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Chapitre 2 : L’analyse de l’activité

I L’analyse du compte de résultat : Les soldes intermédiaires de gestion (S.I.G)

Le tableau des SIG constitue un outil d’analyse de l’activité et de la rentabilité de la firme. Les SIG sont une cascade de soldes qui constituent des paliers dans la détermination du résultat net. Ils permettent d’étudier l’activité, la rentabilité et la performance. Cela s’effectue à l’aide de ratios.

1.1 La liste des soldes intermédiaires de gestions.

Il existe 8+1 SIG :

Les opérations d’exloitation du solde 1 à 5

 

Les opérations courantes et exceptionnelles du solde 6 à 8 (or le solde 8 fait partie du solde

7)

La synthèse avec le solde 9

 

1.1.1

La marge commerciale (MC) : Solde N°1

 

Elle

traduit

l’activité

commerciale

de

l’entreprise.

On

l’analyse

par

le

ratio :

.

Marge commerciale = ventes de marchandise – coût d’achat des marchandises vendues (CAMV)

Et CAMV : Achats + frais sur Achats + (Stock initial sotck final de marchandises).

1.1.2 La production de l’exercice (PE) Solde N°2

Production de l’exercice= Production vendue + production stockée + production immobilisée. Ce solde ne concerne que les firmes de production.

1.1.3 La valeur ajoutée (VA) Solde N°3

Elle mesure la richesse créée par l’entreprise, son poids économique est un critère de taille intéressant, d’autant que c’est un indicateur reprise dans la comptabilité nationale.

Valeur ajouté= Marge commerciale + production de l’exercice – consommation de l’exercice en provenance des tiers.

Consommation de l’exercice en provenance des tiers= Achats d’approvisionnements – les remises rabais ristournes obtenues + (stock initial stock final) + services extérieurs 1 + autres services extérieurs 2

On calcule l’affectation de la valeur ajouté avec des ratios

1 Sous traitante, location, assurance 2 Publicité, transports, frais postaux…

31

Ratio 1 :

é

qui indique la part de la valeur ajouté qui va au personnel.

Ratio 2= è é

qui est le 1 er indicateur de risque financier que l’on compare au

concurrent de manière spatio-temporelle.

Tous les ratios doivent être comparés avec les autres ratios, dans le temps avec les concurrents.

Ratio 3 : é é

Cette valeur ajoutée va permettre :

pour déterminer la productivité apparente du travail (non réel).

de classer les entreprises selon leur taille,

de mesurer l’importance relative des différences activités de l’entreprise

d’apprécier le développement ou de la régression de l’entreprise.

La valeur ajoutée tend à rendre compte de l’efficacité des moyens de production, c'est-à-dire qu’une entreprise qui ne créerait pas de la valeur ajoutée ne serait pas rentable).

1.1.4 L’excédent brut d’exploitation (EBE) : solde N°4

C’est un solde centrale car c’est le point de passage entre les tableaux de flux de fonds et les tableaux de flux de trésoreries. C’est un élément essentiel pour l’analyse de la rentabilité puisqu’on calcul la capacité d’autofinancement (CAF) à partir de l’excédent brut d’exploitation.

Excédent brut d’exploitation= Valeur ajouté + subvention d’exploitation – Impôts et taxes charges de personnel.

L’EBE représente la part de la valeur ajoutée qui revient à l’entreprise et aux apporteurs de capitaux. La centrale des bilans de la banque de France propose 4+1 ratios

Ratio 1 : le taux de rentabilité économique :

Ratio 2 : le poids de l’endettement de la firme : éê

Ratio 3 : la part de l’EBE dans la valeur ajoutée :

é

Ratio 4 : Le taux de marge brute d’exploitation :

Ratio 5 : Centrale des bilans de la banque de France :

avec un ratio de 0,4, rien

d’inquiétant, avec un ration de 0,9, l’entreprise risque d’être défaillante d’ici 3 ans.

Sous l’influence de l’analyse financière anglo-saxone, les praticiens de la finance utilisent la notion D’EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization) proche de l’EBE.

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L’EBE constitue la ressource qui l’entreprise tire de son exploitation c’est donc le fondement de l’autofinancent et de la trésorerie générée par l’exploitation.

1.1.5 le résultat d’exploitation

Il est peut significative puisqu’il fait intervenir les charges et les produits calculé. IL est égal à l’EBE + les RAP et transfert de charges d’exploitations + les autres produits d’exploitations – DAP d’exploitation – autres charges d’exploitation.

Ce résultat représente la valeur créée par l’activité de la firme de part son exploitation mais avant prise en compte des fonds utilisées. Il constitue un résultat économique et est indépendant de la politique de financement de la société.

1.1.6 Le résultat financier (solde 6)

Il est égal aux produits financiers les charges financières.

1.1.7 Le résultat courant avant impôt (solde 7)

Il provient des opérations normales et habituelles de l’entreprise. Il mesure la performance économique et financière et il peut refléter la politique d’investissement de l’entreprise si les cessions d’immobilisations sont significatives. Le résultat courant avant impôt prend en charge la politique d’endettement mais il n’est pas impacté par les opérations exceptionnelles ou la fiscalité.

Il est égal au résultat d’exploitation + le résultat financier (produit financier – charge financière) +/- la cote part des opérations faite en commun.

1.1.8 Le résultat exceptionnel (solde 8)

Il est égal au produits exceptionnels charges exceptionnelles. Il est peut significatif de l’activité de la firme. On peut calculer les +/- value de cession d’éléments d’actif qui est égal au produits de cessions d’éléments d’actif cédé – la valeur comptable des éléments d’actif cédé.

1.1.9 Le résultat de l’exercice (solde N°9)

Il est égal au courant avant impôt + résultat exceptionnel participation des salariés impôt sur les bénéfices (IS).

En conclusion, ces soldes doivent être analysés dans une approche spatio-temporelle (avec un minimum de 3 ans).

1.2 Les retraitements de base

Plusieurs retraitements sont admis par les analystes financiers et la banque centrale des bilans de la banque de France concernant les charges externes par exemple.

1.2.1 Les retraitements relatifs aux charges de personnel.

Le personnel intérimaire (621 « autres services externes » et la participation des salariés (691) sont réintégrés aux charges de personnel (64) afin de déterminer le coût du facteur travail. On va constater que la valeur ajouté augmente et l’excédent brut d’exploitation sera identique. La

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participation des salariés lorsqu’elles sont intégrées dans les charges de personnel, l’excédent brut d’exploitation diminuera du même montant.

Si la sous traitante générale (611) est occasionnel, elle peut être retraitée en achat. Dans le cas contraire, on peut les retraitées en charges de personnels.

1.2.2 Retraitement relatif au crédit bail

LE crédit bail est le poste 612. Il est le plus difficile à retraiter. Les biens financés par crédit bail sont traités comme s’ils avaient été acquis par endettement.

Les loyers ou redevances de crédit bail sont scindés en deux parties :

L’une étant assimilée à des dotations aux amortissements ilée à des dotations aux amortissements

L’autre à des charges financières (à un emprunt virtuel.)étant assim ilée à des dotations aux amortissements Néanmoins, d’autres analystes financiers proposent des

Néanmoins, d’autres analystes financiers proposent des méthodes simplistes ou des méthodes actuaires.

La méthode simpliste consiste à retraiter 2/3 des redevances de crédit bail en dotation aux provisions et 1/3 en intérêt.des méthodes simplistes ou des méthodes actuaires. La méthode actuarielle qui est conforme à la norme

La méthode actuarielle qui est conforme à la norme N°17 de l’IASC sépare les aspects « amortissement économique de l’immobilisation » et le « service de l’emprunt fictif ». (voir « amortissement économique de l’immobilisation » et le « service de l’emprunt fictif ». (voir doc email).

1.2.3 Les divers retraitements

Les charges et produits sur exercice antérieurs figurent dans les comptes de charges et produits normaux selon leur nature, or cela fausse la nature de l’exercice au temps N. Il faut donc :

Les sous traiter au niveau du résultat exceptionnelfausse la nature de l’exercice au temps N. Il faut donc : Soit les traiter au

Soit les traiter au niveau du résultat net comptable (mieux).donc : Les sous traiter au niveau du résultat exceptionnel Les produits des activités annexes (compte

Les produits des activités annexes (compte 708) et les autres charges et produits de la gestion courante (comptes 65 et 75). Ce sont des postes « faux » aussi est il intéressant d’analyser ces comptes afin de voir si certaines opérations qu’ils contiennent ne pourraient pas êtres affectées ailleurs.

Les charges de location (compte 613) peuvent être retraitées comme du crédit-bail.

Les impôts, taxes et versements assimilés. On les retrouve au niveau de l’excédent brut d’exploitation mais deux autres solutions ont préférables et dépendent de la société :

Soit cette charge est une réparation sans contrepartie directe en faveur de l’état : dans cette optique, on devrait les introduire en ce qui concerne la détermination du : dans cette optique, on devrait les introduire en ce qui concerne la détermination du résultat net comptable (comme pour l’IS).

Mais la banque de France considère que cette charge est la contrepartie d’un service rendu à l’entreprise par l’Etat et dans ce cas on introduit ces charges dans la détermination de la valeur ajoutée. mination de la valeur ajoutée.

C’est la deuxième solution qui est suivie par les organismes financiers.

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Les frais de publicité concernant le lancement d’un produit nouveau peuvent être reclassés en charges exceptionnelles.

La production immobilisée peut correspondre à un mécanisme d’étalement des charges liées par exemple à une augmentation de capital, dans ce cas elle doit être reclassée en produits financiers.

La redevance sur contrat de franchise (compte 751) peut être considérée comme partie intégrante de l’activité de l’entreprise, elle doit être reclassée en production vendue.

Les transferts de charges font apparaître trois situations :

Soit on a le compte 79 « transfert de charges » d’exploitation, on le traite au niveau du résultat d’exploitation . » d’exploitation, on le traite au niveau du résultat d’exploitation.

Soit le poste est divisé en 3 comptes :on le traite au niveau du résultat d’exploitation .  Compte 791 « transfert de charge

Compte 791 « transfert de charge d’exploitation » qui relève du compte de résultat d’exploitation

Le compte 796 « transfert de charge financière » qui relève du compte de résultat financier

Compte 797 « transfert de charge exceptionnelle » qui va dans le résultat

exceptionnel.

Soit on connaît le contenu des transferts de charges d’exploitation, dans ce cas on ventile le compte 791 au niveau des charges qui sont transférées. compte 791 au niveau des charges qui sont transférées.

1.2.4 Les retraitements de la centrale des bilans de la banque de France.

La centrale des bilans de la banque de France n’a pas la même conception de la valeur ajouté que le PCG, car la valeur ajouté est égale à la somme des facteurs de production d’où les quartes retraitements suivants (qui n’auront aucune incidence sur le résultat final) :

1. La subvention d’exploitation (compte 74) si elle présente le caractère d’un complément du prix de vente, il importe de la rajouter ou rattacher à la production vendue dans mesure où elle compense le plus souvent une insuffisance de prix de vente.

2. Les impôt et taxes (compte 64) sont considérés comme des consommations externes et pris en compte dans le calcul de la valeur ajoutée.

3. Le personnel intérimaire (compte 621 « autres services externes » et la participation des salariés sont considérés comme des frais de personnel (rappel).

4. Le crédit bail : la redevance (le loyer) doit être divisée en dotations aux amortissements, qui iront dans le résultat d’exploitation et en frais financiers qui iront dans le résultat courant avant impôt. On utilise parfois un coefficient k= (valeur d’origine – valeur résiduelle)/(somme des annuités). On applique ce coefficient à l’annuité pour déterminer le montant des dotations, et par différence à l’annuité, on obtient le montant des charges.

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1.3

La présentation des Solde intermédiaires de gestions (SIG).

Confère polycopier

1.3.1 Analyse de l’exploitation par la centrale de la banque de France.

1.3.2 Passage des concepts Passage des concepts du PCG a ceux de la CBBdF

II analyse du cycle d’exploitation

2.1 Le besoins en fond de roulement normatif ou dynamique

Il existe deux méthodes :

La méthode descriptive ou statique par l’étude des bilans fonctionnels (constatations à posteriori) posteriori)

La méthode normative ou dynamique par l’étude du cycle d’exploitation (prévisions).des bilans fonctionnels (constatations à posteriori) Le calcul du besoin de fond de roulement d’exploitation

Le calcul du besoin de fond de roulement d’exploitation provient des décalages d’exploitation :

Décalage entre les achats et leur entrée dans la production ou la mise en vente

Décalage entre produit d’exploitation (ventes) et l’encaissement

Décalage entre les charges d’exploitation et les décaissements correspondants.

Ces décalages entrainent un besoin de fond de roulement d’exploitation. Ces divers décalages peuvent être mesurés par des rations appelés délais de rotation ou délais d’écoulement ou délais de crédit.

On distinuge trois étapes :

1. On évalue en jours les durées de rotation des stocks, du crédit clients et du crédit fournisseurs. On détermine ensuite un coefficient de pondération en fonction du chiffre d’affaire hors taxe pour uniformiser les durées, puis les durées sont converties en nombre de jours de chiffre d’affaire hors taxe en multipliant les durées par les coefficients.

Par exemple pour la durée

D1=rotation des stocks = D2= Les crédits clients = +

Pour les pondérations

P1= pondération stocks =

360

360

P2= Pondération crédit clients=

P3=pondération de crédit fournisseur =

Le nombre jours de CA HT Nombre de jours de stock=D1xP1(Confère doc)

36

2.

On calcule le BFR normatif en nombre de jours de chiffre d’affaire hors taxe en faisant un chainage des ratios :

360 + 360

360 = 360

3. Il faut convertir le fond de roulement normatif en valeur afin d’effecteur une comparaison avec la méthode statique et de déterminer le BFR pour un chiffre d’affaire donné.

Il existe d’autres éléments qui peuvent être des ressources de financement ou des besoins de financement :

Le crédit accordé par le personnel mensualisé et payé en fin de mois (crédit de 15 jours en moyenne)

Les crédits accordés par les organismes sociaux (URSAFF, ASSEDIC, caisse de retraite), en principe réglé le 15 du mois suivant

Les acomptes reçus des clients,

La TVA collectée

Les autres créditeurs divers

Les produits constatés d’avance (avances clients).

Cependant, il existe des besoins :

Les avances faites aux fournisseurs

La TVA déductible

Les autres débiteurs d’exploitation

Les charges constatées d’avances.

2.1.2. Remarques

En ce qui concerne les délais, on considère habituellement que les créances ou les dettes naissent en moyenne au milieu du mois et que la TVA a un impact puisque la TVA déductible est un besoin de financement et la TVA collecté est une ressource de financement.

On suppose que le besoin de fond de roulement normatif est proportionnel au chiffre d’affaire hors taxes, or la nature des charges (fixes ou variables) peut rendre nécessaire la prise en compte :

D’une fraction stable du besoin de fond de roulement normatif (charges de personnel). besoin de fond de roulement normatif (charges de personnel).

D’une parti variable (coût d’achat) ou semi-variable (fixe et variable pour le coût de production. -variable (fixe et variable pour le coût de production.

2.1.3. Critiques

3 critiques :

Le temps d’écoulement est délicat à prévoir.pour le coût de production. 2.1.3. Critiques 3 critiques : On détermine le besoin moyen alors

On détermine le besoin moyen alors qu’il faudrait connaître le besoin maximal n maximal

L’hypothèse de proportionnalité au chiffre d’affaire hors taxe est approximative.est délicat à prévoir. On détermine le besoin moyen alors qu’il faudrait connaître le besoi n

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Il faut être prudent quant à l’interprétation :

Une augmentation des stocks n’est pas forcément un indicateur de mauvaise gestionIl faut être prudent quant à l’interprétation : Si le crédit client augmente, l’entreprise ne domestique

Si le crédit client augmente, l’entreprise ne domestique pas ses crédits (parallèlement il y a une dégradation de la rentabilité), cela peut aussi résulter d’une ouverture (parallèlement il y a une dégradation de la rentabilité), cela peut aussi résulter d’une ouverture de l’entreprise sur les marchés internationaux ou l’usage est d’accorder des crédits clients.

Notons qu’il n’y a pas unanimité sur le calcul de la trésorerie nette en fonction de l’écart entre le fond de roulement normatif et le besoin de fond de roulement dû au entre le fond de roulement normatif et le besoin de fond de roulement dû au problème de l’arrêté des comptes. C’est pourquoi on privilégie la vision normative.

2.2 De l’excédent brut d’exploitation (EBE) à l’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE).

2.2.1. Le passage de l’EBE a L’ETE

Le passage de la liquidité potentielle d’exploitation à la liquidité réelle se fait par le retraitement de l’EBE.

L’excédent de trésorerie d’exploitation=excédent brut d’exploitation-variation besoin de fond de roulement d’exploitation

On va passer d’un flux de fond (EBE) à un flux de trésorerie (ETE) correspondant à l’excédent de trésorerie d’exploitation nécessite la prise en compte de la variation besoin de fond de roulement d’exploitation.

Un ETE négatif indique que l’entreprise vie une situation critique. Certains corrigent l’ETE du montant de la production immobilisée.

ETE corrigé= EBE variation de BFRE production immobilisée.

2.3 Les ratios (analyse du compte de résultat et du bilan)

Les ratios sont des rapports entre deux grandeurs que l’on exprime généralement en pourcentage. Un ratio ne s’étudie pas seul mais au sein d’une batterie d’un ratio, de manière spatiotemporelle. Il faut également tenir compte de la nature juridique de la société étudiée, c'est-à-dire de la taille, de son vécu, de ses ressources humaines ou encore de son environnement.

2.3.1 Les ratios classiques.

Voir polycopier doc 3 page 6.

NATURE

RATIO DE STRUCTURE

FORMULES

INTERPRETATIONS

Financement des emplois stables

Ressources stables

Mesure la couverture des emplois stables

Emplois stables

Autonomie financière

Ressources propres

Endettement

Mesure la capacité d’endettement de l’entreprise qui ne doit pas être inférieur à 1

38

 

Dettes financières

 

Capacité de remboursement

CAF

L’endettement ne doit pas excéder 4 fois la CAF

 

CAF

 

Autofinancement

Valeur ajoutée

Mesure la part de valeur ajoutée consacrée à l’autofinancement

 

FRNG

 

Couverture de l’actif circulant par le FRNG

Actif circulant

Mesure la part du FRNG qui finance l’actif circulant

 

FRNG * 360 jours

Mesure la marge de sécurité financière en nombre de jours de CA HT.

Evolution du FRNG

CA HT

 

BFRE * 360 jours

Mesure l’importance du BFRE en nombre de jours de CA HT

Evolution du BFRE

CA HT

NATURE

   

RATIO DE RENTABILITE

FORMULES

INTERPRETATIONS

 

Marge commerciale

Mesure l’évolution de la performance de l’activité commerciale de l’entreprise

Taux de marge commerciale

Ventes de marchandises HT

 

EBE

 

Taux de marge brute

CA HT

Mesure la capacité de l’entreprise à rentabiliser les fonds apportés par les associés.

 

Résultat net

 

Taux de rentabilité financière

Capitaux propres

Mesure l’aptitude de l’entreprise à rentabiliser les fonds apportés par les associés

 

EBE

Mesure la capacité de l’entreprise à rentabiliser les fonds apportés par les associés et les prêteurs

Taux de rentabilité économique

Ressources stables

 

Résultat de l’exercice

 

Taux de marge nette

CA HT

Bénéfice net à partir du chiffre d’affaires

NATURE

RATIO DE LIQUIDITE ET DE SOLVABILITE

FORMULES

INTERPRETATIONS

Solvabilité générale

Total actif

Mesure la capacité de l’entreprise à payer l’ensemble de ses dettes en utilisant l’ensemble de

39

Dettes à + 1 an et à - 1 an

l’actif.

Autonomie financière

Capitaux propres

Total passif

Mesure la capacité de l’entreprise à faire face à l’ensemble de ses dettes

Liquidité générale

Dettes financières

L’endettement ne doit pas excéder 4 fois la CAF

CAF

Autofinancement

Actif à moins d’1 an

Passif à - 1 an

Mesure la capacité de l’entreprise à payer ses dettes à court terme en utilisant ses actifs à court terme

Trésorerie

Créances à - 1 an + Disponibilités

Passif à - 1 an

Mesure la capacité de l’entreprise à payer ses dettes à court terme en utilisant les créances et les disponibilités

Liquidité immédiate

Disponibilité

Passif à - d’1 an

Mesure la capacité de l’entreprise à payer ses dettes à court terme en utilisant les disponibilités.

NATURE

RATIO CBBDF

FORMULES

Coefficient de capital

Capital d’exploitation

VA CDB

Rendement apparent de la main- d’œuvre

VA CDB

Effectif

Taux d’investissement production

Investissement productif

VA CDB

Couverture des capitaux investis

Financement stable

.

Valeurs immobilisées + BFRE

40

NATURE

   

RATIO D’ACTIVITE

FORMULES

INTERPRETATIONS

Taux de croissance du Chiffre d’Affaires Hors Taxes (CA HT)

CA t -CA t-1

L’évolution du CA permet de mesurer le taux de croissance de l’entreprise

CA t-1

Taux de croissance de la Valeur ajoutée (VA)

VA t -VA t-1

L’évolution de la VA est un indicateur de croissance

VA t-1

 

VA t

Mesure le taux d’intégration de l’entreprise dans le processus de production ainsi que le poids des charges externes

Taux d’intégration

CA t

Partage de la Valeur Ajoutée

Charges de Personnel

Mesure la part de richesse qui rému- nère le travail des salariés

VA

(Facteur travail)

 

Partage de la Valeur Ajoutée

Excédent Brut d’Exploitation

Mesure la part de richesse qui rému- nère les apporteurs de capitaux et à renouveler le capital investi

VA

(Facteur capital)

 
 

Charges d’intérêts

Mesure le poids de l’endettement de l’entreprise

Poids de l’endettement

Excédent Brut d’Exploitation

Rotation des stocks

Stock moyen de marchandises * 360 j

Mesure la durée d’écoulement des stocks (une augmentation de cette durée entraîne une augmentation du BFRE)

pour une entreprise commerciale

Coût d’achat des marchandises vendues

 

Stock moyen de matières 1° * 360 j

 

Rotation des stocks

Coût d’achat des matières 1° consommées

Mesure la durée d’écoulement des stocks (une augmentation de cette durée entraîne une augmentation du BFRE)

pour une entreprise industrielle

Stock moyen de produits finis * 360 j

Coût de production des produits vendus

 

Durée moyenne du crédit clients

Créances clients+comptes rattachés+encours d’escompte * 360

Mesure la durée moyenne en jours du crédit consenti par l’entreprise à ses clients

CA TTC

Durée moyenne du crédit fournisseurs

Dettes fournisseurs + comptes rattachés * 360j

Mesure la durée moyenne en jours du crédit consenti par l’entreprise de

41

Achats TTC la part de ses fournisseurs

Achats TTC

la part de ses fournisseurs

Le taux de croissance réel est égal à *(1+taux de croissance nominale)/(1+taux d’inflation)+-1

2.3.2 Les ratios de la centrale des bilans de la banque de France

Il va falloir travailler sur des documents corrigé par la banque de France.

Par exemple, le coefficient de capital : capital d’exploitation / VA CBBdf

Le rendement apparent de la main d’œuvre VACBBdF/Effectif

3- La rentabilité

3.1 La rentabilité de l’activité

L’appréciation de la performance financière confronte les résultats au chiffre d’affaire hors taxe. Il faut que l’entreprise génère suffisamment de bénéfices pour couvrir ses charges fixes et variables afin de dégager une marge.

On calcule plusieurs ratios de marges aux capitaux utilisés.

Rentabilité d’activité :

- le ratio de marge brute

= (CA H.T. - Prix de Revient des marchandises vendues) / CA H.T.

- le taux de marge brute d’exploitation = EBE/ CA H.T.

- le ratio de marge nette

= Bénéfice net/ CA H.T.

Le ratio de marge brute permet d’apprécier la stratégie commerciale de l’entreprise

Le taux marge brute d’exploitation qui indique la performance de l’entreprise ainsi que son aptitude

à générer des ressource de trésorerie. Si la baisse de ce ratio est forte, la situation financière de l’entreprise se dégradera.

Le ratio de marge nette est un indicateur de l’aptitude de l’entreprise à réaliser un bénéfice à résister

à la concurrence.

3.2 La rentabilité économique

La rentabilité économique mesure la capacité de la firme à s’enrichir, elle doit être la plus élevée possible.

3.2.1 Le ratio classique

Elle mesure l’efficacité de l’outil économique utilisé par l’entreprise pour son exploitation courante. Le résultat économique est la somme du résultat nette + IS + charges financières= bénéfice après intérêts et impôt (BAII)

42

C'est-à-dire le revenu engendré par l’actif économique.

L’actif économique (moyens mis en œuvre)= somme des immobilisations d’exploitation et du BFRE

= capitaux investis

= capitaux propres + dettes financières

= immobilisations nettes + actif net d’exploitation (annexe)

= immobilisation nettes + (actif circulant dettes non financières et provisions pour risques et charges).

Il est calculé à partir du bilan financier.

Par exemple, la société utilise :

Des immobilisations d’une valeur de : 200 000€

Le BFR lié à l’activité de l’entreprise : 70 000€

Le résultat d’exploitation est de : 32 400€

Quelle est la rentabilité économique ?

= 32400/(200 000+ 70 000)= 12% de rentabilité économique.

3.2.2 Les autres ratios liés à la rentabilité économique.

Rentabilité économique

=

résultat économique / actif économique

- la rentabilité économique = (bénéfice net + frais financier)/ actif

- la rentabilité des capitaux investis = bénéfice net / Actif

- le ratio = résultat d’exploitation/ Actif

- le ratio = résultat d’exploitation après IS/ (capitaux propres + dettes financières)

- la rentabilité économique brute = EBE/ (Actif immobilisé + BFRe)

- la rentabilité économique nette = Résultat d’exploitation/ (Actif immobilisé + BFR)

3.3 La rentabilité financière

Elle mesure la rentabilité des capitaux propre, c'est-à-dire la rémunération potentielle des propriétaires de la firme.

Rentabilité financière = Résultat net / Capitaux propres

On peut calculer une variante en prenant le Cash Flow à la place du bénéfice. On veut que le ratio soit le plus élevé possible ce qui permettra à l’entreprise de disposer des capitaux sur les marchés financiers pour financer sa croissance.

Exemple :

La société Maumille utilise :

Immobilisation d’une valeur de : 200 000

43

Le BFR lié à son activité est de 70 000€

Le résultat d’exploitation s’élève à 32 400€

La société a financé son actif économique à hauteur de 100 000€ par des capitaux propres et le solde par un emprunt au taux de 10%.

Quel est le montant des Dettes financières ? Quel est le taux de rentabilités financières ?

Solution :

Les dettes financières s’élèvent à = (200 000 + 70 000) 100 000 = 170 000 € Les charges d’intérêts sont donc de = 170 000 x 10 % = 17 000 € Le résultat net, en faisant abstraction de l’impôt sur les sociétés est donc de = 32 400 (résultat d’exploitation) – 17 000 (charges d’intérêt) = 15 400 € La rentabilité financières est de 15 400/ 100 000 = 15 ;4%

3.2.2

Autres ratios

 

-

rentabilité des capitaux propres

= Bénéfice

/

Capitaux propres

= (Bénéfice / CA H.T.) * (CA H.T./ Capitaux propres)

= (Marge nette)

 

* (taux de rotation des capitaux propres)

-

le ratio de rentabilité des capitaux permanents

=

(Bénéfice net + intérêts des emprunts à LMT)

 

Capitaux permanents.

3.4

L’effet de levier financier

 

Il repose sur l’hypothèse que la rentabilité financière d’une entreprise pour être améliorée par un accroissement de l’endettement. Il faut cependant que la rentabilité de l’investissement soit supérieure au taux d’emprunt pour un « effet de levier », sinon on a un « effet de massue ».

3.4.1 Une formule simple

Il mesure l’effet positif ou négatif de l’endettement sur la rentabilité financièrement en comparant le coût de l’endettement à la rentabilité économique. On va pouvoir établir une relation entre la rentabilité économique et la rentabilité financière.

44

Effet de levier

= dettes totales /actif

= Rentabilité financière

-Rentabilité économique

=Rentabilité des capitaux propres

-

 

=> diminution de la rentabilité des capitaux propres

Taux d’intérêt des emprunts >

Taux de rentabilité

=> dégradation de la rentabilité financière due à l’accroissement de l’endettement

 

=> augmentation de la rentabilité des capitaux propres

Taux d’intérêt des emprunts <

Taux de rentabilité

=> Amélioration de la rentabilité financière grâce à l’accroissement de l’endettement

Taux dintérêt des emprunts =

Taux de rentabilité

=> la rentabilité est constante quel que soit le niveau d’endettement

3.4.2 Une formulation sophistiquée.

KP

les capitaux propres

DF

les dettes financières

I

le taux d’intérêts

AE

l’actif économique

la rentabilité économique Rf

la rentabilité financière

Actif économique

= capitaux propres

+ Dettes financières =

AE

= KP

+ DF

Résultat net

= Résultat économique

- intérêts

= Résultat économique

- (Dettes financières

= Résultat économique

- (DF

* taux d’intérêts) *

I

)

Résultat économique

= Actif économique

*

Rentabilité économique

= Actif économique

*

(résultat économique/Actif économique)

= AE

 

*

(Ré)

Résultat net

= AE * Ré

- DF * I

=

(KP+DF)*Ré

- DF * I

=

KP*Ré+ DF*(Ré - I)

 

Rentabilité financière

= Résultat net

 

/ capitaux propres

= [KP*Ré

+ DF*(Ré - I)]

/ KP

= Ré + [Ré - I] * DF/KP

Rentabilité financière sans IS

= Ré + [Ré - I] * DF/KP

si on appelle  le taux de l’IS la formule devient :

Rentabilité financière avec IS

= [ Ré + (Ré - I) * (DF/KP) ] * (1-)

EXEMPLE :

45

La société Mauville à un taux d’IS de 1/3. Le reste est identique :

Immobilisation d’une valeur de : 200 000

Le BFR lié à son activité est de 70 000€

Le résultat d’exploitation s’élève à 32 400€

La société a financé son actif économique à hauteur de 100 000€ par des capitaux propres et le solde par un emprunt au taux de 10%.

Sachant que le Ré est de 12%, le résultat net de 15 400€

Calculez la rentabilité financière en tenant compte de l’IS

Solution :

Le résultat net (après IS) = 15 400 ( 1-1/3)=10 267€

Rentabilité financières après IS = Rf= 10627/100 000 = 10,267%

Ou bien

Rentabilité économique= 12%

Ré nette d’IS = 12% x (1-1/3)= 8%

Le taux d’intérêt net d’IS = 10% x (1-1/3) = 6,67%

Rentabilité financière avec IS = 8% + (8%-6,67%)x(170 000/100 000) = 10,267%

Ou bien

= [12% + (12%-10%)x(170 000/ 100 000)] x (1-1/3) = 10,267%.

3.4.3 Le chainage de ratios.

TABLEAU 03-15

LE CHAINAGE DE RATIOS

(Résultat net/ résultat économique)

* (résultat économique/ CA)

* (CA/ Actif économique)

* (Actif économique/ Capitaux propres)

= Rentabilité financière

poids des intérêts, de l’IS

taux de marge économique

rotation de l’actif économique

poids de l’endettement

= Rf

ou bien :

Rf

économique)*(Actif économique/Capitaux propres)

= Rentabilité financière

=

(Résultat net/Résultat économique)

*

(Résultat économique / CA)*

(CA/Actif

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En conclusion, les SIG nous ont permis d’avoir une vue d’ensemble sur les différents niveaux de résultat et il répond par conséquent aux attentes des différents observateurs.

Cependant, ils subsistent des questions sans réponse :

Une augmentation du chiffre d’affaire peut masquer une augmentation des prix ou des quantités vendues.

En cas de charges d’exploitation activées ou transférées, la Va et L’EBE sont injustement diminué

Le résultat financier est hétérogène ce qui ôte de la pertinence au RCAI.

Le besoin en fond de roulement normatif consiste à décomposer le besoins en fonction des temps d’écoulement et des coefficients de chaque élément composant le BFR exprimé par rapport à une norme.

Les experts comptables expriment ce dernier en jours de chiffre d’affaire hors taxe. IL est vital pour la firme de surveiller l’évolution de ce besoins car toute augmentation de chiffre d’affaire entraîne le plus souvent une augmentation du besoin de financement d’exploitation et lorsque cette croissance n’est pas maîtrisée au plan financier elle conduit à un assèchement de la trésorerie.

La CAF est un flux potentiel de liquidité, mais ce concept possède des limites liées à la fiscalité, à l’intégration de provisions sur des actifs circulants et aux redevances de crédit bail qui la minorent injustement.

Les ratios servent de clignotant aux gestionnaires et aux analystes externes. Ils éclairent le diagnostic sur les différents aspects de la vie de l’entreprise, mais ils doivent être manipulés avec prudence

L’écart entre la rentabilité financière et économique (Rf-Ré) est fonction de la politique d’endettement. En effet, l’endettement externe améliore la Rf des capitaux propres si la ré est supérieure au taux d’intérêt.

47

III La prévention des difficultés d’entreprises.

Certains outils apportent une aide au diagnostique. En matière de prévention des difficultés d’entreprises, il existe plusieurs méthodes

- Le scoring qui permet de discriminer une entreprise en bonne ou mauvaise posture.

- Il existe des systèmes experts comme la méthode géode

- Des organismes spécialisés qui proposent des notations d’entreprise, de pays… en faisant du rating ou du noting.

La méthode des scores de la banque de Francede pays… en faisant du rating ou du noting. Il existe deux grandes versions. Cette idée

Il existe deux grandes versions. Cette idée vient des états unis en 1929 ou les banquiers proposent une analyse empirique des notations des entreprises en s’aidant d’une batterie de ratio.

Z=a 1 R 1 +a 2 R 2 +…+a n R n

Avec a i les coefficients numérique déterminés par l’analyse discriminante et R i les différents ratios introduits dans l’analyse.

Voir polycopier page 5.

Le fichier bancaire des entreprises (FIBEN) est réalisé en établissant une cotation qui comprend une cote d’activité (lettre), une cote de crédit (chiffre). Ce dispositif est rentré en vigueur en 2004 et s’appui sur des éléments financiers et non financiers.

Les indicateurs sur les personnes physiques : 000 aucune remarque, O40, attention particulière, 050 attention forte, 060 attention très forte.

La cote FIBEN est demandée pour s’avoir si l’on va accorder du crédit, fournisseurs loyaux…

Le rating ou le notngsi l’on va accorder du crédit, fournisseurs loyaux… Les entreprises concernées par le tarint émettent :

Les entreprises concernées par le tarint émettent :

- Soit des titres représentatifs de créances à moyen et long terme : obligations ;

- Soit des titres du marché monétaire : billet de trésorerie.

Les entreprises qui émettent des titres représentatifs de créances à moyen et long terme, qui émettent des titres sur le marché monétaire sont elles aussi notées. Les sociétés de rating on fait leur apparition en 1986.

Il existe trois grandes agences qui dominent le marché mondial de la notation :

- Stantard & poors

- Moody’s

- Fitch

- Duff & Phelps.

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