première mort de la
deuxième mort, puis une messe tous les trois mois pendant 1
an, appelée Messe de Requiem, ensuite une messe
anniversaire à la date annuelle du décès. Outre la messe pour
les défunts qui a lieu traditionnellement le 2 novembre jour
de la fête de tous les défunts, laquelle fête qui est maintenant
dévoyée par la satanisation d’Hal- loween, était reliée -à la
fête celtique de Samain soit les 4 jours où les âmes des
défunts s’approchent des âmes des vivants pour
communiquer avec elles. C’est aussi le Nouvel An celtique
qui en 2017 était de 4791 ans.

57
V L’âme garde l’empreinte des vies passées

Rappelez-vous que plus l’âme est basse, et plus le pé-


risprit garde l’empreinte de la vie terrestre. L’âme, à sa
désincamation vibre d’autant plus qu’elle est légère, et que
son périsprit se dilate. Plus le périsprit se dilate, et plus il
perd sa forme humaine pour devenir vibratoire.
En effet, il faut se souvenir qu’à l’incarnation, l’esprit
modèle le périsprit et le fait rentrer dans le corps de la mère.
Il est donc parfois possible que le périsprit influence le
travail des chromosomes, et l’enfant réincarné gardera
l’empreinte, pour ainsi dire effacée, mais réelle, de sa
précédente incarnation.
Postulat de compréhension pratique : une âme déjà
évoluée choisie de rentrer dans un corps physique et elle y
dépose ses vibrations, mais il y a un voile d’oubli entre cette
incarnation et la précédente incarnation, seul le périsprit
gardera l’empreinte de la précédente incarnation. C’est pour
cela par exemple que des familles de type nordique (soit
blonds aux yeux bleus) sont étonnées d’avoir dans leur
descendance une personne de type méditerranéen ou même
au teint plus basané. Cela s’explique par le fait qu’une âme
ayant voulu garder une forme corporelle déjà connue d’une
incarnation précédente, et dont le périsprit a influencé le jeu
des chromosomes ce qui produit en conséquence une
différentiation de la descendance.
C’est une question très complexe sur l’hérédité, remise en
cause par le débat entre l’inné et l’acquis, pour laquelle les
savants, outre le séquençage du génome humain, n’ont pas
fini d’élucider toutes les potentialités, mais qui prend une
dimension nouvelle si on ne regarde pas seulement les corps,
mais aussi les âmes.
Aussi ne croyez pas au hasard, car tout ce qui existe à une

58
causalité immédiate ou immanente, et tout concourt à un but
OU aspire à une finalité. Dieu le Créateur des Univers qui
forme l’Univers s’occupe de la pluralité des mondes, comme
de notre humanité depuis la fleur des champs la plus humble
jusqu’à l’être le plus évolué de l’archétype primordial et le
hasard n’a pas sa place dans l’ordre Divin, appelé en Orient
le sanatana dharma.
Tout est leçon, apprentissage, c’est à nous êtres humains à
comprendre les leçons de la vie. Mais rappelez-vous que le
chemin le plus juste pour une âme qui aspire à s’élever vers
Dieu son Créateur, est d’arriver au but de cette nécessité, par
la matière et dans la matière. Car une fois que l’on est mort
on n’évolue plus. En effet, plus de responsabilités liées à
l’obligation de travailler, de se nourrir, de choisir ou de subir
la loi des sentiments et des émotions qui nous étreignent
avec les désirs sexuels ou même pour certains d’entre nous
les bas instincts de violence, de jalousie, de mensonge, de
vulgarité, etc.
Aussi, je le dis clairement, pour certains qui mettent en
opposition matière et spiritualité, vivre uniquement une vie
contemplative et s’éloigner des vicissitudes terrestres, ou
s’enfermer dans un monastère toute une vie pour fuir les
responsabilités peut être considéré dans certains cas comme
un refus d’accepter la réalité de la vie et dans d’autre cas,
comme une forme supposée de lâcheté, devant les nécessités
existentielles (mais cela correspond quelquefois à un choix
volontaire de l’âme de se reposer entre deux incarnations
actives par une incarnation contemplative).
En effet, c’est par l’évolution suite à un choix et à l’action
qui en découle que l’être humain doit retrouver sa grâce
originelle de Créature Divine, selon la loi d’évolution par le
libre arbitre.

59
N’oubliez jamais que la mort est notre partenaire de
chaque jour, la mort cette grande justicière, à laquelle nul ne
peut échapper et que nul ne peut corrompre, frappe toujours
qui elle doit. Aussi, s’occuper de sa demière heure vaut bien
quelques instants de pris sur le tourbillon de la vie pour
connaître la suite du programme de la vie une fois qu’elle
aura quitté le corps physique.
C’est ainsi que tant qu’un enseignement n’égale pas la
conduite et l’attitude de celui qui le prêche, tant qu’il ne s’en
montre pas digne, il ferait peut-être mieux de se taire.
Tant que, dans des organisations religieuses ou spiri-
tualistes, il y aura des querelles d’orgueil et de prestige et
que les hommes se battront pour des buts matériels et
égoïstes, tout en clamant des vérités étemelles, il n’y aura
pas de possibilité d’évolution, ni pour eux ni pour leurs
adeptes. Les vérités étemelles doivent être effleurées par des
mains de lumière, sinon elles perdent leurs sens et leurs
valeurs.

VI Les cycles guident la nature et aussi le genre humain


La nature et l’homme passent par les mêmes cycles. La


nature a des saisons et l’homme a des réincarnations. L’être
humain est donc un élève et la vie est son école; mais dans
cette école, il y a plusieurs classes, et pour chaque classe, il y
a un enseignement correspondant, et bien dans l’au-delà
c’est aussi la même chose, mais cela se vit sans le corps
physique. Aussi, sur la terre comme dans l’au-delà, vous ne
pouvez pas demander à un élève de l’école préparatoire
(réservé aux tout-petits de 5 ans) ce que vous demandez à un
bachelier. C’est pareil pour un défunt si sur la terre, c’était
un esprit non évolué, car englué dans des comportements et
des raisonnements néfastes, dans l’au-delà il ne va pas tout
d’un coup devenir instruit, gentil, évolué et sage. J’utilise la

60
métaphore suivante pour comprendre cela : rappelez-vous
qu’on ne transforme pas une 2 chevaux Citroen en Ferrari,
sinon cela se saurait depuis le temps.
Sur le sentier de la vie, l’équivalent spirituel de ce qu’on
appelle sur la terre l’examen du baccalauréat, s’appelle dans
le monde invisible : la sagesse. Et la sagesse dépend en
grande partie du nombre d’incarnations et de la volonté de
l’âme qui aspire à s’élever et donc à se perfectionner en
conséquence. Pour expliquer la diversité des évolutions
spirituelles aussi bien dans un corps incarné que dans un
corps désincarné, il faut se rappeler que l’on ne peut pas
demander à une âme encore jeune en incarnation ou
débutante, autant qu’à une âme déjà âgée, expérimentée et
engagée sur la voie de la sagesse. Et c’est ainsi qu’il vous
faut acquérir le discernement des esprits, dont fait mention
l’Apôtre des Nations Saint Paul dans ses Epîtres, afin de
savoir distinguer les nuances vibratoires et donc de discerner
à quelle classe appartient l’âme ou l’esprit (désincarné ou en
provenance des mondes parallèles) qui vient vers vous, et
quelle nourriture spirituelle on doit lui apporter si elle
demande à apprendre ici-bas ou dans l’au-delà.
D’où le danger pour l’âme débutante de soulever très tôt
le voile de la connaissance, car ne pouvant comprendre
l’enseignement dans son ensemble, son esprit peut être
faussé, d’où l’importance des religions et des philosophies
pour bien canaliser leur évolution.
VII— La constitution occulte de l’homme/1,e concept
de la trichotomie pour expliquer la mort
La base de tout être humain est un corps, une âme, un
esprit.
Le cosmos est constitué de 7 plans correspondant aux 7
plans subtils contenus dans l’enveloppe énergétique appelée

61
communément aura, entourant l’être humain dans sa
constitution invisible. C’est ainsi que le corps physique est
entouré du corps éthérique, lui-même entouré du corps
fluidique. Ensuite l’âme est entourée du corps astral, lui-
même entouré du corps mental; et l’esprit est entouré du
corps causal, lui-même entouré du corps thétal.
Après la mort, le double éthérique encore appelé fantôme
ou corps éthérique peut persister de nombreuses années;
voire plusieurs siècles, il fait partie du périsprit.
Après la mort, le corps fluidique, encore appelé corps
magnétique, peut lui aussi subsister. Il ressemble comme un
clone au fantôme.
Après la mort, le corps astral (qui contient les désirs et les
sensations liés à la terre) peut vivre autant de temps que
l’âme ne s’est pas détachée de la terre et la crémation ne
résout pas le problème, mais le complique.
Après la mort, le corps mental (qui contient les émotions
et les pensées, même les plus abstraites liées au
subconscient) peut vivre autant de temps que ces mêmes
pensées et émotions envers les êtres humains restés sur la
terre, et dont le souvenir anime encore l’âme désincarnée par
le jeu des sentiments.
Mais c’est avec ces quatre corps subtils que la commu-
nication entre un désincarné et les humains est possible.
Cette communication passe par la science des esprits,
appelée le spiritisme ; tant dévoyé par certains courants
scientifiques et religieux, lesquels feignent d’ignorer
qu’avant l’établissement des religions archaïques d’avant le
néolithique, et les religions révélées après le néolithique, le
spiritisme existait et a donc précédé les civilisations de la
terre. C’est ainsi donc, que le corps physique constitue le
demier des 7 plans de la constitution occulte de l’homme, ou

62
plan matériel dans lequel et par lequel l’homme se meut dans
la matière et a la vie physique.
Pour évoluer spirituellement, il faudrait vouloir sans
désirer, car les désirs dont il faut se libérer s’en vont d’eux-
mêmes, quand le Divin remplit la vie et devient le seul et
unique désir. Cela ne veut pas dire qu’il faut renoncer à tous
les plaisirs terrestres, certes non, il faut vivre, mais avec la
guidance et la protection du Créateur, ce qui signifie de ne
pas souffrir si le matériel n’apporte pas ce que l’on désire.
Aussi, savoir se contenter de ce que l’on a et supporter avec
le même courage le bonheur ou l’adversité fait partie de la
sagesse et correspond à la phrase du CHRIST : «cherchez
d’abord le Royaume de Dieu avec sa justice et tout le reste
vous sera donné par surcroît ».

V I I I — Que fait Vâme après la mort?


L’être humain au moment de la mort doit commencer son
travail de désincarnation, d’où l’étymologie phonétique de
l’expression usuelle désignant la mort, soit «l’âme hors du
corps», car «l’âme hors» se prononce comme «la mort».
Donc, l’être humain se dépouille au moment de la mort de
son habit de chair et quitte donc son corps physique par le
plexus solaire, lequel est le centre sacré par où se rompt la
corde d’argent qui relie l’âme au corps physique. Ensuite,
après cette rupture, l’âme reste près du corps pendant un
certain délai plus ou moins long, suivant l’évolution de
l’âme, la soudaineté de la mort et de désir du mourant de se
rattacher à la vie.
N’oubliez pas la règle des 40 jours entre la première mort
et la deuxième mort, laquelle peut durer infiniment plus
longtemps, lorsque l’on a à faire à des âmes habitées par de
la violence et qui n’ont pas d’évolution spirituelle ou aucune

63
aspiration à se perfectionner.
Ensuite l’âme emporte avec elle ses 7 voiles qui formeront
son corps éthéré, dont elle aura besoin pour vivre dans
l’astral, puis évoluer dans l’au-delà, selon les plans de
conscience qu’elle rencontre.
C’est la raison pour laquelle, il ne faut pas recourir à la
crémation des défunts, pour éviter la dispersion des corps
subtils, nécessaires à l’âme pour accomplir son élévation
dans les plans supérieurs de l’astral, jusqu’au seuil des plans
célestes, qu’on appelle le Ciel ou le paradis ou encore les
Cieux de Dieu.
Après un certain temps de trouble, qui précède le dé-
gagement ou la deuxième mort, soit le fait pour l’âme de
décider de s’éloigner de son enveloppe chamelle, l’âme
commencera alors la remontée des plans de l’astral pour se
diriger vers ce qu’on appelle la patrie des esprits.
Cette âme récemment désincarnée peut rencontrer dans le
monde invisible les âmes de ceux qui sont décédés bien
avant elle, et qui viennent l’accueillir et l’aider à se
dépouiller de la matière des sentiments et des désirs
terrestres, pour s’acclimater à ce nouveau plan vibratoire; où
il reste une petite part de matière à travers le corps éthérique,
lequel est comme un double du corps physique, mais sans la
consistance de la matière.
11 est un fait notoire, c’est que sur la terre, les humains
subissent la loi de la pesanteur, laquelle s’exerce de façon
naturelle, mais dans l’au-delà les âmes dépouillées des corps
physiques subissent la loi de l’élévation ou loi d’attraction
vers la lumière, laquelle loi les oblige à monter le plus haut
possible et c’est ce travail d’évolution spirituelle qui permet
à l’âme de se libérer du plan astral pour entrer dans les plans
de lumière, là où se trouve sa vraie demeure.

64
Ensuite, il y a des classes d’évolution et de travail où se
sentent attirées les âmes, après qu’elles se soient jugées
elles-mêmes devant la grande assemblée des esprits au sortir
du plan astral.

IX— L e travail de l’âme dans l’astral


Pour parvenir au plan correspondant à son évolution,
selon son degré d’élévation spirituelle déjà acquis, l’âme, qui
a été dans l’obligation de revêtir 7 corps pour se mouvoir
dans la matière, devra s’en débarrasser peu à peu. Mais si ce
travail est trop long à accomplir dans les plans subtils de
l’au-delà, alors l’âme descendra sur terre pour à nouveau se
réincarner, pour à nouveau s’épurer et remonter vers la
source originelle de toute vie, soit le
Créateur. Mais de vie en vie ou de réincarnation en réin-
carnation, c’est cette aspiration du retour vers la maison du
Père Eternel qui motivera l’âme dans sa destinée.
Il faut une âme presque divine, pour pouvoir se débar-
rasser immédiatement (c’est-à-dire en une seule incarnation)
des corps d’énergie qui entourent le corps et l’âme, lesquels
n’étant pas des corps subtils, n’ont pas accès au plan divin.
Comme des casiers s’adaptant à des tiroirs, chaque âme
humaine pour remonter vers la demeure méritée par son
évolution spirituelle, doit nécessairement s’alléger des corps
d’énergie qui l’entourent, lesquels étant chargés de remords,
regrets, entravent donc son élévation vers la patrie
spirituelle.
Mais une âme qui a soif du Divin, plus elle se détache de
la matière, et moins elle a de regrets ou de remords ou de
désirs inassouvis et plus elle dépasse les plans de sensation
de l’astral, pour se fondre dans la félicité des plans célestes.
Le problème à la mort provient généralement du fait que

65
tant qu’une âme a en elle de l’égoïsme et des peurs, de la
lâcheté et des désirs, elle ne peut monter; et donc peut
stagner pendant de nombreuses années dans l’astral, puisque
le temps est quasi inexistant dans l’au-delà. Pour vous
donner une idée, songez que 1000 années de nos années
terrestres sont l’équivalent d’à peine un millionième de
seconde dans l’au-delà. Aussi le premier travail d’une âme
qui vient de quitter son corps physique par la mort, est de
s’épurer de ses défauts de la terre, et donc nos prières, et les
prières et rites de l’Église leur sont d’un grand secours dans
ce travail.

66
En fait chaque âme, après la désincarnation ressent le
désir de s’élever, et c’est a nous la famille et les amis a aider
cette âme dans son ascension spirituelle, par nos prières et
notre amour pour cette âme, dont le cheminement dans l’au-
delà ne fait que commencer.
Au bout d’un certain temps, lorsque l’âme s’est épurée
des sensations et des désirs, mais aussi des regrets de la vie
matérielle (et cela peut prendre quelques semaines ou
quelques années), l’âme ressent le besoin irrésistible de
monter vers la lumière et l’amour du Divin manifesté, lequel
est encore plus perceptible dans l’au-delà que sur la terre.
Ensuite, l’âme du défunt doit pouvoir passer du plan astral
au plan Divin, et cela représente un formidable travail de
purification, afin que l’âme soit en état de supporter la
qualité vibratoire de cette énergie, laquelle énergie
l’emporte vers la source de tout Amour.
A ce moment-là très précis de l’évolution de l’âme dans
l’au-delà, le temps des épreuves est fini, car une âme ayant
atteint le plan Divin, ne peut revenir et s’incarner à nouveau
sur la terre, que pour accomplir une grande mission voulue
par le Ciel.
C’est ainsi que l’âme humaine se voit récompenser de
toutes les luttes et les épreuves pour retrouver la félicité
suprême que les religions déterminent sous le nom de
Paradis.

X Le cercle des âmes dans l'au-delà


Sachant qu’il existe différents états d’âme dans 1 ’au-


delà, cela signifie qu ’ilya nécessairementplusieurs
Tout d’abord, il y a les plans inférieurs de l’astral où se
retrouvent les âmes enténébrées OU bien les âmes très jeunes
qui sur terre ne vivaient que pour la matière.
C’est dans ces plans inférieurs que l’on trouve ce qu’on
appelle communément le bas astral et que l’Eglise • a
nommément appelé le purgatoire. En effet, c’est là que se
rassemblent ces malheureuses âmes qui ont vécu dans la
demière incarnation sans foi ni loi, c’est-à-dire sans morale
avec quelquefois des crimes à expier. Ces âmes- là sont donc
comme enfermées dans un cercle, car il y a les 7 cercles du
mal et les 7 cercles du bien.
Dans les cercles du mal, il faut bien distinguer les cercles
des âmes qui certes ont fauté gravement en allant à
I’encontre des lois Divines, mais qui ont le remords de leurs
actions et veulent s’élever vers Dieu.
A ne pas confondre avec le cercle des âmes démoniaques,
lesquelles forment ce qu’on appelle les forces noires de
l’univers, qu’il faut impérativement reconnaître pour s’en
méfier. Ces forces noires se meuvent sur le plan des 7
cercles du mal et essayent d’attirer vers leur sombre
royaume, les âmes récemment désincamées et qui sont
encore sans guidance pour s’élever afin de quitter les
premiers plans du bas astral; d’où la nécessité absolue de
prier pour ces âmes en souffrance que l’Eglise dans sa
tradition appelle : les âmes errantes et souffrantes liées au
purgatoire.
Mais, si l’âme, à sa désincamation, se souvient de son
sceau divin, elle échappe aux cercles infernaux et ce faisant,
surtout elle échappe au bas astral.
Par contre, si cette âme oublie son origine divine, elle
risque d’être attirée par les forces noires et donc de devenir à
leur contact une âme animée par des pensées liées aux forces
mauvaises qu’elle perçoit et qui sont autour d’elle;
lesquelles âmes en ce cas précis refusent la loi d’évolution,
en se plaisant à repousser les instructeurs divins et les guides
spirituels qui leur ouvriraient les portes des chemins vers la

68
Lumière.
Dès lors, ces âmes entrées en décadence se plaisent alors à
faire du mal ou du tort aux humains, et arrivées a ce stade
elles vibrent avec des pensées de haine et de violence envers
ces mêmes humains récemment désincarnés ou même en
incarnation.
De telles âmes en arrivent donc a une sorte d’autodes-
truction et peu a peu perdent leur origine divine en devenant
des forces du mal ou même des âmes auxiliaires des
puissances sataniques.
Mais lorsqu’une âme basse a échappé aux cercles in-
fernaux (il me faut préciser ici que seules les âmes très
basses subissent les assauts du bas astral), et bien cette âme
essaie de s’élever par ce besoin inné de se rapprocher de la
source originelle dont elle est issue, besoin qui est une
nécessité vibratoire inscrite en chaque âme non révoltée.

XI —Lecture du livre de la destinée


Àce moment précis de son choix de s’élever, l’âme qui est
dans le bas astral est amenée alors sur la grande place des
esprits pour recevoir la révélation de ses fautes antérieures
ou issues de ses précédentes incarnations. C’est la qu’est
ouvert le livre de la destinée où sont inscrits tous les actes
vécus sur la terre et leurs conséquences, autrement appelé le
grand livre de la vie, et ce en présence de son Saint Ange
Gardien. C’est une prise de conscience radicale qui peut
conduire a des sentiments de grande affliction avec le désir
de compenser les erreurs funestes actées par notre volonté,
lorsque l’on était en possession d’un corps physique.
Ensuite, on propose a cette âme, au choix plusieurs routes a
suivre pour, soit se purifier, soit s’élever, en ce cas elle entre
en mission.

69
Mais cette âme souffre, car elle aperçoit, d’une manière
tangible, ses erreurs, ses manquements a la loi divine ou le
tort qu’elle a causé a autrui; alors elle ressent les mêmes
souffrances qu’elle a infligées a autrui, la pesanteur de son
âme et pour compenser toutes ces erreurs, elle demande a
revenir sur la terre et accepte donc une incarnation de rachat
et a cet effet quitte le plan de l’astral pour se réincamer assez
rapidement, d’abord pour alléger son âme, et ensuite parce
qu’elle ressent a nouveau fortement l’appel de la matière
(dont elle n’est pas encore tout a fait dégagée) puisqu’elle
fait le choix de redescendre sur terre.
Maintenant, reprenons le cheminement d’une âme après sa
désincamation et lorsqu’elle a pu bénéficier d’une existence
modeste, mais droite, dès qu’elle arrive dans l’au-dela, après
le trouble post-mortem, cette âme aperçoit avec effroi les
âmes errantes et souffrantes du bas astral, mais ses guides
viennent a son aide et lui montrent le chemin qui permet de
s’extirper des plans du bas astral et sous leur conduite cette
âme franchit les seuils ou les différents paliers du plan astral
sans s’attarder. Ensuite, au sortir de cette sorte de tunnel,
dont les mystiques et les personnes ayant vécus des états de
mort artificielle connaissent bien, cette âme se sent aspirée
vers la Lumière et se retrouve dans ce que les Saints
appellent la grande place des esprits, qui se situe bien au-
dessus des plans de l’astral. Puis cette âme est amenée à se
juger et comme dans un film en vidéo, dont on mettrait la
bande sur retour en arrière, cette âme revit toute sa
précédente incarnation en présence de ses guides qui
l’assistent.

X I I — A u sortir de l’astral on accède à l’au-delà


Cela n’est pas l’effroyable tribunal céleste où les âmes
sont amenées pour être conduites soit au Paradis, soit au

70
purgatoire, soit en enfer comme l’imagerie populaire
autrefois nous le démontrait. Non, on n’a pas encore accès
àce tribunal de la fin des temps, tel qu’annoncé dans
l’Apocalypse; mais plus prosaïquement et plus simplement,
on fait un retour sur sa vie, et ce devant nos défunts bien
aimés, lesquels nous ont accueilli au sortir de l’astral et qui
sont là pour nous aider à passer cet examen de la conscience,
lequel a lieu en leur présence, en présence aussi de nos
guides et en présence des Seigneurs du Karma et de notre
Ange Gardien.
C’est là que tout se décide et que vos prières de la terre
peuvent aider ce défunt ou du moins favorisent pour lui
l’aptitude à faire le bon choix, car choix il y a.
On va proposer à cette âme deux possibilités. La première,
elle accepte de s’épurer de ses désirs terrestres et de ses
peurs, en allant dans une classe d’études, sous la conduite
d’âmes guides. C’est l’école du Ciel, qui l’oblige à étudier
avant de se réincarner; mais elle a accès à toutes ses vies
antérieures depuis le stade minéral, végétal, animal et ses
incarnations humaines comme un long ruban dont chaque
centimètre lui est dévoilé, afin qu’elle puisse en tirer la leçon
qui s’impose.
Arrivée à ce stade, l’âme désincarnée entre dans le
premier cercle du bien, et son apprentissage peut durer un
certain temps.
Ensuite, elle peut accéder au deuxième cercle du bien pour
éliminer de son âme toutes les scories de vanité et
d’égoïsme, mais elle est encore en apprentissage.
A partir du troisième cercle du bien, ce ne sont plus
seulement ses défauts qu’elle devra éliminer, mais des
qualités à acquérir comme l’altruisme, la tolérance, l’amour

71
du prochain, l’entraide, la bienveillance, la compassion, le
pardon et la fraternité.
A ce stade, l’âme peut renoncer de franchir ces cercles,
car l’effort qu’on lui demande et qu’elle voudrait accomplir
lui semble beaucoup trop au-dessus de ses capacités. Alors,
elle décide d’elle-même de revenir sur la terre, et avec ses
guides elle choisit une incarnation en rapport avec ses
mérites et ses démérites, et en conséquence redescendra à
nouveau sur terre dans ce que les Orientaux appellent le
cycle du samsara, ou plutôt la roue de la destinée comme
dans la lame 10 du tarot initiatique dit de Marseille.
Dès cet instant, l’âme va choisir une famille et 18 mois
avant qu’un homme et une femme ne se rencontrent sur le
plan charnel, l’âme va venir vers la future maman et l’inciter
à rencontrer l’homme choisi pour qu’ensemble, ils
accomplissent le processus qui permettra l’incarnation de
l’âme, c’est assez rapide.
La seule chose qui peut vous attirer dans cette description
des mondes de l’au-dela, c’est le climat moral et
1 ’état de bonheur qui règne dans les sphères du haut
bien et donc du devoir moral qui incombe aux âmes parve-
nues a ce plan supérieur de l’au-dela.
Comme vous le comprenez, lorsque l’âme est parvenue au
troisième cercle du bien et qu’elle parvient a y demeurer,
parce qu’elle est débarrassée de ses enveloppes qui la
faisaient vibrer dans le plan des désirs et des sensations,
cette âme aborde dans son évolution les plans supérieurs où
l’altruisme et l’amour seront sa loi. Mais tout en gardant son
individualité propre, cette âme devra se sentir une avec les
autres âmes en évolution sur ce plan bien précis et donc,
participer a leur travail. Très exactement comme l’abeille
d’une ruche sert entièrement avec ses autres compagnes

72
abeilles l’intérêt supérieur et absolu de la communauté a
laquelle elle appartient.
Restons dans ce troisième cercle pour bien comprendre
pourquoi on l’appelle le cercle de l’entraide. C’est a ce stade,
que l’âme apprend a servir son prochain, soit les autres âmes
pour commencer, puis quand elle reviendra sur terre elle
aura une incarnation de dévouement total et de service
absolu un peu comme l’existence de Sainte Mère Teresa de
Calcutta ou du Saint-Père Jean-Paul II; car ces âmes-la ne
s’appartiennent plus et non plus de liberté, elles doivent donc
agir comme des âmes d’élite et aider les autres en
s’anéantissant dans le dévouement. C’est pourquoi peu
d’âmes parviennent a vibrer a ce troisième cercle et a s’y
maintenir. Dans ce cercle de l’entraide absolue, l’âme doit
apprendre à servir, soit des humains incamés dans les
mondes, soit des âmes de l’astral en danger ou en perdition.
Elle devra se plier aux différents sacrifices qu’impose le
travail par amour pour ses frères et sœurs en évolution.
Quant à vous entretenir des quatrième et cinquième
cercles du bien, c’est extrêmement virtuel, car dans ces
plans-là, l’âme atteint des facultés mystiques que certains
osent appeler des pouvoirs, alors qu’en fait c’est la Divinité
plus présente en ces âmes d’élite qui accomplit à travers
elles, les desseins de Dieu.
Dans ces dimensions d’intense Lumière, les âmes de-
viennent des âmes de guidance et peuvent être présentes
autour de plusieurs personnes et dans plusieurs endroits à la
fois, sans que l’entendement humain puisse se représenter
cette possibilité. En un mot, l’âme jouit du pouvoir divin en
y participant pleinement et sciemment.
Aussi, c’est à ces âmes qu’incombent le pouvoir et le
devoir de lutter contre les forces mauvaises ou les forces

73
d’involution de l’univers et d’être toujours en état d’alerte
pour le bon combat.
Les deux demiers cercles sont les cercles Divins où
régnent les Archanges. Les âmes non divines n’y ont accès
qu’à de rares moments et pour des raisons bien précises. Ce
sont les sphères où règne l’esprit et où aucune âme n’a
connu la matière. C’est le champ des forces qui constituent,
en somme, l’action de Dieu, la Divinité en action, tandis
qu’au-dessus des 7 cercles se tient le Dieu Créateur Principe
de toute chose et source de toute vie, qui est l’Esprit dans
son essence, qui est, qui a été et qui sera toujours. C’est cela
qui est le «Un», le sommet du triangle sacré formé par le
Dieu-Principe qui est la vie, le Dieu en action qui est la
réalisation effectuée par les purs Esprits du septième cercle
et le Dieu-Résultat, qui est l’Esprit incamé dans les âmes de
chaque créature. C’est cela la Sainte Trinité Spirituelle Dieu-
Principe/ Dieu-action/Dieu incamé dans chaque âme. C’est
cela le mystère des mystères, la merveille des merveilles,
Dieu immuable et étemel se divisant pour être dans tous et
dans tout. Voilà la base de l’initiation spirituelle Dieu est
Un, mais Dieu est en tout et tout est en Dieu.
Chapitre 6

« Le but continu de la vie humaine est la conservation et le


perfectionnement du Grand Etre qu ’il faut à la fois aimer,
connaître et servir. »
«Le Grand Être » d’Auguste Comte (1798-1857)

« Là ou finit la créature, là commence l’être de Dieu. Tout


ce que Dieu demande de la façon la plus pressante, c ’est de
sortir de toi-même, dans la mesure où tu es la créature, et de

74
laisser Dieu être en toi . »
Maître Johannes Eckhart (1260-1327)

DISTINCTIONS ENTRE LIVRE DES


MORTS ÉGYPTIEN, LIVRE DES MORTS
TIBÉTAIN ET LA TRADITION
DRUIDIQUE

Le livre des morts égyptien et le livre des morts tibétain


encore appelé Bardo Thodol, sont, avec les 81 Triades
Bardiques du Druidisme, les trois sources connues, en
provenance des temps anciens, qui nous donnent accès a
cette connaissance de cette transition appelée la mort et de
ses états post-mortem.
Dans mon précédent ouvrage « Les Mystères de l’Âme»,
j’ai indiqué la source post-atlante comme origine de la
science et de la religion dans l’Egypte pharaonique, avec
comme référence un texte atlantéen connu sous le nom de
Papyrus d’Hésir de Ceti II de l’an 1320 avant J.-C., qui
explique la doctrine universelle de la transmigration des
âmes en vigueur dans les religions à Mystère.

I — L e livre des morts égyptien


A ce sujet, les historiens et les égyptologues ont une
vision différente sur cet aspect de la connaissance des
anciens Egyptiens. Tout commence d’abord sur la déno-
mination et le sens culturel à lui apporter. Ainsi donc ce
fameux « livre des morts égyptien» a pour les égyptologues
comme véritable titre, àl’époque de lEgypte antique des
temps pharaoniques « Livre pour Sortir au Jour». Mais, de

75
quel jour s’agit-il? Il semble qu’il s’agisse du jour où on
entre dans le monde invisible des vivants, car le principe
lumineux de la vie s’opposant aux ténèbres, à l’oubli, à
l’anéantissement et donc à la mort; celui qui est sur terre est
considéré comme un mort vivant, et celui qui est dans l’au-
delà est considéré comme un vivant proche des Dieux, dont
il tire sa légitime immortalité. Dans cette perspective, le
défunt égyptien cherche donc légitimement à voyager dans
la barque du dieu soleil Rê et à traverser d’abord le royaume
des ombres (celui des maroutes) pour entrer dans le royaume
d’Osiris (soit la version nocturne du Soleil diume en cours
de régénération pour exprimer le principe de l’immortalité
cher au cœur des Egyptiens) et ainsi donc pour entrer dans le
fameux royaume des vivants ou des immortels. Ceci ex-
plique donc cet aspect de la compréhension de ce que si-
gnifie «sortir au jour», mais cette acception ne convient pas
à tous les égyptologues et à cet égard, j’oserais reprendre la
phrase inscrite sur les vieilles lamaseries tibétaines : «un
millier de moines, un millier de religions». En effet, la
complexité de la religion égyptienne nous paraît étrange à
nous hommes du XXIe siècle qui avons le sentiment que la
vraie vie est dans un corps physique et qu’elle disparaît à la
mort du corps physique.
Est-ce que ce «Livre des morts égyptien» serait un guide
pour entrer dans le fameux monde proche des Dieux? En
fait, sous cette dénomination, il s’agit de la découverte de
rouleaux de papyrus, recouverts de formules funéraires,
placés à proximité de la momie ou contre celle-ci, dans les
bandelettes. Ces différents exemplaires du fameux «livre des
morts» ne sont pas tous identiques, car le bénéficiaire,
d’après sa connaissance de l’au-delà et son rang social,
choisit avant sa mort physique les formules qui lui
conviennent le mieux. Pourquoi? Parce que les historiens
pensent que cela représente un coût financier lié à la place

76
qu’on occupe dans la société égyptienne de l’époque. Ceci
explique pourquoi certains peuvent être courts, alors que
d’autres reproduisent l’ensemble ou presque du corpus, ce
qui témoigne de l’importance du personnage.
En 1842, l’égyptologue allemand Karl Richard Lep- sius
est le premier chercheur à donner un nom qui fera date à sa
découverte, puisqu’il osa l’appeler Todtenbuch («Livre des
morts»). Sa découverte est un papyrus, actuellement
conservé au Musée égyptologique de Turin (comme par
hasard cette ville possède également le célèbre Saint Suaire
de Turin) et dont il a effectué une première traduction en
allemand. Ce nom de « Livre des morts » est ensuite devenu
la référence mondiale accepté aussi bien par les
égyptologues que par les historiens. Cependant on peut
s’apercevoir de la juxtaposition des deux titres, à savoir
«Livre des Morts» - «Sortir au Jour», mais il s’agit du même
document.
11 est à remarquer qu’en 1805, soit quatre années après la
campagne d’Égypte de Napoléon Bonaparte (17981801), a
été publié à Paris le premier fac-similé d’un exemplaire du
soi-disant «Livre des morts». S’agit-il du même « Livre des
Morts »?
Non, car en fait il s’agit du fameux «Papyrus Cadet»
lequel fut composé pour l’Egyptien Padiamonnebné-
souttaouy durant l’époque de décadence de la science
égyptienne, appelée époque ptolémaïque. Par la suite, ce fac-
similé figure avec d’autres dans le deuxième volume de la
monumentale «Description de l’Égypte». Cette œuvre est
donc à mettre sur le compte-rendu scientifique d’une
expédition française qui attache beaucoup d’importance aux
antiquités égyptiennes et dont la publication date de 1809 à
1828.

77
Mais l’Allemand Karl Richard Lepsius, premier tra-
ducteur du « Livre des Morts» reste celui auquel on doit
cette découverte.
On peut visiter au Musée du Louvre à Paris une peinture
égyptienne sur papyrus du Nouvel Empire extrêmement
significative où l’on voit : la pesée du cœur du défunt par
Anubis, en présence d’Osiris Dieu des morts, siégeant sur
son trône. Ce papyrus est présenté comme un détail d’un «
livre des morts », ce qui prouve bien la pluralité des
différents guides de l’au-delà que sont les différents « livres
des morts». Le but principal de ces papyrus était d’être
disposés dans les tombes des défunts, pour leur permettre de
surmonter les épreuves qui les attendaient dans l’au-delà,
afin de parvenir à leur propre déification. Si vous observez
ce papyrus au Musée du Louvre avec les hiéroglyphes qui
l’accompagnent vous trouverez :
L ’« Invocation au Dieu Soleil»
« Rends-moi praticable tes chemins, élargis devant moi
tes voies, afin que je parcoure la terre comme toi le ciel.
Que ta lumière soit sur moi, tandis que je m’approche du
Dieu. » (NDLR Ici, dans ce papyrus et cette prière, il s’agit
d’Osiris considéré comme le Dieu des morts).
Tout à coté figure un autre texte hiéroglyphique qui porte
le nom de :
(( Sortir au jour »
« Celui qui connaît ce livre sur terre, ou celui dans le
sarcophage duquel il est mis en écrit, il peut sortir au jour
sous tous les aspects qu ’il peut désirer et rentrer à sa place
sans être repoussé. »
La totalité du « livre des morts» choisi par le futur défunt
avant son trépas devait être entièrement lue par le défunt lui-

78
même après son trépas, pour accomplir sa renaissance dans
l’autre monde. Pour en savoir plus, je recommande
l’excellent livre de Pierre Barguet soit « le livre des morts
des anciens Égyptiens» paru en 1967.
II Le livre des morts tibétains

Le Bardo Thodol est avant toute considération religieuse


ou philosophique compris comme un guide de la libération
et il était lu au chevet des mourants dans ce but précis. Il
n’est pas comparable au «Livre des morts égyptien», car il
n’est pas conçu comme un itinéraire à suivre par le défunt;
mais plutôt comme une série d’instructions précises révélées
à tous ceux qui souhaitent dépasser le changement d’état de
cette mort du corps physique, pour se libérer totalement à la
fois des mémoires de souffrances et du carcan des émotions
liées au libre arbitre de l’incamation dans un corps de chair.
Par contre, son antériorité historique pose le problème de
la datation et de ses origines. Les historiens admettent que
c’est au VIIIe siècle de notre ère sous la férule de
Padmasambhava, lequel a introduit le bouddhisme tantrique
au Tibet, que remonterait sa première divulgation connue;
puis au XlVe siècle sa diffusion dans tout le Tibet. A l’instar
de certains chercheurs et non des moindres, j’insiste sur le
fait d’une source antérieure à l’apparition du Bouddhisme et
qui remonterait à la période chamanique liée aux peuples des
ASES qui a donné le motASIE. D’ailleurs, on retrouve des
similitudes dans le vieux chamanisme mongol qui serait
l’héritage d’une ancienne civilisation disparue et qui aurait
eu comme nom : le continent de MU. Il y a donc bien deux
sources originelles de la Grande Tradition Primordiale
Révélée, soit la source issue des survivants de l’Atlantide
(qui a disparu il y a 12 500 ans de nos années actuelles en
trois cataclysmes étalés entre - 75 000 ans, - 25 000 ans et le
demier appelé déluge dans la Bible, il y a - 12 500 ans), et la

79
source des survivants du continent MU (disparu, il y a - 350
000 ans et dont le vestige est la fosse des Mariannes dans
l’Océan Pacifique). Sept pays ont en commun dans leur
drapeau l’emblème du continent MU soit un soleil, par
exemple le Japon, les Philippines, la Malaisie, Taïwan, Ile
Marshall, Kiribati, Palau.
De son vrai nom «Bardo Thos Grol», soit traduit en
français «libération de l’état intermédiaire» (dû a l’école
rNying-ma, plus connue sous le nom des bonnets rouges), ce
qui implique 49 jours de prières pour détacher l’âme du
corps et permettre ainsi la libération totale et l’accès aux
cinq Dhyâni Bouddhas, soit le sommet du panthéon
bouddhique tibétain. Ainsi donc, la doctrine exposée dans le
«Bardo Thos Grol», plus communément appelée «Bardo
Thodol» réclame expressément les 49 jours de passage
mystique, ce qui se rapproche de la doctrine chrétienne
catholique ou orthodoxe qui demande 40 jours de prières
pour permettre la seconde mort, soit la sortie définitive de
l’âme qui quitte son enveloppe chamelle pour s’élever vers
les Cieux de Dieu, soit les plans vibratoires subtils qui
composent cet espace spatiotemporel comme un univers
parallèle.
Voici en quelques mots la doctrine du« Bardo Thodol » :
-Au premier jour du «Bardo», le corps de vérité (en
sanskrit, « Dharma Dhâtu », mais en tibétain : « chos-kyi-
Dvy ings »), ou bouddhéité parfaite, se présente sous la
forme de la magnifique lumière bleue du Bouddha Vai-
rocana, le premier des Dhyâni Bouddhas. Mais si dans sa
conscience active, le défunt peut s’identifier a cette lumière,
alors c’est le signe que l’illusion du monde de la matière a
disparu pour se transformer en savoir juste.
Cet état transitoire est une période de confrontation entre

80
le monde des principes matériels et celui des principes
immatériels, durant laquelle le psychisme du défunt ne
discerne pas encore qu’il est séparé de son corps physique.
Cela s’appelle dans la chrétienté le trouble post-mortem et
pour y remédier la Sainte Eglise a instauré les 40 jours de
prières, pour qu’au terme desquels, l’âme puisse réellement
se détacher du corps physique et que le défunt prenne
conscience du changement de son état vibratoire. Et lorsque
cela dépasse 40 jours, la Sainte Eglise demande la
continuation des prières auxquelles se rajoutent les Messes
pour « les âmes du purgatoire », soit la délivrance pour les
âmes devenues errantes et done non encore conscientes de
leur état vibratoire. Chez les Tibétains, on nomme cette
phase transitoire «Tchi- Khain-bardo», soit le temps
d’adaptation pour se libérer du trouble post-mortem.
- L’accès au deuxième Bardo consiste pour le défunt à
s’identifier àce qu’il est convenu d’appeler par les Tibétains
la «pure lumière», soit la prise de conscience de la réalité
(de son nouveau monde, soit celui des esprits), et porte le
nom tibétain de « Chos-nyide-bardo ».
- Ensuite pendant quatre jours, la conscience du défunt et
sa mémoire sont confrontées successivement aux agrégats
(ou souvenirs immédiats et prégnants) de ses attachements
terrestres ou de son égoïsme, de ses désirs, de ses envies et
dont il doit petit à petit se détacher de sa propre et pleine
conscience. Suite à ces quatre jours, le cinquième jour est
une épreuve, car le défunt peut éprouver des sortes de
visions obscures (dues à son attachement aux plaisirs
terrestres dont il garde la mémoire) et cela peut même
l’entraîner à des hallucinations par excès d’attachement au
monde, et donc au désir de revenir dans un corps physique
pour connaître à nouveau l’état illusoire du monde humain.
C’est ici que se situe la phase la plus délicate pour permettre

81
d’accéder au cinquième Bardo, ce qui nécessite impérieuse-
ment de quitter ce quatrième Bardo appelé en tibétain «
Srid-Pahi-Bardo ». S’il y parvient, alors il se libère de l’état
transitoire du désir de renaissance dans un corps physique
humain ; et ce faisant, il commence à se libérer des plans de
conscience de l’humanité terrestre, pour se préparer à entrer
dans le cinquième Bardo, soit celui du détachement absolu
et serein du moi conscient qui ne souhaite plus connaître les
affres de la réincarnation. Pendant ces 49 jours, les Lamas
accomplissent les rites qui permettent d’aider le défunt à se
détacher à la fois de son corps, de la terre et des
attachements humains.
Pour les bonnets rouges, adeptes du Bardo Thodol, la
phase transitoire entre la mort et une nouvelle naissance est
donc un intervalle qui invite à ne pas se réincamer. Car pour
les Maîtres du Vajrayâna, la mort n’est absolument pas un
état ou un évènement instantané; mais une lente
désintégration, qui commence avec les signes avant-coureurs
de l’agonie et se prolonge bien au-delà de la mort apparente,
jusqu’à ce que les demiers vestiges ou signes de conscience
aient totalement abandonné le corps physique. Mais il me
faut préciser que depuis l’enfance, les Tibétains reçoivent
(ou recevaient depuis l’annexion du Tibet à la Chine) une
éducation et un enseignement religieux dans lequel était
inclus cette connaissance. Aussi, la récitation des textes du
Bardo Thodol au chevet des mourants est donc un rappel de
tous les enseignements religieux et des prises de conscience
acquises au cours de leur existence terrestre. Cette mort du
corps n’est qu’une apparence qui permet au défunt de
traverser ce sas de transmutation appelé en tibétain « le
Chikaï bardo » ou prise de conscience du changement de
conscience. Donc, la récitation journalière à l’oreille du
défunt de la première partie du Bardo Thodol lui permet de

82
se libérer des regrets terrestres, afin de le préparer à la
libération finale. Mais en cas de doute ou de peur, le défunt
est assisté (grâce à la récitation du Bardo Thodol) d’entités
secourables ou même de divinités compatissantes. Si cela ne
suffit pas, on fait appel à la compassion des Bouddhas et des
Bodhisattva. Mais sur les 49 jours, le plus périlleux après le
cinquième jour est le funeste quatorzième jour (après le
décès), car le défunt peut faire le choix de rechercher une
nouvelle incarnation à venir. Mais les bonnets rouges
insistent formellement sur la nécessité d’assister l’âme du
défunt pendant les 49 jours que dure la récitation des textes
du Bardo Thodol. Pour un Occidental déchristianisé ou
ignorant des rites de l’Eglise, cette notion de temporalité
reste abstraite, alors qu’elle correspond à un cycle, celui de
la transition de l’âme qui dure 40 jours pour les chrétiens et
49 jours pour les Bouddhistes tibétains.

III— L a tradition druidique est la plus ancienne des


trois sources concernant les rites de morts
La tradition Druidique qui remonte à 12 000 ans d’âge (le
rameau blanc des survivants de l’effondrement du continent
Atlante qui s’est établi en trois directions dont la pointe de la
Bretagne et les Iles Britanniques d’alors) a en commun avec
l’Egypte (OU a été recréé le deuxième
Cœur Sacré de Dieu, soit le Centre Spirituel et axe cos- mo-
tellurique de reliance au Centre Dieu de l’Univers) une
connaissance révélée issue de la Tradition Primordiale. Mais
la tradition orale du Druidisme a été grandement affaiblie au
cours des siècles et ce n’est que le 22 septembre 1717 dans
l’Auberge Apple Tree Taveme, à Covent Garden dans
Londres, que l’Irlandais John To- land réunit les Druides
survivants de la tradition orale et avec eux, organisa la

83
renaissance de l’Antique Religion des Mystères de la Nature
et de la pratique des Lois de l’Univers sous la dénomination
de The Ancient Druid Order, soit l’Ancien Ordre des
Druides.

A —présentation et bref historique du druidisme


Définition du Druidisme : le Druidisme est la tradition
philosophique, religieuse, culturelle et initiatique qui est la
source et l’origine des peuples germano-celtiques et
scandinaves. Puisant ses sources historiques dans les
religions primordiales antérieures au néolithique et au
paléolithique, son rayonnement s’étendit sur des millénaires.
Le Druide était avant tout un initié, représentant d’un
savoir, d’une science et d’une connaissance multimillé-
naire. Il assurait la cohésion des clans, des tribus, des ethnies
et des peuples, ce qui lui conférait l’autorité morale de parler
avant le Roi et de rendre la Justice et souvent de délivrer
l’oracle dont il était le transmetteur attitré. Le Druide était
aussi un savant, un sachant et un connaissant habilité à la
maîtrise des arts mystiques ou ordinaires comme la
médecine, la radiesthésie, la phytothérapie, la métaphysique
élémentaire, l’astrologie et l’astronomie, la divination, et
surtout la célébration des rites sacrés dans le Nemeton selon
la loi des cycles de la nature, dans une religion monothéiste,
cosmogonique et reliée aux énergies cosmotelluriques en
accord avec les lois fondamentales de l’univers.
C’est pourquoi, avant d’envahir les Gaules, les légions
romaines frappèrent les Prêtres habillés de blanc, pour que
les peuples celtes n’aient plus de Guides et accès à des
oracles. Aussi, affaiblis et sans guidance spirituelle, ils
devinrent la proie des conquérants puis furent évan- gélisés
par des cohortes de prédicateurs qui dès le Vie siècle

84
s’ingénièrent à détruire toute trace de cette splendide
civilisation.
Les Druides se réfugièrent dans les forêts qui furent
incendiées par les armées romaines d’invasion; mais d’autres
enlevèrent leur saie blanche pour revêtir la couleur des robes
de lin bleue des Bardes et se mirent sous la protection des
potentats locaux. D’autres encore transmirent leurs
connaissances et leur sagesse aux Ordres Religieux
Chrétiens tels que les Bénédictins, qui les prirent sous leur
protection en interdisant que l’on détruise les Dolmens et les
Menhirs considérés comme les vestiges des temps jadis.
Ainsi survécut, diminuée, amoindrie et très naturellement
christianisée, la Tradition Primordiale de l’Occident
transmise par les Druides à la chrétienté, lors de la célèbre
rencontre historique entre Saint Irénée, Evêque de Lyon, et
le Grand Druide des Gaules. Puis les persécutions
recommencèrent avec les Missi Dominici de l’Empereur
Charlemagne. Alors les Druides rentrèrent dans l’ombre
pour des siècles d’oubli et de décadence.
Mais leur résurgence ne date que du 22 septembre 1 71 7
où pour la circonstance, tous les prieurs des Abbayes
Bénédictines, les héritiers de l’Ordre du Temple et les
alchimistes, ainsi que toute la celtitude, le ban et l’arrière-
ban de la culture et de la musique celte, tous les dépositaires
de la sagesse sacrée des Druides furent également conviés à
cette renaissance.
Aujourd’hui, avec plusieurs millions de Celtes obliga-
toirement issus des peuples de race blanche de l’Occident
chrétien (car liés à l’archétype originel de leur filiation
spirituelle, laquelle est issue de l’antique continent disparu
de l’Hyperborée), le Druid Order sous la protection de sa
Gracieuse Majesté officie dans les Temples Mégalithiques
comme ceux de Stonehenge en Angleterre et participe aux

85
Gorsed en Bretagne et ailleurs comme aux Pays de Galles et
en Irlande. C’est pourquoi, le Grand historien et initié
français René Guenon a écrit et affirmé : « les Druides
doivent être comptés parmi les conservateurs réguliers de la
Tradition Primordiale » et l’historien et poète Saint Pol Roux
rajoute : « Et la Bretagne est une terre sacrée
universellement rattachée aux mystères anciens et toutes les
races en retour se retrouvent en elle, comme dans un cercle
est assurément la bague circonfé- rentielle du Monde. ».

Petite précision initiatique : les survivants de l’Atlantide


s’étant établis sur trois continents selon leur rameau
d’expression, ils se fondirent dans la masse des autochtones
qui les accueillirent et c’est ainsi que les ésotéristes
distinguèrent ce qui est convenu d’appeler le rameau rouge
correspondant à la race dite cuivrée de ce qui est aujourd’hui
le continent des Amérindiens; puis le rameau jaune qui
s’établit entre l’Égypte et l’Iran jusqu’aux frontières de
l’Inde; tandis que le rameau blanc choisit l’Europe du Nord-
Ouest. C’est ainsi qu’est née cette classification de rameau
rouge, rameau jaune et rameau blanc. Ce n’est pas une
question raciale, mais d’identité culturelle liée à une
vibration cosmotellurique présente sur un territoire précis
qui détermine ces caractéristiques de subtilités selon les
archétypes fondamentaux des trois continents considérés à
l’époque.

B —Bref exposé initiatique sur les vivants et les morts


Pourtant, la tradition Druidique nous enseigne qu’il existe
une terre d’immortalité appelée TIR NANOG ou
AVALLON ou Terre des jeunes ou Terre de la jeunesse

86
étemelle, au-delà de laquelle se trouvent les immortels.
L’ensemble des habitants de l’autre monde et les immortels
s’appellent le SID, ce qui signifie PAIX et se rapproche du
mot sanskrit « siddhis » qui veut dire « perfection».
Voici pourquoi l’Église Chrétienne Primitive, qui a
presque tout calqué son enseignement et ses cérémonies sur
ceux des Druides, demande pour les défunts la PAIX,
puisque dans les rites funéraires, on précise qu’ils entrent
dans la PAIX ou qu’ils reposent en PAIX. On a rajouté dans
la PAIX du Seigneur, mais cela signifie qu’ils entrent dans le
plan vibratoire de l’autre monde appelé le SID ou la PAIX.
Le SID se situe en trois dimensions :
- La première, c’est le monde souterrain des tertres, des
tumulus, des habitants non incamés dans la matière, car
existants sous une forme énergétique et considérés comme
des esprits liés à la nature, sous les collines, grottes, cairns,
galgal, et aussi sous les fameux Dolmens.
- La deuxième dimension se trouve dans les lacs de forêts
ou de montagne ou au fond des océans, ainsi que sur tous les
plans d’eau qui servent de miroir entre deux mondes.
- La troisième dimension se trouve chez les habitants dits
de l’autre monde (l’au-delà) qui cohabitent avec les êtres dits
sumaturels, comme la tradition les nomme sous les
appellations de génies de la terre, de l’air, du feu et de l’eau,
ainsi que les fées, les Korrigans, etc. ...
- Dans leur ascension vers l’autre monde, les trépassés
(soit ceux qui viennent de mourir et apprennent à se détacher
de leur corps physique pour faire connaissance avec l’autre
monde et ses différents plans et frontières énergétiques) les
rencontrent ainsi que toute une hiérarchie du monde des
esprits.

87
En outre, il existe une île paradisiaque de l’autre coté
appelée TERRE DU BONHEUR ou TIR TAIRN GIRE, ou
TE^RRE des JEUNES = TIR NA NOG, ou TERRE
d’IMMORTALITÉ = GWENWED; ou TERRE des VI-
VANTS = TIR NA M-BEO, ou PLAINE du PLAISIR
ABSOLU = MAG MELD, ou la GRANDE PLAINE =
MAG MOR, ou bien encore TE^RE DES FEMMES = TIR
NAM-BAN.
C’est vers cette île Paradis du nom sacré d’AVAL- LON
que toutes les âmes veulent aller lorsqu’elles sont de l’autre
coté du voile. Mais l’Ankou, Divinité celtique de la mort,
maintenant représentée par la lame 13 du
Tarot initiatique dit de Marseille, va chercher l’âme des
agonisants dans leur lit. Certains agonisants comme en
dédoublement voient l’Ankou et lui résistent en s’accrochant
à la vie ici-bas. D’autres l’aperçoivent comme une
délivrance et sourient, alors on croit qu’ils vont guérir et le
lendemain ils s’en vont.
Les âmes qui ne sont pas encore complètement détachées
de notre univers portent le nom d’ANAONS. Encore liées à
notre Univers, les Anaons y errent et nous avoisinent
constamment, et c’est pendant le passage de Samain (chaque
31 octobre de l’année civile, mais qui dure en fait cinq jours
de passage et de communication entre les vivants et les
désincarnés) (fête sacrée du nouvel an celtique et des
trépassés malheureusement dévoyée par les dérives du
concept décadent d’Halloween), qu’ils peuvent évoluer, se
racheter ou rechercher un corps physique pour l’incorporer
d’où le danger de la déviance d’Halloween. Les Anaons
peuvent se manifester aux hommes sous forme de revenants
ou d’ectoplasme, soit pour demander secours, soit au
contraire pour accomplir une vengeance, soit pour accomplir
un vœu ou remplir une obligation délaissée.

88
Lorsque la qualité de leur chemin de vie est bonne, les
âmes des trépassés attendent dans des lieux sacrés où elles se
reposent pendant six mois jusqu’à la fête druidique de
Beltaine (du 30 avril au 5 mai de chaque année civile).
La tradition druidique enseigne que certaines âmes
troublées et malveillantes peuvent être assignées à résidence
sur terre à travers le champ vibratoire des mégalithes de
façon temporaire ou vers les arbres sacrés des hauts lieux de
cultes, afin de ressentir les prières pour bénéficier de la
générosité de la fraternité des initiés. D’autres âmes vont
vers les lieux inférieurs du monde intermédiaire, entre le
monde souterrain et le monde des portes de l’enfer par où
sortent les mauvais esprits soit les démons. Mais les entités
lumineuses veillent pour qu’aucune âme ne descende dans le
monde d’en bas.

IV—Prières
Voici une des prières qui correspond au rite d’enseve-
lissement des défunts réservée initiatiquement à la caste des
Druides et plus spécialement à celle des Druidesses. Àce
sujet, la tradition rapporte que les Druidesses emportaient
pendant sept jours le corps du défunt sur l’Ile de Sein,
sumommé l’Ile aux sept sommeils, afin de l’aider à se libérer
des corps subtils qui accompagnent son âme, puis le corps
était ramené sur le continent pour être enseveli selon les rites
sacrés.

PRIÈRE AUX ÂMES DES CELTES

Esprits bienfaisants et Âmes des Celtes,


Veuillez accepter l'aide de nos bras et de nos forces,

89
Pour qu' elle soit harmonieuse avec vos
intelligences.
Veuillez nous aider, nous guider, nous conseiller,
Pour que de nos efforts renaissent une Celtie plus
belle, ^
Dans laquelle vivront éternellement les Âmes
des Celtes,
Dans un ciel entièrement nôtre, sous la Divine
Lumière de l'Incréé.

PRIÈRE AUX GRANDES AMES


SPIRITUELLES

(Avant l’inhumation)
Vous tous esprits qui êtes dans la Lumière de
l'Incréé,
Grandes Âmes spirituelles, du point de la terre
où je me trouve,
À l'intérieur du cercle initiatique, (le nemeton
NDLR)
Face à la terre sacrée du premier Cœur de Dieu
sur terre,
J'élève mon esprit, mon cœur et mon âme et
Je vous invoque par les noms sacrés de Hesus -
Teutates - Bran - Belen et Lug
Veuillez accepter les âmes des trépassés qui ont
franchi les portes de la mort
Pour les amener à franchir les portes du soleil
dans la Lumière du Gwenwed.
Veuillez agréer la Prière des morts pour nos
frères et sœurs qui sont dans le trépas.

90
PRIÈRE POUR LES MORTS

(Les Druides officiants déclinent auparavant les identités et


un bref panégyrique de la vie des défunts)
À vous tous que je viens de nommer,
Nous refusons d'être dans la peine et l'affliction, De
vous savoir soustrait à notre affection terrestre,
Car nous savons que là où vous allez,
Vous serez accueillis par des esprits amis.
Ils vous aideront, nous le savons,
À vous élever vers les hautes sphères,
Pour qu'enfin vos aspirations vous conduisent Vers
la Lumière du Gwenwed.
C'est ce que nous demandons pour vous,
Chers frères et sœurs à nos esprits bienfaisants.
Esprits bienfaisants et grandes Ames des Celtes,
Veuillez aider et guider les frères et sœurs Dont je
viens de prononcer les prénoms,
Afin qu'ils ne restent pas dans le noir,
Mais qu'ils puissent monter vers la Lumière. C'est
ce que nous demandons également Pour nous,
lorsque notre heure aura sonné.
Awen — Awen — Awen.

PRECISIONS INITIATIQUES UTILES


Le rameau blanc des survivants de l’Atlantide a cherché à
recréer un second Cœur Sacré de Dieu pour remplacer
Amenti (nom donné au continent atlante disparu), et pour ce
faire il a choisi l’aire géographique de l’Europe en appelant
ce territoire Avallon lié à un lieu précis qui se trouve être en
Grande-Bretagne. Les sources initiatiques recoupent les
témoignages historiques pour nous apprendre que Saint
Joseph d’Arimathie aurait lui-même apporté le fameux Saint
Graal (soit le Vase Sacré ayant servi à recueillir le Sang de

91
Notre Seigneur Jésus-Christ lors de la crucifixion) et l’aurait
déposé à l’endroit vibratoire correspondant à cette espace
énergétique appelé Avallon, afin de concourir à recréer le
second Cœur Sacré de Dieu et ce en terre celtique. Ce centre
énergétique a un rayonnement sur trois points précis et non
négligeables, soit en premier lieu le fameux Mont Saint
Michel avec son Abbaye construite selon des normes
initiatiques bien précises, afin de lui permettre d’être- un
relais du Cœur Sacré de Dieu du rameau jaune des
survivants de l’Atlantide établi sur le plateau de Guizèh à
travers l’énergie des pyramides. Le deuxième point précis
d’émergence se situe sous la cathédrale de Chartres dont le
nom signifie qu’il existe une charte entre Dieu et les
hommes (et qui selon certaines traditions servirait de dépôt
pour le transfert de certaines reliques provenant des temps
néolithiques). C’est dire l’importance de la cartographie ini-
tiatique qui permet de suivre les tracés énergétiques liés à la
résurgence de ce second Cœur Sacré de Dieu appelé en terre
celtique Avallon, et donc curieusement il existe une localité
en France qui porte ce nom en terre de Bourgogne. Les
Druides ont un nom universellement connu pour désigner le
Créateur des Univers qui forment l’Univers, soit :
L’INCREE. A travers ce mot qui se suffit à lui- même, on
mesure l’immense héritage des connaissances druidiques
héritées de la Tradition Primordiale Révélée. Sans vouloir
faire offense au Bouddhisme, il est à remarquer que la
notion du Dieu Créateur n’est pas enseignée dans cette
philosophie religieuse, c’est pourquoi je préfère privilégier
les rites celto-druidiques issus de la Tradition Primordiale
Révélée et qui ont irrigué le christianisme naissant; car cela
est plus conforme à la continuité de la transmission de la
connaissance dans notre Occident judéo-chrétien; sans pour
autant nier les apports et les similitudes en provenance des
peuples issus des survivants du continent Mu, dont en tout

92
premier lieu les différentes écoles du Bouddhisme tibétain.
Cependant, il est essentiel de prendre conscience qu’il existe
un ordre cosmique établi, lié à une source suprême souvent
appelée la Source Divine Originelle, que par simplification
du langage on appelle communément Dieu, et que les deux
tendances les plus dommageables que nous constatons à cet
égard sont :
Premièrement, le fanatisme exacerbé qui subodore à un
Dieu unique tout ce qui existe dans 1 ’univers afin de créer
une communauté unique de croyants soumis à des règles
édictées lors de la première moitié du premier millénaire du
Christianisme, et qui fait abstraction de toute antériorité OU
postérité des Sources Sacrées de la connaissance issues de la
Tradition Primordiale Révélée.
Deuxièmement : la dilution dans des concepts novateurs
de vérités fondamentales présentés en dehors de la Source
Divine Primordiale, avec en ces temps de confusion et de
décadence la force de diffusion et d’impact psychologique
que confère l’utilisation des réseaux sociaux et de la toile,
soit internet.
En résumé, avant le judéo-christianisme, il y avait le
celto-druidisme, lequel est issu de la Tradition Primordiale
Révélée et en a gardé les arcanes. Aussi, il paraît évident de
relier le celto-druidisme au judéo-christianisme selon les
paroles mêmes de Notre Seigneur Jé- sus-Christ : « Je ne
suis pas venu pour abolir la loi et les prophètes qui m’ont
précédé, mais pour l’accomplir ». Cela signifie que la loi
primordiale de la Tradition Révélée reliée à la Source Divine
doit perdurer à travers les initiateurs qui l’ont diffusée, mais
avec un élément nouveau soit l’accomplissement de la
Rédemption du genre humain à travers la mission de Notre
Seigneur Jé- sus-Christ, telle qu’elle était annoncée par les

93
initiateurs et les prophètes des temps jadis. Aussi tout est
conforme à la Loi Divine, mais notre libre arbitre conforté
par notre supériorité technologique nous entraîne à oublier
notre origine céleste et la raison d’être de notre pèlerinage
terrestre à travers l’incarnation dans un corps physique pour
expérimenter la matière et accomplir le cycle de l’évolution
cosmique. La communication avec le monde des désincarnés
n’est ni un péché ni un interdit ni un tabou, mais une réalité
existentielle codifiée par des siècles de connaissances à cet
égard, mais dont le mode d’emploi a varié pour nous
proposer tout un panel d’expérimentations sans règle précise
ce qui peut induire appréhension et confusion selon le
fameux adage biblique : « au royaume des aveugles, les
borgnes sont rois. ».
Aussi, ne soyons pas aveugles face aux réalités cosmiques
et aux vérités éternelles qui ont transcendé notre humanité,
et prenons conscience de l’importance d’être guidé et bien
guidé pour réussir notre pèlerinage terrestre, et cela passe
quelquefois par la communication avec les désincarnés et les
entités célestes. Aussi, que cela se fasse selon des règles
précises qui correspondent aux réalités des deux mondes
pour éviter perturbations, confusions, obsessions,
incorporations non désirées et autres désagréments de
l’esprit. La science initiatique de la communication avec les
désincarnés est certes assimilée au spiritisme, mais il y a lieu
de distinguer à quel spiritisme une personne croyante,
éduquée et évoluée souhaite s’adonner; et en cela, la
pratique de la prière et la demande de la bonne guidance
peuvent nous permettre d’être bien inspiré et ce faisant, de
prendre conscience de l’interdépendance du monde des
esprits sur le monde des incamés. Rappelez-vous de la
célèbre phrase d’Hermès Trismégiste : « ce qui est en haut
est comme ce qui est en bas, et inversement proportionnel. »,

94
et aussi de la célèbre phrase biblique : « ii y a de nombreuses
demeures dans la maison de mon Père. » ; sans oublier la
célèbre phrase de Sainte Thérèse de Lisieux : « Je veux
passer mon Ciel à faire du bien sur la terre. » Aussi, le très
médium et initié Bienheureux Père Brottier avait semble- t-il
tout compris lorsqu’il a demandé comme épitaphe « les
morts ne sont pas des absents, mais des vivants bien
présents, qui quoiqu’invisibles à nos yeux de chair, guident
les pas de ceux qui sont ici-bas ». A méditer. ..

95
Chapitre 7

« Je t’ai cherché et ce que j’ai cru, j’ai désiré le voir avec les
yeux de l’intelligence.»
«Les Confessions» Saint-Augustin (354 - 430)

« Tu ne peux voir ma face, car l’homme ne peut me voir et


demeurer en vie.»
Livre de l’Exode, XXXIII

COMMUNICATIONS AVEC LES DÉSINCARNÉS


EXTRAITS DE TÉMOIGNAGES

I— Apparition spontanée d’un défunt


A) Au bord de l’éternité :
Phénomène extrêmement rarissime de la matérialisation
physique d’un défunt se présentant comme un être vivant pour
une mission déterminée. Extrait du récit authentique de
Monsieur l’Abbé Paul Labutte paru dans le journal : «la Croix
de l’Ome» publié en 1950 : voici le texte en son intégralité:
« Un soir du mois dernier, j’étais éreinté de fatigue, très
dure avait été la joumée, messe à six heures du matin,
enterrement, catéchisme, malades, baptêmes, patronage des
enfants, cercle d’étude des adultes, visites sur visites, au moins
dix personnes venues me confier des situations les plus

96
diverses.
Vers minuit, j’allais enfin terminer mon bréviaire quand
retentit à la porte du presbytère un coup de sonnette dont la
violence me fit, malgré moi tressaillir. J’entendis la servante
qui ouvrait une fenêtre afin de voir qui se présentait si tard
dans la nuit. Me doutant que c’était un malade, je descendis
ouvrir moi-même. Sur le seuil une femme d’environ quarante
ans,joignit les mains
« Monsieur l’Abbé venez vite, c’est pour un jeune homme
qui va mourir !
- Madame, j’irai demain avant la Messe de six heures.
- 11 sera trop tard, je vous conjure, Monsieur l’Abbé ne
tardez pas !
- Bon, écrivez, Madame, sur mon agenda, la rue, le numéro
et l’étage. »
Elle pénétra dans le vestibule, je la vis en pleine lumière,
son visage était douloureux. Elle écrivit : 37, rue Descartes au
deuxième étage.
Le temps de pendre mon manteau et le nécessaire
d’extrême-onction,je partis à travers les rues désertes et
obscures. Une patrouille ayant braqué sur moi le faisceau
d’une lampe électrique,je montrai mon laissez-passer ... et je
poursuivis ma route en pressant le pas. Chemin faisant, je
songeais que j’allais dans une famille inconnue, le nom et
l’adresse donnés par cette femme n’éveillaient en ma mémoire
aucun souvenir. Je me souvenais à peine de l’avoir rencontrée,
voici deux ou trois ans à l’église.
Je découvris, non sans peine, le 37 de la rue Descartes, un
grand immeuble de cinq étages, aux fenêtres bien camouflées.
D’un appartement s’échappait une rumeur étouffée de radio, le

97
portail d’entrée par bonheur n’était que poussé. Je grimpais
l’escalier à la lueur de ma lampe de poche et, arrivé au
deuxième étage, je sonnais résolument comme une personne
qui est attendue. J’entendis tout de suite un bruit de pas, le
déclic d’un commutateur, une raie de lumière, le grincement
d’un verrou et... la porte s’ouvrit. Un jeune homme de vingt
ans me regardait avec une surprise respectueuse.
« Je viens, lui dis-je, pour un malade en danger de mort.
C’est bien ici?
- Mais... non... Monsieur l’Abbé, il y a erreur ! ...
- Pourtant, on m’a bien dit de me rendre au 37 de la rue
Descartes, deuxième étage !
- C’est en effet le 37. Il y a bien un jeune homme... c’est
moi, me dit-il en souriant... Mais, vous voyez bien que... je ne
suis pas mourant !
J’avais emporté mon agenda et je le tendis au jeune homme.
- Voyez vous-même, lui dis-je... une femme âgée d’environ
40 ans est venue me prévenir, c’est elle je vous le jure, qui a
écrit très nettement l’adresse !
- En effet... Monsieur l’Abbé... il me semble que, je
connais cette écriture... elle ressemble à... pourtant non...
vraiment, c’est étrange ! Je vis seul avec mon père qui est
actuellement en service de nuit à l’usine, il y a certainement
erreur. La messagère qui est venue vous trouver a sans doute
voulu écrire rue Despartes et elle a mis « Descartes ».
- Mais Monsieur l’Abbé, entrez donc quelques minutes,
vous êtes transi, je vous prépare rapidement un grog.»
Je pénétrais dans un élégant petit salon-bibliothèque, il y
avait des livres ouverts sur le divan. Dans un angle une petite
table, une lampe basse, un cendrier, un poste de radio, un

98
fauteuil de cuir fauve.
J’écoutais, me dit le jeune homme, un peu de musique
hongroise retransmise depuis Vienne. 11 interrompit
brusquement l’émission et me fit cet aveu.
« Monsieur l’Abbé, il y a deux ans que je désire vous parler,
je n’osais aller vous trouver, le« hasard » de cette nuit est
vraiment prodigieux (il sourit tristement) ... je suis un enfant
prodigue. »
Assis tout près de moi sur le divan, il me raconta toute sa
vie. Je le quittais, l’ayant réconcilié avec DIEU.
Alors, je me hâtais vers la rue Despartes, songeant à
l’extraordinaire visite que je venais de faire, mais, nous autres
Prêtres, il y a longtemps que nous sommes habitués à des faits
étranges comme celui-ci !
Une heure quinze sonna a toutes les cloches de la Cité. Je
traversais a ce moment la place du Théâtre, soudain les sirènes
mugirent lugubrement. Alerte dans la nuit, je pris le pas de
course et arrivais enfin rue Despartes, le numéro 37 n’existait
pas, la rue s’arrêtait au 16.
Je n’y comprenais plus rien, mais... n’eus pas loisir
d’épiloguer ! Les premières bombes tombaient déjà au Nord
de la ville, le bruit infernal se rapprochait, je n’eus que le
temps de m’abriter dans une cave et nous vécûmes trois quarts
d’heure de véritable épouvante. Quand je sortis, de très
grandes lueurs éclairaient les toits de la Cité. Il y avait au
moins deux cents foyers d’incendie. Partout des façades
éventrées, des immeubles écroulés au milieu de la chaussée,
des nuages de fmée et de poussière, des cris affreux de
désespoir. Je me rendis au poste de secours le plus proche.
Déjà plusieurs centaines de blessés et de morts étaient
rangés dans la cour. Il en arrivait sans cesse de nouveaux. La

99
plupart étaient des femmes et des enfants. Au front, je n’avais
vu de plus atroce boucherie.
J’allais de l’un à l’autre, donnant l’absolution ou traçant sur
les fronts inanimés une rapide Extrême-Onction.
Soudain, je dus m’appuyer à la muraille.
« Qu’avez-vous, Monsieur l’Abbé? me dit un des docteurs
venus pour secourir les blessés.
J’étais pâle et sans force...
- Un de vos parents peut-être? ...
- Non... un paroissien ! »
Je venais de heurter du pied, le cadavre du jeune homme du
37 de la rue Descartes. Il y a une heure à peine,je l’avais laissé
plein de vie, bouleversé de joie de m’avoir demandé pardon de
ses péchés. Et ses paroles me revenaient ...
« Vous faites erreur... monsieur l’Abbé, il n’y a pas de
mourant ici, voyez ... je suis en bonne santé ! »
Il riait gaiement..., il était au bord de l’éternité et... il ne se
doutait de rien...
La miséricorde et la bonté de Dieu avaient pennis qu’il eût
juste le temps de se confesser avant l’alerte.
Je pris son portefeuille dans l’espoir de connaître son
identité. Sa carte de travail portait R... N... 21 ans. Il y avait
divers papiers, des tickets, une lettre jaunie et des photos... Je
sursautais, c’était sans erreur possible le portrait de celle qui
était venue vers minuit me supplier de me rendre tout de suite,
au 37 de la rue Descartes auprès d’unjeune homme en danger
de mort.
Au dos de la photo, je lus ce simple mot : maman.

100
Une autre photo la représentait sur son lit de mort, les
mainsjointes serrant un chapelet... et cette date : 8 avril 1939...
Je regardais très attentivement la lettre jaunie : c’était une
écriture exactement semblable à celle que la femme inconnue
avait tracée sur mon agenda au presbytère !
Pensez ce que vous voudrez de ce fait authentique... un fait
si troublant et si mystérieux; mais pour moi, plus de doute ! ...
C’est bien la mère du jeune homme qui était venue me
chercher à minuit, et, d’où était-elle venue, sinon ... des
confins de l’étemité !
Puisque Dieu existe, puisque l’Evangile est vrai, puisque le
miracle est possible, dirait Pascal... quelle difficulté y a-t-il à
cela? ».

Commentaire de ce rémoignage : Combien de faits aussi


troublants se sont déroulés sans parvenir à la postérité de nos
médias. Ce témoignage est certes bouleversant, mais il
démontre avant tout l’interaction entre les vivants et les
défunts. Cela conforte l’enseignement de l’Église sur
l’évidence de la vie après la mort, de la communication avec
les désincarnés, et surtout du rôle d’âme guide confié à
certains désincarnés qui peuvent pour la circonstance se
matérialiser.

B —Second exemple : Apparition de l’Apôtre Saint


Pierre à la supplique d’un Pape
Le Pape Saint Léon le Grand avait écrit au Patriarche de
Constantinople Flavien, une lettre célèbre sur les hérésies de
Nestorius et d’Eutychès. Toutefois avant de l’expédier, il la

101
déposa dans le tombeau de Saint Pierre auprès duquel il se mit
à jeûner et à prier durant quatre jours, conjurant le Prince des
Apôtres de corriger lui- même ce qui aurait pu échapper à sa
faiblesse et à sa prudence. Au bout de quatre jours Saint Pierre
en personne lui apparut et lui dit «j’ai lu et j’ai corrigé». Ceci
est tiré de l’œuvre de Sophronius chap. CXLVII. Là nous
constatons encore qu’en plus d’une matérialisation manuscrite
dans l’obscurité, se réalisa également la manifestation
humaine pure et simple avec extériorisation vocale d’un
défunt.

II— Cryptographies post-mortem


- Deux Évêques décédés durant le premier Concile
Œcuménique de l’Église, celui qui eut lieu dans la ville de
Nicée du 20 mai au 25 juillet de l’an 325, convoqué par
l’Empereur Constantin I près de Constantinople (devenu
Istanbul en Turquie) dans la bourgade de Nicée. Les lignes qui
suivent sont prises dans Lipoman Tome VI discours sur le
Concile de Nicée par Saint Grégoire de Césarée ainsi que dans
le livre 8 chapitre 23 de Nicéphore.
« Pendant que le Concile de Nicée^ tenait encore ses
séances et avant que les Pères de l’Église aient pu en signer
les décisions, deux Evêques Chrysanthus et My- sonius
vinrent à mourir. Le Concile après avoir rendu sa sentence
regrettant vivement qu’il n’ait pu joindre leur vote à tous les
autres se porte en délégation à leur tombeau et l’un des Pères
de l’Église prenant la parole. Très Saints frères, dit-il, nous
avons ensemble achevé notre carrière et combattu les combats
du Seigner. Si notre œuvre lui est agréable, veuillez nous le
faire savoir en y apposant s’il vous plait votre signature».
Aussitôt la décision fut cachetée et déposée dans le tombeau
sur lequel on apposa le sceau du Concile. Après avoir passé

102
toute la nuit en prières sans dormir, le lendemain au point du
jour, on brisa les mêmes sceaux et l’on trouva au bas du
manuscrit les lignes suivantes revêtues des paraphes et des
signatures des défunts consultés :
« Nous Chrysanthus et Mysonius qui avons consenti avec
tous les Pères au premier et saint Concile Œcuménique de
l’Eglise. Quoiqu’à présent dépouillés de nos corps physiques,
nous avons pourtant souscrit de notre propre main à leur
décision finale.»
L’Eglise ajouta Nicéphore considéra cette manifestation
comme un triomphe remarquable et positif contre ses ennemis.
Ce premier exemple nous montre très clairement plusieurs
choses :
Premièrement : que les Pères de l’Eglise au Concile de
Nicée croyaient en la manifestation des esprits.
Deuxièmement : Qu’ils ne rebutaient pas à les invoquer.
Troisièmement : Enfin qu’en tant que preuve magistrale,
elle est indubitable et orthodoxe, car il y a l’apparition d’une
écriture dans une enveloppe dûment scellée et mise elle-même
dans un tombeau.

III Messages auditifs (appelés aujourd’hui phénomène


paranormal de clairaudience)
- Un jour que le célèbre Evêque d’Hippone Saint Augustin,
priait Dieu avec ferveur, il entendit subitement une voix qui
lui dit : « Tole et lege» c’est-à-dire « prends et lis». S’étant
assuré que ces voix ne provenaient pas d’un être vivant, il fut
persuadé que c’était un Ordre Divin; il ouvrit donc le livre qui
était devant ses yeux et lit le premier passage qu’il découvrit.

103
C’étaient les conseils de Saint Paul sur un point très important
de la doctrine chrétienne. Ceci se trouve dans les Confessions
de Saint Augustin livre 8 chapitre 12. C’est sans doute
pourquoi, nous le verrons écrire dans son fameux traité «De
cu- rapro mortuis» paru aux éditions Bénédictines Tome VI
collection 527, «Les esprits des morts peuvent être envoyés
aux vivants. Ils peuvent leur dévoiler l’avenir, qu’eux-mêmes
ont appris, par révélations divines.»
- Saint Clément d’Alexandrie, Saint Grégoire de Ni- cée
dans son discours catéchétique, Saint Jérôme lui- même se
prononcent dans le même sens et plus près de notre époque
contemporaine, l’Abbé Poussin, Professeur au séminaire de
Nice dans son livre intitulé «le spiritisme devant l’histoire et
devant l’Église» qui a reçu l’imprimatur du Vatican paru en
1866 nous apprend que Saint Thomas d’Aquin qui a écrit la
Somme Théologique communiqua directement et
journellement avec les hiérarchies de l’autre monde c’est-à-
dire avec les Anges et avec les Saints, mais aussi avec les
morts, les défunts qui le renseignaient sur l’état des âmes ou
de la vie des personnes auxquelles ils s’intéressaient. C’est
d’ailleurs pourquoi il a pu écrire dans sa célèbre Somme
Théologique qui est une œuvre monumentale (Somme I qu 89-
8-2) : «L’esprit peut apparaître aux vivants».
- Saül, n’évoque-t-il pas l’esprit de SAMMUEL défunt,
chez la pythonisse d’Endor (Sam. I — XXVIII, 7 à 14).
Et le fameux fantôme du livre de Job (Job IV, 13, 16)...
CONCLUSION

«Le mystique est élevé au rayon surnaturel de la ténèbre


divine, au-delà de tout ce qui est sensible et intelligible. Si, en

104
voyant Dieu, on comprend ce que l’on voit, ce n ’estpas Dieu
que l’on contemple, mais quelqu’une des choses qui viennent
de Lui et que nous ne pouvons connaître. »
Saint Denys l’Aéropagite

« Que ton âme se fasse belle et divine, si tu veux contempler


Dieu et la beauté. »
« J’essaie de faire remonter le Divin qui est en nous au Divin
qui est dans l’univers. »
Dernières paroles prononcées par Plotin sur son lit de
mort - (203-270)

Depuis les dessins rupestres des grottes du paléolithique, les


religions à Mystères de l’Antiquité, les siècles d’or de
l’Eglise, le renversement des valeurs à la Révolution Française
de 1789, le triomphe de la science qui a suivi le siècle des
Lumières, et maintenant en ce Xxie siècle les défis de la
mondialisation dans une société hyper connectée, qu’en est-il
du concept de la mort et des croyances qui l’entourent?
Voici un bref rappel du changement des paradigmes ayant
entraîné une modification des consciences et des
connaissances.
1) Dans l’Égypte antique, la croyance que notre passage
sur terre est éphémère et qu’on doit se préparer à vivre la vraie
vie qui est celle réservée à l’âme dans l’autre monde, est si
ancrée que toutes les strates de la société jusqu’au pharaon
lui-même sont acquises à cette idée-force. La mort d’Osiris et
sa résurrection est le point de départ d’une myriade de
systèmes des origines échafaudées à partir de ce concept qui
est hérité des survivants de l’Atlantide dans leur souhait de

105
recréer un second Cœur Sacré de Dieu appelé Akta Paha et
qui se traduit par Egyptios en grec et par Egypte en français.
Donc la terre d’Egypte considérée comme le deuxième Cœur
Sacré de Dieu est la continuité de la sagesse et des
connaissances post-atlantéennes au sujet de l’immortalité de
l’âme et de sa transmigration dans des incarnations terrestres.
Mais, pas de péché des origines, pas de chute angélique qui
aurait par les Anges prévaricateurs contaminé l’humanité
(comme cela est indiqué dans des textes considérés sacrés
comme la Bible); même si tout est hiérarchisé, car lié à un
ordre cosmique; il demeure la coutume de l’embaumement
des corps dans le but évident et essentiel d’obliger l’âme à se
réincarner en Egypte afin de continuer le rayonnement de
cette civilisation. A cause de cela, les défunts sont des doubles
immatériels ou des fantômes qui accompagnent les vivants et
à qui on peut s’adresser, car ils ne sont pas loin juste de l’autre
côté (croyance reprise dans la fameuse prière de Saint
Augustin, Docteur et Père de l’Eglise, lors des funérailles de
sa Sainte mère Sainte Monique).
Donc les défunts forment une communauté d’ombres parfois
errantes, parfois remplies de sagesse pour guider les mortels;
mais leur territoire ne peut être appréhendé qu’en regard du
fleuve Nil, miroir et frontière intangible et symbolique avec la
Divinité solaire RE, qui les relient au Centre Dieu de
l’Univers. Il me faudrait tout un livre pour expliquer les
passionnantes et a la fois mystérieuses connaissances sur
l’idée de la mort qui pour l’Egypte antique est un changement
d’état avec un guide absolu connu sous le nom de « livre des
morts égyptien ».
2) Les Grecs de l’Antiquité ont repris les connaissances
de l’Egypte pharaonique, mais avec leur mythologie et surtout
leur pléthore de penseurs initiés et autres philosophes. Ils ont
eux aussi codifié de façon chronologique les rites de la mort. Il

106
y a trois mondes dont celui des enfers où règne Hadès, et une
frontière l’Achéron, soit le fleuve du passage d’une rive à
l’autre où il faut payer pour monter sur la barque de Charon
l’impitoyable passeur et subir la pesée des âmes. Mais pour les
Grecs et a leur suite pour les Romains, il faut éviter que les
morts se mélangent aux vivants, car chacun doit rester a sa
place et dans son monde et la peur des revenants, des spectres
ou des fantômes a déterminer l’élaboration de rites funéraires
très précis. En effet, on purifie les morts, on les lave, on ferme
leurs yeux, on les oint d’huile parfumée, on les revêt d’une
longue toge blanche (appelée robe de lumière), et on leur
dépose dans la bouche une pièce de monnaie pour payer le
passeur d’âme Charon. Ensuite, on dispose les objets
personnels du défunt et une lampe a huile pour éclairer son
âme lorsqu’il sera mis en terre accompagné de chants funèbres
pour lui permettre d’ entrer dans la communauté des ancêtres.
Comme dans l’Egypte antique, l’incinération est for-
mellement interdite, car considérée au plus haut point comme
un sacrilège impardonnable. Les corps des défunts sont
ensevelis avec honneur et les vivants continuent d’honorer
leur souvenir et ils édifient à l’extérieur des cités les lieux
réservés au culte des morts qui seront appelés cimetières. Sur
chaque tombe une épitaphe rappelle la vie du défunt et les
familles viennent nourrir leurs morts et banqueter avec eux
(tradition reprise dans l ’orthodoxie chrétienne comme en
Ukraine où au jour anniversaire de la mort du défunt on
dispose nappe sur la tombe et on partage repas en y associant
le défunt).
La Rome Antique reprendra les rites grecs avec quelques
variantes. Exemple : les stèles romaines sont percées d’une
petite ouverture, qui permet aux familles de verser
rituellement le vin (pour l’âme), le miel (pour l’esprit) et le lait
(pour ce qu’il reste du corps). La fête des morts s’appelle «

107
parentalia » et se situe selon les régions de l’Empire romain
entre le 13 et le 21 janvier. Obligation d’aller sur les tombes
déposer nappe, serviettes, victuailles, et bon vin pour honorer
le défunt en banquetant avec lui (comme le faisait les Grecs),
puis la deuxième fête des morts a lieu entre le 9 et 14 mai sous
le nom de « lemuria » pour conjurer les morts-vivants et autres
fantômes de laisser en paix les habitants, et à cet effet, à
minuit, les chefs de famille font sonner des objets en bronze
ou en cuivre (repris dans la chrétienté par la sonnerie des
cloches) pour éloigner ces revenants avec récitations de
prières magiques qui se terminent par la phrase rituélique
suivante, prononcée neuf fois de suite « Mânes de nos pères,
sortez ». Ensuite toute la famille peut se recoucher, car les
rites sont accomplis, et les rites précis (lire Ovide dans les
fastes) indiquent que le lien n’est pas rompu entre les deux
mondes et doit perdurer entre les vivants et les morts.
3) L'ère chrétienne du Moyen-âge a la Renaissance.
C’est l’affirmation de la vie étemelle qui change le paradigme
des sociétés antiques. La Résurrection du CHrIST-JESUS, «
le premier né parmi les morts », pour le pardon des péchés de
toutes les humanités passées, présentes et à venir et pour
l’obtention de la vie étemelle dans l’immortalité, est perçue
comme une révolution; car les esclaves, les sans-grades et les
couches inférieures des sociétés antiques ont eux aussi droit
comme les nantis et les bien-nés au salut étemel, et à une vie
heureuse dans l’au-delà. Dès lors la bonne nouvelle soit les
Evangiles se répand comme une traînée de poudre dans tout
l’Empire romain qui voit d’un mauvais œil vaciller son primat
antique et les codes qui s’y rattachent. En effet, le culte rendu
à l’Empereur ne peut supporter la concurrence d’une
adoration à celui que les Romains ont eux-mêmes crucifié, et
qui en étant ressuscité remet en cause leur suprématie
civilisationnelle. Mais un deuxième changement s’opère dans

108
les consciences, avec la notion de Jugement demier (commun
aux trois religions monothéistes du bassin méditerranéen et
qu’on appelle « les gens du livre »). Et c’est le début de
l’expansion des siècles d’or de l’Eglise (après trois siècles de
persécutions effroyables que l’Empire Romain lui infligera
jusqu’à l’Edit de tolérance de l’Empereur Constantin le Grand
en l’an 313 et appelé l’Edit de Milan). Mais les siècles sont
difficiles, car la mort est présente partout avec les famines, les
pestes, les guerres et la mortalité enfantine (un enfant sur trois
meurt avant l’ âge de cinq ans et plus significatif encore entre
l’an 1300 et l’an 1400 la totalité de la population européenne
est passée de 100 millions à 45 millions d’habitants). Ceci
explique pourquoi l’Eglise sera sollicitée et devra codifier les
rites des morts, et pour cause la mort est quasi omniprésente,
car outre les famines et les pestes, il y a les maladies et la
mortalité en couche qui dépeuplent les villes et les
campagnes, et personne selon sa condition n’est épargné.
Aussi, un regain de religiosité s’empare de l’Europe avec
pèlerinages, vénération des reliques miraculeuses, des Saints
et des martyrs et bien entendu prières pour le salut de l’âme,
afin de conjurer cette peur de la mort en ces siècles difficiles.
La notion de Paradis, de purgatoire et d’enfer, à la suite de
l’abandon des décisions prises lors des Conciles
Œcuméniques (mentionnés dans mon livre «les Mystères de
l’Ame») dont celui de Constantinople II en l’an 553, remplace
ou modifie l’héritage égyp- to-gréco-romain avec notamment
la récusation de la pa- lingénésie (du mot grec « palin »
signifiant nouveau et du mot latin «genesis» signifiant
génération; soit nouvelle génération; soit le concept
théologique de la transmigration des âmes, improprement
appelée réincarnation). Cette nouvelle conception de la mort
est centrée sur le salut individuel des âmes, et cela exige de
tenir une sorte de «comptabilité» de ses bonnes ou mauvaises
actions et pour s’en libérer la pratique de la confession auricu-

109
laire. Les morts seront désormais inhumés en pleine ville dans
des cimetières urbains et près des Églises pour assurer la
prière des vivants pour les morts qui «reposent» tout à coté.
Mais dans tout le Moyen-âge, la perception spirituelle est que
la vie terrestre n’est pas grand-chose à coté de la mort,
laquelle est promesse de vie éternelle et de béatitude; et qu’il
faut la mériter par de bonnes actions et une vie sainte et droite
exempte des péchés. La mort devient la porte de la vie
(étemelle) ou de la vraie vie qui se situe dans l’au-delà. Voilà
pourquoi, pour aller délivrer le tombeau du CHRIST, il y aura
des croisades de milliers de croyants sans arme comme portés
par la foi intrépide qui iront au-devant de la mort, alors que les
autres croisés serontt des chevaliers et des militaires formés au
combat et qui par la même foi iront eux-aus- si mais avec des
motifs différents en croisade. (En tout, huit croisades qui
seront très meurtrières avec une hécatombe et les survivants
reviendront avec des maladies, ce qui aggravera le coté
mortifère de ces expéditions souvent mal préparées et vouées
à l’échec). Entre le 13e et le 15e siècle, les habitants de Paris
demanderont par testament l’équivalent de 90 millions de
Messes (d’après les archives et les registres ecclésiastiques) ce
qui mobilisera mille prêtres par jour pendant deux siècles.
Même Montaigne est ébloui par cette ferveur religieuse et il
dira en 1580 : « le but de notre venue sur terre c ’est la mort :
c ’est l’objet nécessaire à notre visée ».
4) Mais au siècle des Lumières tout change. Le discours
de la raison relègue les rites de la mort au rang des
superstitions, car l’être humain est considéré non comme une
créature Divine ou d’origine Divine, mais comme élément
d’un ordre naturel qui obéit à des lois communes, à la nature
et au cosmos. Les nouveaux philosophes et les scientifiques
rationalisent la mort par cette phrase : « Pourrir sous du
marbre, pourrir sous la terre, c ’est toujours pourrir et if n ’ya

110
rien d’autre. » Dès 1762, avec Diderot et son encyclopédie, le
Primat spirituel de l’Église est remis en cause et cela préfigure
le grand bouleversement de la Révolution Française. La mort
n’est pas une transition, une mutation ou un châtiment en re-
gard de nos péchés, mais un processus biologique, et le
paradis n’est pas dans l’au-delà, mais sur terre alors pourquoi
se priver de tous les plaisirs terrestres. Et surtout tout le monde
y a droit. Cela crée un changement de mentalité qui se traduit
par la rupture de la proximité avec les morts en vigueur depuis
plus de 1500 ans, et c’est ainsi que dès 1763 au nom du
concept nouveau de l’hygiène on ferme les cimetières et on les
déplace à l’extérieur des villes ; et coté positif de ce
changement, la science et la médecine font des progrès et
améliorent les techniques d’accouchement avec notamment la
pratique de la césarienne. Mais si au Moyen-âge, la mort par
les rites funéraires était rendue publique, désormais il faut
cacher l’agonisant devenu défunt et limiter son retentissement
public émotionnel. C’est ainsi que se déroulent des
inhumations discrètes, sans musique ni prêtre et dans la stricte
intimité où la solitude (aux obsèques de Ludwig von
Beethoven, il n’y avait que son chien derrière le cercueil
disent les historiens). Beaucoup de personnages considérés
comme illustres après leur mort sont ainsi enterrés dans la
solitude et l’anonymat le plus complet. Mais le cercueil
remplace le linceul, car considéré comme plus hygiénique et
ne nécessite pas la présence de l’institution religieuse, puisque
la mort devient une affaire privée. Mais il subsiste la peur
d’être enterré vivant. Aussi la République naissante instaure
l’obligation d’appeler à voix haute et intelligible le mort par
son prénom et son nom juste avant la mise en terre et même
dans certains cas de donner deux coups de rasoir sur la plante
des pieds avant de refermer le cercueil. Les « croque- morts »
remplacent les prêtres et on assiste dans toute l’Europe à une
désaffection du recours à l’Eglise. Aussi dès cette époque,

111
l’Eglise pour lutter contre la déchristianisation cherche à
revivifier les croyances populaires, devant le constat sans
appel suivant : la société de l’ère dite post révolutionnaire et
donc industrielle se partage en deux mondes, celui des
campagnes où^ subsistent les croyances chrétiennes et la
présence de l’Eglise, et celui des villes majoritairement
laïques où la nouvelle bourgeoisie s’émancipe de toute forme
de conceptualisation spirituelle ou religieuse, en réponse à ce
nouveau postulat intellectuel de l’homme nouveau affranchi
des codes, us et coutumes du passé.
5) Et maintenant? C’est le constat de l’ignorance re-
ligieuse face à la mort, que l’on observe chez les jeunes
générations élevées avec la technologie modeme où internet
remplace la Bible; et où le commerce de la mort est un
«business» respectable et sociétal comme les autres, qui
respecte les croyances ou les non-croyances des uns et des
autres. Alors que reste-t-il des mythes antiques, des religions
monothéistes, des philosophies et des modèles traditionnels de
la perception de la mort? Trois réponses en superposition.
A - Le retour du spiritisme (grande mode au XIXe siècle),
appelé maintenant «canalisation» est secondé par les méthodes
modemes comme la «transcommunication instrumentale» et
tous ses dérivés à l’aide d’appareils sophistiqués où
ressurgissent comme au temps de la Grèce Antique la science
des oracles, mais encadrés par la technique et codifiés par un
étalonnage scientifique, suite à toutes les expériences dans ce
domaine.
- La médiumnité active et spirituelle est l’apanage d’une
certaine élite de la conscience qui ce faisant a accès au monde
des principes immatériels et peut ainsi délivrer une sapience
indispensable à notre compréhension de la mort; mais elle est
phagocytée par des médiums latents ou débutants en proie à

112
des «adombrements» provenant des basses couches de l’astral,
ou par des médiums à l’insu de leur plein gré «obsédés» par
des entités d’âmes errantes ou vampirisantes. C’est pourquoi
l’Eglise a maladroitement condamné toute forme de spiritisme
sans faire le distinguo entre les médiums connectés au plan
divin, et ceux en proie aux affres du bas astral et jouet des
esprits moqueurs et prévaricateurs. Mais l’Eglise n’est-elle pas
par excellence la grande spirite? Si ce mot froisse les
consciences dogmatiques formatées par deux siècles et demi
de laïcité, il n’en demeure pas moins vrai que le rite de la
Sainte Messe traditionnelle, comme celui du rite de Saint Pie
V, fait mention des Saints (donc des personnes décédées que
la vénération et la coutume de l’Église a érigé en modèle de
vertu et comme intercesseurs), mais les Saints sont des défunts
à commencer par les Apôtres, les Martyrs et ensuite, il y a la
mention des vivants et les noms et prénoms des défunts pour
qui la Messe est célébrée. Ainsi donc, il est parfaitement fondé
de penser que l’Église est spirite. Autre preuve : lorsqu’un
croyant va en pèlerinage et prie devant les tombeaux des
Saints (ou leurs reliques) il prie un défunt (certes sanctifié),
donc il s’adresse à un défunt, et c’est en cela que l’on peut dire
que l’Église fait du spiritisme, certes spiritisme sanctifié et
sacralisé, mais tout de même c’est de la communication post-
mortem par les prières, suppliques et invocations adressées à
un ou plusieurs défunts. C’est donc du spiritisme, même si ma
formulation ainsi exposée risque de déplaire, à ceux que ce
mot dérange, tant son concept a été pollué.
B - Le triomphe de la science expérimentale avec les
innombrables expériences de NDE ou EMI ou « état proche de
la mort», avec les incursions dans le monde invisible; comme
autrefois les chamanes capables lors d’un dédoublement
d’entrer en contact avec les esprits désincamés ou de l’autre
monde et soit en transe extatique de commenter en direct ou

113
dans la transe passive, après le réveil de remémorer cette
rencontre avec les habitants de l’autre monde. Il existe à ce
sujet d’innombrables ouvrages depuis la parution du célèbre
livre « la vie après la vie» du non moins célèbre Docteur
Moody, et aujourd’hui les livres du Docteur Jean-Charles
Charbonnier, et de tous ses contemporains; dont la lecture
fourmille de preuves que l’au-delà existe avec une vie post-
mortem pour nos désincamés; lesquels ne dédaignent pas de
communiquer avec nous, dès lors que grâce au mariage de la
science expérimentale et de la médiumnité spirituelle, s’établit
comme il se doit le contact entre les deux mondes pour le plus
grand bonheur de l’humanité.
EN RÉSUMÉ :
L’histoire, les religions, les expérimentations scientifiques
et contacts post-mortem ainsi que les sagesses antiques
peuvent nous amener à considérer trois phénomènes liés à la
mort:
Premièrement : La première mort (soit l’instant précis du
décès) et le temps nécessaire pour accéder à la seconde mort
(après le réveil de l’âme qui décide de quitter l’enveloppe
chamelle), pour accomplir ce changement d’état où l’âme doit
s’habituer à vivre sans le support du corps auquel elle était
attachée par le périsprit et donc prendre conscience de son
nouvel état.
Deuxièmement : Avant la deuxième mort qui est le dé-
tachement total de l’âme de son enveloppe corporelle, il y a
une période transitoire appelée ajuste titre : le trouble post-
mortem. Ce trouble post-mortem qu’induit cet état de
mutation dure selon les traditions religieuses ou les écoles de
philosophies un certain temps traditionnellement fixé a 40
jours pour les Chrétiens et a 49 jours pour les religions d’Asie,
dont la philosophie religieuse du Bouddhisme et les différents
aspects de l’Hindouisme. Avec la nécessité d’accompagner

114
par la prière et les rites funéraires présents par l’usage de la
connaissance révélée, cette mutation qui est prégnante dans
l’Eglise Catholique et aussi Orthodoxe par des codes précis
comme on veille le défunt avec encens et quatre cierges
allumés jours et nuit, cérémonie religieuse des funérailles, 40
jours de prières et de Messes, une Messe de Requiem tous les
trois mois pendant un an et la Messe de Requiem annuelle.
Sans oublier la recommandation de l’Eglise soit l’inhumation
des défunts et non la crémation, selon la parole du CHRIST :
« l’homme retournera en poussière ». La poussière ne veut
pas dire la cendre, c’est pourquoi l’Eglise se refuse a admettre
la crémation tout en la tolérant faute de pouvoir faire
autrement.
Troisièmement : Ensuite, il y a la fameuse traversée d’une
sorte de tunnel qui débouche sur la lumière où l’on retrouve
ceux qui nous ont précédés sur le sentier de la mort; lesquels
ont le visage qu’ils avaient lors de leur mort physique, (par
exemple 90 ans), afin qu’on puisse les reconnaître dans l’au-
delà; puis ensuite ils reprennent le visage qu’ils ont acquis
dans l’au-dela, lequel visage est infiniment plus jeune et qui
fait penser au fameux Tir- Na-Nog des Celtes, soit la terre des
jeunes ou jeunesse étemelle, de la tradition druidique.
Les témoignages des personnes en coma profond et
revenues à la vie, et qui ont été aspirées par ce tunnel et ont
reçu l’ordre de redescendre dans leur corps physique, sont
légion sur toute la surface de la terre, toutes tendances
religieuses confondues, et nous confortent dans cette réalité
qu’il existe un «tunnel» de séparation comme une frontière
invisible, vibratoire et énergétique entre deux mondes.
Mais, le temps pour accéder à ce «tunnel» et en sortir n’est
pas le même pour tous et dépend du degré réel d’évolution
spirituelle de la personne défunte, des circonstances de sa mort
et de son désir de s’élever vers les plans supérieurs de la

115
conscience, et ce faisant de rejoindre les siens. N’oubliez pas
que lorsqu’un défunt est parvenu àce stade et qu’il n’a plus
besoin comme avant de vos prières, il les donne à ceux pour
qui l’on ne prie pas et qui en ont besoin. Aussi « rien ne se
perd, et rien ne se crée, tout se transforme » comme se plaisait
à le dire le chimiste français Lavoisier. J’insiste sur ce point
précis des révélations auxquelles j’ai eu accès par mon contact
auprès des défunts. Les défunts ont besoin de nos prières pour
d’une part sortir du trouble post-mortem et d’autre part
accepter leur nouvel état de conscience et aussi l’aide que les
esprits supérieurs peuvent leur apporter. Ceux pour qui l’on ne
prie pas assez ou pas du tout ont de la difficulté à s’élever.
Ace sujet, vous trouverez dans les livres d’Alan Kardec des
réponses précises à un questionnement habituel notamment
dans ses ouvrages : Le livre des esprits, Qu’est-ce le
spiritisme? Le livre des médiums, L’Evangile selon le
spiritisme, Le Ciel et l’enfer, La genèse selon le spiritisme,
Les œuvres posthumes d’Alan Kardec.
Bien évidemment, il ne faut pas prématurément vouloir à
tout prix communiquer avec les défunts, soit en pratiquant de
façon personnelle et spontanée ce qui est communément
appelé 1’ «écriture automatique », ou en s’adressant à des
médiums certes bienveillants mais quelquefois
inexpérimentés, avant le temps requis de viduité spirituelle qui
représente un délai raisonnable de neuf mois après la mort du
corps physique, quelquefois plus long lorsqu’il y a notamment
acte de crémation. Bien sûr, VOUS pouvez VOUS référer à la
Somme Théologique du célèbre Saint Thomas d’Aquin, lequel
a écrit : « Les morts peuvent apparaître aux vivants et leur ré-
véler ce qu ’eux-mêmes ont le droit de leur divulguer», mais il
faut aussi lire la suite de cette Somme volumineuse, pour
mettre en pratique toutes les mises en garde théologiques.
- Plus près de nous, je vous recommande les ouvrages

116
d’André Luiz, qui a eu le privilège d’exprimer par écrit les
fantastiques expériences de l’extraordinaire Médium Chico
Xavier (au Brésil), lequel par ses contacts avec l’au-delà et les
défunts a révolutionné entièrement le spiritisme spirituel.
Grâce à sa faculté de communiquer avec les défunts, un
cinéaste a pu réaliser le fameux film Nosso Lar (Notre
Demeure) disponible également en version française, que je
recommande surtout pour les athées et les agnostiques de
visionner avant de quitter ce bas monde, pour justement savoir
ce qui les attend dans l’autre monde. Mais, pour les courageux
qui aiment lire, je préconise le livre Nosso Lar (également en
français) qui est très largement supérieur au film, et décrit tout
ce que Chico Xavier (fabuleux médium spirite du Brésil) nous
révèle comme enseignement sur la science des esprits et la vie
dans l’au-delà. Pour moi, les ouvrages d’Alan Kardec et ceux
d’André Luiz et du Révérend Père François Brune dont
notamment « Les morts nous parlent» et «A l’écoute de l’au-
delà» sont le BA-BA de toute recherche sur ce domaine de
l’après- vie, car ils tiennent compte des avancées scientifiques
et civilisationnelles de notre société consumériste et en perte
de sens ou de repères moraux. A quoi nous sert la science des
anciens, la connaissance des initiés, si nous ne sommes pas en
mesure de les mettre en pratique ?
Je termine souvent mes rites funéraires par cette épi- taphe
voulue par le Bienheureux Père Brottier (co-fon- dateur de
l’œuvre des Apprentis orphelins d’Auteuil et qui a été béatifié
le 25 Novembre 1984 par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II),
laquelle résume bien l’esprit de cet ouvrage à savoir
« Les morts ne sont pas des absents, mais des vivants bien
présents, qui quoiqu ’invisibles à nos yeux de chair, guident
les pas de ceux qui sont ici-bas.»
Je rajoute la célèbre phrase inscrite sur le linteau du dolmen

117
qui sert de tombe à Alan Kardec, visible au cimetière parisien
du Père Lachaise : « Naître, mourir-, renaître, mourir, évoluer
sans cesse, telle est la loi.» Dont acte !
ANNEXE

PRIÈRES POUR LES MORTS RITUEL


SIMPLIFIÉ DES FUNÉRAILLES LITURGIE DES
DÉFUNTS

A L'USAGE DES PRÊTRES, DIACRES, SOUS-DIACRES,


MINORÉS, CLERCS INCARDINÉS DE L'ORDRE RELIGIEUX DE
SAINT ANDRÉ (O.R.S.A.). EXCEPTIONNELLEMENT POUR LES
LAÏCS AGRÉÉS AU TITRE D'AUXILIAIRES RELIGIEUX EN
L'ABSENCE DE PRÊTRE, POUR ACCOMPLIR LES CÉRÉMONIES
SACRÉES RELIGIEUSES D'ENTERREMENT OU DE CRÉMATION.

Monseigneur Franck SCHAFFNER, Docteur en Théologie


Archevêque Primat de l’Ordre Religieux de Saint André et de
l’Eglise Catholique Gallicane de France

Les morts ne sont pas des absents, mais des vivants bien
présents, qui quoiqwinvisibles à nos yeux de chair, guident les
pas de ceux qui sont ici-bas.
Bienheureux Père Brottier

118
PRIÈRES POUR LES MORTS RITUEL
SIMPLIFIÉ DES FUNÉRAILLES LITURGIE DES
DÉFUNTS

EN USAGE DANS LA COMMUNAUTÉ ECCLÉSIALE


ŒCUMÉNIQUE ORDRE RELIGIEUX DE SAINT ANDRÉ ET DANS
L'ÉGLISE CATHOLIQUE GALLICANE DE FRANCE

Recommandations : Ce rituel simplifié a été promulgué à


l’attention des Prêtres, Diaconesses, Diacres, sous-
Diaconesses, sous-Diacres et auxiliaires religieux autorisés de
l’Ordre Religieux de Saint André, lesquels ont reçu une
formation religieuse et un enseignement théologique de base,
pour accomplir les rites funéraires dans l’exercice de leurs
fonctions ecclésiales, et réconforter les familles.
En l’absence de Prêtre, Diaconesse, Diacre, sous-Dia-
conesse, sous-Diacre ou Clerc incardiné dans une
congrégation religieuse, tout fidèle chrétien respectueux du
sacré et de la tradition des rites de notre Sainte Mère l’Eglise,
peut selon la circonstance et la nécessité utiliser en qualité
d’officiant ce rituel simplifié des funérailles; tout en adressant
les familles à l’Ordre Religieux de Saint André, pour la
délivrance des certificats de funérailles, célébration de messes
à l’intention des défunts, et les prières à l’attention des
familles affiigées en téléphonant OU écrivant à
O.R.S.A.
DOCTRINE OFFICIELLE DE L'ÉGLISE SUR LA
MORT

• Pour un Chrétien, la mort est un sommeil, un repos.


La tradition de l’Eglise nous enseigne que : « ceux qui sont
partis avant nous, marqués du sceau de lafoi, qui consiste en

119
un passage d’une vie imparfaite et périssable à la vie
plénière, laquelle n ’a point de fin. Ce dogme usuel repose sur
la considération théologique suivante : au grand jour de la
résurrection des corps, tous les yeux s’ouvriront à la Lumière
définitive de l’au-delà, et dès l’instant de la mort, les âmes des
justes entrent dans la paix de DIEU, elles vivent en sa
présence et accèdent au bonheur éternel. »
• Pour les fidèles défunts, qui pour la plupart quittent ce
monde-ci sans préparation pour accéder au monde d’en haut,
l’Eglise ne cesse de prier, pour les trépassés comme pour
ceux qui sont affiigés par cette séparation. Chaque heure de
l’office Divin récité ou chanté par les moines se termine par
une supplication en faveur des décédés. De même en offrant le
pain et le vin pendant l’offertoire, le Prêtre rappelle que c
’estpour les vivants et les morts qu ’il célèbre la Sainte Messe,
et au cœur même du Saint Sacrifice, dans un mémento spécial
du canon de la Messe, il recommande à DIEU ceux qui
reposent dans le CHRIST. Ce n ’est qu ’à partir du V siècle
que l’usage des messes pour les défunts se répand dans
l’Eglise, conjointement au fait que la commémoration de tous
les fidèles défunts est née primitivement dans les monastères
de l’Ordre Religieux des Bénédictins, puis fat adoptée par les
Papes pour devenir la règle usuelle dans l’Eglise Universelle.
• C’est le jour des funérailles que la prière de l’Eglise
est particulièrement adaptée à la circonstance, tout en
apportant le réconfort aux affligés.
L’Eglise enseigne que le jour de la mort n ’est pas sans
lendemain, c ’est pourquoi elle le célèbre comme un jour de
naissance « Die Natalis», soit le jour de leur entrée dans la
vraie vie du Ciel. Pour tous ceux qui sont morts dans
l’espérance des paroles du CHRIS!] la prière de l’Eglise
demeure incessante pour hâter l’heure de leur entrée dans le
Ciel ou purifiés de toutes les fautes de leur passage sur la

120
terre; ils seront dans la Lumière et l’Amour du Père Eternel.
(Texte à méditer pour inspiration avant l’allocution de
bienvenue et pour l’oraisonfunèbre à l’usage de l’officiant).

RITUEL DES FUNÉRAILLES

1 — Signe de croix et allocution de


circonstance
L’officiant déclare
« + In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti »
« Nous sommes réunis en ce lieu, pour témoigner
de notre affection à X......................... (dire le nom et
prénom du ou desdéfunt(s)), et lui rendre un dernier
hommage selon la tradition de notre Sainte Mère
l'Eglise; laquelle du berceau à la tombe veille sur ses
enfants et demande pour chacun d'entre nous, par la
Grâce Divine, de retourner dans la maison du Père
Éternel.
Puissent les Anges de DIEU et les Saints du Ciel
accueillir cette âme et la guider dans l'au- delà,
jusqu'à la source originelle de toute vie, dans l'amour
et la lumière de Notre Sauveur et Seigneur JÉSUS-
CHRIST et de Sa Très Sainte Mère la VIERGE
MARIE»'.

Le Prêtre tourne 3 fois autour du cercueil et l’asperge d’eau


bénite à chaque fois en disant le psaume 129 « De profundis»,
soit la prière de l’Eglise pour tous les défunts.
Explications :

121
Autrefois, on allait dans la maison du défunt procéder à la
levée du corps qui s’accompagnait du psaume 129 : puis à
l’entrée du cercueil dans l’Eglise de la prière « Subvenite »,
ensuite de la première « absoute ». Aujourd’hui, plus
simplement, l’officiant disposant de moins de temps, effectue
dans le même lieu les prières les unes derrière les autres.

2 — Prière de l'Église pour les morts

« De profundis clamavi ad te, Domine :


Domine, exaudi vocem meam :
Fiant aures tuae intendéntes, in
vocem deprecationis meae.
Si iniquitates observaveris, Domine :
Domine, quis sustinébit ?
Quia apud te propitiâto est :
Et propter legem tuam sustinui te, Domine.
Sustínuit ánima mea in verbo ejus :
Sperávit ánima mea in Domino.
A custodia matutina usque ad noctem :
Speret meam in Domino.
Quia apud Dominum misericordia Et copiosa
apud eum redémptio.
Et ipse rédimet meam Ex omnibus iniquitátibus
ejus.
- Réquiem aetérnam dona ei, Domine ;
Et lux perpétua lúceat ei. (x 3 fois)
- Domine, exáudi orationem meam.
- Et clamor meus ad te véniat. »

Note bene : Pour un défunt on dit EI = lui.


Pour plusieurs on dit EIS = leur.

122
Traduction en français du psaume n° 129 « DE
PROFUNDIS» :
« Du fond de l'abîme, X......................... (dire le nom
et prénom du défunt) a crié vers vous, Seigneur, écoutez
sa voix. Que vos oreilles soient attentives à la voix de
sa prière.
Car, si vous examinez avec rigueur ses péchés,
Seigneur : Seigneur, qui pourra subsister en votre
sainte présence ?
Mais, parce que vous usez toujours de miséricorde,
votre loi sainte nous fait espérer en vous, Seigneur.
L'âme de X ....................... (dire le nom et prénom
du défunt) a attendu le Seigneur à cause de ses
promesses; son âme a mis son espérance dans le
Seigneur.
Que depuis le point du jour jusqu'à la nuit,
X. ................... (dire le nom et prénom du défunt)
espère dans le Seigneur.
Parce que le Seigneur est rempli de miséricorde, et
qu'il apportera le prix immense de sa rédemption.
Oui, lui-même rachètera X. .......................... (dire le
nom et prénom du défunt) de tous ses péchés.
Donnez-lui Seigneur, le repos éternel et que votre
Lumière brille à jamais sur lui. Seigneur, exaucez ma
prière. Et que mes cris s'élèvent jusqu'à vous.

Explication :
La dernière phrase constitue la base de la prière du
REQUIEM, lequel est répété comme litanie incantatoire et
libératrice, et dont la mélopée s’élève comme une espérance
pour tous les chrétiens qui croient en l’immortalité de l’âme.
Le « DE PROFUNDIS» est la prière œcuménique des morts

123
par excellence de toutes les Eglises Chrétiennes.

3 — Entrée dans l'Église


L’officiant asperge d’eau bénite le cercueil en disant :
« Subvenite, Sancti Dei, occürrite, Angeli
Domini:
suscipiéntes animam ejus :
+ Offeréntes earn in conspéctu Altissimi. Suscipiat
te Christus, qui vocavit te : et in sinum Abrahae
Angeli deducant te :
• • f a r • •

suscipiéntes animam ejus :


+ Offeréntes earn in conspéctu Altissimi.
• Réquiem aetémam dona ei, Domine : et lux perpétua
luceat ei (3 fois de suite)
• + Offeréntes earn in conspéctu Altissimi. » Nata
bene :
Lorsqu ’il y a plusieurs défunts ou plusieurs cercueils,
l’officiant dit ace passage entre 2 points
« Réquiem aetémam dona eis, Domine :
Et lux perpétua luceat eis » (3 fois de suite)

« Venez a son aide, Saint de DIEU ;


Venez a sa rencontre, Anges du Seigneur : Recevez
son âme;
+ Portez-la en présence du Très Haut.
Que JESUS-CHRIST vous reçoive.
Lui qui vous a appelé, et que les Anges vous
conduisent dans le sein d'Abraham.
Recevez son âme.
+ Portez-la en présence du Très-Haut. Donnez-lui,
Seigneur, le repos étemel,

124
Et qu'elle jouisse de l'étemelle lumière.
+ Portez-la en présence du Très Haut.»
4 — Épître de Saint Paul aux
Thessaloniciens

« Frères, nous ne voulons pas que vous soyez dans


l'ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis, afin
que vous ne vous affligiez pas, comme le font les
autres, qui n'ont pas d'espérance. Car si nous croyons
que JÉSUS est mort et ressuscité, de même, DIEU
réunira à JÉSUS ceux qui se seront endormis en lui.
Aussi nous vous affirmons sur la parole du Seigneur
que nous, qui vivons, qui sommes réservés pour
l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas les
morts, car le Seigneur, lui-même, au signal donné, à
la voix de l'Archange, au son de la trompette Divine,
descendra du ciel, et ceux qui seront morts dans le
CHRIST ressusciteront les premiers. Ensuite, nous
qui serons encore là, nous serons emportés avec eux
dans les nuées, au-devant du CHRIST dans les airs ;
et ainsi, nous serons à jamais avec le Seigneur.
Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles.
»
R) Nous rendons grâce à Dieu

5 — Absoute

« Seigneur, n'entrez pas en jugement avec votre


serviteur X... (ou servante), car nul ne peut être trouvé
juste devant vous, si vous ne lui pardonnez. Que votre
jugement n'accable donc pas, Seigneur, celui (ou
celle) que vous recommande la vraie foi chrétienne;
mais, que votre grâce lui venant en aide, il (ou elle)
échappe à l'arrêt de la vengeance, lui (ou elle) qui fut

125
marqué id-bas du signe de la Sainte Trinité : Vous qui
vivez et régnez avec le Père en l'unité du Saint-Esprit
dans tous les siècles des siècles. Amen. »

6 — Évangile selon Saint Jean

Lecture du Saint Évangile selon Saint Jean


R) Gloire à Toi Seigneur//Gloria Tibi, Domine.
«En ce temps-là, Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si
vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort.
Cependant, maintenant même, je le sais que tout ce
que vous demanderez à DIEU, DIEU vous le donnera
». Jésus lui répondit : «Ton frère ressuscitera ».
Marthe lui dit : «Je sais qu'il ressuscitera à la
résurrection, au dernier jour ». Jésus lui dit : «Je suis
la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, quand
même il serait mort, vivra ; et quiconque vit et croit
en moi, ne mourra jamais. Le crois-tu cela? » Elle lui
répondit : « oui, Seigneur, je crois que vous êtes le
CHRIST, le Fils du DIEU vivant, qui est venu en ce
monde. »

7 — Oraison funèbre de base

Avertissement : (l’oraison funèbre remplace l’homélie.)


Voici le texte de circonstance que j’utilise pendant la li-
turgie des morts, lequel doit tenir compte des qualités et des
faits marquants qui ont jalonné l’existence terrestre du défunt;
ce qui nécessite au préalable de prendre contact avec la
famille, afin de mettre au point ce qu ’il est souhaitable
d’exprimer en pareille circonstance. Voici entre parenthèse et
en italique, à titre d’exemple à imiter, ce qui correspond à

126
l’apologie du défunt, lors des funérailles d’une paroissienne
de la Chapelle Primatiale de Saint André que j’ai célébrées
dans le cadre religieux d’une liturgie des morts; et qu’il vous
faudra à votre tour dire en quelques mots concernant le
défunt, pour lequel vous accomplissez ce rituel des funérailles,
en tenant compte qu ’une cérémonie moderne ne dure que 15
à25 min.
Voici une de mes oraisons funèbres que j’ai rédigées mot à
mot et que je vous conseille d’utiliser si vous êtes en panne
d’inspiration, afin de garder à l’esprit qu’il faut aider à la
fois le défunt às ’élever vers la conscience universelle, mais
aussi les familles souvent ignorantes du processus de la
transition appelée la mort, et qui ont besoin de réconfort et
d’une espérance salvatrice face à cette épreuve.
« Dans la grandiose harmonie de l'Univers, il est des
moments de joie et d'autres de tristesse qui rythment
l'existence de tous les êtres humains, quelles que
soient leurs convictions profondes.
Aujourd'hui, nous sommes réunis solennellement et
dans la dignité, pour accompagner celui (ou celle) qui
est cher (chère) à notre cœur, dans le processus
naturel de la transformation de sa vie vers une autre
dimension accessible seulement à l'esprit et aux
sentiments.
C'est avec une indicible émotion, mêlée d'amour
profond et d'une grande tristesse ; que je souhaite au
nom de tous ceux qui sont ici présents rendre
hommage a celui (ou celle) que le destin nous a
enlevé(e) prématurément.
X. .................... (dire le nom et prénom du défunt) était
une belle et grande âme qui s'épanouissait dans la
gentillesse, la serviabilité, la bonté, la loyauté, la
charité et la discrétion.

127
Elle est passée en faisant le bien sans bruit et notre regret à
nous tous est de s’être privés par les aléas de la vie de sa
présence si lumineuse et humainement chaleureuse.
Sa grande gentillesse et sa tolérance innée, alliées à un
humour très pertinent la faisaient remarquer, nonobstant sa
noblesse de caractère, comme une jeune femme très dévouée
pour sa famille, mais aussi pour des causes humanitaires, par
exemple son engagement de Dame de Malte où tous les ans
pendant 15 jours elle officiait comme brancardière au service
des plus malheureux et des plus pauvres, soit les malades, les
handicapés et les agonisants.
Une fois par semaine, Chantal allait chercher dans un
institut d’enfants handicapés unefillette autiste et pendant
toute une journée lui apportait réconfort, affection et ten-
dresse en l’accompagnant visiter expositions ou prendre l’air
dans la nature ou essayant d’établir une communication par
les yeux, le cœur et ses bonnes pensées. C’était devenu une
sorte de fille adoptive pour Chantal qui pour rien au monde n
’aurait changé son rendez-vous hebdomadaire avec cet enfant
en attente d’amour.
Très liée à ses parents, les entourant d’une incommen-
surable tendresse, elle cherchait constamment à les protéger
et à les seconder dans l’œuvre de leur vie.
Epouse respectueuse des obligations dues à son rang social
élevé,fille aimante pour ses parents, d’une affectueuse
tendresse pour son fils, elle avait une recherche intérieure par
une exigence de la spiritualité. C’est dans les murs de la
Visitation d’Annecy, haut lieu spirituel empreint de sérénité et
de beauté, qu ’elle aimait venir tous les ans se ressourcer,
écouter les conseils des hons Pères et quelquefois argumenter
théologie et exigence de la foi avec ces religieux qui pour
vivre cloîtrés n ’en avaient pas moins une grande compassion

128
pour les misères humaines. C’est auprès d’eux qu’elle
choisira de servir le Père Divin acceptant par avance toutes
les épreuves qu’il lui enverrait pour témoigner de sa pré-
sencejusque dans le plus humble des gestes du quotidien.

Maintenant X......................... (dire le nom et prénom


du défunt), notre cher frère (ou chère sœur), vous venez
d'accomplir votre entrée dans le monde des esprits, et
cependant, vous êtes ici présent(e) parmi nous.
Vous nous voyez et vous nous entendez, car il n'y a
rien de moins entre vous et nous que ce corps
physique et périssable que vous venez de quitter.
Vous avez abandonné comme une chemise votre
enveloppe corporelle, sujette aux vicissitudes et à la
mortpourne conserver que l'enveloppe éthérée et
vivante qui entoure votre âme immortelle, laquelle est
impérissable et inaccessible aux souffrances.
Si vous ne vivez plus par le corps, vous vivez
maintenant la vie des esprits, et, cette vie est exempte
des souffrances qui affligent l'humanité.
Là où vous êtes maintenant, tous les sentiments
terrestres doivent s'éteindre. Puissiez-vous pardonner
à ceux qui ont pu avoir des torts envers vous.
X. ................... (dire le nom etprénom du défunt), vous
qui étiez si cher (ou chère) à notre cœur, entendez
notre voix qui s'adresse à votre esprit, pour vous
donner un nouveau gage de notre amour de nous tous
ici présents.
DIEU a permis que vous fussiez délivré le premier (ou
la première), et nous savons que notre séparation
n'est que momentanée, parce que nous vous
retrouverons à notre tour, lorsque nous retournerons
le moment venu, dans la maison du Père Éternel.
Maintenant, selon la tradition de l'Église, nous allons

129
nous préparer à prier pour notre cher
(chère) X. .................... (dire le nom et le prénom du
défunt).
« Ô DIEU, Tout Puissant et Eternel, que votre
Miséricorde s'étende sur l'âme de X ..........................
(dire le nom et le prénom du défunt), que vous venez de
rappeler à vous. Puissent les épreuves qu'il (ou elle) a
subies sur la Terre, lui être comptées pour son
élévation spirituelle, et, nos prières adoucir et abréger
les peines qu'il (ou elle) peut endurer comme esprit
désincarné.
Bons esprits protecteurs qui êtes venus l'accueillir, et
vous surtout ses guides spirituels et son Saint Ange
Gardien, assistez-le (ou assistez- la) pour l'aider à se
dépouiller de la matière; donnez-lui la Lumière et la
conscience de lui- même (ou d'elle-même), afin de le
(ou la) sortir du trouble qui accompagne
nécessairement le passage de la vie corporelle à la vie
spirituelle. Accompagnez son âme vers le lieu du
rafraîchissement, de la Lumière et de la Paix, que le
Seigneur de Toute Vie et de Tout Amour a préparé
pour le (ou la) réconforter et lui donner accès au
Bonheur Spirituel. »

Nata bene :
C’est par inspiration, suite à une méditation, que j’ai reçu mot
à mot ces phrases qui composent non seulement le
panégyrique, mais une prière libératoire. Aussi selon l’état
d’esprit de l’assemblée au moment des funérailles, je vous
recommande de broder sur ce texte selon les mérites et les
actions signalées du défunt pour lequel vous officiez, en tenant
compte du temps qui vous est imparti pour la totalité de la
cérémonie.

130
8 — Mémoire éternelle

(pendant l'encensement du cercueil 3 fois de suite)


Mémoire éternelle
Mémoire éternelle
Mémoire éternelle
9 — Prière pour les morts de
l'Apôtre Saint André

(La plus ancienne prière de l’Église pour les défunts)


OH INCRÉE ET ÊTRE SUPRÊME,
SEIGNEUR DIEU TOUT PUISSANT ET ÉTERNEL
Je te donne l'âme de X. ..................... (dire le nom et le
prénom du défunt)
Dans ta Puissance et dans ton Amour.
Donne-lui un chemin à suivre pour arriver jusqu'à
ton auguste lumière.
Eclaire son chemin et protège-la par tes Anges
Célestes.
OH INCRÉE ET ÊTRE SUPRÊME,
SEIGNEUR DIEU TOUT PUISSANT ET ÉTERNEL
Nous te prions de prendre l'âme de X .........................
(dire le nom et le prénom du défunt) dans ta Puissance et
dans ton Amour.
Explication :
J’ai reçu en méditation, suite à une canalisation avec le
premier appelé par le CHRIST soit l’Apôtre Saint André, cette
magnifique prière lorsque j’ai donné en 1979 le nom de
l’Apôtre Saint André, à la Congrégation Religieuse que j’ai

131
créée dans le cadre de ma fonction épiscopale; par mandement
de l’autorité religieuse qui m’avait élevé à la dignité
épiscopale, ceci afin de contribuer à la mission de
rassemblement des chrétiens et de l’unité des Eglises du
CHRIST. J’ai fait des recherches qui m’ont amené à constater
que cette prière existait au tout début du Christianisme sous
forme très simplifiée et plus courte, mais qu’elle était tombée
en totale déshérence.
C’est donc avecjoie quej ’offre cette prière à l’O.R.S.A.

10 — Le« Pater Noster» ou le


Notre Père

Orémus : Præcéptis salutaribus moniti, et divina


institutione formati, audémus dicere :

Pater noster, qui es in caelis : Sanctificétur nomen


tuum :
Advéniat regnum tuum :
Fiat voluntas tua,
Sicut in caelo, et in terra.
Panem nostrum quotidianum Da
nobis hodie :
Et dimitte nobis débita nostra, sicut
et nos dimittimus Debitoribus
nostris.
Et ne nos inducas in tentationem
Sed libera nos a malo.
Amen

Prions : Avertis par des préceptes salutaires et formés

132
par une institution Divine, nous osons dire tous
ensemble le Notre Père
Notre Père qui êtes aux Cieux, Que
votre Nom soit sanctifie, Que votre
règne arrive Que votre volonté soit
faite Sur la terre comme au Ciel.
Donnez-nous aujourd'hui Notre pain
de chaque jour Pardonnez-nous nos
offenses, Comme nous pardonnons A
ceux qui nous ont offensés. Et ne
nous laissez pas Succomber à la
tentation;
Mais délivrez-nous du mal. Amen

11 — Ave Maria

Ave, Maria, gratia plena : Dominus tecum :


Benedicta tu in muliéribus,
Et benedictus fructus ventris tui Jesus, Sancta
Maria, Mater Dei Ora pro nobis peccatoribus,
Nunc et in hora mortis nostrae. Amen

Je vous salue Marie

Je vous salue Marie, pleine de grâce :


Le Seigneur est avec vous :
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
Et JÉSUS, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de DIEU
Priez pour nous, pauvres pécheurs Maintenant et à
l'heure de notre mort. Amen.

133
12 — Oraison d'absoute

Absolve, quæsumus, Domine, animam famuli


tui X ........................ (dire le nom et le prénom du
défunt), ut defunctus sæculo tibi vivat ; et quæ per
fragilitatem carnis humana conversatione commisit,
tu vénia misericordissime pietatis abstérge.
Daignez, Seigneur, absoudre l'âme de votre
serviteur (ou votre servante) X. .......................... (dire le
nom et le prénom du défunt), afin qu'ayant terminé sa
carrière ici-bas, il (ou elle) vive en vous. Quant aux
péchés qu'il (ou elle) a commis par suite de l'humaine
faiblesse, effacez-les, Seigneur, par votre pardon
plein d'amour et de miséricorde Divine.
L’officiant appuie sur la touche de la mise en marche de
l’appareil lecteur de cassette pour l’écoute de la cassette du
chant « LIBERA ME». Pendant le temps de l’écoute de ce
chant funèbre, particulièrement adapté à la circonstance,
l’officiant bénit le cercueil en faisant un signe de croix, et
passe ensuite le goupillon à chaque personne présente,
laquelle asperge d’eau bénite le cercueil en faisant un signe
de croix et ainsi de suite jusqu ’au dernier témoin de la
cérémonie.
En l’absence d’appareil lecteur de cassette, et si l’officiant ne
chante pas, il peut pendant le rite de l’aspersion du cercueil,
prononcer sur le ton de la mélopée le requiem de façon ad
libitum.

13 — Requiem

Requiem aetémam dona ei, Domine Et


lux perpétua lúceat ei.
Requiem aetémam dona ei, Domine Et
lux perpétua lúceat ei.

134
Requiem aetémam dona ei, Domine Et
lux perpétua lúceat ei.

14 — Inhumation

(Au cimetière ou en sortant de l’église, du funérarium ou du


crematorium, si l’officiant n ’est pas invité par les familles à
accompagner le défunt au cimetière).

« In Paradísum dedúcant te Angelí : in tuo advéntu


suscípiant te màrtyres, et perdúcant te in civitátem
sanctam Jérúsalem. Chorus Angelorum te suscípiat,
et cum Lázaro quondam páupere aetérnam hábeas
réquiem. »
«Que les Anges vous conduisent au paradis : qu’à votre
arrivée, les martyrs vous reçoivent et vous introduisent dans
la cité sainte de Jérusalem. Que le chœur des Anges vous
accueille, et qu’avec Lazare pauvre autrefois, vous jouissiez
du repos étemel. »
Puis on entonne
« Ego sum resuréctio et vita : qui credit in me, étiam
si mortuus fúerit, vivet : et omnis, qui vivit, et crédit
in me, non moriétur in aetérnum. »
« Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en
moi, même mort vivra : et celui qui vit et croit en moi
ne mourra jamais. »
Arrivé au lieu de la sépulture, le Prêtre ou l’officiant dit :
Kyrie Eléison (x 3 fois)
Christe Eléison (x 3 fois)
Kyrie Eléison (x 3 fois)

LE «PATER NOSTER»

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Pater noster, qui es in caelis :
Sanctificétur nomen tuum :
Advéniat regnum tuum :
Fiat volúntas tua,
Sicut in caelo, et in terra.
Panem nostrum quotidiánum Da nobis
hódie :
Et dimitte nobis débita nostra, sicut et
nos dimittimus Debitóribus nostris.
Et ne nos indúcas in tentatiónem Sed
libera nos a malo. Amen

A porta inferi. Erue, Dómine, ánimam


ejus.
Requiéscat in pace. Amen.
Dómine, exáudi oratiónem meam.
Et clamor meus ad te véniat.
Dóminus vobiscum. Et cum spiritu tuo.
PRIÈRE FINALE : lePrêtre met unefieur sur le cercueil, la
famille fait de même, puis le préposé du cimetière ou des
pompes funèbres Jette la première pelletée de terre sur le
cercueil pour le recouvrir. Selon les circonstances, le Prêtre
fait partir la famille après le dépôt des fieurs et entonne seul
la prière finale.
PRIONS : nous vous en prions, Seigneur, faites cette
miséricorde à votre serviteur défunt (ou à votre servante
défunte) : qu'en réponse à son vrai désir de faire votre
volonté, il (ou elle) n'ait point à subir la peine qu'ont
méritée ses fautes : afin que, comme la vraie foi
l'unissait ici-bas, à la société des fidèles, ainsi là-haut,
votre indulgence l'associe aux chœurs des Anges par
N.S. JESUSCHRIST. Amen.

La mort a toujours été entourée de mystère et d’angoisse.

136
Pourtant la religion et la science ont découvert les
mécanismes spirituels et biologiques de ce transfert de
l’énergie de vie. Depuis l’origine du Christianisme sont
codifiés les rituels_ religieux qui aident les trépassés à
s’élever dans la Lumière, après leur « trépas » ou « trois pas»
dans l’au-delà. Pour des raisons financières bien
compréhensibles, la crémation est souvent choisie à la place
de l’ensevelissement traditionnel, et cette mode tend à se
développer. Cependant, la crémation est déconseillée pour
plusieurs raisons au nombre desquelles celles-ci :
1 ) Le processus naturel de la première mort (arrêt des
fonctions physiologiques) qui permet au trépassé d’accepter
la deuxième mort (soit le réveil de l’âme, laquelle décide de
quitter l’enveloppe charnelle et de s’élever vers la lumière),
après la période du trouble post-mortem (adaptation de l’âme
privée du corps auquel elle était rivée, de se sentir libre
d’évoluer graduellement après dissipation des attachements à
la terre), est grandement perturbée par la crémation, qui
dissocie violemment le corps de l’âme et son support fiuidique
appelé quelquefois fantôme ou double.
2) - Le contact avec les désincarnés est difficile, voire
impossible, pendant plusieurs années lorsqu’il y a eu
crémation, d’ailleurs souvent lesfamilles ant l’impression
d’avoir perdu une seconde fois leur défunt, car les fluides de
la pensée reliant les vivants aux trépassés sont diminués ou
contrariés.
3) -L’oubli des disparus dont le corps a subi la
crémation est plus palpable que pour les trépassés enterrés,
dont on perpétue la mémoire à travers les rites du souvenir et
du recueillement au cimetière.
Pour ne pas vous laisser dans l’affliction, pensez à honorer
vos disparus, car la vie après la mart continue, ce n’est pas

137
une certitude, mais une évidence. Nous retrouvons ceux qui
nous ant quittés, ce n ’est pas un espoir, mais une réalité; car
ceux qui meurent sont accueillis par ceux qui les ant
précédés, et qui agissent envers eux comme des «
accoucheurs de l’invisible». Vous aussi, quand vous serez
appelé à retourner à la Lumière, vous les retrouverez; car si
la mart sépare les corps, la vie ne sépare pas les âmes, et
l’esprit les attire à se fusionner dans la Lumière et l’Amour
Eternel.
Que ce livret de prières vous permette d’accomplir
les rites religieux essentiels, même en l’absence de
Prêtre, afin d’honorer vos morts pour leur rendre
l’hommage du cœur et de l’esprit qu’il leur
convienne.

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