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Cubiertas Accion Hambre frances 9/4/08 11:54 P gina 1

Guide pratique pour les coopèrants sur le terrain

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


FRANCE UNITED STATES
4 rue Niepce 247 West 37th Street
75014 Paris Suite 1201
Tel : +33 1 43 35 88 88 New York, NY 10018
www.actioncontrelafaim.org Tel: +1 212 967 78 00
info@actionagainstgunger.org
SPAIN www.actionagainsthunger.org
C/Caracas, 6, 1º
28010, Madrid CANADA
Tel: +34 91 3915300 Action Contre la Faim
www.accioncontraelhambre.org 7464 rue St Denis
Montreal, QC, H2R 2E4
UNITED KINGDOM Tel: +514 279-4876
First Floor, rear premises, www.actioncontrelafaim.ca
161-163 Greenwich High Road,
London, SE10 8JA
Tel: +44 208 293 6190
www.aahuk.org
PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION
EN NUTRITION COMMUNITAIRE
GUIDE PRATIQUE POUR LES COOPÉRANTS
SUR LE TERRAIN

Département de Santé et Nutrition


Réseau International Action contre la Faim
Avril 2007

Édite: ACF International Network


Dépôt Légal: M-18203-2008
Imprime: EGRAF, S.A.
REMERCIEMENTS

Le document a eté réalisé sous la supervision de Marta Ayats, nu-


tritioniste à Action contre la Faim.
L’équipe du Département technique de Santé et Nutrition d’Ac-
tion Contre la Faim en Espagne (ACF) tient à remercier tous ceux et
celles qui l’ont aidé à élaborer ce guide, et plus spécialement :
Le personnel des missions Guinée, Malawi et Mali, qui ont partagé
leur expérience du programme des Ateliers Communautaires (AC) et
ont apporté des éléments clés pour le développement de ce guide.
Amador Gómez, Directeur technique d’ACF, pour la coordination
continue de l’équipe du Département de Santé et Nutrition et pour
son soutien durant l’étape de définition et de mise en œuvre des dif-
férents projets sur le terrain afin d’élaborer ce guide, qui sera un
outil de travail sur le terrain.
Nuria Salse, responsable du Département de Santé et Nutrition
d’ACF-E, qui a supervisé la structure et le contenu de ce travail, pour
ses précieux conseils, son enthousiasme et sa disponibilité.
Les organisations, institutions et associations locales qui ont per-
mis le développement des AC dans leurs pays respectifs grâce à leur
étroite collaboration et leur engagement.
Le Département E&A (Eau et Assainissement) d’ACF-E, et tout
particulièrement Victor Arroyo et Pablo Alcalde pour leur soutien et
pour la définition des interventions en E&A des AC.
Le Département de Sécurité alimentaire (SA) d’ACF-E, et tout
spécialement Carole Lambert pour son soutien et pour la définition
des interventions en SA.
De plus, ce guide n’aurait pas vu le jour sans l’aide des personnes
présentes sur le terrain, chargées de l’implantation des programmes
des ateliers communautaires. Il est le fruit d’un grand travail de dé-

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vouement et d’engagement de la part du personnel, d’une importante et bonne mo-
bilisation des communautés ainsi que d’une bonne sensibilisation et collaboration de
personnes clés au sein de la communauté elle-même.
Les voies de communication déficientes et le climat tropical de la plupart des pays
où ces AC ont été développés n’ont pas empêché notre personnel, portant le matériel
nécessaire pour les ateliers, de mener à bien le programme de récupération des en-
fants souffrant de malnutrition aiguë modérée.

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Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

SIGLES ET ABRÉVIATIONS

AC Ateliers Communautaires
ACF-E Action Contre la Faim-Espagne
ADRA Agence Adventiste de Développement et d’Aide humanitaire
AGR Activités Génératrices de Revenus
AgtC Agent Communautaire
AT Agent de Terrain
CAP Connaissances, Attitudes et Pratiques
CdP Chef de Projet
CMN Coordinateur/Coordinatrice Médecine-Nutritionniste
CREN Centres de Récupération et d’Éducation Nutritionnelle
DP Déviance positive
E&A Eau et Assainissement
EàD Enquête à Domicile
FADU (en anglais) Frequency, Amount, Density and Use
IRA Insuffisance Respiratoire Aiguë
ML Maman Lumière
OMS Organisation Mondiale de la Santé
PAC Pratique, Attitude et Connaissance
PB Périmètre Brachial
PMA Programme Mondial d’Aliments
PMN Paquet Minimum de Nutrition
RRHH Ressources Humaines
S Superviseur(euse)
SA Sécurité Alimentaire
SRO Sels de Réhydratation par voie Orale
VàD Visites à Domicile

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INDEX Pages

1. INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

2. DÉFINITION DU PROGRAMME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.1. EN QUOI CONSISTENT LES ATELIERS COMMUNAUTAIRES (AC) . . . . . . . 13
2.2. DÉFINITIONS DE TERMES ESSENTIELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3. OBJECTIFS DU PROGRAMME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.4. JUSTIFICATION DE L’IMPLANTATION DES AC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4.1. CONTEXTE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4.2. DISPONIBILITÉ DES ALIMENTS LOCAUX . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.3. MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ
ET ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.4. STRUCTURES SANITAIRES ET D’INTERVENTIONS
EN SANTÉ AU NIVEAU DE LA COMMUNAUTÉ . . . . . . . . . . . . 19
2.5 CRITÈRES D’ADMISSION ET DE SÉLECTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.6 AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES AC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3. PLANIFICATION ET ORGANISATION DU PROGRAMME :
LES FHASES D’INTERVENTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.1. PRÉPARATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2. EXÉCUTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
3.3. SUIVI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
4. PRINCIPAUX ÉLÉMENTS INTÉGRÉS DANS LE PROGRAMME . . . . . . . . . . . . . . 51
4.1. PAQUET MINIMUM DE NUTRITION. MESSAGES IEC . . . . . . . . . . . . . . . 52
4.2. INTÉGRATION D’INTERVENTIONS DE SANTÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
4.3. INTÉGRATION D’INTERVENTIONS EN EAU ET ASSAINISSEMENT . . . . . . . 62
4.4. INTÉGRATION D’INTERVENTIONS EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE . . . . . . . . 64
5. GESTION DU PROGRAMME . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
5.1. ÉLÉMENTS DE SUPERVISION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
5.2. PRÉSENTATION DE RAPPORTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
6. RÉSULTATS, CONTRÔLE ET ÉVALUATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70

7. EFFICACITÉ DE L’INTERVENTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
7.1 ÉVALUATION QUANTITATIVE : GAIN DE POIDS ET %P/T . . . . . . . . . . . . 76
7.2 ÉVALUATION QUALITATIVE : ENQUÊTES CAP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
8. MATERIEL NÉCESSAIRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86

9. RENFORCEMENT DE STRUCTURES ET D’ORGANISATIONS LOCALES . . . . . . . . 88

10. FORMATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89

11. PROCHAINES ÉTAPES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97

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Pages

12. ANNEXES ............................................. 99


1 ENQUÊTES À DOMICILE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99

2 OBSERVATION À DOMICILE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104

3 RAPPEL DE 24 HEURES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105

4 EXEMPLE DE MODULE DE FORMATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106

5 FICHES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135

a • Registre de la situation nutritionnelle de la population


d’enfants âgés de 6 à 59 mois. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136

b • Présélection des enfants de 6 à 59 mois . . . . . . . . . . . . . . 137

c • Sélection finale des enfants de 6 à 59 mois admis à l’AC . . . . 138

d • Fiche de réorientation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139

e • Évolution de la croissance des enfants par atelier


durant la phase d’exécution et de suivi . . . . . . . . . . . . . . . 140

f • Aide aux enfants et à leurs mères et/ou aux personnes


en ayant la charge durant l’atelier et la diffusion des
messages IEC (Information, Éducation, Communication) . . . . 141

g • Contribution quotidienne des mères durant la phase


de sélection des enfants de 6 à 59 mois . . . . . . . . . . . . . . . 142

h • Format pour l’élaboration de recettes . . . . . . . . . . . . . . . . 143

i • Contrôle de la consommation, de la diète par enfant et par jour 144

j • Messages IEC développés par jour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 145

k • Suivi d’abandons et de réorientations . . . . . . . . . . . . . . . . 146

6 CALCUL DE RATIONS POUR PRÉPARER LES MENUS . . . . . . . . . . . . . . . 147

7 EXEMPLES DE RECETTES CULINAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149

8 GRILLE INDICE POIDS/ÂGE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154

9 EXEMPLE DE CALENDRIER AGRICOLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155

10 AVIS DE CONTRAT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 156

11 CONVOCATION TEST ÉCRIT ET ENTRETIEN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157

12 EXEMPLE DE TEST POUR LES AGENTS DE TERRAIN (AT) . . . . . . . . . . . . 157

13 CANDIDATS SÉLECTIONNÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158

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8
Pages

14 ANÁLYSE NUTRITIONNELLE POUR LA SÉLECTION


DES FAMILLES DP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158

15 ENQUÊTE DE MARCHÉ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159

16 GUIDE POUR L’ÉLABORATION D’UN RAPPORT AU SIÈGE . . . . . . . . . . . . 160

17 LÍGNES BUDGÉTAIRES POUR FORMULER


LE PROGRAMME DES AC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162

18 CRITÈRES DE GAIN DE POIDS


DES ENFANTS ADMIS À L’ATELIER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163

19 EXEMPLE D’ACCORD AVEC UN PARTENAIRE LOCAL . . . . . . . . . . . . . . . 163

20 EXEMPLE DE PRÉ-TEST POUR L’AT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 165

21 CERTIFICAT DE PARTICIPATION À LA FORMATION . . . . . . . . . . . . . . . . 166

22 EXEMPLE D’ACCORD AVEC LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ . . . . . . . . . . . . 166

13. BIBLIOGRAPHIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 168

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Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

1. INTRODUCTION

La malnutrition reste un grave problème de santé publique dans de nombreux pays.


Elle touche principalement les enfants et provoque un taux de mortalité infantile élevé
: 56% des morts chez les enfants sont attribuables aux effets de la malnutrition, dont
83% sont attribués à la malnutrition légère ou modérée et non à la malnutrition sévère.
Il s’agit là d’un phénomène silencieux mettant en danger les enfants, les femmes, les
familles et, finalement, la viabilité générale de toute la société. En cas de persis-
tance, les conséquences sont profondes pour l’avenir du village global. La malnutri-
tion rend difficile ou empêche l’apprentissage des enfants, nuisant ainsi à leur
développement intégral, à leur capacité à gagner leur vie, et réduisant encore da-
vantage la productivité.
L’apparition très progressive et la forte présence de la malnutrition sont bien sou-
vent méconnues des personnes chargées des jeunes enfants, de leurs familles, des
communautés et des gouvernements. Tout semble indiquer que les facteurs jouant un
rôle important dans ce problème sont : le manque d’aliments, la mauvaise distribu-
tion des aliments disponibles, des pratiques inadéquates d’allaitement maternel et
d’alimentation complémentaire, une stimulation précoce insuffisante, les maladies
ainsi qu’une eau et un assainissement.
L’impact de la malnutrition sur la mortalité infantile est plus important qu’on ne
le pense. ; des stratégies ne comportant que l’identification et le traitement des en-
fants souffrant de malnutrition aiguë sévère ne suffiront pas à réduire cet impact. Des
programmes de nutrition communautaire, traitant la malnutrition modérée ou légère
et mettant l’accent sur la prévention, sont donc indispensables. Un de ces programmes
dénommé Ateliers Communautaires (AC) vise notamment les causes, relatives à la
conduite (habitudes et coutumes) et indirectes de la malnutrition au foyer, tels que
des soins materno-infantiles inadéquats, afin de pouvoir aborder les deux causes di-
rectes de la malnutrition (tableau 1).
La communauté est donc impliquée et mobilisée. Ses membres peuvent ainsi jouer
un rôle essentiel et actif. Ceci leur permet de prendre en charge de façon durable
l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants de leurs communautés dont les condi-
tions socio-économiques sont précaires. Pour de meilleurs résultats, on développe des
interventions en Eau et Assainissement (E&A) et en Sécurité Alimentaire (SA) ; en
termes de santé, on travaille d’une part avec le personnel sanitaire afin de rapporter
aux structures sanitaires les cas sévères présentant des complications et, d’autre part,
avec les ministères de la Santé et le personnel sanitaire afin d’intégrer le programme
dans les structures de santé et de fomenter la durabilité.
Les AC ont pour but le rétablissement nutritionnel rapide, accessible et durable des
enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée et risquant la malnutrition, sans pa-
thologie associée. Le programme utilise la méthodologie de la Déviance Positive (DP)

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CAUSES DE LA MALNUTRITION

1. Causes immédiates: interaction entre une consommation alimentaire inappropriée et les mala-
dies
2. Causes indirectes: causes impactant les causes immédiates et touchant 3 domaines: la sécu-
rité alimentaire familiale, la santé publique et l’hygiène et l’environnement social (habitudes et
coutumes)
3. Causes basiques liées aux aspects institutionnels, aux priorités et aux ressources locales, au
contexte politique, économique, social et culturel

Ingestion inadéquate
Maladie
d’aliments CAUSES
IMMÉDIATES
Services de santé
Sécurité au foyer Soins materno-infantiles
insuffisants et
insuffisante insuffisants
environnement insalubre

CAUSES
Éducation inadéquate
INDIRECTES
Ressources et contrôle
Humains, économiques et Organisationnels

Structure Politique et Idéologique


Structure Économique CAUSES
BASIQUES
Ressources potentielles

Source: UNICEF 1990 (6

Tableau 1. Arbre causal de la malnutrition

afin d’identifier les bonnes habitudes et conduites des mères ayant des enfants sains
et bien nourris. Parmi ces mères, on choisira la meilleure et la plus disponible pour une
collaboration et on l’appellera Maman Lumière (ML). Ces bonnes pratiques seront
transmises au cours de différentes séances aux mères de cette communauté se trou-
vant dans les mêmes conditions socio-économiques que la ML, mais dont les enfants
sont malnutris ou risquent la malnutrition.
Ceci contribuera également à un changement de comportement dans l’alimenta-
tion, les soins et la santé des enfants qui bénéficiera aux futures générations.
Ce guide est un recueil des apprentissages lors de diverses expériences d’AC me-
nées en Guinée, au Malawi et au Mali avec des enfants présentant différents niveaux

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de malnutrition et dans des communautés aux caractéristiques diverses. Il vise l’amé-


lioration de l’implantation, de l’exécution et du suivi des AC en apportant :
1. Des connaissances pour l’analyse du contexte afin de savoir si l’implantation des
AC est justifiée ou non
2. Les étapes à suivre pour une plus grande efficacité
3. Les éléments essentiels à prendre en compte pour une meilleure qualité d’in-
tervention et de suivi
4. L’échange avec d’autres interventions en E&A, Santé et SA
5. Des techniques participatives communautaires
Pour élaborer ce guide, nous avons utilisé :
1. Le recueil et l’analyse de documents concernant les AC et la méthodologie DP
(voir références dans le chapitre Bibliographie)
2. La compilation des expériences et des résultats obtenus dans les différents pays
cités plus haut.
Bien entendu, les connaissances ne sont jamais complètes et font l’objet, sans
doute pour cette raison, d’une amélioration et d’une mise à jour permanentes. Nous
estimons cependant que notre expérience dans différents contextes en justifie plei-
nement l’application.

2. DÉFINITION DU PROGRAMME

2.1 EN QUOI CONSISTENT LES ATELIERS COMMUNAUTAIRES (AC)

Il s’agit d’un programme de nutrition communautaire, dont la base est la commu-


nauté et le foyer, et qui est conçu pour lutter contre la malnutrition infantile, no-
tamment chez les enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée ou risquant la
malnutrition. La méthodologie employé a recours à l’approche DP permettant d’iden-
tifier les bonnes habitudes et conduites des mères et des personnes chargées de pren-
dre soin des enfants sains et bien nourris, issus de familles pauvres, pour les
transmettre ensuite, par l’intermédiaire de séances éducatives et de démonstrations
culinaires, aux autres familles de cette même communauté se trouvant dans la même
situation socio-économique, mais dont les enfants sont malnutris ou risquent la mal-
nutrition.
Ceci permet à la communauté de découvrir en quoi se différencient les familles
pauvres ayant des enfants bien nourris des familles voisines qui ont, dans les mêmes
conditions socio-économiques, des enfants malnutris, et de mettre à jour des solu-
tions locales de lutte contre la malnutrition au sein de la communauté.

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“Certaines solutions aux problèmes auxquels elles sont confrontées existent déjà
au sein même des communautés : il faut juste les découvrir”
L’approche DP est le résultat d’une série d’études réalisées tout au long des années
60, 70 et 80. Pour leur part, les AC sont nés dans les années 60 à Haïti1, avec la créa-
tion des Centres de Récupération et d’Éducation Nutritionnelle (CREN) permettant aux
enfants sévèrement malnutris de se rétablir. Les contraintes liées à ces Centres étaient
leur coût élevé (6000$ par centre/an à Haïti en 1980), leur dépendance aux protéines
animales provenant de l’extérieur et une période minimum de 3 mois nécessaire à la
récupération. Face à ces contraintes, des interventions d’un autre type et moins coû-
teuses ont donc été proposées, telles que le suivi de la croissance et le déparasitage
périodique des enfants, d’une durée de 2 semaines au lieu de 3 mois. Les interventions
ont subi des modifications jusqu’en 1991, date à laquelle le concept de DP en nutrition
communautaire a été mis en place, notamment au Vietnam où Save the Children/US a
appliqué la DP dans les AC. L’implantation de la DP au Vietnam a permis d’y réduire de
15% à 2% la malnutrition aiguë sévère. Ultérieurement, l’approche DP a été utilisée
avec succès par d’autres ONG dans 7 pays asiatiques (Bangladesh, Bhoutan, Cambodge,
Japon, Myanmar, Népal et Pakistan), en Amérique Latine (Haïti et Bolivie) et en Afrique
(Egypte, Éthiopie, Guinée, Mali, Mozambique, Tanzanie et Sénégal).
L’approche DP est menée en deux étapes durant l’implantation des AC, avec des
outils déterminants tels que :
Méthode permettant d’identifier (au sein de la communauté elle-même) les ali-
ments localement disponibles, géographiquement et économiquement accessibles,
que les mères peuvent donner à leurs enfants.
Méthode de communication afin de convaincre les mères des enfants malnutris de
l’existence d’une solution abordable, permettant d’améliorer l’état nutritionnel des
enfants et contribuant à la réduction de la morbidité et de la mortalité infantile.
Le tableau 2 résume les principaux concepts/éléments des AC :

TABLEAU 2. RÉSUME LES PRINCIPAUX CONCEPTS/ÉLÉMENTS DES AC

• Géré par la communauté


• Implique la participation de la communauté
• Permet à la communauté elle-même de découvrir des solutions à la malnutrition
• Utiliser les bonnes pratiques identifiées lors de l’enquête à domicile
• Suivi nutritionnel régulier des enfants bénéficiaires
• Permet d’intégrer d’autres éléments (supplément de fer, déparasitage…) qui contribuent à l’a-
mélioration de la santé et de l’état nutritionnel des enfants..

1
Stratégie du réhabilitation nutritionnelle a base communautaire par l’approche de la déviance Positive: Expérien-
ces de la Guinée, du Mali et du Sénégal. BASICS II. Les bases de la survie de l’enfant.

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2.2 DÉFINITIONS DE TERMES ESSENTIELS

Déviant(te). “Personne ou conduite s’écartant de la manière traditionnelle de


faire les choses. En général, le terme de «déviance» a une connotation négative; il
peut cependant être positif ou négatif car il signifie une déviance par rapport à la
norme”.
Déviant(te) Positif(ve) / Modèle Positif. “ Personne dont la conduite ou les pra-
tiques spéciales permettent de résoudre un problème avec davantage de succès que
ses voisins qui ont accès aux mêmes ressources et présentent, de plus, les mêmes fac-
teurs de risque. Dans le contexte de malnutrition, un enfant DP est un mineur bien
nourri appartenant à une famille dont les ressources sont très limitées (selon la norme
du village/communauté) ”. Les familles DP ont développé de bonnes pratiques, cul-
turellement adéquates, leur permettant de maintenir leurs enfants en bonne santé,
avec un bon état nutritionnel, même s’ils présentent des facteurs de risque.
Maman Lumière (ML). Mère choisie parmi les déviantes positives comme étant la
meilleure et la plus disponible pour une collaboration volontaire.
Foyer. Lieu choisi pour les séances d’éducation en nutrition et de récupération
nutritionnelle. Il s’agit normalement d’un lieu public communautaire ou de la maison
d’une des volontaires.
AC. Série de 12 jours de séances conçues pour la récupération des enfants souf-
frant de malnutrition aiguë modérée ou risquant la malnutrition et pour montrer les
pratiques et conduites de DP. Des recettes supplémentaires (que l’on donnera aux en-
fants malnutris) sont préparées au sein du foyer avec l’aide des volontaires.
Approche DP dans les AC. Il s’agit d’un concept clé. “ Approche aidant les mem-
bres de la communauté et la communauté elle-même à découvrir les solutions exis-
tantes et durables à ses problèmes grâce à la compréhension des conduites des
personnes Déviante Positives de la communauté ”. Une fois qu’elles ont été identi-
fiées, le but est de transmettre ces pratiques et habitudes aux autres mères de la
communauté ayant des enfants malnutris.

TABLEAU 3. OBJECTIFS DE CE PROGRAMME

• Récupération de la population infantile âgée de 6 à 59 mois atteinte de malnutrition aigue mo-


dérée et risquant la malnutrition dans la communauté, grâce à des produits locaux disponibles
au sein de la communauté
• Donner aux familles les capacités nécessaires pour une récupération durable de ces enfants
qu’elles puissent assumer elles-mêmes et chez elles, en augmentant leur capacité et leur res-
ponsabilité dans la résolution de leurs problèmes
• Prévenir la malnutrition des populations infantiles à venir, naissant dans la communauté, par une
conduite positive de cette dernière face aux soins, à l’alimentation et à la santé des enfants.

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2.3 OBJECTIFS DU PROGRAMME

Le but du programme des AC est de découvrir la capacité et les ressources locales


des communautés pauvres pour qu’elles puissent mener la récupération de leurs en-
fants malnutris de façon indépendante, rapide, accessible, durable et culturellement
adéquate. Le tableau 3 reflète les objectifs de ce programme.

2.4 JUSTIFICATION DE L’IMPLANTATION DES AC

Avant de décider de l’implantation d’un programme d’AC, il faut tenir compte de cer-
tains critères afin de savoir si une telle démarche est appropriée à leur situation par-
ticulière. Le succès de l’approche DP est étroitement lié à la présence des
caractéristiques suivantes de la communauté :
– Conditions économiques précaires.
– Taux minimum de malnutrition de 30% chez les enfants de moins de 5 ans, selon
le rapport Poids/âge.
– Aliments accessibles à toute la communauté.
– Mères pouvant devenir des volontaires.
– Leaders communautaires et chefs de communauté engagés et actifs.
2.4.1 CONTEXTE
Les AC peuvent être implantés dans des situations de post-urgence, des situa-
tions de développement et dans les communautés où les comportements négatifs en
pratique alimentaire de la communauté ont été préalablement identifiés comme étant
l’une des causes immédiates de la malnutrition infantile.
D’autre part, dans les situations d’urgence où les taux de malnutrition aiguë dé-
passent les seuils d’alerte et où la prévention représente un élément essentiel dans la
communauté, les AC seront un élément de plus de la partie communautaire. Les mem-
bres de la communauté eux-mêmes identifieront le maximum d’enfants malnutris pour
les orienter vers les structures sanitaires qui prendront en charge leur traitement.
Certaines conditions générales dont dépend le succès des programmes AC devront
être prises en compte :
– La proximité géographique des foyers, afin que les personnes responsables des
enfants puissent assister aux séances quotidiennes sans avoir à parcourir de
grandes distances à pied. Ceci permettra également aux volontaires de se ren-
dre fréquemment dans les foyers des familles bénéficiaires.
– Selon l’indice Poids/âge (P/A) utilisé dans la plupart des fiches de Contrôle de
Croissance des Ministères de la Santé, le programme est plus efficace dans les
communautés où 30% des enfants au moins sont malnutris (malnutrition légère,
modéré et sévère confondues). Ce programme exige un haut niveau de partici-
pation de la communauté ; il est donc possible que le recours à cette solution

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


16
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

ne soit pas le meilleur dans les zones où le taux de malnutrition est inférieur à
30%. Si le taux de malnutrition initial semble faible, il se peut également que
tous les enfants n’aient pas été enregistrés.
– On réalisera un recensement et un enregistrement nutritionnel selon l’indice
poids/âge des enfants de la communauté (annexe 8) expliqué plus loin.
– Zones Urbaines versus rurales. Même s’il ne s’agit pas ici de l’expérience d’ACF,
mais de celle d’autres organismes, le succès des AC peut être assuré aussi bien
dans un contexte urbain que rural. Dans le cas d’un contexte urbain, les aliments
sont achetés et la population étant plus densifiée, les visites y sont plus faciles.
Dans un contexte rural, la population cultive également les fruits et légumes,
pêche ou élève des animaux. La plupart des programmes ont été implantés dans
des zones rurales, mais il existe des projets dans des zones périurbaines, comme
c’est le cas du projet réalisé par ADRA en Guinée.
– Dans le cas des déplacés internes et des réfugiés, les AC ne sont pas la meilleure
approche, même s’il s’agit d’un outil efficace pour identifier les stratégies par-
ticulières d’adaptation et les habiletés de certaines familles pour faire face à la
situation.
– Pour les populations démunies de terres ou les communautés d’occupants illé-
gaux, qui sont instables par nature, on peut cependant envisager des AC s’ils sont
associés à la création de revenus afin de soutenir la sécurité alimentaire du foyer.
2.4.2 DISPONIBILITÉ DES ALIMENTS LOCAUX
Des aliments locaux à des prix modiques doivent être en permanence à la portée
de la population pour que la communauté puisse soutenir les conduites d’alimentation.
Les aliments peuvent être achetés ou cultivés. Il est plus difficile d’implanter les AC
dans les zones atteintes de sécheresse, dans les zones avec des périodes d’insécurité
alimentaire prolongées (plus de 3 mois) ou dans les zones dont la source principale
d’aliments provient de programmes d’aide en aliments.
Afin de vérifier la disponibilité d’aliments à la portée de la population ainsi que
leur valeur nutritionnelle, on visitera les marchés et les magasins de la localité, on ob-
servera la présence d’aliments saisonniers, on évaluera la disponibilité des aliments
cultivés dans des potagers particuliers ou des parcelles, ainsi que le bétail et les oi-
seaux de basse-cour. Tout cela se fera par une enquête rapide de marché (voir para-
graphe 3.1 de ce manuel) puis, à travers des enquêtes à domicile (annexe 1), on
établira les aliments consommés dans les foyers des familles pauvres.
Ceci permettra de concevoir des recettes basées sur les aliments localement dis-
ponibles et accessibles pour la population. Ces recettes seront restituées dans les
foyers des familles à ressources limitées.
2.4.3 MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ ET ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE
L’engagement de la communauté (qui joue à la fois le rôle d’acteur et de bé-
néficiaire) est une condition indispensable au succès du programme des AC, il re-

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17

flète le soutien dont jouit le programme et est essentiel pour atteindre les objec-
tifs fixés.
La première étape (tableau 4) sera une réunion avec les leaders communautaires
afin de les informer sur les AC et leurs objectifs, puis il s’agira ensuite de négocier
la disponibilité des mères concernées pour le programme. La création d’une dyna-
mique communautaire facilite l’implantation du programme et s’obtient notamment
par une définition claire des rôles et des responsabilités des personnes impliquées
dans le projet. Lors des réunions avec les leaders de la communauté, le personnel
sanitaire et les leaders religieux, il faudra évaluer la présence d’une inquiétude
concernant la santé de la communauté et le souhait de réduire la malnutrition. Si
la malnutrition n’est pas reconnue par les leaders de la communauté comme un pro-
blème de santé et s’ils ne s’engagent pas sur le programme des AC, le succès de la
stratégie sera mis en cause.
Ils doivent collaborer à l’organisation de l’implantation du programme. Les contri-
butions des personnes responsables des enfants assistant aux ateliers ainsi que les vo-
lontaires apportent leur soutien moral et fournissent les intrants matériels. Ces

TABLEAU 4. ASPECTS À PRENDRE EN COMPTE POUR UNE BONNE RELATION


AVEC LA COMMUNAUTÉ

Avant chaque visite:


• Communiquer le but de la visite aux autres membres de l’équipe
• Revoir avec l’équipe l’information recueillie et les outils utilisés
• Informer les leaders communautaires de la date et de la durée de la visite pour parler du pro-
gramme
Lors de la visite:
• Essayer de rencontrer les leaders communautaires.
• Leur parler du but de la visite, des activités que l’on souhaiterait mener et pourquoi
• Réaliser une carte de la communauté afin d’identifier les foyers et de connaître ceux qui se trou-
vent dans la périphérie
• Les sujets à aborder sont:

– Situation de santé de la communauté, en particulier celle des enfants < 5 ans

– Disponibilité d’un couple de volontaires pour être agents communautaires

– Disponibilité de mères volontaires.

– Description du rôle / responsabilité de chacun

– Collaboration avec le personnel de santé en place


• Organiser les prochaines visites en spécifiant avec qui et quand (date et heure)

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18
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contributions sont celles qui financent réellement le programme et en déterminent le


succès ou l’échec.
Tous les membres de la communauté, ACF-IN et les responsables des enfants pren-
nent en charge l’apport du matériel de base pour le déroulement des séances des AC.
Au début, ACF-IN devra sans doute contribuer avec davantage d’aliments pour la récu-
pération. Mais lorsque la communauté a compris la valeur des séances des AC et est té-
moin de la transformation des enfants malnutris en enfants sains, la valeur perçue du
programme augmente et la communauté est davantage disposée à en assumer le coût.
Les personnes chargées des enfants devront apporter les aliments de DP (nutritifs
et accessibles) lors des séances et devront également mettre en pratique d’autres
conduites telles que l’hygiène.
De même, une femme DP volontaire devra être disponible au sein de la commu-
nauté et s’engager sur le programme pour une période minimum de 2 mois. Il s’agit
là de la ressource humaine clé de tout le projet que l’on appelle Maman Lumière (ML)
; elle sera responsable de la réalisation des séances d’éducation (transmission de mes-
sages simples aux autres mères), de la préparation des aliments ainsi que des dé-
monstrations culinaires et de la supervision des personnes chargées des enfants. Si
des programmes communautaires autres que les AC existent au sein de la commu-
nauté, il faudra prendre garde à ce que les ML ne soient pas surchargées de travail et
de responsabilités.
Les individus collaborant à la prise de décisions sont plus enclins à changer d’at-
titude et de conduite que ceux qui en ont simplement été informés.
2.4.4 STRUCTURES SANITAIRES ET D’INTERVENTIONS EN SANTÉ AU NIVEAU DE LA COM-
MUNAUTÉ
Il est important d’évaluer l’existence et l’état actuel de programmes complé-
mentaires de Santé publique et de développement afin d’améliorer les conditions de
santé et de nutrition de la population infantile.
Les ressources sanitaires publiques et sanitaires disponibles doivent être identi-
fiées, tout d’abord comme source nécessaire d’information puis pour leur intégration
lors des éventuelles interventions. Il est également nécessaire de connaître les indi-
vidus impliqués dans le secteur de la santé au sein de la communauté : guérisseurs,
sages-femmes locales… En effet, il s’agit bien souvent de la seule source de santé dis-
ponible dans la communauté.
L’existence de services utilisant le système de Suivi nutritionnel pour identifier et
sélectionner les enfants malnutris doit être étudiée, ainsi que la capacité de ces ser-
vices à informer sur les événements vitaux tels que les naissances, les décès et les mi-
grations. Par l’intermédiaire de programmes de contrôle de la croissance des enfants,
on identifiera les enfants malnutris ayant besoin des séances des AC. Un registre com-
plet de la population d’enfants de moins de 5 ans de la communauté et de leur état
nutritionnel aura été établi.

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19

2.5 CRITÈRES D’ADMISSION ET DE SÉLECTION

Les enfants de 6 à 59 mois atteints de malnutrition aiguë modérée ou risquant la


malnutrition selon l’indice P/T seront admis à l’atelier ainsi que leurs mères ou les res-
ponsables de l’enfant.
Critères d’admission des enfants à l’atelier :
– Dans une communauté, on élaborera tout d’abord le registre de la situation nu-
tritionnelle de tous les enfants de 6 à 59 mois de la communauté selon l’indice
Poids/âge (voir grille en annexe 8). On signalera en rouge les enfants souffrant
de malnutrition sévère et en jaune ceux atteints de malnutrition modérée. Les
enfants dont le poids est adapté à leur âge apparaitront en vert.
Les résultats seront reportés sur la fiche de l’annexe 5.a.
– Les enfants signalés en jaune et en rouge seront à nouveau pesés et mesurés
pour les classer en fonction de l’indice P/T. Il s’agit d’une présélection dont les
résultats seront enregistrés sur la fiche de l’annexe 5.b.
– Après analyse des résultats de la fiche 5b, on réalisera la sélection finale des en-
fants en enregistrant ceux dont le %P/T = ou <70% et < ou = 85%. Ces résultats
finaux seront reportés sur la fiche de l’annexe 5c qui fournira la liste des enfants
finalement admis à l’atelier.
– Un minimum de 8 enfants et un maximum de 12 avec un %P/T entre 70% et non
> à 85% feront partie de l’atelier. Si dans une même communauté le chiffre de
8 enfants n’est pas atteint, on inscrira à l’atelier les enfants de la communauté
voisine qui répondent aux critères d’admission. S’ils sont plus de 12, on créera
2 ateliers au sein de la communauté.
Critères de sélection des mères qui seront Mamans Lumière
– Lors du registre de la situation nutritionnelle des enfants de la communauté, on
sélectionnera 4 enfants parmi ceux classés en vert pour effectuer les EàD (An-
nexes 1 et 2).
Les critères de sélection à prendre en compte pour la ML sont : qu’elle n’ait
aucun enfant à faible poids à la naissance ou perdant du poids, que l’enfant ne
soit pas malade, qu’il ait entre 6 et 59 mois, que la mère ait au moins 2 enfants,
qu’elle soit géographiquement (au cœur ou dans la périphérie du village comme
la plupart des mères) et qu’elle soit professionnellement et socialement repré-
sentative du groupe de mères vivant dans la communauté.
Elle ne doit pas appartenir à la famille du leader communautaire et doit appar-
tenir à une famille pauvre selon les indicateurs de pauvreté établis par la com-
munauté. Par exemple : nombre de mois sans aliments de base dans le foyer,
revenus familiaux…

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20
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Le but est de connaître les conduites positives des familles DP et de choisir, parmi
ces familles, la mère possédant les meilleures pratiques et connaissances en nutri-
tion, hygiène et santé, et la plus volontairement disponible en tant que ML.

2.6 AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES AC

TABLEAU 1. AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES AC

AVANTAGES INCONVÉNIENTS

Supportable: Faible coût. Les familles ne dé-


Risque de dépendance du repas supplémen-
pendent pas de ressources externes car basé
taire distribué en atelier
sur des ressources localement disponibles

Participation communautaire. Géré et évalué


Grand investissement en temps et en effort de
par la communauté. Découverte de solutions
la part des superviseurs
existantes au sein de la communauté

Participation irrégulière des mères lors des sé-


Progrès rapides, visibles et durables
ances

Il ne s’agit pas seulement de récupération de la Nécessité de refaire les enquêtes à domicile


malnutrition mais aussi de prévention. Meilleure des modèles positifs dans chaque commu-
utilisation des services de santé nauté

Culturellement acceptable et respectueux des


connaissances locales. Contrôle continu avec grande quantité de fi-
ches pour la capitalisation
Revalorisation des aliments locaux

Basés sur le changement de conduite et non


essentiellement sur l’acquisition de connais-
sances. Recherche les conduites positives et
les forces existant au sein de la communauté

RECOMMANDATIONS
• Il convient de négocier intensément avec la communauté avant de démarrer toute activité du
programme. Les AC sont une bonne occasion d’apprentissage pour tout membre de la com-
munauté.
• Connaître les cas éventuels de non-indisponibilité des mères, des AgtC et des ML pour s’offrir en
tant que volontaires. Ainsi, aucune étape du programme ne sera entravée.

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21

3. PLANIFICATION ET ORGANISATION DU PROGRAMME : LES PHASES


D’INTERVENTION

3.1 PRÉPARATION (un mois et demi environ)

1. Évaluation de la zone. Faire une analyse rapide de la zone afin de déterminer


si l’implantation des AC est justifiée ou non (voir paragraphe 2.4 précédent).
Cette analyse permettra aux superviseurs(euses) et au chef de projet de re-
cueillir toute information pratique supplémentaire pour la communauté. Le
CdP sera chargé de remplir la fiche suivante et d’indiquer toute les informations
nécessaires détaillées dans le paragraphe 2.4
Le tableau suivant (tableau 5) reprend certaines des méthodes les plus cou-
ramment utilisées pour les évaluations rapides permettant de regrouper de
façon systématique toutes les informations nécessaires par des démarches
et/ou représentations. Le coût de ces méthodes est faible et elles peuvent être
non-formelles (conversations, courtes visites…) et formelles (enquêtes,
études…).
Pour chaque situation particulière, il existe une méthode plus appropriée
qu’une autre.

TABLEAU 5. TECHNIQUES D’ÉVALUATION RAPIDE

• Entretiens avec des personnes clés. Il peut s’agir d’un groupe de 15 à 20 personnes sélection-
nées selon leurs connaissances et qui reflètent différents points de vue. Les entretiens sont
qualitatifs et semi-structurés. On a recours à un guide de sujets à aborder.
• Groupes cibles: plusieurs groupes homogènes de 8 à 12 personnes, chaque groupe discutant
sur un sujet. Un modérateur introduit le sujet et dirige la discussion. Il évite que seuls quelques
participants n’interviennent lors de la discussion.
• Entretiens avec la communauté. Ils se déroulent dans un lieu public ouvert à tous les membres
de la communauté. Des échanges ont lieu entre l’interviewer et les participants. L’interviewer
pose des questions en fonction du guide de sujets préparé à l’avance.
• Observation directe. Des équipes d’observateurs notent ce qu’ils ont vu et entendu lors du pro-
gramme en utilisant un schéma d’observation. Ils accomplissent cette tâche lors de la réalisa-
tion d’autres activités, entretiens et discussions. Dans les AC, cette technique est utilisée durant
les VàD (EàD).
• Mini enquêtes. Auprès de 25 ou 30 individus sélectionnés de façon aléatoire. On utilise des en-
tretiens structurés avec un certain nombre de questions fermées. Elles fournissent des données
quantitatives et peuvent donc être rapidement analysées.

2. Élaboration d’accords. Établir un accord avec le Ministère de la Santé afin de


mettre en place le projet et d’en assurer la durabilité par une future intégra-
tion du programme.

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FICHE 1. INFORMATIONS CONCERNANT LA COMMUNAUTÉ


I. INFORMATION GÉNÉRALE (peut être enregistrée suite aux entretiens avec les leaders communautaires)
POPULATION < 5 ans 5 ans 6–16 ans 17–60 ans > 60 ans Total
Masculine
Féminine
Total
Joindre le calendrier agricole et une brève description des activités d’autres institutions dans la zone (le cas échéant)
II. DONNÉES CONCERNANT L’EAU ET L’ASSAINISSEMENT
Accès
EAU NON OUI Distance de la communauté
Facile Difficile
Ruisseau
Rivière
Puits
Pompes
BON Comité de Agua
NON

Qui l’a Arreglados


OUI

EAU COMBIEN OÙ ? ÉTAT ? maintenance ? turbia


créé ?
OUI NON OUI NON OUI NON OUI NON
PUITS
POMPES

Nbre de latrines État


Assainissement

Qui les a construites ?


communautaires vides à moitié pleines

Nbre de latrines Préférence pour un type de latrines


traditionnelles Traditionnelles Communautaires

III. DONNÉES CONCERNANT LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE


• La communauté a-t-elle reçu une aide alimentaire au cours du dernier mois ? OUI /__/ NON /__/
• Jour de marché /______________/
Période de l’année Y-a-t-il suffisamment
ALIMENTAIRE

Activités ¿Compráis alimentos?


SÉCURITÉ

(indiquer le mois) principales d’alimentation sur le marché ?


Plus Moins dans la
d’aliments d’aliments communauté OUI NON. Que manque-t-il ? Oui. Lesquels ? NON

IV. DONNÉES À RECUEILLIR AU CENTRE DE SANTÉ DE LA MUNICIPALITÉ:


• Nom et poste de la personne /__________________/__Horaire d’ouverture au public: /_____________________/
• Y-a-t-il des Centres de Récupération Nutritionnelle ? OUI /___/ NON /___/. Si oui, où ?/_______________/
• Depuis quand est-il ouvert /_______/ et quelle institution en a la charge /________________________________/

SANTÉ ET Distance pour Accès Coste de Coste de la refe-


OUI NON
NUTRITION s’y s’y rendre voiture moto vélo À pied la consulta rencia al hospital
Centre de Santé
Poste de Santé
Accès aux guérisseurs si OUI, coût
Données si OUI, indicateur utilisé ? Registre MAJ
nutritionnelles MUAC P/T P/E OUI NON
disponibles
4 causes principales
de mortalité 1. 2. 3. 4.
4 causes principales 1. 2. 3. 4.
de morbidité
Données de Dates des données ? (Janv04, Fév05...)
Nbre enfants vaccinés
couverture vaccinale

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23

3. Informer au niveau régional et au niveau du district. ACF se présentera au-


près des représentants régionaux et/ou du district et informera sur ses projets
et le programme des AC.
4. Identification d’autres ONGs locales et/ou internationales qui réalisent ou
qui sont intéressées par la réalisation d’AC et les inviter à la prochaine forma-
tion.
5. Réunion avec les leaders communau-
taires : information et négociation.
S’il existe des membres de différents co-
mités, des leaders religieux, sanitaires…,
une réunion aura lieu également avec eux.
INFORMATION
a. Présentation d’ACF et des programmes
se déroulant dans la zone ainsi que de
leur évolution. La population bénéfi-
ciaire de chacun des programmes sera
spécifiée.
b. Information sur le projet des AC : définition, méthodologie, activités né-
cessaires et explication des raisons pour les réaliser (enquête CAP, recense-
ment nutritionnel, enquête de marché, VàD…). Information concernant les
critères de sélection des bénéficiaires afin que les participants sachent pour-
quoi tous les enfants de la communauté ne peuvent pas être bénéficiaires
du programme et que les AC se déroulent avec un minimum de 8 enfants et
un maximum de 12 par AC.
c. Informer de la date de réalisation du recensement nutritionnel pour une
meilleure organisation et collaboration. Un calendrier leur sera fourni avec
les activités qui seront entreprises.
d. Indiquer la possibilité de non-implantation de l’AC dans leur communauté si
les résultats du recensement nutritionnel ne sont pas satisfaisants2.
e. Élaborer un calendrier agricole saisonnier d’aliments (annexe 9) afin de
connaître la disponibilité d’aliments selon la saison. Ce calendrier nous ai-
dera par la suite à réaliser différents menus. Le chef de projet le remplira
et le joindra à la fiche 1 (Information sur la communauté) mentionnée plus
haut.
f. Connaître (poser des questions sur) les endroits où les personnes de la com-
munauté s’approvisionnent en aliments (marché, magasin, communauté
voisine, voisins..) afin d’y réaliser plus tard l’enquête de marché.

2
Dans ce cas, après avoir pris connaissance des résultats, nous les remercierons de leur collaboration.

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24
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g. Identifier le lieu de réalisation des AC et sélectionner le lieu de déroule-


ment de la formation. Le lieu de déroulement des AC devra être facilement
accessible pour tous les participants et devra pouvoir accueillir 8-12 enfants
avec leurs mères. On doit pouvoir y cuisiner et il doit disposer d’une source
d’eau potable et d’une latrine à proximité. Si un tel lieu communautaire
n’existe pas, on pourra envisager d’utiliser la maison d’une mère volontaire
ou le centre de santé, mais on utilisera le même lieu tous les jours lors les
séances durant la phase d’exécution.
NÉGOCIATION
Il faut parler avec les membres de la communauté (leaders, agents de santé…)
et exprimer le besoin de développer les activités et les séances en tenant
compte des aspects suivants :
h. Mobilisation des mères le jour du recen-
sement nutritionnel : ils devront prendre
en charge la mobilisation des mères ayant
un enfant âgé de 6 à 59 mois à la date pré-
vue pour la réalisation du recensement
nutritionnel, leur expliquer qu’il ne s’agit
ni d’un don de vivres ni du paiement d’im-
pôts et que les enfants seront pesés afin
de connaître leur état nutritionnel. Il est
important qu’elles viennent avec le car-
net de santé ou autre document similaire
afin de vérifier l’âge des enfants.
i. L’état nutritionnel des enfants malnutris et
l’intérêt des AC pour le changement posi-
tif de comportement des mères dans les foyers et pour l’état de leurs en-
fants.
j. La possibilité de récupération nutritionnelle à partir d’aliments localement
disponibles.
k. L’apprentissage par la pratique répétée de bonnes habitudes dans un envi-
ronnement sûr.
l. Précision dans la durée des ateliers : douze (12) jours de séances répartis de
la façon suivante : 6 jours d’AC + 1 jour de repos + 6 jours d’AC.
m. Disponibilité : les mères ayant des enfants malnutris participant aux ateliers
devront confirmer leur présence quotidienne durant les deux semaines. On
négociera également la disponibilité des AgtC pour la réalisation volontaire
du recensement nutritionnel, des enquêtes CAP et des VàD.
n. On peut envisager la remise du matériel de cuisine pour la ML à l’issue de la
phase d’exécution et d’un vélo pour l’agent communautaire.

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25

ñ. Quatre ou cinq (4-5) heures pour chaque séance. La dernière heure et demie
sera réservée à la diffusion des messages IEC. Dans le cas du premier et du
dernier jour, 6 heures de séance seront nécessaires car les enfants seront
pesés et mesurés.
o. Contribution alimentaire quotidienne des mères à l’AC.
6. Sélection des RRHH.
Dans un premier temps, il faut définir le type de personnel nécessaire pour
chaque étape du programme et pour le déroulement des activités. Il faudra
faire la différence entre le personnel volontaire et le personnel rémunéré, le
personnel à prendre en compte étant :
Personnel volontaire
On lui fournira une description des activités pour lesquelles il s’engage volon-
tairement. Les postes à couvrir seront les suivants :
• 1 ou 2 Agents Communautaires (AgtC) par AC.
• 1 ML par AC
• 1 responsable de santé chargé de la communauté dans laquelle on réalisera
l’AC. Il se peut qu’un même responsable soit chargé de 10 communautés et
qu’un AC soit réalisé dans 8 d’entre elles
• 1 guérisseur, leader religieux, sage-femme locale, leader communautaire ou
professeur de chaque communauté où on réalise un AC
Personnel rémunéré
• 1 chef de projet
• 1 Agent de Terrain (AT) pour 2 -3 AC environ
• 1 superviseur(euse) pour 5 ou 6 AC. Leur nombre dépendra de la distance
géographique entre les différents AC.
La description de chaque poste sera élaborée par la suite. Il s’agit d’une liste
de rôles, responsabilités et activités à réaliser par chacun des acteurs. Ces do-
cuments écrits permettent à chacun de connaître ce que l’on attend de
lui/d’elle et servent de guide pour le développement des compétences qui
contribuent au bon déroulement du travail.
Les exemples suivants de description de poste peuvent être modifiés selon les
ressources localement disponibles.

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MAMAN LUMIÈRE (ML)


(Déviatrice Positive)

Description: il s’agit d’une volontaire choisie selon les conditions mentionnées ci-après. Elle deviendra, grâce aux
bons mécanismes qu’elle a développés, la Femme de référence pour toute la communauté.
Supervisé par: les Agents de Terrain.
Nom et prénom ______________________________________________Date de démarrage __/__/______
Communauté dans laquelle elle travaille ______________________________________________
Heures durant lesquelles elle s’engage à travailler ______________________________________

I. CONDITIONS REQUISES
• Disposition à travailler pour une durée suffisante pendant les trois phases des AC, du début à la fin du pro-
gramme et à temps complet au moins durant les 12 jours de la phase d’exécution.
• Femme ayant des enfants sains et bien nutris.
• Mêmes conditions socio-économiques et socio-sanitaires que les autres familles ayant un enfant malnutri et
partageant les mêmes facteurs de risque.
• Elle doit au moins réaliser quatre bonnes pratiques alimentaires, sanitaires, de soins et d’hygiène.
• Intéressée par l’alimentation et la santé de l’enfant au niveau de la communauté.
• Elle est respectée et jouit de la confiance de la communauté.
• Dynamique, sociable, originaire du village où se déroulent les AC .
• Désireuse d’apprendre, ouverte aux nouvelles idées.
• Qu’elle sache lire (minimum) et/ou écrire.

II. TACHES A REALISER


(En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher de l’Agent de Terrain)
• Assister aux différentes formations pour la réalisation du programme.
• Responsable de l’accueil des mères lors du démarrage de l’AC.
• Encourager les mères à jouer avec les enfants et à les distraire durant les séances des AC.
• Encourager et motiver les autres mères durant, par exemple, le rassemblement des ingrédients puis durant
la phase de suivi.
• Maintenir le lieu où se déroule l’AC ainsi que les ustensiles de cuisine en bon état de propreté.
• Répartir les tâches entre les mères.

Avec l’aide des AgtC:


• Peser les enfants le premier et le dernier jour des séances des AC.
• Contrôler la récupération des enfants par l’intermédiaire des visites à domicile le premier, deuxième, sixième
et douzième mois à l’issue des 12 jours de séances AC, en se basant sur les résultats de la dernière pesée.
• Élaborer la recette avec l’aide de deux mamans (démonstrations culinaires) puis servir les repas.
• À la fin de chaque séance, toutes les mères collaborent et choisissent la recette à élaborer le lendemain.
Gestion et quantification des ingrédients.
• Participation active à la diffusion de messages IEC simples.
• Supervision des mères et des personnes chargées des enfants lorsqu’elles préparent les repas et donnent
à manger aux enfants.
• Responsable de l’hygiène des mères et des enfants avant, durant et après les AC.
• Détecter les enfants malades à orienter vers le poste/centre de santé en collaboration avec le responsable
de santé.
• Encourager les mamans à persévérer dans les nouvelles pratiques nutritionnelles apprises lors des séances
des AC.

À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________


Responsable de projet La volontaire

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27

AGENT COMMUNAUTAIRE (AgtC)

Description: volontaire choisi par les membres d’un comité communautaire ou, à défaut, par la communauté. Il
travaillera en étroite collaboration avec les ML.
Supervisé par: les Agents de Terrain.
Nom et prénom ___________________________________________ Date de démarrage __/__/______
Communauté dans laquelle il travaille _____________________________________________
Heures durant lesquelles il s’engage à travailler _____________________________________

I. CONDITIONS REQUISES
• Disposition à travailler durant une période suffisante comme volontaire lors des trois phases des AC : il/elle
sera disponible pour la communauté et pour le programme des AC aussi souvent que nécessaire.
• Originaire de la communauté ou d’une communauté toute proche dans laquelle on déroulera l’AC. Inspire
confiance et respect dans la communauté.
• Intéressé(e) par le soin apporté à l’alimentation et la santé de l’enfant au niveau de la communauté.
• Expérience dans le travail avec des communautés. Bon animateur(trice).
• Flexible, responsable, calme, organisé(e), patient(e), dynamique.
• Prêt à apprendre auprès de personnes moins compétentes.
• Excellentes habiletés interpersonnelles et communicatives.
• Sait lire et écrire.

II. TÂCHES À RÉALISER


(En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher de l’Agent de Terrain)
• Assister à toutes les formations pour la réalisation du programme.
• Recensement des enfants si nécessaire et classement selon leur état nutritionnel. Une présélection sera ré-
alisée à l’aide de l’indice Poids/Âge.
• Diffuser les résultats de l’état nutritionnel des enfants et des bonnes/mauvaises pratiques alimentaires, sani-
taires, de santé et de soins de la communauté.
• Peser et mesurer les enfants puis faire une sélection finale selon l’indice Poids/Taille.
• Participer à la sélection de la ML: Visite à domicile, EàD et rappel alimentaire de 24h. Il doit être aimable et
respectueux durant la visite, en expliquer clairement le but, rappeler qu’il est là pour apprendre, éviter les cri-
tiques et les désaccords ainsi que les signes d’approbation.
• Aider les AT et ML à remplir la fiche de rappel de 24h et les EàD.
• Connaître la participation des mères et leur contribution aux séances.
• Maintenir la dynamique communautaire: soutenir les pères et les leaders communautaires pour la mobilisa-
tion et la motivation des mères participant aux AC.
• Responsable du matériel anthropométrique et de l’AC: inventaire et suivi quotidien.
• Créer un registre correct et mis à jour: remplir tous les feuillets/fiches nécessaires et les remettre à l’AT qui
les transmettra à son tour au superviseur.
Avec l’aide des ML:
• Peser les enfants le premier et le dernier jour des séances des AC.
• Contrôler la récupération des enfants par l’intermédiaire des visites à domicile le premier, deuxième, sixième

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


28
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

et douzième mois à l’issue des 12 jours de séances AC, en se basant sur les résultats de la dernière pesée.
• Élaborer la recette avec l’aide de deux mamans (démonstrations culinaires) puis servir les repas.
• À la fin de chaque séance, toutes les mères collaborent et choisissent la recette à élaborer le lendemain. Ges-
tion et quantification des ingrédients.
• Participation active à la diffusion de messages IEC simples.
• Supervision des mères et des personnes chargées des enfants lorsqu’elles préparent les repas et donnent à
manger aux enfants.
• Responsable de l’hygiène des mères et des enfants avant, durant et après les AC.
• Encourager les mamans à persévérer dans les nouvelles pratiques nutritionnelles apprises lors des séances
des AC.
Avec le personnel de santé responsable de la communauté:
• Suivi nutritionnel des enfants de la communauté afin de prévenir les cas éventuels de malnutrition.
• Déparasitage et apport de complément de Vitamine A et de fer le premier jour des séances des AC, juste après
l’ouverture (avant la pesée et la mesure des enfants).
• Coordination pour l’orientation des enfants vers le Poste/centre de santé en cas de maladie.
• Responsable du suivi des fiches de référence qu’il remettra à l’AT qui, à son tour, les transmettra au supervi-
seur(euse).

À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________

Responsable du projet Le (La) volontaire

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


29

RESPONSABLE DE SANTÉ DE LA COMMUNAUTÉ

Description: Volontaire payé(e) par le Département de Santé du pays.


Il/elle travaillera en étroite collaboration avec les AgtC et ML et le soutien des AT.
Supervisé par: le Ministère de la Santé et les Agents de Terrain.
(À remplir si un même responsable de santé couvre plusieurs communautés)

Nom et prénom ___________________________________________ Date de démarrage __/__/______


Communauté dans laquelle il/elle travaille_______________________Jour de la semaine _________________
Heures pendant lesquelles il/elle travaille au poste/centre de santé __________________________________
Communauté dans laquelle il travaille__________________________ Jour de la semaine _________________
Heures pendant lesquelles il/elle travaille au poste/centre de santé __________________________________
Communauté dans laquelle il travaille__________________________ Jour de la semaine _________________
Heures pendant lesquelles il/elle travaille au poste/centre de santé___________________________________
Heures durant lesquelles il/elle s’engage à travailler pour l’AC_______________________________________

I. CONDITIONS REQUISES
• Disposition à travailler durant un temps suffisant en tant que collaborateur de certaines activités des AC,
aussi souvent que nécessaire, même en dehors des heures de travail.
• Originaire de la communauté ou d’une communauté toute proche dans laquelle on déroulera l’AC. Inspire
confiance et respect à la communauté.
• Intéressé(e) par le soin apporté à l’alimentation et la santé de l’enfant au niveau de la communauté.
• Flexible, responsable, calme, organisé(e), patient(e), dynamique.
• Prêt à apprendre auprès de personnes moins compétentes.
• Sait lire et écrire.

II. TÂCHES À RÉALISER


(En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher de l’AgtC qui prendra contact avec l’Agent de Terrain)
• Assure le traitement médical de l’enfant qui en a besoin.
• Participe à la vérification, l’analyse et la divulgation des résultats obtenus par le programme des AC.
• Participe aux négociations avec les leaders communautaires.
• Participe aux formations des AT, AgtC et ML.
• Avant de fournir les compléments en Vitamine A et en fer, il vérifie l’état de vaccination de l’enfant à l’aide
du carnet de santé et rappelle au passage les dates des prochaines vaccinations et l’importance d’en res-
pecter le calendrier.
• Registre pour le poste/centre de santé du suivi de croissance des enfants.

En coordination avec l’AgtC:


• Suivi nutritionnel des enfants de la communauté afin de prévenir d’éventuels cas de malnutrition.
• Déparasitage et complément de Vitamine A et de fer le premier jour des séances des AC, juste après l’ou-
verture (avant la pesée et la mesure des enfants selon le protocole ACF.
• Réception des enfants orientés vers le Poste/Centre de santé pour maladie. Documentation de la fiche de
référence avec copie à l’AgtC. Archive les fiches de référence pour le Poste/centre de santé.

À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________

Responsable de projet Le (La) volontaire(a)

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


30
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

PÈRES, LEADERS COMMUNAUTAIRES

Description: il s’agit d’imams, de chefs de village ou de quartiers, de grands-pères… Leur implication est négo-
ciée dès le démarrage de la phase de préparation afin d’obtenir leur consentement et leur soutien.
Ils collaboreront étroitement avec les AgtC et ML et pourront compter sur le soutien des AT.
Les pères jouent également un rôle important dans la récupération des enfants car la contribution économique
de la famille, le suivi de la croissance des enfants ainsi que la participation des mères à leur pesée mensuelle
dépend normalement de leur collaboration. Les grands-parents jouent un rôle actif dans l’éducation et le déve-
loppement des enfants.
Supervisé par: les Agents de Terrain.

Nom 1 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________


Nom 2 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________
Nom 3 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________
Nom 4 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________
Nom 5 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________
Nom 6 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________
Nom 7 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________
Nom 8 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________
Nom 9 ____________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________
Nom 10 ___________________ Fonction (père, leader communautaire…) __________________________

Date de la réunion __/__/____


Communauté _________________________________________

I. CONDITIONS REQUISES
• Il est indispensable qu’ils soient motivés et croient au programme et à ses objectifs.
• Impliqués dans le développement des différentes activités lors des différentes phases du programme.
• Montrent leur intérêt pour les soins en alimentation et santé de l’enfant de la communauté.
II. TÂCHES À RÉALISER
(En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher de l’AgtC qui prendra contact avec le Superviseur(euse))
• Les activités à réaliser par les leaders communautaires seraient:
• Sensibiliser les mères pour qu’elles participent aux séances des AC si elles ont un enfant malnutri.
• Mobiliser les mères pour qu’elles aillent peser leurs enfants de 6 à 59 mois.
• Contribuer au rassemblement des ingrédients nécessaires pour les AC : donner les ingrédients.
• Donner des conseils à leurs enfants.
• Prendre en charge les enfants dont la mère ne peut s’occuper lorsqu’elle travaille.

Les activités concernant les pères:


• Apport alimentaire ou économique lors des séances des AC.
• Encourager les mères à participer à la pesée des enfants de façon systématique et aux activités des AC
tant que leur enfant est malnutri.
• Donner de l’affection aux enfants comme le feraient leurs mères.
• Accompagner les mères au centre/poste de santé si cela est nécessaire.
• Soutenir l’application des recettes et la santé des mères allaitantes à domicile.

À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________

Responsable de projet Les volontaires

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AGENT DE TERRAIN (AT)


Description: Non volontaire, il perçoit un salaire de l’Organisation et/ou du département de Santé du pays.
Supervisé par: les superviseurs (euses).

Nom et prénom________________________________ Date de début du contrat __/__/_______


Lieu de travail _______________________________________________
Horaire de travail ______________________________________________
(Disponibilité pour travailler plus d’heures en fonction des activités. Selon les semaines, le samedi peut être un
jour de travail)

I. CONDITIONS REQUISES
• Intéressé(e) par le soin apporté à l’alimentation et la santé de l’enfant au niveau de la communauté.
• Expérience dans le travail avec des communautés. Inspire confiance et respect à la communauté.
• N’appartient pas forcément au secteur de la santé, mais une expérience professionnelle en nutrition sera
appréciée.
• Flexible, responsable, calme, organisé(e), patient(e).
• Prêt à apprendre auprès de personnes moins compétentes.
• Excellentes habiletés interpersonnelles, sait écouter.
• Haut niveau de langue locale et habiletés communicatives.
• Sait lire et écrire.

II. TÂCHES À RÉALISER


(En cas de doute, problème ou incident, se rapprocher du Superviseur(euse))
• Assister aux différentes formations pour la réalisation du programme.
• Responsable de la formation des AgtC et des ML durant la phase de préparation sous la surveillance du
superviseur(euse).
• S’assurer que les AgtC et la ML réalisent correctement les tâches affectées dans la description de poste.
Connaître et résoudre les problèmes des AgtC et de la ML.
• Soutien et suivi technique des AgtC, ML et responsables de santé en fournissant des informations au su-
perviseur(euse) de façon régulière.
• Responsable du Registre et de l’identification des bénéficiaires.
• Superviser/aider les AgtC à peser les enfants et à remplir les fiches de présélection avec l’indice Poids/Âge
et la sélection finale avec l’indice Poids/Taille permettant d’évaluer l’état nutritionnel des enfants de 6 à 59
mois et d’identifier ceux qui seront bénéficiaires du programme. Détecter des erreurs de mesures et les
rectifier immédiatement.
• Participer activement à la sélection de la ML: EàD, rappel alimentaire de 24h.
• Élaborer des messages IEC avec les AgtC et ML. Diffuser par des images et faire participer les AgtC et les
ML à la diffusion. S’assurer que les messages IEC soient bien compris par les mères qui participent et sont
intéressées.
• Diriger la sélection quotidienne des menus (en accord avec les AgtC, les ML et les mères participant aux
AC) à la fin de l’atelier. Ceci permet aux mères d’apporter les ingrédients nécessaires pour la prochaine dé-
monstration culinaire.
• Diriger l’enquête de marché et accompagner les AgtC et ML lors de sa réalisation.
• Organiser avec les AgtC, ML et les mères participant à l’AC une réunion quotidienne à la fin de la séance
en atelier.
• S’assurer de la propreté de tout le matériel utilisé pour la préparation des repas et la consommation d’ali-
ments. Veiller à ce que les règles d’hygiène soient respectées avant et après les repas.
• Responsable du matériel anthropométrique et de l’AC.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


32
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

• Assister les AgtC et les responsables de Santé dans le traitement systématique (mébendazole/albendazole,
fer) selon le protocole ACF le premier jour de séance des AC.
• Sensibiliser les AgtC et ML sur l’importance de la phase de suivi nutritionnel à l’issue des séances des AC.
• Responsable de la création d’un registre correct, systématiquement mis à jour: vérifier tous les feuillets/fi-
ches nécessaires remis par l’AgtC et ML et les transmettre au superviseur(euse).
• Responsable du suivi des fiches de réorientation fournies par l’AgtC qu’il remet au superviseur qui, à son
tour, les transmettra au chef de projet.

III. FAUTES GRAVES POUVANT SUPPOSER UN AVERTISSEMENT OU UN LICENCIEMENT


- Non respect du règlement interne d’ACF-IN
- Non respect des horaires de travail ou absence non justifiée
- Développement incorrect des tâches qui lui ont été confiées
- Manque de respect envers les bénéficiaires

À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________

Responsable de projet L’employé

La liste de responsabilités peut être modifiée en fonction de l’évolution du programme

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SUPERVISEUR(EUSE)
Description: Non volontaire, il perçoit un salaire de l’Organisation et/ou du département de Santé du pays.
Supervisé par: le chef de projet.
Nom et prénom_________________________________ Date de début du contrat __/__/________ Nombre
d’AT à sa charge _________ Nombre d’AgtC à sa charge __________
Lieu de travail __________________________________
Horaire de travail ___________________(Disponibilité pour travailler plus d’heures en fonction des activités)
I. CONDITIONS REQUISES
• N’appartient pas forcément au secteur de la santé, mais une expérience professionnelle en nutrition sera
appréciée.
• Expérience en gestion de personnel.
• Haut niveau de langue locale et habiletés communicatives.
• Flexible, responsable, calme, organisé(e) et patient(e).
• Excellentes habiletés interpersonnelles, sait écouter.
• Capable de résoudre des problèmes sur le terrain.
• Respect pour les personnes qu’il/elle supervise et pour leurs apports.
II. TÂCHES Á RÉALISER
(En cas de doute, problème ou incident dépassant ses compétences, se rapprocher du Chef de projet)
• Assister aux différentes formations pour la réalisation du programme.
• Responsable de la formation des AgtC, des responsables de santé…
• Appui technique des RRHH, notamment pendant la phase d’exécution de l’atelier.
• S’assurer que les AT, les AgtC, ML et responsables de santé réalisent correctement les tâches affectées
dans la description de poste.
• Lors du démarrage des séances, inviter les pères des enfants, les autorités locales et les leaders religieux à
l’ouverture de l’atelier.
• Supervision:
- Des AT lors de la formation des AgtC et ML.
- Des AT, AgtC, ML et responsables de santé dans la réalisation correcte des tâches affectées dans la
description de poste, tout en informant régulièrement le chef de projet.
- La mesure anthropométrique des enfants et les visites à domicile.
• Aider le chef de projet à informer et mobiliser les communautés sur le développement du programme.
• Distribution du matériel et/ou outils de travail aux AT pour qu’ils les remettent aux personnes concernées.
• S’assurer, par l’intermédiaire de l’AT, que l’administration des médicaments pour le traitement systématique
est rigoureusement suivie par l’AgtC et le responsable de santé selon le protocole ACF.
• Aider les AT à sélectionner et former la ML et à élaborer des recettes.
• S’assurer que les règles d’hygiène sont appliquées par tous les participants à l’atelier.
• Vérifier que les rapports des AT correspondent bien aux données figurant sur les fiches de suivi.
• S’assurer et contrôler que la documentation des fiches est correcte. Vérifier tous les feuillets/fiches fournis
par l’AT, y compris les fiches de réorientation (le cas échéant) et les remettre au chef de projet.
• À la clôture de l’atelier, évaluer le programme avec la communauté et ses effets positifs sur l’état nutrition-
nel des enfants. Échanger sur ce qui ne s’est pas bien déroulé.
III. FAUTES GRAVES POUVANT SUPPOSER UN AVERTISSEMENT OU UN LICENCIEMENT
- Non respect du règlement interne d’ACF-IN
- Non respect des horaires de travail ou absence non justifiée
- Développement incorrect des tâches qui lui ont été confiées
- Manque de respect envers les bénéficiaires
À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________
Responsable de projet L’employé
La liste de responsabilités peut être modifiée en fonction de l’évolution du programme

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


34
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

CHEF DE PROJET
Description: non volontaire, il/elle perçoit un salaire de l’Organisation.
Supervisé par: expatrié(e) coordinateur(trice) médecin nutritionniste (CMN)

Nom et prénom _________________________________ Date de début du contrat __/__/______


Lieu de travail ___________________ (Bureau mais fréquemment disponible pour se rendre sur le terrain
afin de superviser le fonctionnement des AC)
Horaire de travail ______________ (Disponibilité pour travailler plus d’heures en fonction des activités)

I. CONDITIONS REQUISES
• Expérience professionnelle en nutrition, notamment en nutrition communautaire.
• Bon pédagogue. Expérience en formation appréciée.
• Expérience en gestion de personnel.
• Flexible, responsable, dynamique, serein, organisé et patient.
• Excellentes habiletés interpersonnelles, sait écouter.
• Connaissances en informatique indispensables.

II. TÂCHES À RÉALISER


(En cas de doute, problème ou incident dépassant ses compétences, se rapprocher de l’expatrié(e) Coordina-
teur(trice) médecin nutritionniste)
• Responsable du bon fonctionnement du programme. Collaborer activement avec le CMN à la qualité du
programme.
• Assistant du (de la) CMN dans les tâches d’organisation, d’administration et de logistique des activités des
AC: gestion du personnel, organisation des équipes, préparation du matériel, commandes, déplacement
des équipes sur le terrain, organisation et supervision des activités…
• Définir les activités à réaliser en collaboration avec le (la) CMN et s’assurer que les activités à réaliser par
les équipes soient respectées.
• Source d’information communautaire: information et mobilisation de la communauté avec l’aide des super-
viseurs, contact fréquent avec les leaders communautaires et les membres du comité (le cas échéant).
• Sensibilisation et négociation avec les communautés pour leur implication dans le programme.
• Coordination avec les dirigeants de la communauté et avec le Ministère de la Santé et autres partenaires
concernés.
• Gestion de la sélection finale de la ML et des recettes avec les menus quotidiens.
• Organiser et diriger une réunion hebdomadaire (minimum) avec les superviseurs et les AT: ceci permettra le
suivi et la gestion efficace des activités des AC.
• Vérification de chacune des fiches en provenance du terrain et réalisation des modifications nécessaires
avant de les remettre au CMN.
• Contrôle et évaluation des résultats.
• Rédaction d’un rapport à l’issue de la phase d’exécution de chaque atelier avec données statistiques,
analyse de la situation et recommandations pertinentes.
• Faire des recommandations afin de réorienter la démarche si nécessaire.

III. FAUTES GRAVES POUVANT SUPPOSER UN AVERTISSEMENT OU UN LICENCIEMENT


- Non respect du règlement interne d’ACF-IN
- Non respect des horaires de travail ou absence non justifiée
- Développement incorrect des tâches qui lui ont été confiées
- Manque de respect envers les bénéficiaires

À (localité) _____________________ le (Date) ___ / ___ / ____________

Responsable de projet L’employé


La liste de responsabilités peut être modifiée en fonction de l’évolution du programme

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


35

Après la description des postes à occuper, on procèdera à l’embauche du per-


sonnel. Il faudrait pour cela suivre ces étapes :
• Rendre public l’avis d’embauche contenant les conditions nécessaires pour
le poste ainsi que la documentation à remettre. Il est important de respec-
ter la date et l’heure limite de dépôt de la documentation.
• Rendre public la présélection des candidats en invitant les trois (ou plus) fi-
nalistes à la réalisation du test par écrit et à l’entretien (voir exemple en
Annexe 11).
• Réalisation du test par écrit et de l’entretien. Voir exemple de test pour les
Agents de Terrain en Annexe 12.
• Après l’entretien et le test écrit, on réalisera la sélection finale des candi-
dat(e)s qui sera rendue publique et on les informera du démarrage de la for-
mation et du travail (voir exemple en Annexe 13).
7. Formation des équipes (AC, AT, superviseurs, personnel de santé…) (voir les dé-
tails paragraphe 10).
a. Évaluation des besoins en formation. Tenir compte des aptitudes existantes
et voir quelles sont les techniques à compléter. Le pré-test peut être utile
à cette évaluation.
Sélectionner le contenu de la formation et préparer le matériel. L’annexe 4
montre un exemple de module de formation 4.
b. Post-test comme méthode d’évaluation.
Le contenu de la formation devrait comprendre des indications sur le déroule-
ment des VàD et la réalisation des EàD.
8. Adaptation de l’enquête à domicile (EàD) (annexe 1). Selon le contexte local,
on adaptera le modèle d’EàD en déterminant les questions pouvant fournir des
informations utiles. Les EàD reposent sur une série de questions posées aux
membres de la famille et sur l’observation rigoureuse de la situation du foyer
afin de découvrir les bonnes habitudes nutritionnelles, de santé, d’hygiène et
de soins apportés aux enfants. Un feuillet pour les remarques joint à la fin de
l’enquête (annexe 2) permet de confirmer/démentir
ce que les mères nous indiquent lors des entretiens.
9. Vérification de matériel pour la réalisation du re-
censement et des VàD (voir paragraphe 8).
10. Réalisation du recensement nutritionnel de la po-
pulation âgée de 6 à 59 mois selon le critère
Poids/âge (voir tableau en Annexe 8). Les classer en
différenciant les bien nutris et les malnutris : Bande
Verte pour les bien nutris, Bande Jaune pour malnu-

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


36
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

trition modérée et Bande Rouge pour malnutrition sévère (ces derniers seront
orientés vers le CNT le plus proche ou, à défaut, vers l’hôpital). Les enfants at-
teints d’une maladie congénitale ou présentant une déficience physique ou
mentale seront exclus. La vérification de l’âge des enfants s’effectuera avec
la carte sanitaire ou tout autre document pouvant certifier leur âge.
Les AgtC seront responsables de la documentation des fiches de registre de la
situation nutritionnelle de la population d’enfants de 6 à 59 mois (Annexe 5.a).
On remplira autant de fiches que d’enfants de 6 à 59 mois se présentant au re-
censement.
11. Planification des VàD avec les familles après avoir analysé les résultats du re-
censement nutritionnel. On sélectionnera les foyers des enfants de la catégo-
rie bien nutris (bande verte) appartenant à une famille pauvre selon les critères
de pauvreté établis par la communauté elle-même. Il faut tenir compte de la
distance entre les foyers à visiter. Les AgtC demanderont la permission aux fa-
milles afin de s’assurer de leur présence le jour convenu pour la visite.
12. Visites à Domicile (VàD) : réalisation des EàD et rappel de 24 heures.
Après avoir programmé la VàD et s’être assuré de la présence de la famille
dans le foyer sélectionné, l’AgtC réalisera la visite à domicile en utilisant l’EàD
comme outil (Voir annexe 1 et 2) et le rappel de 24h (Voir annexe 3). Il s’agit
d’identifier 4 familles DP et une ML.
Le rappel de 24 heures est utile au suivi du régime alimentaire : on sait ce que
la mère a donné à manger et à boire à l’enfant au cours des dernières 24
heures. L’information est recueillie par l’AgtC.
Ce rappel est basé sur le principe FADU :
i. Fréquence des repas : nombre, accès à l’alimentation dans le foyer, temps
de préparation, moyens pour cuisiner et conserver les aliments préparés.
ii. Quantité : quantité par rapport au nombre de personnes partageant le
repas, consistance/viscosité et variété de l’alimentation de l’enfant, façon
dont le repas est donné (cuiller, main), arôme, couleur, goût.
iii. Densité (énergétique et des nutriments)
pour connaître la composition nutrition-
nelle et la valeur énergétique, façon de
préparer le repas.
iv. Utilisation de l’énergie et des nutriments
conditionnée par l’absence d’infection
parasitaire, de maladie ou par le degré
d’absorption et de digestion, et par la
température des repas.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


37

Essayer de réaliser la VàD à l’heure des repas et disposer de la pratique suffi-


sante (la mère ou la personne chargée de l’enfant ne doit pas interrompre sa
tâche lors de notre arrivée), l’équipe ne passera pas plus de 2 heures par foyer.
L’équipe devrait être composée de 3 personnes (on préconise 2 AgtC et la ML).
Un des membres de l’équipe posera les questions à la personne correspondante
de la famille et un autre membre de l’équipe observera attentivement les pra-
tiques de soins de l’enfant, d’hygiène et de santé, la préparation des aliments
ainsi que leur disponibilité et celle du matériel. Si l’équipe n’est composée
que de 2 membres, la personne posant les questions sera également chargée
de l’observation. Le rôle de chacun sera décidé de façon conjointe.
Lors des premières EàD réalisées, les AT et le superviseur seront présents afin
de guider l’équipe. Il faudra insister sur le but des enquêtes et sur ce que l’on
cherche à découvrir : les bonnes attitudes nutritionnelles et de santé, d’hy-
giène et de soins.
Dès l’arrivée au foyer, expliquer le but de la visite et de l’enquête (découvrir
les bonnes pratiques alimentaires, de santé, d’hygiène et de soins pour per-
mettre aux familles pauvres d’avoir un enfant bien nutri) puis demander la per-
mission pour visiter la maison et réaliser l’enquête. Créer une ambiance
agréable et amicale pour faciliter l’entretien et pour que la famille se sente en
confiance pour répondre.
L’entretien doit avoir lieu dans la cour de la maison. Les sujets liés à l’hygiène
dans la préparation des aliments seront abordés de préférence dans la cuisine.
On pourra de cette façon observer quels sont les ustensiles utilisés et s’ils sont
propres, la conversation sera plus fluide et on pourra vérifier si ce qui est dit
correspond à ce qui est observé.
Essayer de recueillir les informations les plus précises possible. Par exemple,
si l’on demande quels sont les aliments donnés à l’enfant et que la réponse est
«du riz et des légumes», demander quels sont ces légumes (épinards…) afin de
mieux connaître le régime alimentaire.
Les autres aspects à prendre en compte lors de l’enquête sont :
– S’assurer d’avoir posé toutes les questions de l’enquête à chaque famille vi-
sitée.
– Si la réponse n’est pas bien comprise, la faire répéter.
– Surtout, être à l’écoute.
13. Réalisation d’une enquête CAP (Connaissances, Attitudes et Pratiques).
Comme ligne de base (Voir paragraphe 7.2)
14. “Analyse” nutritionnelle qualitative de la communauté (voir annexe 14).
On réalisera l’analyse selon les résultats du recensement et des VàD (enquêtes
et rappel de 24 heures). Par famille (y.c. données de la famille), on classera un

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


38
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

maximum de 4 bonnes conduites clés par catégorie : nutritionnelle, de santé


et d’hygiène ou de soins.
Le tableau 2 peut nous aider à documenter les 4 bonnes conduites, sans oublier
que les critères de sélection des bonnes pratiques doivent pouvoir être repro-
duits et accessibles le jour même pour toutes les personnes de la communauté
prenant soin des enfants.

TABLEAU 2. GUIDE DE BONNES CONDUITES POUR LA SÉLECTION DES FAMILLES DP


Bonnes Pratiques de Nutrition Bonnes Pratiques affectives et de soins Bonne pratiques de Santé

Éviter les liquides avant Démonstration équillibrée d’affection entre


PRÉVENTION
l’allaitement la mère et l’enfant

Démonstration équillibrée d’affection entre Hygiène corporelle (bain, toilet-


Utilisation du Colostrum
l’enfant et le reste de la famille tes, ongles)

Allaitement maternel exclusivement Démonstration équillibrée d’affection entre


Hygiène alimentaire, de l’eau
jusq’à l’âge de 6 mois l’enfant et le père

Allaitement équilibrée de la mère


Supervision de l’enfant à tout moment Hygiène avant et durant le repas
allaitante

Allaitement maternel jusq’à l’âge de Utilisation de jeux et autre type de simula-


Hygiène de l’environnement
2 mois tions pendant les tâches quotidiennes

Introduction progressive de
Encourager l’enfant ayant peu d’appétit Vaccination complète ou à jour
l’alimentation complémentaire

Alimentation variée à chaque repas L’environnement n’est pas dangereux Pesée régulière de l’enfant

L’enfant possède sa propre assiette Absorbtion de la Vitamine A

Utilisation de moustiquaires et de
Supervision lors du repas
sel iodé

Alimentation appropriée durant la


CURATIVES
maladie
Augmentation de l’alimentation du-
rant la période de convalescence Identification de signes de danger
de l’enfant
Les garçons n’ont pas priorité sur
Traitement adéquat à la maison
les filles lors des repas

Usage approprié des SRO

Déparasitage régulier

Recherche d’aide quelifiée losque


l’enfant est malade

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


39

15. Partager les résultats obtenus avec la communauté à l’aide d’un support vi-
suel : on reproduit sur un tableau noir ou sur “paperboard” une courbe de crois-
sance avec les trois bandes (rouge, jaune et verte) afin de visualiser l’état
nutritionnel de l’ensemble des enfants pesés dans la communauté.
On essaye ainsi de faire comprendre la situation nutritionnelle et l’ampleur de
la malnutrition dans la communauté, ses causes et ses conséquences à court et
à long terme. Ceci doit conduire à l’adoption de la Déviance Positive comme
solution et à l’utilisation d’illustrations basées sur des pratiques culturellement
acceptables (proverbes, métaphores...).
Autres outils possibles : poster de présen-
tation des bonnes pratiques identifiées
chez les familles « modèles positifs » et
applicables dans d’autres familles. Expo-
sition des posters dans les écoles, les cen-
tres de santé, au point de rencontre de la
communauté, etc.…
Mettre également l’accent sur les pratiques négatives repérées (insalubrité,
absence de communication entre les membres de la famille…). Comparer les
bonnes conduites et les mauvaises.
16. Identification de la maman-lumière (ML). Suite aux enquêtes menées auprès
des modèles positifs, on choisira la mère montrant les meilleurs pratiques et
conduites (que l’on appellera ML). Elle devra éga-
lement répondre aux conditions requises suivantes
: avoir un enfant bien nutri, être disponible et ac-
cepter de travailler volontairement (négocier sa
participation en fonction de sa disponibilité), être
dynamique, capable de transmettre ses connais-
sances aux autres mamans et jouir de crédibilité,
de confiance et de reconnaissance auprès des au-
tres mères de la communauté.
La ML constitue une ressource/référence pour sa
communauté et favorise l’apprentissage des mem-
bres souhaitant adopter les bons comportements
dans le but d’améliorer l’état nutritionnel des en-
fants malnutris.
17. Formation de la ML. La formation est réalisée par les AT et les AgtC (voir mo-
dule de formation en annexe 4), les objectifs poursuivis étant les suivants :
– Renforcer leur capacité à transmettre les compétences et les bonnes pra-
tiques aux autres mères.
– Les initier au protocole d’exécution des séances quotidiennes des AC.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


40
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

– Savoir réaliser une enquête de marché afin de connaître les aliments dans le
village selon la saison et pouvoir ainsi :
• Quantifier les apports énergétiques et protéiques par ingrédient.
• Élaborer les menus en fonction de la disponibilité et de la valeur nutri-
tionnelle des aliments.
• Déterminer la contribution quotidienne des mères en aliments.
• Connaître les mesures locales pour les ingrédients les plus couramment uti-
lisés dans la communauté.
– Les initier à la diffusion des messages IEC au sein de l’AC.
À la fin de la formation, il est recommandé de réaliser un post-test afin de
connaître le niveau d’apprentissage de la mère.
18. Élaborer une enquête de marché (voir annexe 15). Connaître le coût et la va-
leur nutritionnelle des aliments selon la mesure locale. On remplira une fiche
par lieu d’achat des différents produits (magasin, marché…).
19. Analyse et interprétation des résultats de la première enquête CAP. Ces ré-
sultats serviront à élaborer par la suite les messages IEC.
20. Programmer les séances AC (séances qui se dérouleront durant la phase d’exé-
cution).
a. Élaboration d’un plan annuel d’activités et chronogramme d’activités.
b. Planifier les menus quotidiens sur les 12 jours de séances AC. Élaboration de
diètes supplémentaires afin d’assurer une récupération rapide de l’enfant.
La diète doit fournir entre 800 et 1000 Kcal. Consulter l’annexe 6 pour voir
le calcul des rations.
c. Conception des messages IEC (paragraphe 4.1) selon les résultats obtenus
avec les VàD et la première CAP
d. Élaboration/description de protocoles durant l’exécution des séances des AC
(voir paragraphe 11.2)
21. Admission des enfants aux AC pour la récupération nutritionnelle selon le rap-
port Poids/Taille.
Présélection.
Parmi les enfants enregistrés lors du recensement nutritionnel et classés en
vert, jaune et rouge selon le critère Poids/âge, on pèsera et mesurera ceux
qui ont été classés sous bande jaune et sous bande rouge.
Les résultats seront notés par les AgtC sur la fiche correspondante de présé-
lection selon le %P/T (Annexe 5.b). Ainsi, les enfants seront classés en fonction
de l’indice %P/T.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


41

Sélection finale
Seuls les enfants de 6 à 59 mois figurant sur la fiche de présélection dont le
%P/T est compris entre 70% et 85% et n’ayant aucune maladie en cours (voir pa-
ragraphe 2.5 : critères d’admission et de sélection) seront admis à l’atelier. Le
nom et les coordonnées de ces enfants seront notés sur la fiche de sélection fi-
nale (annexe 5.c)
S’il y a plus de 12 enfants réunissant les critères d’admission pour les AC, on
déploiera le nombre d’ateliers nécessaires pouvant accueillir 12 enfants cha-
cun.
période comprise entre la dernière pesée de l’enfant (recensement réalisé
lors du démarrage du programme) et le début des séances des AC ne devrait pas
dépasser 3 semaines.
Durant la présélection et la sélection finale identifiant l’état nutritionnel des
enfants, ceux atteints de malnutrition aiguë sévère selon le % P/T seront orien-
tés vers le centre nutritionnel thérapeutique le plus proche et, à défaut, vers
l’hôpital (voir fiche de réorientation en annexe 5d). De plus, les critères de
réorientation seront :
– Les enfants gravement malades identifiés à n’importe quelle étape du pro-
gramme.
– Enfants sans gain de poids à l’issue de la séance des AC.
– Enfants tombant malades au cours de la séance des AC.
– Enfants dont le calendrier de vaccins est incomplet.
À l’issue du programme, les AgtC, ML et les responsables de santé du cen-
tre/poste de santé seront chargés de poursuivre la réorientation dans les cas
nécessaires.
22. Sélection des communautés. Ayant pris connaissance des enfants admis aux AC
et des résultats de l’analyse de la Zone, on peut sélectionner les communau-
tés dans lesquelles se dérouleront les AC.
23. Information aux communautés. Une fois choisies, on informera toutes les com-
munautés participantes à une activité des résultats et des raisons de la sélec-
tion.
Dans les communautés choisies, on demandera aux mères des enfants admis
d’apporter le carnet de santé ou de vaccination de l’enfant le premier jour des
séances des AC afin de prendre note du contrôle poids/taille et des dates de
supplémentation en Vitamine A, Fer et déparasitage.
On informera les mères dont les enfants n’ont pas été sélectionnés du bon état
de leurs enfants et on les encouragera à persévérer dans l’application de
bonnes attitudes et pratiques.

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42
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

On remerciera les communautés non sélectionnées de leur collaboration.


L’ensemble des activités à réaliser durant la phase de préparation est résumé ci-des-
sous.

TABLEAU 3. CHRONOGRAMME D’ACTIVITÉS POUR LA PHASE DE PRÉPARATION


ACTIVITÉS / Semaine JOURS
Responsable
1ère Semaine 1 2 3 4 5 6 7
1. Analyse de la Zone S, CdP x x
2. Accord avec le Ministère de la Santé CMN x
3. Informer au niveau régional et de district CMN x
4. Identification d’autres ONG et structures locales CMN x
5. Réunion avec les leaders communautaires : information CMN et CdP x x
et négociation
6. Sélection de RRHH CMN x x
2ème Semaine Responsable 8 9 10 11 12 13 14
Le processus de sélection du personnel se déroule tout au long de la 2ème semaine et on prépare tout
le matériel nécessaire aux formations
3ème Semaine Responsable 15 16 17 18 19 20 21
7. Formation des équipes CMN, S, AT x x x x x x
8. Adaptation des EàD CMN,CdP x x x x x
9. Vérification du matériel (pour les VàD et le recensement) CMN x x x x x
4ème Semaine Responsable 22 23 24 25 26 27 28
10. Réalisation du recensement nutritionnel AgtC,AT x x x x x
11. Analyse des résultats et planification des VàD CdP, CMN x x x
5ème Semaine 29 30 1 2 3 4 5
12. Réalisation des VàD AgtC, AT x
13. Réalisation de l’enquête CAP AgtC, AT, S x x x x x
14. Analyse nutritionnelle pour la sélection des familles DP CMN,CdP x
15. Partager les résultats obtenus lors des VàD CMN,CdP y S x
et le recensement nutritionnel avec la communauté.
16. Sélection de la ML CMN,CdP y S x
17. Formation de la ML AT x x x
6ème Semaine Responsable 6 7 8 9 10 11 12
17. Formation de la ML AT x
18. Élaborer une enquête de marché AgtC, ML Le jour du marché
19. Analyse et interprétation des résultats de l’enquête CAP CMN, CdP x x x x x
20. Programmer les séances des AC CMN, CdP, S x x x
21. Admission des enfants : Présélection et sélection finale AgtC,ML, AT
22. Sélection des communautés pour les AC. CMN, JdP, S x
23. Information aux communautés choisies pour l’exécution des AC AT, S x x x

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43

RECOMMANDATIONS durant la phase de préparation


• Si possible, fournir un calendrier d’activités aux personnes clés de la communauté (agents de
santé, leaders communautaires et religieux…) avant de démarrer toute activité.
• L’implication de la communauté dans la sélection des RRHH volontaires s’avère très positive. Elle
nous permettra d’éviter le manque de personnel communautaire dans les différentes phases du
programme et de connaître le personnel engagé dans d’autres ONGs locales, ce qui lui évitera une
surcharge de travail.
• Si la communauté a déjà reçu une aide alimentaire, il faudrait consacrer davantage de jours à la
sensibilisation.

3.2. EXÉCUTION (Un total de 13 jours de séances, le septième jour étant de repos)

Afin de voir en détail qui sera le responsable de chaque activité durant la phase
d’exécution, consulter le paragraphe 11.2.C. (Déroulement des 12 jours de séances)
de ce manuel.
Les séances sont conçues pour permettre aux mères participantes d’apprendre les
pratiques et les comportements appropriés afin d’améliorer la santé et la nutrition de
leurs enfants. Lorsque tout le matériel nécessaire a été rassemblé, les séances peu-
vent démarrer selon les étapes suivantes :
1. Vérification du matériel. La liste complète du matériel nécessaire (voir para-
graphe 8) sera vérifiée par l’AgtC tous les jours, avant et après chaque séance
de l’AC.
2. Ouverture des AC.
– Souhaiter la bienvenue et inscrire les mamans et/ou personnes ayant la
charge des enfants. La ML se chargera d’enregistrer le nom de l’enfant, de
la mère et/ou personne ayant la charge des enfants admis à l’atelier (voir
fiche en annexe 5f). Elle prendra note chaque jour de la présence/absence
de la mère et/ou personne chargée de l’enfant à l’atelier et lors de la pré-
sentation des messages IEC décrits plus loin.
– Il faut inviter tous les membres de la commu-
nauté à l’ouverture (1er jour) ainsi qu’à la clô-
ture (dernier jour) des séances des AC.
3. Peser et mesurer les enfants admis. On pèsera
et mesurera les enfants bénéficiaires de l’atelier
le premier et le dernier jour de la séance. Les
données seront enregistrées sur la fiche d’évolu-
tion de la croissance de l’enfant (Annexe 5e).
La pesée et la mesure du premier et du dernier
jour permettra aux membres de la communauté

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44
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

de suivre l’état nutritionnel et de vérifier en direct l’impact du programme sur


l’état nutritionnel des enfants.
4. Apport de supplémentation en Vitamine A, Fer et acide folique et déparasi-
tage. La supplémentation sera réalisée selon le protocole détaillé dans le ta-
bleau 6. Noter les dates sur les carnets de santé des enfants.
Les trois médicaments seront administrés le premier jour de séance de l’AC.
Si cela n’est pas possible, on les administrera deux jours plus tôt afin d’évi-
ter que les mères n’associent d’éventuels cas de diarrhées aux nouvelles re-
cettes.

TABLEAU 6. TRAITEMENT SYSTÉMATIQUE DES CAS DE MALNUTRITION


AIGUË MODÉRÉE LORS DES AC

VITAMINE A Âge Dose Jours d’administration

Non administrée aux


enfants < 6 mois, ni 6-11 mois 100.000 UI Une fois par an
aux femmes enceintes
ou allaitantes. 12-59 mois 200.000 UI Tous les 6 mois

Fer / Poids Dose Jours d’administration


Acide folique (FAF)
(moins de) < 10 kg ½ cp 1 fois
Non administrée aux
femmes enceintes ou
allaitantes. (plus de) > 10 kg 1 cp 1 fois

Âge Dose Jours d’administration


Mébendazole (100mg)
Non administré aux en- (moins de) < 1 an Néant
fants < 6 mois, ni aux
femmes enceintes ou De 1 à 2 ans 2 + ½ cp 1 fois
allaitantes.
(plus de) > 2 ans 5 cp 1 fois

5. Apport d’aliments. Á noter que les activités se déroulent grâce à une partici-
pation communautaire et à une subvention, mais que l’apport communautaire
doit être 2 à 3 fois supérieur à la subvention. Ces contributions de la part des
mères bénéficiaires des séances ou de toute la communauté peuvent être éco-
nomiques ou de produits, ce qui aura été négocié auparavant.
La contribution journalière en aliments est indispensable à la durabilité du pro-
jet. Il s’agit davantage d’un « changement de conduite » que d’un « transfert

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45

de connaissances ». Cela devrait être une condition requise lors de l’élabora-


tion du protocole des séances des AC.
Tous les jours, à l’arrivée de la mère ou de la personne chargée de l’enfant
admis à l’atelier, on enregistrera sa contribution quotidienne en matériel et/ou
ingrédients sur la fiche correspondante (Annexe 5.g)
6. Préparation de la diète. Avec l’apport d’aliments locaux et l’aide des mères,
on sélectionnera et préparera une diète. En général, cela dure deux heures. La
ML est la personne de référence. Bien indiquer que ce menu n’est qu’un repas
supplémentaire et que si l’enfant ne consomme rien d’autre que ce repas du-
rant plusieurs jours sa récupération sera lente et la motivation de sa mère à
poursuivre les séances diminuera. Chaque enfant doit avoir sa propre assiette
lors des repas qui doivent être accompagnés d’un fruit localement disponible.
L’AT sera chargé d’enregistrer les différentes diètes préparées en spécifiant
les ingrédients, les mesures locales et la valeur nutritive. (Voir annexe 5.h)
7. Superviser l’hygiène de la démonstration culinaire
8. Distribution du repas. Il faut en général une demi-heure.
À l’aide de la fiche de l’annexe 5.i, on supervisera chaque jour la consomma-
tion de la diète par l’enfant en signalant s’il a mangé le contenu de l’assiette
au complet, s’il en a mangé la moitié, un quart, etc.
9. Diffusion de messages IEC par la ML et les AgtC et sous la supervision des AT. Il
s’agit de messages clés permettant aux mères d’adopter de nouveaux compor-
tements. Les messages portent sur des sujets clés tels que l’hygiène (corporelle,
alimentaire, vestimentaire et surtout sur le nettoyage des ustensiles de cuisine
et le lavage des mains des enfants ; incitation à l’allaitement maternel et se-
vrage ; diversification alimentaire basée sur les produits locaux ; lutte contre la
diarrhée, prévention du paludisme ; incitation à la vaccination et suivi et contrôle
de la croissance. Ils sont basés sur les résultats obtenus lors des EàD et rappels
alimentaires de 24 heures. Ils sont détaillés dans le paragraphe 4.1 et seront dif-
fusés lorsque les enfants auront fini le repas et se seront lavé les mains.
Un contrôle des messages IEC sera effectué quotidiennement à l’aide d’une
fiche remplie par l’AT (voir annexe 5.j).
10. Clôture des séances des AC, qui constitue, de même que l’Ouverture, un des
moments les plus intéressants pour les responsables communautaires et les per-
sonnes impliquées dans les AC. Comme nous l’indiquions plus haut, les enfants
sont à nouveau pesés et mesurés ce jour-là et les données sont enregistrées sur
la même fiche d’évolution de croissance de l’enfant.
Étant donné le grand nombre de fiches nécessaires au bon suivi du programme, un
résumé des tâches à réaliser quotidiennement lors des séances des AC (durant la phase
d’exécution) est indiqué ci-après ainsi que les responsables correspondants :

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46
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1. Accueil : La ML souhaite la bienvenue aux mères des enfants bénéficiaires. L’ob-


jectif est de connaître le taux de présence. La ML remplie la fiche de présence.
2. La ML rassemble la contribution des mères (aliments, ustensiles...) et l’ AT, ou
à défaut la ML, remplit la fiche.
3. Les mères n’apportant pas de contribution à plusieurs reprises devraient être
interdites d’assistance à la séance ce jour-là. L’AgtC la sensibilisera pour la
prochaine fois.
4. La ML et l’AgtC vérifieront la quantité de chaque ingrédient apporté en fonc-
tion du nombre d’enfants par repas du jour.
5. L’AgtC contrôlera tout le matériel de l’AC et distribuera le matériel nécessaire.
En cas de perte et/ou de dommages sur le matériel, il remplira le document
correspondant et le remettra à l’AT.
6. La ML distribue les tâches à réaliser par les mères durant la journée : qui se
chargera de nettoyer les ustensiles, qui aidera à préparer le repas….
7. La ML doit préparer les aliments et les cuisiner (démonstration culinaire) avec
l’aide de 2 mamans différentes chaque jour.
8. Alors que le plat finit de cuire (30 minutes environ), revoir les objectifs du pro-
gramme. La ML exposera le message IEC du jour.
9. Faire en sorte que les mères lavent les mains des enfants avec de l’eau et du
savon avant le repas.
10. La ML distribuera les assiettes individuelles par enfant et supervisera, avec
l’aide des AgtC, comment les mamans donnent à manger à leurs enfants : elles
ne doivent réaliser aucune autre activité lors du repas, observer l’interaction
avec l’enfant, vérifier si l’enfant finit son assiette…
11. Les AgtC et ML font en sorte que les mamans lavent les mains des enfants, ainsi
que les ustensiles de cuisine, avec de l’eau et du savon à la fin du repas.
12. L’ AgtC remplira la fiche de contrôle de consommation jour/enfant.
13. Diffusion des messages IEC de la part de la ML et de l’AgtC. L’AT remplira la
fiche de messages IEC développés par jour.
14. L’ AT veillera à ce que les ustensiles soient nettoyés avec de l’eau et du savon
et contrôlera l’état de propreté des lieux après les AC. L’AgtC remplit la fiche
de contrôle de matériel pendant ce temps.
15. L’AgtC, la ML et l’AT organiseront un jeu ou chanteront avec les enfants.
16. La ML désignera les mamans qui formeront l’équipe pour la préparation du repas
du prochain jour.
17. Les AgtC, avec l’aide des AT si nécessaire, rappelleront aux mamans d’appor-
ter leur contribution et expliqueront pourquoi cela est important.

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47

D’autres activités ne seront mises en place que le premier et le dernier jour de la


phase d’exécution.
Le premier jour, en plus de ce qui a été décrit et qui se fera chaque jour :
– Les AgtC et les AT pèseront et mesureront les enfants. L’AgtC remplira la par-
tie correspondante de la fiche d’évolution de la croissance des enfants par
atelier durant les phases d’exécution et de suivi.
– Le Responsable de santé et l’AgtC administreront de façon conjointe le trai-
tement systématique. Ils donneront les doses correspondantes en vérifiant,
à l’aide du carnet de santé, l’âge de l’enfant et le poids vérifié auparavant.
L’AT et le responsable de santé rempliront la fiche de suivi médical.
Le dernier jour, en plus de ce qui a été décrit et qui se fera chaque jour :
– Les AC et AT pèseront et mesureront les enfants. L’AgtC remplira la partie cor-
respondante de la fiche d’évolution de la croissance des enfants par atelier
durant les phases d’exécution et de suivi.
– L’AgtC et l’AT inviteront les leaders communautaires, les leaders religieux, les
chefs de la communauté, les responsables de santé (formels et non-formels),
les pères et les professeurs à la clôture de la séance.
– L’AT et le superviseur(euse) montreront les résultats obtenus au cours des 12
jours d’atelier et insisteront sur l’importance de l´étape suivante (de suivi)
en renforçant la figure de la ML et de l’AgtC.
– L’AT donnera le calendrier de suivi aux AC et aux ML, ainsi que le vélo (le cas
échéant) afin de faciliter le suivi. Une copie du calendrier sera également
remise au responsable de santé et au chef de la communauté.
– On peut l’envisager comme une journée de célébration et chanter des chan-
sons reprenant les messages IEC appris au cours des séances.

3.3. SUIVI (un mois, deux mois, 6 mois et un an après la clôture des AC)

Au cours de cette phase, on soutiendra les nouvelles conduites apprises lors de la


phase d’exécution de l’AC par l’intermédiaire des VàD.
Il faut un minimum de 21 jours pour changer une nouvelle conduite en habitude.
Les VàD de suivi ne se dérouleront donc qu’un an après les séances d’AC. Par la suite,
les VàD se dérouleront le deuxième mois, le sixième mois et un an après la fin de la
phase d’exécution de l’atelier.
Au cours de ces visites, on réalisera les EàD et on soutiendra les mères afin qu’elles
mettent en pratique chez elles les connaissances acquises durant les séances des AC.
Les AgtC doivent les aider à trouver des solutions aux éventuelles difficultés rencon-
trées. On prêtera une attention particulière aux enfants n’ayant pas récupéré de poids
au cours des 12 jours de séances.

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48
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RECOMMANDATIONS durant la phase d’exécution


• Ne pas oublier d’exclure des AC les enfants malades et les enfants atteints de malnutrition aiguë
sévère: ils seront orientés vers le centre nutritionnel thérapeutique ou vers l’Hôpital. Il n’y aura pas
plus de 12 enfants par atelier. Comme dans tout programme éducationnel, un nombre limité de
participants permet une participation équilibrée dans toutes les activités.
• Le mieux est d’avoir 6 jours de séances et un jour de repos. Il est préférable que ce dernier co-
rresponde au jour de marché, puis 6 jours de plus de séances.
• Renforcer la communication/coordination avec les services de santé disponibles de la zone: dé-
parasitage, suppléments en fer, vaccination…
• Lorsque les enfants mangent, aucune autre activité ne doit être menée. Il faut seulement mettre
l’accent sur l’heure du repas et sur l’interaction mère (ou personne en ayant la charge)/enfant.
• Sensibiliser les pères et les leaders communautaires pour leur contribution en matériel et ingré-
dients lors de la phase d’exécution des AC.
• Les mères doivent participer activement chaque jour aux séances. Ceci contribue non seulement
à l’amélioration de l’état nutritionnel de leur enfant, mais aussi à la prévention de la malnutrition
chez les futurs enfants. Leur présence est nécessaire pour que l’enfant gagne du poids.
• Si les mères sont trop pauvres pour collaborer avec un apport en aliments, penser qu’elles peu-
vent collaborer en apportant de l’eau, du bois pour le feu, des ustensiles de cuisine, consacrer une
partie de leur temps à faire la vaisselle…
• Afin de motiver et d’encourager les AgtC et les ML, on pourrait leur faire don d’une partie du ma-
tériel de cuisine à la fin de la phase d’exécution.
• L’amélioration rapide de l’état de l’enfant observé au cours des séances devrait être utilisé pour
motiver davantage les mères à adopter de nouvelles pratiques alimentaires, de santé et d’hygiène
et de soins.
• Les recommandations devraient être adaptées aux variations locales et régionales de la diète, en
tenant compte du groupe d’âge concerné, de la disponibilité saisonnière et autres facteurs qui
font que l’ingestion d’aliments et les modèles de repas varient.

Lors de cette phase, on réalisera des visites périodiques dont le contenu sera le sui-
vant :
• Le premier mois suivant la date de clôture de l’atelier.
– VàD : EàD
– Peser et mesurer l’enfant. Calculer le % P/T
– Enregistrement des abandons et réorientations (voir fiche en annexe 5.k)
– Enregistrer l’évolution en gain de poids et du %P/T (voir annexe 5.e et les
fiches 2 et 3 du paragraphe 7)
• Le deuxième mois suivant la date de clôture de l’atelier.
– Peser et mesurer l’enfant. Calculer le % P/T
– Enregistrement des abandons et réorientations (voir fiche en annexe 5.k)

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


49

– Enregistrer l’évolution en gain de poids et du %P/T (voir annexe 5.e et les


fiches 2 et 3 du paragraphe 7)
• Le sixième mois suivant la date de clôture de l’atelier.
– VàD : EàD
– Peser et mesurer l’enfant. Calculer le % P/T
– Enregistrement des abandons et réorientations (voir fiche en annexe 5.k)
– Enregistrer l’évolution en gain de poids et du %P/T (voir annexe 5.e et les
fiches 2 et 3 du paragraphe 7)
• Un an après la date de clôture de l’atelier.
– VàD : EàD
– Peser et mesurer l’enfant. Calculer le % P/T
– Enregistrement des abandons et réorientations (voir fiche en annexe 5.k)
– Enregistrer l’évolution en gain de poids et du %P/T (voir annexe 5.e et les
fiches 2 et 3 du paragraphe 7)
Il convient d’élaborer un plan de suivi annuel. Il est possible de réaliser de façon
simultanée plus d’une séance d’AC dans différentes communautés, mais il faut alors
tenir compte :
• Du nombre de personnes formant notre équipe
• Des distances entre les communautés ceci conditionnant le suivi et le contrôle
des AC.
L’idéal serait d’avoir 2 AT par AC et que ceux-ci puissent compter sur un AgtC dans
la communauté où se déroule l’AC. Le nombre d’AC dépendra donc des personnes dont
on dispose, car ce sont elles qui devront se déplacer dans les communautés et réali-
ser le suivi du mois, des deux mois, etc.… avec l’aide des agents communautaires se
trouvant déjà sur les lieux ou à proximité.
Voici un exemple envisageant l’implantation de 10 ateliers, la phase d’exécution
de deux d’entre eux démarrant tous les mois.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


50
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MOIS 10

MOIS 11

MOIS 12

MOIS 13

MOIS 14

MOIS 15
MOIS 3

MOIS 4

MOIS 5

MOIS 6

MOIS 7

MOIS 8

MOIS 9
MOIS
1 et 2
PRÉPARATION DES AC1 al 15

15 au 30

15 au 30

15 au 30

15 au 30

15 au 30

15 au 30

15 au 30

15 au 30

15 au 30

15 au 30

15 au 30

15 au 30
1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15

1er au 15
Nbre AC

1 D 1 2 6 12

2 D 1 2 6 12

3 D 1 2 6 12

4 D 1 2 6 12

5 D 1 2 6 12

6 D 1 2 6 12
12
7 D 1 2 6
12
8 D 1 2 6

9 D 1 2 6

10 D 1 2 6

RECOMMANDATIONS durant la phase de suivi


• Utiliser les mêmes outils de contrôle et d’évaluation pour toutes les communautés. La comparai-
son entre AC sera ainsi plus facile.
• On encouragera les mères à continuer à se rendre aux services de santé préventifs (suivre le ca-
lendrier des vaccinations, campagnes de supplémentation….) assurant le suivi de la croissance.
• Renfort d’un partenaire local gérant le projet et soutenant les personnes clés du projet lors de la
diffusion régulière des messages au cours de cette phase.
• Renforcer la communication/coordination avec les services de santé disponibles dans la zone afin
d’avoir un bon système de Surveillance Nutritionnelle et un échange continu de données nutri-
tionnelles concernant la zone entre le Ministère de la Santé et ACF.

4. PRINCIPAUX ÉLÉMENTS INTÉGRÉS DANS LE PROGRAMME

La malnutrition étant la cause et l’effet de nombreux problèmes de santé pu-


blique, elle ne peut être traitée de façon isolée. Les AC peuvent donc intégrer toute
une gamme de programmes existants, parmi lesquels on peut citer ceux de sécurité
alimentaire, de l’eau et de l’assainissement. Des programmes d’immunisation, de sup-
pléments en micronutriments, de déparasitage et un système d’orientation des en-

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


51

fants malades vers les unités de santé locales font déjà partie intégrante du pro-
gramme des AC. Une bonne implantation des AC peut avoir un impact sur d’autres in-
dicateurs de santé publique tels que l’incidence des diarrhées et peut contribuer à une
diminution importante de la malnutrition.

4.1 PAQUET MINIMUM DE NUTRITION. MESSAGES IEC

Le Paquet Minimum de Nutrition (PMN) est une stratégie d’intervention déve-


loppée afin de promouvoir six conduites/comportements nutritionnels et de santé po-
sitifs sur trois niveaux différents spécifiés dans le tableau 7 :
– En améliorant le comportement au foyer
– En améliorant l’appui communautaire
– En améliorant les services de santé de base

TABLEAU 7. NIVEAUX D’INTERVENTION SUR LES CONDUITES NUTRITIONNELLES

CONDUITES NUTRITIONNELLES
1. Allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de six mois.
2. Dès l’âge de 6 mois, introduire une alimentation complémentaire et continuer à donner le
sein à l’enfant jusqu’à l’âge de deux ans.
3. Consommation d’aliments riches en Vitamine A et/ou prendre des suppléments de Vita-
mine A.
4. Apporter des soins adéquats à l’enfant malade :
a. Poursuivre l’alimentation et augmenter l’absorption de liquides durant la maladie
b. Augmenter l’alimentation après la maladie
5. Toutes les femmes enceintes prennent du fer/acide folique
6. Les familles prennent du sel iodé régulièrement.

Améliorer les conduites STRATÉGIES Améliorer les services de


D’INTERVENTION santé de base
dans les foyers
Les responsables de santé
- Éducation nutritionnelle par reçoivent une formation et des
l’intermédiaire des outils pour :
responsables de Santé, des
- Donner des conseils
AgtC, des sages-femmes. Améliorer le soutien à la
nutritionnels appropriés.
communauté
- Groupes de soutien à - Donner des suppléments de
l’allaitement maternel - Distribution de suppléments micronutriments.
en Vitamine A et en fer/acide - Ausculter, diagnostiquer et
- Développement au foyer de
folique. traiter les enfants malades.
recommandations concernant
la façon d’alimenter l’enfant - Accès régulier au sel iodé. Les services de santé ont des
stocks de micronutriments qu’ils
- Planification communautaire - Accès régulier aux aliments vérifient régulièrement et
participative nutritifs. possèdent du matériel IEC.

Source : Tina Sanghvi & John Murray. Improving Chile Nutrition through Nutrition : The Nutrition Minimum Pac-
kage, BASICS, 1997

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


52
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Il s’agit d’une stratégie d’intervention afin de réduire la malnutrition. Elle doit


donc faire partie intégrante de tous les programmes de santé primaire et être adap-
tée aux habitudes locales. L’impact en nutrition sera plus durable et important si elle
est conjuguée avec d’autres activités sanitaires comme la consultation prénatale, la
vaccination, etc., et avec des stratégies de mobilisation communautaire. Ces actions
visent à développer les capacités locales afin de pérenniser le programme dans les
structures de santé.
On sélectionnera ces 6 conduites nutritionnelles car elles ont, grâce à leur faisa-
bilité, à leur durabilité et au coût de l’intervention par rapport à l’efficacité, un im-
pact sur le taux de morbidité et de mortalité et peuvent être mesurées afin de
contrôler et d’évaluer le programme.
Pour chacune des conduites nutritionnelles on mettra l’accent sur les points
suivants :
1. Allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois.
a. Importance d’allaiter l’enfant immédiatement après l’accouchement
b. Immunité de l’enfant grâce à la teneur en anticorps du colostrum
c. Économique et toujours disponible
d. Renforce les liens entre la mère et l’enfant
e. Contient suffisamment d’eau. Il n’est pas nécessaire de donner de l’eau à
l’enfant avant l’âge de six mois.
f. Donner le sein à l’enfant chaque fois qu’il le demande
g. Assure une nutrition optimum de l’enfant.
2. Dès l’âge de 6 mois, introduire une alimentation complémentaire et continuer
à donner le sein à l’enfant jusqu’à l’âge de deux ans.
a. Augmenter la quantité de nourriture selon l’âge et le poids de l’enfant.
b. Augmenter la fréquence des repas en fonction de l’âge :
i. 6-8 mois : 2-3 repas/jour
ii. 9-23 mois : 3-4 repas/jour ; 1-2 snacks
c. Varier les repas afin d’assurer une ingestion correcte de nutriments com-
prenant :
i. Viande, animaux de basse-cour, poisson ou œufs tous les jours ou chaque
fois que cela est possible.
ii. Fruits et légumes contenant de la vitamine A (tous les jours) et quantité
suffisante de lipides.
iii. Éviter les boissons peu nutritives (café, thé…).

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53

iv. L’alimentation complémentaire doit être introduite de façon progres-


sive, en petites quantités et sous forme de purée ou semi-solide.
3. Consommation d’aliments riches en Vitamine A (foie, poisson, œufs, mangue,
papaye, carotte…) et/ou prendre des suppléments de Vitamine A.
4. Apporter des soins adéquats à l’enfant malade :
a. Poursuivre l’alimentation et augmenter l’absorption de liquides durant la
maladie.
b. Augmenter l’alimentation après la maladie jusqu’à ce que l’enfant récu-
père le poids perdu.
c. Si allaitement maternel, ne pas l’interrompre.
d. Les liquides devront être donnés à la cuiller mais de façon régulière.
5. Toutes les femmes enceintes prennent du fer/acide folique au début de la gros-
sesse et jusqu’à six mois après l’accouchement. Inciter à consommer des ali-
ments riches en fer (foie, poissons, viande, abats, céréales, fruits, manioc,
épinards…).
6. Les familles prennent du sel iodé régulièrement afin d’éviter des carences en
iode.
Il faudra cependant encourager ces conduites nutritionnelles et de santé à travers
des messages appropriés et culturellement acceptés, utilisant les canaux de commu-
nication locaux disponibles. Ces messages s’appellent MESSAGES IEC. Les Messages
IEC représentent donc un outil permettant de renforcer les concepts qui soutiennent
le changement et les nouvelles conduites chez les personnes chargées des enfants
malnutris.
Il est important de bien comprendre les habitudes et les pratiques saines du foyer
et de la communauté pour assurer la bonne couverture, la qualité et l’impact du pro-
gramme.
Les étapes du développement des messages IEC sont :
1) À travers les EàD, le rappel alimentaire de 24 heures, les enquêtes de marché
et les études CAP, identifier les conduites pouvant changer.
2) Connaître les canaux de communication les plus appropriés pour la commu-
nauté. Ils peuvent être transmis oralement et par écrit, sous forme de jeux
pour enfants ou de chansons, de planches conseil (voir tableau 8), par radio…
On évaluera les possibilités en fonction du contexte.
3) Définir les objectifs. Quels sont les changements attendus.
4) Développer et adapter les messages et recommandations que l’on souhaite
communiquer.

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54
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

5) Former le personnel de santé, l’AgtC et la ML à la transmission des messages


IEC.
6) Transmettre les messages. Un nouveau sujet est introduit chaque jour. Lorsque
tous les sujets choisis ont été traités, revoir les sujets traités lors de journées
précédentes.
Contenu des messages IEC :
Les bonnes conduites et pratiques promues par les AC à travers les IEC sont répar-
ties en 4 catégories principales de comportement et comprennent 16 pratiques clés vi-
sant 6 conduites nutritionnelles du PMN
1. Croissance et développement de l’enfant : amélioration des pratiques alimen-
taires.
a. Promouvoir l’allaitement maternel. Donner le sein uniquement aux nourris-
sons jusqu’à l’âge de 4 mois au moins et si possible 6 mois. De quoi s’agit-
il et pourquoi donner le colostrum ?
b. Alimentation complémentaire à partir de 6 mois. Elle doit avoir été récem-
ment préparée, son contenu nutritif et calorique doit être élevé et il faut
continuer à allaiter l’enfant jusqu’à l’âge de 2 ans au moins.
c. Quantité de micronutriments adéquate comprise dans la ration alimentaire
ou dans les suppléments (notamment Vitamine A et Fer)
d. Promouvoir le développement mental, émotionnel et psychologique par
l’amélioration des pratiques de soins et en répondant à ses besoins : inter-
action verbale fréquente, s’occuper de lui et lui montrer de l’affection, par-
tager les soins et permettre ainsi une bonne supervision, surtout durant les
repas, participation active des pères dans les soins apportés à l’enfant (jouer
avec lui, lui parler, créer une ambiance stimulante)
2. Prévention des maladies
a. Promouvoir la vaccination afin de compléter le régime global d’immunisa-
tions (avant qu’il n’atteigne l’âge d’un an) et le suivi de la croissance
b. Promouvoir l’hygiène alimentaire, corporelle et vestimentaire. Une seule
pratique hygiénique : se laver les mains avec de l’eau et du savon avant de
manger et après avoir déféqué est vital pour réduire l’incidence des mala-
dies diarrhéiques
c. Promouvoir l’utilisation de moustiquaires imprégnées
d. Adopter et maintenir les conduites appropriées de prévention et de traite-
ment du VIH/SIDA ainsi que de relation avec les personnes atteintes de cette
maladie, y compris les enfants orphelins
3. Soins à domicile appropriés

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55

a. Poursuivre l’alimentation et l’hydratation en cas de maladie. Offrir davan-


tage de liquides, y compris le lait maternel.
b. Administrer le traitement adéquat au foyer lorsque les enfants présentent
des infections. Exemple de préparation et d’utilisation du SRO en cas de
diarrhée
c. Prévenir les abus et le manque de soins aux enfants et prendre les mesures
pertinentes lorsque cela arrive
d. S’assurer que les hommes participent activement aux soins apportés aux en-
fants et à la santé reproductive de la famille
4. Recherche de soins hors du foyer
a. Visites prénatales (4 visites avant le rapport et le vaccin antitétanique)
b. Suivre les recommandations du responsable de santé en ce qui concerne le
traitement et les consultations ultérieures
c. Reconnaître les signes de gravité de la diarrhée, de la fièvre et de la toux
et savoir lorsque l’enfant doit être traité en recherchant l’attention médi-
cale pertinente
d. La mère a besoin du soutien de sa famille et de la communauté pour re-
chercher l’attention médicale nécessaire durant et après l’accouchement
Ces conduites doivent être examinées en fonction du contexte culturel de chaque
communauté où l’AC est mis en place. Le personnel du programme collabore avec
d’autres partenaires locaux afin de sélectionner les conduites prioritaires clés dans
chaque communauté.
On expliquera ce qu’est une alimentation équilibrée et diversifiée selon la dispo-
nibilité des aliments locaux nutritifs et d’après les résultats de l’enquête de marché,
le calendrier agricole et les EàD.

RECOMMANDATIONS pour une communication plus efficace


• Féliciter la maman pour tout ce qu’elle fait correctement et pour son désir d’apprendre.
• Identifier les obstacles que la mère peut rencontrer dans l’application de la conduite recomman-
dée et chercher avec elle les solutions à sa portée.
• Montrer ce que la famille est supposée faire à la maison. Dans la mesure du possible, utiliser pour
cela des quantités et des objets réels.
• Le message doit être répété aussi souvent que nécessaire.
• Il doit être exposé doucement, en demandant aux participants de répéter ou d’expliquer l’infor-
mation apprise.
• Aménager un temps pour discuter et poser des questions.
• Les messages doivent être courts, simples, clairs, compréhensibles et motiver celui qui l’écoute.

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56
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TABLEAU 8. EXEMPLE DE PLANCHES CONSEIL

Les planches conseil. Ce type de matériel permet d’améliorer la façon d’aborder certains sujets en
groupe et apporte des conseils individuels aux mères. Certains des sujets abordés sont l’allaite-
ment maternel, la croissance et le contrôle du poids, l’alimentation de l’enfant de 6 à 11 mois, l’ali-
mentation à partir d’un an, les soins de l’enfant atteint de diarrhée et d’une infection respiratoire
aiguë, le lavage des mains…
Comment les utiliser :
- Le jeu de planches est construit de telle sorte que le groupe puisse voir le côté où se trouvent
les dessins (côté face) alors que le formateur en voit le dos, où se trouve le texte.
- L’information est répartie en 5 rubriques :
• Introduction : elle contient une phrase ou une question très générale afin de démarrer le
dialogue sur le sujet abordé dans la planche.
• Expérience : questions permettant d’identifier ce que la mère fait correctement ou inco-
rrectement et facilitant l’apprentissage à partir de l’expérience de la mère elle-même.
• Messages Clés : petit conte permettant à la mère de mémoriser les points les plus im-
portants et d’animer les personnages de la planche.
• Vérification : questions simples permettant de vérifier que la mère a bien compris les
conseils et d’éclaircir les doutes éventuels.
• Engagement : questions visant la motivation des mères et à ce qu’elles s’engagent dans
la réalisation des actions recommandées.
- Le symbole ☺ indique la question à poser à la mère ou à la personne chargée de l’enfant.
- Le symbole de “la main avec l’index pointant” indique le moment où il faut montrer le dessin sur
la planche : le groupe regarde alors le dessin.

CROISSANCE ET CONTRÔLE DU POIDS CROISSANCE ET CONTRÔLE DU POIDS

EXPÉRIENCE

Demande à une maman de raconter :

• Ce quʼelle fait pour que son enfant grandisse correctement


• Peut-elle nous dire comment on peut savoir quʼun enfant grandit correctement ?

MESSAGES CLÉS

• Nous allons parler de lʼhistoire de Maria qui vit avec son fils Josesito dans une commu-
nauté rurale. Josesito a tout juste deux mois et Maria lʼemmène à la réunion mensuelle
dʼAIN de sa communauté.
• Luisa, la Monitrice de Santé, le pèse et félicite Maria pour avoir amené Josesito à la réu-
nion et parce que le poids de lʼenfant augmente.
(Montrer le dessin 1 de la planche)
• Maria remercie Luisa pour les conseils reçus concernant la bonne croissance de Jose-
sito.
• Luisa lui recommande une fois de plus dʼamener lʼenfant aux réunions de contrôle de
poids. Ceci permet de savoir quand il faut réagir si lʼenfant ne gagne pas suffisamment
de poids.
(Montrer le dessin 2 de la planche)
• Maria prend note de la date de la prochaine réunion de contrôle de poids afin dʼen savoir
plus sur les soins à apporter à Josesito pour quʼil grandisse sain et heureux.
(Montrer le dessin 3 de la planche)

VÉRIFICATION

• Que faire si votre enfant ne grandit pas bien ?


(Montrer le dessin 1 de la planche)
Le peser et sʼassurer quʼil gagne suffisamment de poids et que la courbe de crois-
sance grimpe vers le bleu.
• Que faites-vous pour que votre enfant grandisse correctement ?
(Montrer le dessin 2 de la planche)
Suivre tous les conseils de la monitrice
• Selon quelle périodicité faut-il contrôler le poids de lʼenfant au sein de la communauté ?
(Montrer le dessin 3 de la planche)
Il faut contrôler le poids tous les mois depuis la naissance jusquʼà lʼâge de deux ans

ENGAGEMENT

• Après notre conversation, dîtes-nous :


• Que pouvez-vous faire pour vous assurer de la bonne croissance de votre enfant ?

Face Dos

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57

4.2 INTÉGRATION D’INTERVENTIONS DE SANTÉ

Il faut identifier puis impliquer les ressources de santé (formelles et informelles)


et travailler en coordination avec les AgtC. Le personnel de l’unité de santé peut iden-
tifier les ressources et les services disponibles pour traiter les enfants signalés.
Les protocoles de déparasitage, la distribution de la Vitamine A, l’unification des
critères de contenu et le renfort des messages de santé pour les séances des AC se-
ront établis en étroite collaboration avec les services de santé.
Les tâches du personnel du centre de santé sont établies dans les descriptions de
poste.
Suivi de la croissance.
Le contrôle de la croissance nous permet de détecter de façon précoce la malnu-
trition infantile. Le suivi de la croissance peut être utilisé comme outil éducatif pour
montrer aux mamans comment contrôler les progrès de croissance de leurs enfants et
détecter rapidement ce qui va mal.
Objectifs
– Permettre aux familles de connaître l’état nutritionnel de leurs enfants et, en
même temps, suivre leur croissance.
– Identifier les enfants risquant la malnutrition pour qu’ils soient admis aux AC ou
réaliser le suivi à la maison pour identifier les éventuels obstacles à l’adoption
des bonnes pratiques.
L’idéal serait que ce programme soit déjà implanté dans les structures de santé
proches de la communauté où les AC sont mis en place ; dans le cas contraire, il fau-
dra dédier deux personnes de l’équipe à la mise en place et au suivi. Ces personnes
collaboreront étroitement avec le responsable de santé de la communauté et forme-
ront deux AgtC (autres que les responsables du programme des AC) pour qu’ils réali-
sent cette activité de façon volontaire.
La formation sera axée sur la pesée des enfants, l’interprétation de la courbe de
croissance, les conseils à la personne ayant la charge des enfants et l’information sur
les résultats obtenus, en les interprétant selon le sexe et le groupe d’âge. Pour le mo-
dule de formation utilisé, voir Annexe 4. Après la formation, il faudra préparer le ma-
tériel nécessaire (voir détails dans le module de formation) et élaborer un calendrier
: qui réalise le suivi, où et quand.
Une telle activité autour du programme des AC implique la mobilisation et la par-
ticipation de la communauté et facilite le suivi des enfants. Il faut donc tout d’abord
établir une réunion avec les leaders communautaires, les professeurs et le personnel
de santé afin d’exposer les objectifs du programme des AC et les précédentes réali-
sations abouties, l’objectif et la description du suivi de la croissance, les ressources
humaines nécessaires à sa mise en place, la date prévue pour la formation du per-

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


58
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

sonnel. Il faut également divulguer le calendrier des activités afin de leur communi-
quer la date du suivi de la croissance du groupe d’enfants de 6 à 59 mois et préparer
la mobilisation des mères/personnes chargées des enfants.
Le lieu où se déroulera le suivi de la croissance doit être divisé en trois zones : une
première zone où les mères/personnes chargées des enfants attendront et où on leur
souhaitera la bienvenue, une deuxième zone où on pèsera les enfants et une troisième
zone pour les conseils. Il est préférable de ne pas peser plus de 100 enfants/jour. Si
le nombre d’enfants de 6 à 59 mois de la communauté est supérieur, il faudra conti-
nuer le lendemain ou établir deux zones différentes pour le contrôle et préparer une
deuxième équipe de 2 AgtC préalablement formés.
Les AgtC assistés d’un responsable de la communauté, pèseront une fois par mois
tous les enfants de 6 à 59 mois afin de vérifier que leur croissance est normale et la
mère et/ou personne ayant la charge de l’enfant sera informée. Il faudra prévoir et
mettre en œuvre un plan de suivi (ou donner des conseils pour la récupération et/ou
prévention) avant d’informer la mère et/ou personne chargée de l’enfant de la mal-
nutrition de son enfant. Dans le cas d’une malnutrition sévère aiguë, l’enfant sera ré-
orienté vers le centre nutritionnel thérapeutique le plus proche ou, à défaut, vers
l’hôpital en utilisant la fiche de réorientation. S’il souffre de malnutrition aiguë mo-
dérée ou qu’il risque la malnutrition, il sera admis au prochain AC. Si la croissance de
l’enfant est normale, nous féliciterons la mère/personne chargée de l’enfant pour les
bonnes pratiques réalisées jusqu’à présent.
Une fois par mois (quelques jours après le suivi), on divulguera les résultats au
cours d’une réunion avec la communauté et on évaluera l’état nutritionnel actuel des
enfants. La participation communautaire doit être renforcée par le suivi de la crois-
sance communautaire : montrer les résultats de l’évolution des enfants à la commu-
nauté, en particulier aux mères. Lorsque la croissance n’est pas favorable, mentionner
les causes éventuelles, en discuter pour trouver d’éventuelles solutions et les encou-
rager lorsque la croissance est bonne.
En plus de la collaboration directe avec le Ministère de Santé à travers la forma-
tion du personnel, ce type d’intervention permet aux membres de la communauté
d’apprendre des techniques et d’améliorer leurs compétences pour peser les enfants
dans des zones lointaines, ce qui étend la couverture du programme de suivi de la
croissance. Les AC renforcent également l’usage des services de santé en réorientant
les enfants malades vers ces centres.
La lutte contre la carence en micronutriments
Une bonne nutrition dotée d’un bon apport en micronutriments est la première
ligne de défense contre de nombreuses maladies infantiles pouvant laisser des sé-
quelles à vie chez les enfants, limiter leur rendement physique et intellectuel, et ré-
duire leur niveau de productivité à l’âge adulte. Les parasites intestinaux et les
problèmes nutritionnels (carence en micronutriments) sont considérés comme étant les
principales causes de non-assistance, d’abandon scolaire et de détérioration de la ca-
pacité d’apprentissage de l’enfant.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


59

Par conséquent, c’est le rapport entre la carence de certains nutriments et cer-


taines maladies infantiles qui déclenchera les interventions de supplémentation en
micronutriments afin de réduire les risques de maladies telles que la rougeole, les in-
fections respiratoires aiguës et la diarrhée. Ces micronutriments sont la Vitamine A,
le Fer et l’Acide folique.
Les actions menées seront les suivantes :
– La production (voir paragraphe 4.4) et la consommation d’aliments riches en Vi-
tamine A et en Fer.
– La distribution de suppléments en Vitamine A et en Fer/acide folique selon le
protocole ACF. Par exemple, la supplémentation de Vitamine A peut réduire la
mortalité infantile entre 23 et 34%.
– Le déparasitage (selon le Protocole ACF) des enfants dès le premier jour de mise
en œuvre des séances afin d’assurer une récupération plus rapide.
Finalement, le parasitisme intestinal a des retentissements sur l’état nutritionnel
des jeunes enfants car il accélère la perte de fer et de vitamine A, provoque la perte
des nutriments absorbés et augmente les niveaux d’anorexie. La malnutrition, pro-
blème associé à des facteurs de pauvreté, diminue les défenses et favorise les infes-
tations par helminthes. Le déparasitage chez les jeunes enfants doit donc aller au-delà
de la simple administration d’antiparasitaires (selon le protocole ACF), il doit être
porteur de connaissances et de changements d’attitude dans la communauté. Le ni-
veau de parasitisme descendra ainsi de façon continue et durable et permettra de
centrer les efforts sur d’autres causes touchant la santé infantile.
Pour la supplémentation en Vitamine A, en fer/acide folique et le déparasitage, il
faudra :
– L’autorisation du Ministère de la Santé
– Connaître la disponibilité des capsules de Vitamine A
– Évaluer la quantité nécessaire selon le nombre d’AC à réaliser avec un maximum
de 12 enfants par atelier.
– Former les AgtC, avec l’aide du responsable de santé de la communauté, au pro-
tocole de supplémentation de Vitamine A.
– Demander aux mères d’apporter le carnet de santé ou de vaccinations de l’en-
fant dès le premier jour des séances des AC.
– Le responsable de santé note la date de supplémentation de Vitamine A sur le
carnet de santé de l’enfant et complète la fiche de suivi médical des AC. L’AT su-
pervisera les données introduites.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


60
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

RECOMMANDATIONS RECOMMANDATIONS
La Vitamine A est une vitamine liposolu- La déficience en Fer, et plus précisément l’ané-
ble qui joue un rôle important dans la vi- mie pour carence en fer, reste de nos jours l’une
sion (la cécité nocturne est un signe des déficiences les plus importantes et sévères.
courant de carence en Vitamine A), dans la Cette carence touche tout autant le développe-
différenciation cellulaire, la croissance des ment du système nerveux que la croissance
os et, en particulier, dans la résistance physique. Les enfants ayant souffert d’anémie
face aux infections et le développement dès le plus jeune âge risquent un retard de
normal de l’enfant. Les enfants de moins croissance et leur développement intellectuel et
de 5 ans sont davantage exposés au ris- capacités cognitives diminuent. D’autre part, la
que d’un manque en vitamine A, leur de- carence en fer altère les mécanismes immuni-
mande nutritionnelle étant plus taires et est associée à l’augmentation du taux
importante, la consommation d’aliments de morbidité.
riches en vitamine A pouvant être limitée
Les stratégies de réduction de l’anémie contri-
et, en cas d’infection, les réserves en vita-
buent à l’amélioration de la qualité de vie des
mine A pouvant s’épuiser.
individus et des communautés, et aide à rom-
La déficience survient lorsque l’absorption pre le cercle de pauvreté associée à un faible
et l’utilisation de la Vitamine A sont com- taux de fer dans le régime alimentaire. Le foie,
promises. Les infections et/ou la faible la viande rouge, le poisson, le poulet, etc., sont
consommation de lipides ou de protéines des aliments riches en fer, et les aliments conte-
en sont bien souvent la cause. Les ali- nant de la vitamine C augmentent l’absorption
ments contenant des lipides sont néces- de fer : jus, pomme de terre et autres tubercu-
saires pour que le corps puisse absorber les, légumes verts, chou-fleur, chou vert et con-
correctement la Vitamine A et les protéi- diments tels que la sauce de soja).
nes.
La supplémentation de fer (en général, sulfate
On les trouvent dans les aliments d’origine de fer) est la stratégie la plus utilisée actuelle-
animale (lait, viande, œuf, poisson, foie) et ment pour contrôler l’anémie pour carence en
dans les aliments d’origine végétale : fruits fer comme mesure de prévention en santé pu-
et légumes de couleur jaune vif ou vert blique. En général, il est mieux absorbé à jeun
sombre (carotte, épinards, laitue, mangue, et les effets secondaires du fer pris par voie
bettes, cresson, patate douce, tomate, as- orale sont peu fréquents chez les enfants. Il
perges, potiron, orange, melon et papaye). sera administré selon le protocole ACF.

RECOMMANDATIONS
• La mise en place d’un Système de Surveillance Nutritionnelle sur une longue période de temps
s’avère très utile pour connaître la situation nutritionnelle. Il est indispensable de prévenir la mal-
nutrition et il faut donc connaître les nouvelles zones où l’implantation des AC peut être utile.
• Les AC permettent l’accès à une information de qualité, ce que nous pourrions appeler les
« Observatoires de Cuisine ». Être assis près du feu et des marmites avec les femmes peut ap-
porter un autre type d’informations importantes et complémentaires du Système de Surveillance
Nutritionnelle en place.
• Une fois de plus, l’importance de la communication et de la coordination avec les services de
santé disponibles dans la zone est vitale pour connaître et compléter la situation nutritionnelle.
Établir un Accord avec le département du Ministère de la Santé responsable de la région s’a-
vère donc très utile (voir exemple annexe 22).

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


61

4.3 INTÉGRATION D’INTERVENTIONS EN EAU ET ASSAINISSEMENT

L’intégration d’interventions en eau et assainissement permettra d’intervenir sur


les causes indirectes de la malnutrition et se fera par l’accès à l’eau potable et à l’as-
sainissement de base. Parmi les communautés choisies pour le développement des AC
(les plus vulnérables quant à la nutrition), il faut identifier, à l’aide d’une évaluation
technique sanitaire, celles qui n’ont pas accès à une eau sûre et dont les conditions
de salubrité sont insuffisantes. Il faut ensuite voir si cela a un rapport direct avec le
pourcentage élevé de maladies diarrhéiques diagnostiquées chez les enfants de moins
de 5 ans.
Une fois identifiées, on réalisera une évaluation qui permettra de sélectionner et
de définir les options techniques appropriées. On procèdera donc à la construction ou
à la réhabilitation de puits et de pompes à eau, tout en protégeant et en aménageant
les points d’eau traditionnels existants. La construction de puits et l’aménagement de
fontaines doivent se trouver à des endroits utilisés et connus traditionnellement des
communautés bénéficiaires. Il s’agit de contrôler les endroits et les pratiques ances-
trales et d’améliorer la durabilité des ressources hydriques.
Si les études de surface hydrogéologique et hydrographique montrent, en plus d’un
stress hydrique important, une absence de ressources hydriques de surface et de sous-
surface dans les communautés, il faudra définir de nouvelles perforations.

Afin d’améliorer l’accès à l’eau en termes de quantité et de qualité, on amélio-


rera la production et la protection des captations, de nouveaux points d’eau protégés,
et on respectera les périmètres de sécurité sanitaire en réduisant les temps d’accès
et d’attente.
Il faudra créer (ou renforcer) un comité de gestion de l’eau afin de gérer et de
maintenir les structures sanitaires améliorées. Cela entraîne l’identification des mem-
bres de la communauté et la constitution d’un comité qu’il faudra former puis pré-
senter auprès des institutions locales afin d’intégrer les communautés dans les services
institutionnels de maintenance et de développement. Du matériel d’appui sera

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


62
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fourni (kits de maintenance et de nettoyage). Le comité, avec l’aide de l’AgtC et de


la ML, sera chargé de la participation communautaire au déroulement d’activités di-
verses. D’autre part, la ML, en collaboration avec ce comité, gérera également l’uti-
lisation de l’eau.
Les messages IEC des AC comprendront la diffusion de bonnes pratiques d’hygiène
de l’eau, d’hygiène individuelle et collective, et de la maintenance de l’environne-
ment sanitaire :
– Les maladies liées à l’eau et les voies de transmission
– Maintenance sanitaire au niveau des structures et de l’environnement de l’ha-
bitat
– Gestion de résidus
– Utilisation de l’eau
– Utilisation des latrines
Les messages seront diffusés à l’aide de supports didactiques visuels (images et
posters pédagogiques) et par la présentation aux bénéficiaires, après analyse bacté-
riologique, des colonies de coliformes fécaux qu’ils consomment.
Les AgtC seront chargés de sensibiliser leur communauté sur la propreté générale
(nettoyage et assainissement des rivières et marais, nettoyage de drainages d’écou-
lement des eaux superficielles, protection de travaux sanitaires existants…) et colla-
boreront étroitement avec le comité de l’eau créé et/ou renforcé. La sensibilisation
des masses en ce qui concerne les travaux et l’environnement a des répercussions im-
médiates et incontestables.
Il est préférable que la sensibilisation ait lieu lors de la construction et/ou réha-
bilitation de nouvelles structures sanitaires afin d’obtenir un assainissement de base
(latrines publiques communautaires, déversoirs et/ou zone de lavage). L’amélioration
des structures sanitaires est réalisée par des travaux sanitaires complémentaires adap-
tés aux besoins collectifs. Les chiffres concernant la population, la protection et la sen-
sibilisation sont pris en compte dans la gestion des résidus.
Dans la zone de lavage, les puits et les points d’eau traditionnels à usage do-
mestique, il est possible de construire une base et une plate-forme de lavage pro-
tégée puis de drainer l’écoulement des eaux usagées en dehors de la zone de bain.
D’autre part, on sensibilisera les femmes à l’organisation des tâches domestiques aux
points d’eau.
Le personnel nécessaire sera donc : un perforateur et son assistant, des mécani-
ciens de perforation, des maîtres d’œuvre, des techniciens en hydraulique, des ma-
çons qualifiés, des techniciens en pompes manuelles, des puisatiers, des techniciens
en puits, des chimistes, des aide-maçons, des éducateurs en hygiène et des volon-
taires communautaires.

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63

L’amélioration de l’accès au point d’eau permet aux bénéficiaires, et spéciale-


ment aux femmes, de perdre moins de temps et d’être donc plus disponibles pour les
activités génératrices de revenus.

4.4 INTÉGRATION D’INTERVENTIONS EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Nous pensons que l’intégration des aspects de sécurité alimentaire dans les AC
permettra d’élaborer une stratégie en réponse à la malnutrition. Des rendements agri-
coles et des revenus insuffisants sont des causes défavorables à l’autonomie alimen-
taire et empêchent donc de répondre aux problèmes nutritionnels. Nous pensons qu’en
renforçant les secteurs agricoles et en améliorant l’accès aux revenus, l’état nutri-
tionnel récupérerait une tendance à la normalité plus stable et durable. Les AC de-
vraient pour cela développer des stratégies consistant à intégrer un programme de
sécurité alimentaire et comprenant des potagers communautaires et des AGR (Activi-
tés Génératrices de Revenus) pour :
– Améliorer la disponibilité d’aliments riches en micronutriments pendant toute
l’année.
– Assurer l’accès à ces aliments pour les familles dont les enfants ont été admis à
l’AC.
De telles stratégies seraient renforcées par la sensibilisation de la communauté
par les messages IEC développés lors de phase d’exécution de l’AC.
Potagers Communautaires :3
Carence en fer : les efforts devraient être orientés vers la promotion, la disponi-
bilité et l’accès aux aliments riches en fer tels
que les viandes (ferme), le poisson et les aliments
d’origine non animale (légumes secs et frais, lé-
gumes verts, chou-fleur ou chou vert…), ainsi que
les aliments d’origine animale (viandes rouges,
foie, poisson) et d’origine végétale augmentant
l’absorption de fer. Certains fruits, légumes et tu-
bercules sont de bonnes sources de vitamines A et
C et d’acide folique.
Carence en vitamine A : prioriser les aliments d’origine animale tels que le lait,
la viande, les œufs, le poisson, le foie, etc., et les aliments d’origine végétale : fruits
et légumes de couleur jaune vif ou vert sombre (carotte, auyama, épinards, laitue,
mangue, bettes, cresson, patate douce, tomate, asperges, potiron, orange, melon et
papaye).

3
Pour connaître plus en détail l’implantation des potagers communautaires, consulter le département de Sécurité
Alimentaire d’ACF.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


64
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Les activités génératrices de revenus peuvent aider à surmonter l’insécurité ali-


mentaire lorsque l’accès économique aux aliments en est la cause principale (lorsqu’il
y a disponibilité sur les marchés locaux, mais que le manque d’argent est la plus grande
difficulté d’une population vulnérable). Avec le programme des AC, dans les zones où
le contexte est plus figé, où la population fait face à un problème d’insécurité ali-
mentaire chronique, où les stratégies de soutien sont faibles et les difficultés struc-
turelles importantes, on peut encourager et soutenir les AGR afin d’améliorer la
sécurité alimentaire et les conditions de vie des populations vulnérables chroniques de
façon durable. Lorsque la disponibilité des aliments sera suffisante sur les marchés
locaux, l’impact des AGR sur la sécurité alimentaire familiale sera positif. Il dépendra
cependant de facteurs tels que distribution intrafamiliale des revenus.
Avec les programmes de soutien et de promotion des AGR, ACF-IN cherche à cou-
vrir les besoins de base et les besoins alimentaires de la population vulnérable de
façon durable grâce aux revenus produits, c’est-à-dire en améliorant l’accès écono-
mique des unités familiales par le développement de leur capacité de paiement.
Afin d’optimiser le rendement des activités en cours ou de créer de nouvelles AGR,
les interventions pourront mettre en œuvre des activités très diverses. Voici la liste
des étapes d’exécution de ce type de programmes :
→ Présentation du programme aux autorités locales et aux communautés.
→ Identification des besoins de chaque type d’AGR développé par la population,
étude de la chaîne de valeur.
→ Étude des possibilités de développement de nouvelles activités, analyse d’avan-
tages comparatifs (activités créant de la valeur ajoutée, de production pri-
maire, etc.).
→ Études de marchés spécifiques.
→ Processus de sélection des bénéficiaires (le point II donne des détails essen-
tiels afin de définir le niveau d’intervention).
→ Diagnostic de besoins en formation.
→ Élaboration d’un plan de formations :
• Technique.
• Gestion.
• Commercialisation.
• Travail en groupe.
→ Élaboration de plans de négoce (comme activité à développer par les bénéfi-
ciaires lors du processus de formation).
→ Pour le travail avec des groupes, définition de règlements internes (comme ac-
tivité à développer par les bénéficiaires durant le processus de formation).

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65

→ Introduction d’améliorations techniques pour élever la qualité et/ou la quan-


tité de la production, sa conservation et sa transformation.
→ Améliorations de l’accès aux biens et intrants productifs :
• Distribution gratuite de biens et d’intrants productifs.
i. Distributions directes.
ii. Bons.
• Création de magasin d’intrants.
→ Soutenir l’accès au capital financier :
• Création de fonds tournants.
• Création de caisses rurales.
• Soutien à l’accès à des microcrédits :
i. Renforts d’institutions micro financières.
ii. Soutien technique aux bénéficiaires pour la sollicitude et la gestion de
microcrédits.
→ Soutien à la gestion des activités.
→ Améliorations des processus de commercialisation :
• Construction d’infrastructures de traitement des produits afin d’en amélio-
rer la commercialisation.
• Construction ou réhabilitation de marchés.
• Établissement de canaux d’information régulière sur les marchés.
• Connexion avec des intermédiaires.
• Promotion de rencontres et de foires commerciales.
→ Suivi et évaluation du programme :
• Contrôle des activités.
• Contrôle du fonctionnement des groupes ou des familles.
• Évaluation intermédiaire et d’impact.
→ Systématisation des expériences.
Il faut savoir que tous les programmes d’amélioration du rendement et/ou de créa-
tion AGR ne suivent pas ces étapes. Les facteurs identifiés bloquant le rendement,
l’accès au marché ou les possibilités de développer de nouvelles AGR seront les bases
sur lesquelles l’intervention sera planifiée.

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66
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Pour plus d’informations sur les programmes AGR, consulter le manuel “ Le soutien
aux systèmes de maintenance : Promotion d’activités génératrices de revenus : de
leur définition à leur mise en œuvre ” rédigé par Acción Contra el Hambre.

5. GESTION DU PROGRAMME

La gestion est une tâche relativement facile. Elle se rapporte à l’utilisation opti-
male des ressources disponibles. Si les outils et les moyens dont on dispose locale-
ment sont bien utilisés dans le but poursuivi, leur gestion n’en sera que plus facile. Les
ressources disponibles peuvent être de tout type : matériels, humains, financiers, etc.
Une combinaison et une approche précise pour les gérer marquera la différence entre
une tâche relativement simple et un véritable cauchemar.

5.1 ÉLÉMENTS DE SUPERVISION

La supervision est un outil absolument nécessaire au contrôle efficace du projet qui


consiste à observer et reconduire les activités et les principaux objectifs à mener.
Pour être efficace, elle doit être bien organisée et utilisée pour informer les personnes
concernées sur les progrès et les problèmes du projet. La supervision vise essentiel-
lement les activités liées au projet et au déroulement à court terme.
La supervision consiste donc à établir un historique des problèmes survenus pour :
– Anticiper de nouveaux problèmes similaires
– Détecter les problèmes et les défaillances actuels
– Corriger les problèmes et revoir certaines activités
– Produire un feedback
– Encourager les progrès
– Motiver
Pour assurer une bonne supervision, il faut :
– Bien indiquer à chacun ce qu’il doit faire et par qui il est supervisé. Le para-
graphe 3.1 mentionné ci-dessus fournit une description des postes.
– Ce n’est pas une tâche exclusive des superviseurs.
– Les plans/calendrier de supervision doivent être réalistes en temps, en RRHH et
en distances.
– Il faudrait, dans la mesure du possible, fournir un guide de supervision.
– S’assurer que le/la superviseur(euse) crée une ambiance de calme et de sécu-
rité.

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67

Une formation au sujet de la supervision est indispensable et fera partie, indirec-


tement, d’une stratégie de motivation du personnel.
Il existe différentes méthodes de supervision : observation directe du personnel
lorsqu’il travaille, conversations avec les membres du personnel et analyse de l’in-
formation recueillie.
Les principaux outils existants sont les calendriers/plans de supervision, les rap-
ports mensuels, etc. Ces outils devraient être pris en compte lors de l’organisation du
programme.
Voici certains points pouvant nous aider à connaître la qualité de la supervision du
programme et faisant référence à de nombreuses activités décrites plus haut, à réa-
liser lors des AC :
– Comment déterminer la quantité des ingrédients du menu et sa valeur nutri-
tionnelle ?
– Présence des mères à l’AC.
– Quels messages IEC sont transmis et quels sont les outils de diffusion utilisés ?
– Avec quoi contribuent les mères et comment cela a-t-il été déterminé ?
– Les mères sont-elles encouragées à l’allaitement maternel seul ?
– Les volontaires font-ils leur travail et qui dans la communauté est impliqué dans
le programme ?
– Vérifier la disponibilité de l’information recueillie lors des VàD durant la phase
de suivi.
– Vérifier la bonne documentation et transmission d’information à travers les
fiches.
– (…)
La fréquence des visites se supervision sera déterminée en fonction du nombre de
personnes à superviser et du nombre de communautés à visiter. Le nombre de visites
ne devrait pas être inférieur à 1 visite par semaine et par communauté.

5.2 PRESENTATION DE RAPPORTS

Les rapports s’avèrent un outil très important et utile pour contrôler les activités
du programme, remonter les difficultés, connaître l’état des objectifs, diffuser les ré-
sultats et concevoir les recommandations. Il est également utile de noter certaines his-
toires racontées par des membres de la communauté, ce qui permet de transmettre
des informations non formelles, mais importantes.
La fréquence de réalisation du rapport remis au Siège peut être mensuelle et ne
devrait pas faire au total plus de trois pages.

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68
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L’annexe 16 contient un guide d’élaboration du rapport au Siège. Il reprendra les


aspects généraux du programme, les activités prévues pour le mois, réalisées ou non,
en spécifiant la cause de non exécution, les résultats et les principaux problèmes des
différents départements liés au programme, avec les solutions correspondantes. On
laissera un espace pour d’éventuelles remarques et on fixera les objectifs du mois sui-
vant. Les réunions célébrées seront également indiquées, en spécifiant avec qui et
quelles ont été les affaires traitées.
Formulation de projet
Dans les grandes lignes, la formulation du projet devrait contenir les points sui-
vants :
– Nom / Lieu / Pays / Période d’implantation (en tenant compte de la phase de
préparation, il sera supérieur à un an) / Titre du projet / Participants
– Brèves descriptions du contexte d’implantation des activités des AC en justifiant
le démarrage des activités et la nécessité du programme. On expliquera s’il s’agit
d’un programme isolé ou s’il fait partie d’un autre programme en cours.
– Historique
– But du projet et en quoi il contribue à la stratégie d’ACF dans la région
– Description de l’intervention
– Résultats
– Impact (mesuré) à partir des indicateurs initiaux
– Pertinence du projet
– Problèmes rencontrés et solutions proposées
– Recommandations
– Chronogramme d’activités
– Joindre la Feuille de budget (voir annexe 17). Les quantités seront fonction du
nombre d’ateliers à implanter. Les coûts des aliments sont minimes car le pro-
jet est basé sur des aliments à faible coût disponibles localement et apportés sur-
tout par la communauté. La responsabilité de rassembler le matériel de base
pour les séances des AC doit être partagée entre tous les membres de la com-
munauté, l’institution exécutoire (dans ce cas, ACF) et les mères des enfants
bénéficiaires. Au début, ACF devra sans doute contribuer avec davantage d’ali-
ments pour la récupération nutritionnelle et avec des ustensiles de cuisine et
d’hygiène tels que le savon. Lorsque la communauté a compris la valeur des
séances des AC et est témoin de la transformation des enfants malnutris en en-
fants sains, la valeur perçue du programme augmente et la communauté est plus
disposée à en assumer le coût.

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69

6. RÉSULTATS, CONTRÔLE ET ÉVALUATION

Sélectionner les résultats du projet, contrôler les progrès et évaluer l’efficacité et


la portée du programme sont des aspects importants dans toutes les étapes et phases
des AC et seront pris en compte en permanence. La durabilité doit être intégrée au
programme dès le début ; il ne s’agit pas d’un plus auquel on pense à la fin du projet.
Il est difficile de synthétiser les résultats étant donnée la grande quantité de fiches
de suivi liées aux différentes activités comprises dans le programme des AC. Au cours
des différentes phases des AC, on supervisera donc les activités suivantes qui seront
dûment reflétées dans les fiches de contrôle résumées ci-après :
Durant la phase de Préparation
– Informations concernant la communauté.
– Enregistrement (population) de la situation nutritionnelle des enfants de 6 à 59
mois. 3 fiches permettent d’enregistrer un total de 60 enfants.
– Présélection des enfants de 6 – 59 mois.
– Sélection finale des enfants de 6 à 59 mois.
– Feuilles de réorientation (le cas échéant).
– Rappel de 24 heures pour le régime alimentaire. Pour la sélection de la ML.
– EàD (enquête à domicile).
– Enquête de marché.
Durant la phase d’Exécution
– Présence des enfants à l’atelier durant les 12 jours d’exécution des séances.
– Contribution quotidienne des mères. Elles doivent apprendre et croire qu’elles
peuvent réellement alimenter leurs enfants avec des aliments nutritifs.
– Ingrédients utilisés pour élaborer des recettes et leur valeur nutritive.
– Contrôle de la consommation de la diète par enfant et par jour.
– Suivi médical du traitement systématique.
– Messages IEC développés par jour.
Durant la phase de suivi
– Les VàD réalisées afin de s’assurer que les mères appliquent les bonnes pratiques
d’alimentation, de soins, de santé et d’hygiène apprises au cours des AC, et pour
les inciter à persévérer dans l’application de ces bonnes pratiques acquises.
– Évolution du gain de poids et du %P/T

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70
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Communes à la phase d’Exécution et de Suivi


– Évolution du gain de poids.
– Évolution du %P/T.
– Abandons et réorientations pour le total d’enfants sur 10 ateliers.
– Feuille de réorientation le cas échéant.
Communes à la phase d’Exécution et de Suivi
– Évolution du gain de poids.
– Évolution du %P/T pour le total d’enfants sur 10 ateliers.
– Suivi des abandons et des réorientations pour le total des enfants de 10 ateliers.
– Feuille de réorientation le cas échéant.
Ensuite, il faudra enregistrer les résultats les plus importants (incontournables),
à partir des résultats des fiches remplies au cours des différentes phases des AC. On
expliquera ensuite la façon de les présenter dans un rapport. Faire attention à :
– L’enregistrement correct des données dans les différentes fiches et le valider.
– L’analyse.
– La présentation et l’interprétation.
Par exemple :
Les AC seront implantés dans XX communautés de la région (nom de la région)
du/de la (pays). Ils ont démarré en (indiquer le mois).
Durant la réalisation du recensement de population, XXX enfants de 6 à 59 mois
ont été pesés et, selon l’indice Poids/âge, XX d’entre eux se situaient dans la bande
rouge et XX dans la bande jaune. Les résultats de l’état nutritionnel par communauté,
sexe et âge de ces enfants ont été les suivants (Présentation d’un tableau).

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71

TABLEAU 4. RÉSULTATS DE L’ÉTAT NUTRITIONNEL PAR COMMUNAUTÉ LORS


DU RECENSEMENT DE LA POPULATION DE 6 À 59 MOIS
TOTAL DE GARÇONS TOTAL DE FILLES
ÂGE DES TOTAL
COMMUNAUTÉ ENFANTS D’ENFANTS VERT JAUNE ROUGE VERDE AMARILLO ROJO
en mois PESÉS
Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº %
6-11
12-29
A
30 -59
TOTAL X1 Y1 X2 Y2
6-11
12-29
B
30 -59
TOTAL X1 Y1 X2 Y2
6-11
12-29
C
30 -59 TOTAL
X1 Y1 X2 Y2

X1+Y1 garçons et X2+Y2 filles souffrent de malnutrition sur un total de (A+B+C) communautés
Les communautés B et C sont celles qui présentent un plus grand % d’enfants malnutris.

RÉSULTATS DU RECENSEMENT NUTRITIONNEL


DANS X COMMUNAUTÉS

VERT

JAUNE

ROUGE

Sur le total d’enfants souffrant de malnutrition, lors de la présélection ____ % avaient un %P/T <80%, ____%
un %P/T >=80 et < 85%. XXX enfants avaient un %P/T>= 85% 4
Finalement, un total de X garçons et X filles ont été admis sur un total de XX AC.5
À la fin de la phase d’exécution des AC et après avoir pesé les enfants, nous avons constaté dans le tableau 5
que:
• XX enfants se sont rétablis avec un gain de poids adéquat.
• XX enfants ont échoué dans leur croissance avec un gain de poids <= 200gr.
• XX enfants ont perdu du poids.
• XX ont abandonné. Il est important de signaler les causes de l’abandon.

4
Ces pourcentages seront obtenus en enregistrant les résultats de la fiche de présélection.
5
Si le nombre de bénéficiaires est supérieur à 12, il faudra indiquer dans le rapport le nombre d’AC supplémentai-
res ouverts dans la même communauté. De même, si la communauté présente un % élevé d’enfants souffrant de
malnutrition, mais que leur nombre n’est pas supérieur à 8, indiquer pourquoi il n’y aura pas d’AC.

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72
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TABLEAU 5. ÉVOLUTION DE LA CROISSANCE ET DU GAIN DE POIDS


DURANT LA PHASE D’EXÉCUTION
Admission
Sortie (12ème jour de la séance)
(1er jour de la séance)

croissance inadéquate
croissance accélérée
>=80 et < 85%.

>=80 et < 85%.


%P/T <80%

Enfants avec

Enfants avec
Enfants avec

Enfants avec
%P/T <80%
Enfants con
(200-300gr)
avec %P/T

avec %P/T
croissance

Abandons
adéquate
Nº AC

(>400gr)

(<200gr)
Enfants

Enfants
TOTAL
Total

Nº % Nº % Nº Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº Nº
1
2
3
4
5
6
7
8
9

10

On obtient le registre grâce aux résultats des fiches de a) Évolution du %P/T et b) Évolution du gain de poids pour
le total d’enfants de 10 ateliers durant les phases d’exécution et de suivi. Ces fiches sont décrites dans le para-
graphe 7.1 de ce manuel.

Évolution du % PIT de l’AC1 à la fin de la phase


d’exécution

Nombre
d’enfants En admission
En sortie

Il y a eu X cas de réorientations, tous réorientés vers l’hôpital faute de centre nutritionnel thérapeutique. On a
constaté que X d’entre eux sont décédés et que X sont sortis de l’hôpital le XX/XXXX/XXXX.
Pour des données qualitatives, parmi les XX enfants se trouvant dans la bande verte, des VàD ont été réalisées
ainsi que des EàD et le rappel alimentaire de 24 heures permettant de sélectionner 4 familles DP et 1 ML. Com-
pléter le tableau suivant selon les comportements identifiés lors des premières EàD avant de démarrer la phase
d’exécution de l’AC.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


73

TABLEAU 6. BONS COMPORTEMENTS IDENTIFIÉS CHEZ DES MÈRES DONT


LES ENFANTS SONT BIEN NUTRIS
Pratiques d’hygiène et de
Pratiques affectives et soins Pratiques nutritionnelles
santé

Hygiène alimentaire: Utilisation


Le père est aussi affectueux Augmentation de la fréquence
d’ustensiles propres pour don-
que la mère des repas des enfants
ner à manger aux enfants

Les enfants sont surveillés afin


Enfants lavés et portant des
d’éviter les dangers. La survei- Les menus préparés pour les
habits propres (hygiène person-
llance est réalisée par une per- enfants sont variés
nelle et vestimentaire)
sonne ayant de l’expérience

Suite aux résultats de la première enquête CAP indiqués ci-après et les conduites négatives lors des EàD, il a été
décidé de ne divulguer que certains messages IEC durant la phase d’exécution.
Dès la phase de suivi, les résultats quantitatifs à noter sont l’évolution du gain de poids et du %P/T (paragraphe
7.1) dont les deux fiches peuvent être jointes en annexe au rapport chaque fois que les fiches sont mises à jour.
L’interprétation de ces fiches peut être réalisée comme suit : un an après l’AC réalisé dans la communauté, on
peut voir l’évolution de la récupération nutritionnelle. Sur un pourcentage de XX% d’enfants rétablis à la fin de
la phase d’exécution de l’AC, la croissance de XX % se poursuivait un mois après de façon adéquate, XX % présen-
taient une croissance accélérée et la croissance avait échoué pour XX % d’entre eux. XX % présentaient encore 6
mois plus tard une croissance adéquate. Un an plus tard, XX % avaient une croissance adéquate, XX % une crois-
sance accélérée et on observait un échec de croissance chez XX % d’entre eux.
Résultats qualitatifs. Si l’on tient compte du fait que la stratégie des AC est basée sur les changements et la
promotion de nouvelles conduites plutôt que sur la transmission de connaissances, on mesurera le succès du pro-
gramme par ce que font des personnes plutôt que par ce qu’elles savent. On expliquera donc les résultats des
changements de comportement identifiés lors des EàD un mois après la fin de la séance de l’AC et sur les change-
ments observés lors de la 2ème CAP réalisée 6 mois plus tard et un an après le démarrage de l’AC. L’annexe re-
prendra le rapport de la CAP dont le guide d’élaboration figure au paragraphe 7.2.
À noter finalement que la plupart/peu/assez (XX %) des mères a contribué en apportant des ingrédients (donner
des exemples) et que leur niveau de présence à l’AC a été positif/négatif (montrer les résultats selon les fi-
ches).

Un plan de supervision et d’évaluation est essentiel pour déterminer l’impact du


programme et savoir si les conduites de la population changent. Une supervision ré-
gulière et l’utilisation des informations recueillies permettent de réadapter la stra-
tégie du programme ou de changer les personnes clés si nécessaire.
L’évaluation est réalisée à l’aide des EàD par un entretien structuré et des études
CAP. Il s’agit là de la méthodologie la plus couramment appliquée afin de connaître les
changements dans les pratiques alimentaires, de santé et d’hygiène, et de soins (voir
paragraphe 7). Elle sera appliquée dans certains foyers des communautés sélection-
nées afin d’implanter le programme des AC ou dans les foyers des communautés non
sélectionnés afin de pouvoir comparer.
Dans le cas de l’évaluation du programme, les points à évaluer sont :

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


74
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Les mères continuent-elles à donner les diètes apprises lors des AC, au minimum
un mois après l’exécution de l’AC ?
Enfants n’ayant pas pris de poids lors de l’atelier réorientés afin de recevoir les
soins médicaux et le traitement nécessaires.
Les messages IEC ont-ils été renforcés par la ML ou les agents communautaires ?
Fréquence de pesée et de mesure des enfants après la phase d’exécution de l’ate-
lier.

RECOMMANDATIONS
• Effectuer une bonne supervision des activités ainsi que de la gestion du projet.
• Les résultats participatifs doivent être mesurés par rapport au calendrier agricole et à la période
d’implantation du projet. Il est possible d’obtenir de bons résultats participatifs dans une pé-
riode d’abondance lorsque les hommes, mais surtout les femmes, sont plus disponibles, moins
stressés et moins confrontés aux pénuries alimentaires et aux occupations agricoles qu’en pé-
riode de soudure. Dans ce cas, il faut leur suggérer des diètes élaborées avec des aliments que
l’on ne trouve qu’en période de soudure.
• Afin de connaître l’impact et d’améliorer le programme dans son intégrité, il faut évaluer les in-
terventions en eau, en assainissement, en sécurité alimentaire, en santé et psychosociales ap-
pliquées.

7. EFFICACITÉ DE L’INTERVENTION

Une évaluation s’avère indispensable pour connaître l’efficacité de l’intervention.


On vérifiera ainsi les résultats ou les conséquences du projet, basés sur des objectifs
quantifiables. Elle peut être réalisée à la fin d’une phase du programme, à la fin du
programme et même un ou deux ans (ou plus) après la fin du programme. Cette éva-
luation est différente de la supervision et envisage l’ensemble des objectifs du pro-
gramme, les effets et l’impact à long terme sur le groupe, les partenaires, les
organisations et autres entités concernées par son développement.
L’évaluation est un outil de critique pour tout programme, non spécifique à la
santé et à la nutrition : elle permet de signaler les succès remportés, de vérifier et de
comprendre pourquoi certaines parties du plan ne se sont pas trop bien déroulées et
d’analyser la solution choisie.
Pour les AC, on peut alors dire que le programme est efficace lorsque :
• Il implique des femmes volontaires de la communauté qu’on appellera ML et qui
dirigeront les séances des AC et les VàD de suivi.
• Il réalise le déparasitage des bénéficiaires le premier jour des séances d’AC et

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


75

administre également les micronutriments nécessaires.


• Il a recours au contrôle de la croissance pour identifier de nouveaux enfants at-
teints de malnutrition et vérifie leurs progrès nutritionnels.
• Il s’assure que les personnes chargées des enfants contribuent quotidiennement
aux AC avec des aliments/du matériel.
• Il conçoit les menus pour les séances d’AC en se basant sur des aliments locale-
ment disponibles et à la portée de tous.
• Il exige la présence et la participation active des parents et des personnes char-
gées des enfants à chacune des séances des AC.
• Il développe la séance des AC en 12 jours sur une période de 2 semaines.
• Les premières VàD de suivi ont lieu un mois après la fin des AC afin de garantir
une moyenne de 21 jours de pratique nécessaires pour transformer la nouvelle
conduite en habitude.
• Il implique l’ensemble de la communauté tout au long du processus.
L’évaluation de l’impact du programme sera cependant réalisée par l’intermé-
diaire d’indicateurs précis permettant de connaître l’état nutritionnel des enfants
après avoir assisté aux AC et les changements de comportement acquis :
• Évaluation quantitative. Prise de mesures anthropométriques (Poids et Taille)
dès le premier jour des séances des AC et durant un an, à un intervalle d’un
mois, de deux mois, de six mois et 12 mois. On classera l’état nutritionnel en
fonction du critère Poids/Taille. De tels résultats nous montrent l’impact du pro-
gramme sur l’état nutritionnel de l’enfant dont les indicateurs sont : le gain de
poids, la croissance adéquate, la croissance accélérée et la croissance inadé-
quate. L’enfant sera considéré comme rétabli après avoir atteint le poids idéal
selon la grille figurant en annexe 18.
• Évaluation qualitative. Comme nous le disions plus haut, il faut 21 jours pour
qu’une nouvelle conduite devienne une habitude. Les VàD commencent donc
dès le premier mois après la fin des séances. Une nouvelle enquête CAP sera
réalisée 6 mois plus tard afin de comparer les résultats avec ceux de l’enquête
précédente. Une troisième enquête sera réalisée à l’échéance de 12 mois.

7.1 ÉVALUATION QUANTITATIVE : GAIN DE POIDS ET %P/T

Les deux fiches suivantes sont communes à la phase d’exécution et de suivi et


fournissent une vision du gain de poids global du programme. En effet, elles indiquent,
sur le total d’enfants de chaque AC implanté, le nombre d’entre eux ayant une crois-
sance adéquate ou inadéquate. La première fiche (Évolution de l’état nutritionnel
selon le gain de poids pour le total des enfants de 10 ateliers) reprend les données en
grammes et la deuxième en %P/T.

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76
FICHE 2. ÉVOLUTION DU GAIN DE POIDS DES ENFANTS POUR LE TOTAL D’ENFANTS
DE 10 ATELIERS DURANT LES PHASES D’EXÉCUTION ET DE SUIVI ( A REMPLIR PAR L’AT)

Suivi Suivi Suivi


Durant l’atelier Suivi UN MOIS APRÈS
2 MOIS APRÈS 6 MOIS APRÈS 12 MOIS APRÈS

Nº Atelier
(>400gr)
(>700gr)

(>400gr)
(<200gr)
(<200gr)
(<200gr)
(>700 gr)
(<200gr)
(>700 gr)
(<200gr)

(200-300gr)
(200-300gr)
(200-699gr)
(200-699gr)
(200-699gr)

Nº Enfants/atelier
Croissance adéquate
Croissance adéquate
Croissance adéquate
Croissance adéquate
Croissance adéquate

Croissance accélérée
Croissance accélérée
Croissance accélérée
Croissance accélérée
Croissance accélérée

Croissance inadéquate
Croissance inadéquate
Croissance inadéquate
Croissance inadéquate
Croissance inadéquate
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº % Nº %
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10

L’évolution du gain de poids sera calculée en fonction de la différence en grammes obtenue lors de la pesée des enfants le premier et le dernier jour des AC et
au bout de 2, 6 et 12 mois. Les résultats seront enregistrés sur la fiche de l’annexe 5e (Évolution de la croissance des enfants par atelier durant les phases d’exé-
cution et de suivi).
Une option consiste à enregistrer le % d’augmentation du poids selon l’indice Poids/Taille dont les critères de gain de poids, et donc de récupération, sont indi-
qués en annexe 18.

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77

78
FICHE 3. ÉVOLUTION DU % P/T (POIDS/TAILLE) POUR LE TOTAL DES ENFANTS DE 10 ATELIERS
DURANT LES PHASES D’EXÉCUTION ET DE SUIVI (À REMPLIR PAR L’AT)
ATELIER NUMÉRO 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Nbre d’ENFANTS
TOTAL d’ENFANTS/AS AVEC UN %P/T Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb % Nb %
DÉMARRAGE DE <80%
L’ATELIER >=80% ET <85%
<80%
FIN DE L’ATELIER >=80% ET <85%
>= 85%
<80%
UN MOIS APRÈS >=80% ET <85%
>= 85%
<80%
2 MOIS APRÈS >=80% ET <85%
>= 85%
<80%
6 MOIS APRÈS >=80% ET <85%

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>= 85%
<80%
12 MOIS APRÈS >=80% ET <85%
>= 85%
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

7.2 ÉVALUATION QUALITATIVE : ENQUÊTES CAP.

La CAP est un outil qui nous permettra d’obtenir les informations nécessaires aux
changements de comportement. Il a pour objectif d’identifier et de mesurer les
connaissances, attitudes, pratiques en nutrition, en santé et hygiène, en affection et
soins des communautés à fort % de malnutrition, dans lesquelles on prétend agir par
l’intermédiaire d’un AC dans le cadre d’un programme de nutrition communautaire.
Il constitue également un outil de suivi et d’évaluation de la réussite des AC.
On peut évaluer les sujets suivants : Eau et assainissement, Agriculture, Allaite-
ment maternel et alimentation de l’enfant, contrôle de la croissance, vaccins, soins
apportés à l’enfant malade, diarrhée, IRA, malaria, soins prénatals, accouchement et
post-accouchement, planification familiale et VIH/SIDA. Le programme des AC ne les
inclura pas tous ; ils seront adaptés au contexte local et aux besoins de la commu-
nauté. Lors de l’adaptation du questionnaire, il faut savoir que la CAP doit fournir une
liste précise et maniable d’indicateurs afin de communiquer les résultats.
Les phases d’implantation sont au nombre de trois :
1. Pré-implantation : de 15 à 20 jours. Elle se déroule en même temps que la
phase de préparation des AC (nombre assez important de points communs).
Elle comprend des réunions avec les leaders communautaires afin de rassem-
bler les informations additionnelles nécessaires.
Conception de la stratégie d’échantillonnage.
La sélection des communautés a été réalisée selon les critères décrits dans le
paragraphe 2.4 de ce manuel. Pour la sélection de l’échantillon (enquêtes à
réaliser), on utilise la formule suivante :

N z² p (1-p)
n=
d² (N-1) + z² p (1-p)


n= taille de l’échantillon
N= Population totale
Z= certitude statistique retenue (correspondant au niveau de confiance). Lors
de l’attribution de la valeur de z, la plupart des études partent d’un niveau de
confiance de 95%. Ce chiffre de 95% signifie qu’il est probable à 95% que le vé-
ritable taux rapporté à la population soit compris dans la gamme de valeurs

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


79

définies par les intervalles de confiance estimés lors de l’enquête. La valeur de


z qui correspond à un niveau de confiance de 95% est 1.96.
p= Proportion attendue dans la population. En général, la valeur de p est in-
connue. On peut donc utiliser un processus conservateur et choisir p=0.5.
Ceci nous fournira la taille de l’échantillon la plus grande possible pour
l’étude.
q= 1-p
d= précision souhaitée. Elle dépend du niveau de précision souhaité et doit être
choisie en fonction des objectifs et des besoins de l’enquête. Le plus courant
est une précision de 5% (d=0.5) ou de 10% (d=0.1).
En appliquant donc cette formule, par exemple, dans une communauté de 265
maisons6 (1 590 habitants, avec une moyenne de 6 personnes/foyer), on ob-
tient une taille d’échantillon de 157 enquêtes à réaliser si la précision retenue
est de 5% et un échantillon de 71 enquêtes si la précision est de 10%. Une pré-
cision de 10% est donc acceptable et utilisée habituellement.
Une fois que l’on a accès à la communauté, on utilise la technique de la «bou-
teille tournante» pour identifier le point de départ (la première maison dont on
partira pour réaliser l’enquête). Il s’agit de faire tourner une bouteille (ou un
stylo) placé au centre de la communauté afin de sélectionner de façon aléatoire
la direction à suivre :
1. Se situer au centre du village (point communautaire où la population est
répartie de façon à peu près identique dans toutes les directions).
2. On cherche une surface plate où placer la bouteille que l’on fera tourner.
3. Lorsque la bouteille cesse de tourner, on repère la direction indiquée par le
goulot. Un membre de l’équipe devra se déplacer dans cette direction et
compter les maisons qu’il rencontre sur son chemin jusqu’à la dernière com-
prise dans cette zone.
4. La première maison pour la réalisation de l’enquête sera choisie au hasard
sur l’ensemble des maisons (au hasard entre le numéro 1 et le nombre de
maisons comprises dans cette direction).
5. Les autres maisons seront sélectionnées une par une, en choisissant celle
dont la porte est la plus proche de la dernière maison visitée.
6. L’enquête se déroulera ainsi de suite jusqu’à ce que la taille de l’échan-
tillon soit couverte au complet par communauté.

6
Si on ne dispose que du nombre d’habitants, il sera divisé par la moyenne des membres vivant au foyer.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


80
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Si l’on arrive à la fin de la zone sans avoir complété l’ensemble de l’échan-


tillon, il faudra revenir au centre du village, choisir une autre direction au ha-
sard et refaire toutes les étapes jusqu’à l’échantillon complet.
Si deux équipes réalisent des entretiens dans la même zone, elles devront tra-
vailler dans des sens opposés. Une équipe suivra la direction indiquée par le
goulot de la bouteille et l’autre se déplacera dans le sens opposé.
Le questionnaire sera réalisé auprès des personnes ayant la charge des enfants
de moins de 5 ans. Ce sont celles qui connaissent le mieux les différents aspects
concernant le foyer et les enfants. En cas d’absence de cette personne pour
l’entretien, on choisira la maison la plus proche sur la droite.
On établira le budget nécessaire et les dates de réalisation de l’enquête et de
présentation du rapport. On identifiera les RRHH, ainsi que leur formation (3-
4 jours de formation), et le matériel.
On adaptera le questionnaire à la réalité locale et on interrogera uniquement
sur les sujets que l’on souhaite vérifier. Le questionnaire sera validé après réa-
lisation auprès de deux mères, un jour ou deux avant la phase de mise en
œuvre.
La gestion des questionnaires est standardisée pour les enquêteurs lors du cours
de formation (d’une durée de deux jours). Ce cours abordera toutes les ques-
tions en détail et indiquera comment remplir les questionnaires et interroger
les personnes correctement.
2. Mise en œuvre (4 jours) : Avant d’envoyer les enquêteurs dans la communauté,
il convient de les réunir afin de :
• Résoudre des problèmes de dernière minute
• Confirmer la disponibilité de tout le matériel nécessaire.
• Confirmer les zones affectées à chaque équipe d’enquête pour la journée
• Vérifier le protocole d’entrée dans la communauté (rendre visite aux lea-
ders locaux, aux travailleurs du secteur de la santé)
• Vérifier le protocole de sélection des foyers
On recueillera les données par l’intermédiaire des enquêtes et on notera la
durée moyenne d’un entretien, le nombre de jours nécessaires, les problèmes
rencontrés et les mesures prises pour prévenir des erreurs.
Il convient que les enquêteurs se réunissent en groupe chaque jour afin de par-
tager leur expérience et les éventuels problèmes rencontrés. L’équipe d’en-
quête doit au minimum se réunir à la fin de la journée afin de remettre les
questionnaires remplis au superviseur et examiner tout problème ou recevoir
des instructions de suivi. Les superviseurs devraient également avoir une réu-
nion de groupe avec l’équipe coordinatrice de KPC pour le suivi quotidien.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


81

3. Post-mise en place (6- 10 jours) :


Tabulation et analyse des données. Tenir compte du personnel nécessaire pour
cela (par exemple : 3 personnes pour 4 jours).
Avant d’analyser les données, il est nécessaire de corriger les erreurs commises
lors de la collecte ou saisie de données (sur ordinateur). L’équipe ainsi que le
reste du personnel du projet sur le terrain doivent s’impliquer dans cette ac-
tivité. Il n’est pas nécessaire d’attendre la fin de toutes les enquêtes pour trier
les données. La vérification des erreurs peut avoir lieu au moment de la mise
en œuvre sur le terrain, alors qu’il est encore possible de les corriger. Au fur
et à mesure des entretiens, les superviseurs doivent vérifier les questionnaires
terminés pour s’assurer de la bonne documentation de la part des enquêteurs.
Les superviseurs peuvent alors réaliser un suivi avec les enquêteurs afin de rec-
tifier toute erreur détectée, de rendre visite à nouveau aux personnes inter-
rogées (si nécessaire) et de s’assurer que ces erreurs ne se reproduisent pas lors
des prochains entretiens. Les exemples suivants sont des exemples d’erreurs à
détecter :
1. Questions en blanc
2. Codes erronés
3. Erreurs saut de ligne (passer à une question non adaptée à la réponse ef-
fectuée par la personne interrogée)
4. Noter la bonne réponse au mauvais endroit
5. Marques illisibles
Après le tri des données, on peut commencer à tabuler. Il est préférable de
former des équipes de saisie des donnés de deux personnes plutôt que de tra-
vailler séparément. Pour chaque questionnaire complété, une personne peut
lire les réponses fournies par la personne interrogée alors que l’autre saisit les
codes corrects sur ordinateur.
Lorsque les fichiers correspondants sont créés et que les données ont été sai-
sies, l’analyse réalisée par ordinateur est assez rapide et permet une grande
flexibilité du projet quant au type d’analyse effectué. La plupart des analyses
sont limitées à des fréquences (comptage) de chaque question d’enquête.
Dissémination des conclusions et rédaction du rapport que l’on transmettra à
d’autres organisations, agences et/ou institutions travaillant dans le même do-
maine. On utilisera les données pour la prise de décision en matière de santé.
Le rapport d’une enquête CAP est un résultat important du processus de KPC.
Il doit fournir une description détaillée de l’étude, présenter les conclusions
de l’enquête et examiner les implications de ces conclusions pour le pro-
gramme. Les individus non impliqués dans l’étude doivent être capables de
lire le rapport et de se faire une idée précise du processus et des méthodes

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82
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(pas seulement des principales conclusions). Le contenu de ce rapport doit


être le suivant :
1. Couverture (titre, date, OVP/pays, organisations collaboratrices, autres or-
ganisations participantes et nom des auteurs)
2. Remerciements
3. Index
4. Introduction : Situation géographique (population totale, nbre d’enfants <
5 ans, nbre de foyers), nutritionnelle et de santé de la zone ; type de pro-
gramme d’ACF-IN développé et objectifs spécifiques de la CAP.
5. Résumé exécutif (rédigé à la fin)
6. Méthodologie de la CAP : Questionnaire (sujets évalués, durée de l’enquête…),
indicateurs (regroupés par sujet, définition de chaque indicateur…), concep-
tion de l’échantillon (calcul de la taille de l’échantillon…), équipes, forma-
tions, le nombre de jours nécessaires à la phase de mise en œuvre, les
problèmes rencontrés, les mesures prises pour prévenir les erreurs…
7. Résultats : selon les sujets évalués, les analyser et les présenter pour cha-
cun des indicateurs (par exemple, pourcentage d’enfants de 12-23 mois vac-
cinés contre la rougeole ; pourcentage d’enfants malades de 6-23 mois ayant
reçu une plus grande quantité de fluides et d’aliments durant une maladie
au cours des deux dernières semaines…). Pour les lecteurs et pour les ré-
dacteurs du rapport, il est important de présenter les résultats sous forme
de tableau et de les mentionner dans le texte. On élaborera pour cela des
graphiques et des tableaux des résultats obtenus.

Question Fréquence
Alphabétisme
Qui utilise les latrines? Nb. Pourcentage (%)

Seulement les adultes 53 24.65


Les adultes et les
126 58.60
enfants les plus grands
Tous 34 15.81
Analphabète Alphabète
Autres (presque tous) 2 0.93

À partager avec la communauté. Les leaders et les pères de famille seront in-
vités. Il est bon également de les comparer aux résultats de CAPs précédents
et, s’il s’agit du premier, avec les résultats des EàD.
8. Conclusions et comparaisons avec les résultats d’autres enquêtes CAP préa-
lables

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83

9. Recommandations
Annexes : Questionnaire (les différents modules sur lesquels le questionnaire se ba-
sera et s’articulera se trouvent au siège d’ACF)
Dans la version finale du rapport il n’est pas nécessaire d’inclure les fréquences
pour chacune des questions de l’enquête. Elles pourront cependant figurer dans le
supplément au rapport si nécessaire, afin de refléter les différences statistiques des
résultats des deux CAPs (de base et final). Il est recommandé de faire la tabulation
croisée des données selon les variables clés (par exemple, sexe de l’enfant, âge de la
mère). Il n’est pas nécessaire de présenter un tableau pour chaque tabulation croisée,
mais il est conseillé de présenter les résultats des tabulations croisées réalisées, ne se-
rait-ce que pour indiquer qu’aucune différence n’a été remarquée pour certaines d’en-
tre elles.

TABLEAU 9. EXEMPLE DE PRÉSENTATION DE RÉSULTATS DES DEUX


CAPS DANS UN RAPPORT

• Entre 25 et 35% des mères se rendent dans un centre de santé lorsque leur enfant a de la fièvre
et/ou diarrhée. D’autre part, en cas de malnutrition, 91,4% des mères disent qu’elles se ren-
dront dans un centre de santé, et l’on a réussi à réduire de 26,5% à 8,6% le nombre de mères
qui auraient recours à la médecine traditionnelle en cas de malnutrition.
• Il y a une augmentation de 30% de la prise en compte de la perte importante de poids comme
signe de malnutrition, et une diminution de 52% environ (de 88,2% à 36,4%) de non-réalisation
du suivi nutritionnel de l’enfant.
• Respect de l’allaitement maternel : le pourcentage de mères donnant le sein à leur enfant immé-
diatement après l’accouchement a augmenté de 2,9% à 9,1%.
• Alors que 67,6% des mères ignoraient, au début, les avantages de l’allaitement exclusif, 66,7%
d’entre elles mentionnaient au moins un des 3 avantages demandés au bout de deux mois.
48,5% d’entre elles savent que l’allaitement maternel exclusif doit être maintenu au moins pen-
dant 4 mois, alors qu’auparavant 82,4% d’entre elles donnaient de l’eau avant l’âge de 4 mois.
• Le pourcentage des mères donnant une alimentation complémentaire à leurs enfants de moins
de 4 mois a également diminué (de 85,3% à 66,7%).
• Quant aux bonnes habitudes alimentaires, 94,1% des mères ignoraient au départ ce qu’étaient
les 3 groupes d’aliments ainsi qu’une alimentation équilibrée. Après le deuxième CAP, 60,6%
d’entre elles connaissaient les groupes d’aliments et la moitié savait que, pour une alimentation
équilibrée, elle devait utiliser au moins un aliment de chaque groupe.
• 50% ignoraient les pratiques salutaires à prendre en compte lors de la grossesse. Le pourcen-
tage de celles qui savaient qu’il faut manger pour deux lors de la grossesse a cependant aug-
menté de 60%.
• D’autre part, si 94,1% des mères ignoraient au début les causes de l’anémie et 85,3% d’entre
elles étaient incapables d’identifier les aliments riches en fer, au bout de deux mois 66,7% d’en-
tre elles savaient que le manque de fer provoque l’anémie et que la viande est la source princi-
pale de fer.

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Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

• 100% des femmes interrogées ne savaient pas ce qu’est le crétinisme et ignoraient les aliments
contenant de l’iode alors qu’au moment de la deuxième enquête 63,6% identifiaient la carence
en iode comme la cause du crétinisme et 69,7% mentionnaient le sel enrichi comme aliment
riche en iode.
• Dans le cas de la cécité nocturne, 97,1% ignoraient son existence ainsi que les aliments riches
en Vitamine A. Au bout de deux mois, 69,7% savaient que les fruits sont une source importante
de vitamine A et 84,8% mentionnaient le manque de vitamine A comme cause de la cécité noc-
turne.
• Il y a par contre peu de changements concernant les questions immunitaires, 80% des enfants
ayant un carnet de vaccination.
• On a observé une augmentation de 40% (de 50% à 90,9%) relative à la prise de connaissance
de la fidélité et à l’usage du préservatif comme méthodes de prévention de la transmission du
VIH/SIDA. De plus, on est parvenu à ce que 39,4% des mères sachent que connaître leur état
VIH est important pour le traitement des infections et à ce que 33,3% prennent conseil pour ré-
duire les possibilités de transmission.
• De 94,1% des mères qui ne savaient pas où réaliser le test VIH on est passé à 81,8% des
mères connaissant au moins un endroit.
• Quant au stockage de l’eau de consommation, 58,8 % la stockaient au début dans des réci-
pients ouverts. Les résultats de la deuxième CAP ont montré que 7% de plus stockaient l’eau
dans des jarres en terre cuite fermée.
• Les sources principales d’approvisionnement d’eau sont les puits à pompe alors que les marais
sont utilisés par environ 25% des femmes interrogées.
• Finalement, la population (90,9%) reconnaît clairement que l’eau contaminée peut être une
source importante de transmission de maladies alors qu’au début 58,8% l’identifiaient comme
telle. Cependant, 2,9% des personnes interrogées indiquent qu’elles font bouillir l’eau avant de
la consommer et 18,2% la filtrent. Sur un pourcentage de 97,1 des femmes qui, au début, ne
traitaient pas l’eau, seules 75,8% d’entre elles finissent par la traiter au bout de 2 mois.
• Pour conclure, on peut dire que l’évolution des connaissances concernant l’hygiène, la santé et
la nutrition des mères sélectionnées est très positive. Il est très important de se rappeler ces ré-
sultats lors de la prochaine mise en place d’un programme d’AC et d’appliquer les change-
ments découlant de ces résultats. Les séances d’éducation semblent conformes. Il faut
maintenant renforcer le soutien à la nutrition et à l’application des recettes afin d’améliorer en-
tièrement les habitudes et l’état de santé en général.

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85

8. MATÉRIEL NÉCESSAIRE

Pour une bonne gestion et un bon entretien du matériel, celui-ci devra être rangé
dans une boîte en bois ou dans une boîte étanche. Le matériel concernant les fiches
de suivi et le matériel de bureau seront rangés dans une autre boîte.

La liste de tout ce matériel sera vérifiée par l’AgtC avant et après chaque jour-
née de séance de l’AC. Il assumera la responsabilité en cas de perte et/ou dommages.

DOCUMENT DE FOURNITURE DU MATÉRIEL POUR LES AC


Estimation des besoins de matériel pour 1 AC (A remplir par l’AgtC)
Dans le cadre de l’Implantation du programme des AC, ACF remet à l’AgtC soussigné la dotation de matériel suivante

MATÉRIEL DE CUISINE
Ustensiles Description Unités
Assiette Alu 14
Assiette Grande en Métal 1
Ciseaux Grands 1
Couteau Grand 1
Cuiller à café En Métal– 5ml 14
Cuiller à soupe En Métal– 10 ml 14
Louche Grande, en Métal 1
En plastique – 400 ml 2
Tasse
En plastique – 250 ml 14
Bidon 20 l – En plastique 1
Avec des petits trous 1
Passoire
Avec des grands trous 1
Grande 1
Calebasse
Moyenne 1
Grand 1
Faitout avec couvercle Moyen 1
Petit 1
10 l en métal 1
Seau + couvercle
20 l en métal 1
Spatule Bois 1
Bidons, boîtes de conserve vides Mesures locales 5
Pichets gradués 2 l graduée – plastique 1
Mortier + Pilon de mortier 1
Balance Salter 50 kg 1
Balance de précision 1

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86
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MATÉRIEL D’ENREGISTREMENT ET DE SUIVI


Matériel Unités
Feutre, stylo noir, bleu et rouge, crayon, gomme, taille-crayon, règle 1 de chaque
Calculatrice 1
Classeur 1
Chemise imperméable 4
Carnet 1
Grille poids/taille enfant plastifiée 1
Grille poids/âge enfant plastifiée 1
Protocole traitement systématique plastifié 1
MOBILIER
Matériel Unités
Bancs 4
Petite table 1
Boîte en bois où ranger le matériel 1
Tapis (nattes) 5
MATÉRIEL HYGIÉNIQUE
Matériel Unités
Pain de savon pour se laver les mains 2
Savon pour les ustensiles de cuisine 2
Balai 1
Éponges 2
Serviettes en tissu 2
Urinoirs 4
MATÉRIEL ANTHROPOMÉTRIQUE
Matériel Unités
Pèse-bébés 1
Balance Salter 25 kg 1
Harnais de pesée 2
Corde en nylon 5m
Poids de vérification 1 de 2Kg I 1 de 5Kg
Rubans pour la mesure du périmètre brachial 2
Planche pour mesurer les enfants 1
Mètre autocollant 1
AUTRES
Matériel Unités
Mégaphone et piles 1
Planches de conseil 1
Radiocassette et piles 1
Tee-shirts 5
Sac à dos 4
*Ce matériel dépend de la capacité budgétaire affectée au projet pour la conception et l’achat de ce matériel

Pour qu’ACF livre ce matériel, les AgtC doivent s’engager à :


• Respecter leurs descriptions de poste.
• Ne pas utiliser le matériel fourni à des fins personnelles.
• Ne pas utiliser les tee-shirts en dehors des visites à domicile
En cas de non respect de ces engagements, ACF prendra la décision de suspendre l’aide et l’AgtC devra rendre
le matériel fourni et les tee-shirts.
Date : __________________ _____________________________
Agent Communautaire (AgtC)

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87

Ne pas oublier les médicaments : mébendazole (100mg), Fer/Acide folique et vi-


tamine A de 100.000UI et 200.000 UI
À la fin de la phase d’exécution, on peut prêter un vélo à l’AgtC pour le motiver à
continuer le suivi des activités durant la prochaine phase de suivi.
En cas de perte et/ou dommages sur le matériel, le document suivant est à rem-
plir et à remettre à l’AgtC qui, à son tour, la donnera au superviseur. On estimera dans
chaque cas un éventuel remplacement dudit matériel.

FICHE DE PERTE ET/OU DE DOMMAGES SUR LE MATÉRIEL DE L’AC


(À remplir par l’AgtC )
Description du matériel Unité Perte ou Dommage Que s’est-il passé?

9. RENFORCEMENT DE STRUCTURES ET D’ORGANISATIONS LOCALES

Un programme d’AC concerne plusieurs acteurs. Bien souvent, l’ONG internationale


ou le Ministère de la Santé jouent le rôle principal en orientant et en formant le per-
sonnel de santé local afin d’implanter les AC dans la communauté. Dans le but d’as-
surer une mise en place de qualité, l’organisation qui assume le rôle principal doit
fournir un soutien important au contrôle, à la mobilisation, à la formation et à la su-
pervision effectués par l’institution exécutrice, afin de s’assurer de l’adhésion aux
principes fondamentaux du programme.
La collaboration avec une institution locale permettra de la renforcer et de l’en-
courager à améliorer sa capacité de réponse tout en garantissant la durabilité des in-
terventions. ACF-IN pourra ainsi commencer à quitter la zone en s’appuyant sur les
capacités mises en place.
L’identification des organisations travaillant dans la zone est la première démarche
à entreprendre pour définir d’éventuels partenariats. Il existe cependant des diffi-
cultés pour établir des relations professionnelles avec ces organisations car la colla-
boration doit être mutuelle, établie dans un climat de confiance et des mécanismes
de communication et de coordination transparents doivent être mis en place. Il est in-
dispensable de signer des conventions et des mémorandums d’entente.
Les partenariats ne sont pas limités à la sous-traitance de certaines activités. Si
l’on souhaite renforcer certaines organisations, il faudra dresser un plan de travail ad
hoc et disposer des fonds de soutien nécessaires. Cependant, les partenaires d’ACF-

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


88
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IN devront adhérer à la Charte des principes de l’organisation. L’annexe 19 donne un


exemple d’accord entre ACF-IN et le partenaire local retenu.

10. FORMATIONS

“Si je l’entends, je l’oublie. Si je le vois, je m’en souviens. Si je le fais, je l’ap-


prends. Si je le découvre, je l’applique”
La formation concernant l’approche de la Déviance Positive est au cœur des AC.
Le personnel, les ML et les membres de la communauté clé doivent être prêts à met-
tre en place le processus des AC afin de créer un impact significatif sur la malnutri-
tion infantile.
La méthodologie d’apprentissage des AC est basée sur la Pratique, l’Attitude et la
Connaissance (PAC) contrairement à la forme traditionnelle appliquée lors des visites
à domicile du CAP. L’approche est basée sur le changement de conduite provoquant
un changement de mentalité contrairement au changement de mentalité pour
changer la conduite. Ce n’est qu’après la pratique que les personnes chargées des en-
fants commencent à changer d’attitude en observant que les enfants commencent à
s’ « éveiller ». Parce qu’ils assistent au changement chez leurs enfants, ils commen-
cent à comprendre les causes du changement et à reconnaître les besoins permettant
la récupération.

TABLEAU 8. EXEMPLES DE MÉTHODOLOGIES POUR LES FORMATIONS


Discussion interactive. Méthodologie permettant d’impliquer les participants dans la découverte
de l’information. On peut l’utiliser pour traiter de nombreux sujets et chaque question permet d’é-
claircir et d’approfondir. Par exemple :
P. Qui se charge de maintenir les enfants dans un bon état de santé?
R. Les parents chargés des soins
P. Que peuvent faire les familles pauvres par elles-mêmes?
R. Utiliser les pratiques de la DP.
P. Comment les familles peuvent-elles apprendre à maintenir leurs enfants dans un bon état
de santé?
R. En changeant leurs habitudes, en apprenant de nouvelles habitudes accessibles à tous (…)
Questions de sondage. On utilise des affiches montrant les bonnes ou les mauvaises pratiques
ou situations. La discussion démarre avec une question générale concernant l’affiche pour ensuite
poser des questions de sondage plus profondes mettant en rapport l’affiche et les expériences du
participant. Par exemple :
Affiche 1: Femme se lavant les mains
Question d’ouverture: Pourquoi se lave-t-elle les mains?
Question de sondage: Quand se lave-t-elle les mains?
Affiche 2: Femme lavant les légumes
Question d’ouverture: Pourquoi lave-t-elle les légumes?
Question de sondage: Lavez-vous habituellement les légumes avant de cuisiner? Pourquoi?
Pourquoi ne les lavez vous pas ?

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


89

À la fin de chaque formation, il est indispensable d’évaluer les participants afin


de connaître leur degré d’apprentissage. Un pré-test sera donc réalisé (voir annexe 20)
avant de démarrer la formation (le premier jour) puis un post-test le dernier jour. Les
tests ne seront cependant pas les seuls outils d’évaluation. L’observation durant leur
participation aux différentes méthodologies de formation fera partie des techniques
d’évaluation non formelles.
Exemple de format pour la liste des personnes présentes lors des formations

FICHE DE PRÉSENCE À LA FORMATION


(À remplir par le/la formateur(trice)
Nom et prénoms Poste à couvrir Jour 1 Jour 2 Jour 3 Jour 4 Jour 5

Étant donnée la variété de personnes nécessaire pour les différents rôles, les
contenus développés seront différents pour chaque groupe et il faudrait suivre le ta-
bleau 7 ci-après pour atteindre les objectifs de formation suivants :
Avant chacune des formations, il faut identifier et comparer les habiletés et les
connaissances préalables des bénéficiaires de la formation afin d’établir les lacunes
que la formation devrait remplir. Le niveau éducatif pour chaque poste doit guider le
développement d’une formation adéquate. Le tableau offre donc une orientation et
devrait s’adapter aux caractéristiques de chaque groupe à former. Il faudra également
nommer un responsable de développement pour chaque partie de la formation.
Les différents tableaux suivants résument le contenu des modules de formation
pour chaque groupe.

TABLEAU 7. FORMATIONS NÉCESSAIRES

Objectifs
Temps Quand le
S’adresse à Formateur (Après la formation, les participants pourront,
nécessaire réaliser
entre autres…)

Antes de Organizar y gestionar el programa de los TC


Jefe de tomar la Analizar e interpretar los resultados obteni-
proyecto CMN 5 días decisión de dos durante las distintas fases de los TC
Supervisor implementar Informar acerca de los resultados de las se-
los TC siones a la comunidad

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


90
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

TABLEAU 7. FORMATIONS NÉCESSAIRES

Temps Objectifs
Quand le
S’adresse à Formateur néces- (Après la formation, les participants pourront,
réaliser
saire entre autres…)
Habiletés de supervision, contrôle et évaluation
Systèmes d’information.
Utilisation des tableaux de composition des
aliments et planification des menus.
Interprétation des résultats des AC.
AT, Après avoir
négocié Compréhension du cycle de la nutrition et de l’infec-
Responsables Superviseur 5 jours avec la tion.
de Santé communauté Programmes de vaccinations.
Informer la communauté sur les résultats des séan-
ces.
Évaluer les progrès des enfants et, à la fin des séan-
ces, fournir des conseils appropriés aux personnes
chargées des enfants.
Comment planifier et organiser une séance.
Programmation : protocole journalier des AC.
Collecte de matériel.
Achat et préparation des aliments des AC.
Registre des résultats des AC.
Après avoir Messages éducatifs de Santé.
AgtC AT 5 jours
formé les AT Rappel de 24 heures de l’alimentation.
Étude des aliments sur le marché.
Habiletés pour les visites à domicile.
Contrôle et promotion de la croissance.
Nutrition de base, nutriments, utilisation du tableau
de contenu des aliments.
Contrôle et promotion de la croissance.
Nutrition de base, nutriments, utilisation du tableau
de contenu des aliments.
Étude des aliments sur le marché.
Habiletés pour les visites à domicile.
Valeur des aliments, trois ou quatre groupes.
Principes du traitement maison de la
malnutrition.
Prévention et traitement de la déshydratation en cas
Durant la de diarrhée.
ML AT 4 jours phase de
Comment reconnaître les signes de maladie aiguë
préparation
devant être traitée à l’hôpital, y compris la pneumo-
nie, la malaria et la diarrhée grave.
Techniques de stimulation précoce.
Expliquer aux mères et aux personnes chargées des
enfants les deux objectifs du programme.
Convaincre les mères et les membres de la famille
d’apporter leur contribution quotidienne en aliments.
Organiser et exécuter les messages IEC sur les diffé-
rents sujets lors des séances quotidiennes des AC.
Utiliser les modules de formation et les aides visue-
lles de façon performante.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


91

92
TABLEAU 8: CONTENU SOUHAITÉ DU MODULE DE FORMATION DE LA ML
Jour 1 4h45 Jour 2 5h30 Jour 3 4h30 Jour 4 3h30
Présentation 15m Révision du jour précédent 15m Révision du jour précédent 15m Révision du jour précédent 15m
Vérifier les résultats des EàD et Groupe d’aliments et leurs fonc- Comment remplir les fiches de:
montrer les résultats du recense- et traitement
30m tions (énergie, construction et 30m - L’enquête de marché 30m Prévention 1h
ment nutritionnel protection) de la maladie
- Présence des enfants

Contexte (Quand réaliser un AC ?), Calendrier alimentaire : allaite-


description (En quoi consiste une Comment préparer le
45m ment maternel seul, alimentation 45m Alimentation complémentaire 1h 30m
séance AC ?) et critères d’admis- SRO à la maison
complémentaire
sion des AC

Pause 15m Pause 15m Pause 15m Pause 15m


Objectifs du programme. Qui va tra- Préparation à la première sé-
vailler avec qui pour la récupération 30m ance (premier jour) des AC : pro- 30m Comment utiliser les planches et pourquoi
15m Comment 30m
des enfants et quel sera le rôle de cédures et tâches conseil réaliser les EàD
chacun ?
Préparation pour la der-
Rôle de la ML durant la phase d’e- 30m Protocoles 1h Messages des planches conseil 30m nière séance (jour 12) 30m
xécution et de suivi des AC ( PMN) des AC: procédures et
tâches
Connaître la disponibilité locale d’a- Alimentation et Hygiène person- Comment expliquer une plan- de la forma-
1h 15m Évaluation 30m

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


liments et Outils/Ustensiles néces- 15m nelle che conseil (pratique) tion
saires pour les séances des AC
clôture 15m
Repas* 1h30 Repas* 1h30 Repas* 1h30

Contribution familiale quotidienne 15m Allaitement maternel 1h Soins aux enfants 1h

Préparer des menus variés et nutri-


tifs pour les 12 jours de séances 1h30 Créer une chanson pour les AC 15m
Vérification générale des chapi- 30m
des AC selon la disponibilité des tres précédents
aliments

Évaluation de la journée 15m Évaluation de la journée 15m Évaluation de la journée 15m


* Durant le repas, on prépare des menus variés qui seront utilisés lors des AC et on donnera un nom local à la recette. On calculera la ration pour chaque enfant
en utilisant des outils locaux pour mesurer. Les menus seront programmés sur les 12 jours de séances des AC.
TABLEAU 9. CONTENU SOUHAITÉ DU MODULE DE FORMATION DE L’AGTC
Jour 1 Jour Jour 2 5h45 Jour 3 5h30 Jour 4 6h45 Jour 5 2h
du jour pré- Révision du jour précé- du
Présentation 15m Révision
cédent 30m Révision du jour précédent 30m dent 30m Révision
jour précédent 30m

Objectifs et introduction 15m Rôle de chacun dans 30m Comment réaliser le recen-
1h
Messages IEC (définition, 30m
de la formation les AC sement nutritionnel objectifs, diffusion...)
pratique avec des utiliser les
Pré-test 1h Rôle des AgtC 30m Exercice
enfants de la communauté 30m Comment
planches conseil 15m Post-test 1h
Pause 15m Pause 15m Pause 15m Pause 15m clôture 15m
Remplir les fiches de:
Concepts de malnutrition Les mesures anthro- Registre de la situation nutri- des planches
(types, signes, arbre 1h pométriques (objec- 30m -tionnelle de la population, pré- 45m Messages
conseil (PMN) 2h
causal, conséquences...) tifs, matériel) sélection et sélection finale

Comment remplir les fiches de:


Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

- Évolution de la croissance
des enfants
Situation de la malnutri- Prise de mesures - L’EàD et rappel de 24h Comment expliquer une
tion dans le pays, la ré- 15m anthropométriques: 1h - L’enquête de marché 1h30 planche conseil (pratique) 15m
gion, la communauté. Poids, Taille, PB
- Contrôle de la consomma-
tion de diète par enfant/jour
- Feuille de réorientation
et pourquoi réali-
Description des AC: 30m indices nutritionnels 45m repas 1h30 Comment
ser une enquête de marché 1h
Connaître la disponibilité lo-
cale d’aliments ainsi que les
repas 1h3 repas
0 1h30 Outils/Ustensiles nécessaires 15m repas 1h30
pour les séances des AC

Exercices pratiques Préparer des menus variés


Étapes des AC 2h de prise de mesures 1h et nutritifs selon la disponi- 30m Comment réaliser les 1h30
anthropométriques bilité des aliments et les EàD
exemples de recettes

Interprétation de la Contribution familiale quoti- des journées


courbe de croissance 45m dienne pour la récupération 15m Évaluation 30m
précédentes

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


Évaluation de la journée 15m et réorientation lors des AC
Évaluation de la journée 15m Évaluation de la journée 15m Évaluation de la journée 15m

93

94
TABLEAU 10. CONTENU SOUHAITÉ DU MODULE DE FORMATION DE L’AT ET RESPONSABLES DE SANTÉ
Jour 1 5h30 Día 2 7h Jour 3 7h Jour 4 6h30 Jour 5 4h45
Installation et présen- 30m Révision du jour précé- 30m Révision du jour pré- Révision du
30m Révision du jour précédent
tation dent cédent 30m jour précédent 30 m
Système de réorientation. Documentation et suivi des fi-
ches :
- Évolution du gain de poids pour l’ensemble des enfants
de 10 ateliers durant les phases d’exécution et de suivi
Définition, objectifs et - Évolution du %P/T (Poids/taille) pour le total des enfants
de la prise de 10 ateliers durant les phases d’exécution et de suivi
Objectifs et introduc- 30m importance
de mesures anthropo- 1h Protocoles 1h - Abandons et réorientations 1h30 Post-test 1h
tion de la formation métriques et du suivi de - Suivi médical
la croissance - Messages IEC développés/jour
- Feuille de réorientation de la part du responsable de
santé
- Contribution quotidienne des mères durant la phase d’e-
xécution
Pré-test 1h Pause 15m Pause 15m Pause 15m Pause 15
Comment remplir les fi- Les autres carences Réalisation
Pause 15m ches de données anth- 1h nutritionnelles (Fe, 1h Description des tâches à réaliser par les AT et les respon- 1h d’un rapport m
sables de santé
ropométriques Vit...) de synthèse

Concepts de malnu- Présentation


trition (Types, signes, 1h Diversification alimen- 1h30 Implantation des AC 1h45 Description des tâches des AC et ML 1h 2h
taire et recettes et phases. des rapports
conséquences…)

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


Situation de la malnu-
trition dans la région, 45m Repas 1h30 Repas 1h30 Repas 1h30 Clôture 1h
dans la communauté
Allaitement maternel :
Analyse de la situation
Contexte, description, avantages, durée, pro-
de la communauté. 15
objectif général, défi- 45m Comment élaborer un 1h30 blèmes et solutions / 1h30 Organisation et diffusion de messages IEC 30m
nition et critères d’ad- valeur nutritive de l’ali- m
recensement nutrition-
mission aux AC mentation complé-
nel et une étude CAP mentaire
Alimentation de la
réaliser les
Repas 1h30 Comment 1h femme enceinte et de 15m Message des planches de conseil (PMN). Exercices prati- 1h30
EàD la mère allaitante ques d’utilisation des planches
Calendrier agricole / 30m Évaluation de la journée 30m Enquête de marché 30m Évaluation de la journée 30m
Groupe d’aliments
Évaluation de la journée 30m Évaluation de la journée 30m
Pour le superviseur et le chef de projet, une expérience professionnelle en nutrition est demandée. En effet, la formation abordera surtout les aspects de super-
vision et de gestion du programme. Les aspects nutritionnels ne seront abordés que superficiellement.

TABLEAU 11. CONTENU SOUHAITÉ DU MODULE DE FORMATION DU CHEF DE PROJET ET SUPERVISEUR(EUSE)


Jour 1 7h30 Jour 2 6h30 Jour 3 7h Jour 4 6h30 Jour 5 4h45
Installation et présen- du jour pré- Révision du jour précé- Révision du jour précé-
15m Révision 30m 30m 30m Révision du jour 30 m
tation cédent dent dent précédent
Prise de mesures
anthropométriques et piloter les acti-
Objectifs et introduc- 15m indices nutritionnels : 1h30 Organisation et diffusion 1h30 Comment
vités, calendrier de 1h Post-test 1h
tion à la formation interprétation du re- de messages IEC suivi…
censement nutritionnel
Pré-test 1h Pause 15m Pause 15m Pause 15m Pause 15m
Exercices de documenta-
et Systè- Réalisation d’un
Pause 15m Protocoles 1h EàD 1h tion de toutes les fiches 2h 2h
mes de réorientation. rapport de synthèse
des AC
Contexte, description, Organisation et gestion
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

objectif général et cri- Calendrier agricole et Exercice pratique de sai-


de la contribution ali- des
tères d’admission aux 45m enquête de marché 30m sie de données des fi- 30m Présentation 1h
mentaire des bénéficiai- 30m rapports
AC ches sur ordinateur
res
Valeur nutritionnelle des
Implantation des AC et 1h45 aliments localement 30m Repas 1h30 Repas 1h30 Clôture 15m
phases disponibles selon les
mesures locales
Stratégies en Santé, Nu-
Calcul de recettes de
Description du rôle de 1h récupération nutrition- 1h trition, Eau et assainisse- 1h Éléments de supervision 1h
chacun lors des AC nelle ment et sécurité à prendre en compte
alimentaires
Comment présenter les
rapports : résultats, inter-
Repas 1h30 Repas 1h30 Étude CAP 1h 1h
prétation, recommanda-
tions…
Concepts de malnutri- Techniques commu-
tion (Types, signes, 1h nautaires participati- 1h
arbre causal, consé- ves
quences…)
Situation de la malnu- Évaluation de la journée 30m Évaluation de la journée 30m
trition dans la région, 45m Évaluation de la

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dans la communauté 30m
journée
Évaluation de la journée 30m

95

D’autre part, la séance des AC à laquelle les mères assistent est une formation en
soi car elle les implique dans la récupération de leurs enfants et dans l’apprentissage
de nouvelles conduites permettant de les maintenir en bonne santé. Chaque AC re-
présente un “ Atelier de Formation ” intégrant les concepts nécessaires aux techniques
d’apprentissage des adultes. Dans ce cas, le processus démarre par les messages de
formation nécessaires obtenus à travers les EàD et le rappel de 24 heures puis se pour-
suit avec la conception du contenu de la formation et la planification de la logistique.
L’éducation en santé ne peut être transmise sous forme de conférence. Il faut plu-
tôt amener les mères à apprendre, à travers un ensemble d’expériences vécues sur
plusieurs semaines, à alimenter leurs enfants dans un environnement idéal et une am-
biance de soutien. Le suivi est ensuite réalisé en rendant visite aux mères dans les
foyers, où elles mettent en pratique dans leurs cuisines les nouvelles techniques de
préparation des aliments et les conduites d’alimentation des enfants.
L’apprentissage est avant tout un processus social. Les personnes apprennent en
observant et en échangeant. L’apprentissage est le résultat de l’action et de la dé-
couverte.
À la fin de la formation, chaque participant devrait recevoir un certificat de par-
ticipation (Annexe 21)

RECOMMANDATIONS pour les formations


• Il faut suivre un scénario dans le temps afin d’éviter de surcharger les participants et de s’assu-
rer que les habiletés peuvent être appliquées directement et de façon pertinente.
• Préparer le matériel adéquat à l’avance: messages IEC sur des cartes conseil, supports visuels,
papier, marqueurs, dessins ou illustrations d’aliments DP afin de réaliser une affiche, un Tableau
d’aliments, des ustensiles locaux pour mesurer (cuiller, bidon, poids locaux, bascules…), aide
visuelle de menu et feuille de menu…
• Le personnel peut être tenté d’imposer ses propres messages, menus et théorie nutritionnelles
(surtout les professionnels de la santé). Le personnel doit cependant essayer de se mettre à la
place des participants puis, durant les séances des AC, transmettre les messages à la ML par
son attitude.
• Les expériences participatives au cours desquelles les participants découvrent les concepts et
appliquent leur propre expérience sont beaucoup plus efficaces.
• Il est important de former le personnel de la façon dont nous souhaitons qu’ils forment à leur
tour.
• Présenter la nouvelle information pas à pas. Répéter et renforcer l’information.
• Créer une ambiance d’apprentissage guidé et de soutien des bénéficiaires afin qu’ils perçoivent
leur participation comme un succès.
• Demander aux participants de répéter ou d’expliquer à nouveau l’information.
• Laisser du temps pour les questions et la discussion.
• Échanger avec tous les participants, pas seulement avec ceux qui participent de façon active.

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96
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

• Réaliser des séances courtes et simples.


• Démarrer la séance en révisant les apprentissages et les discussions de la journée précédente.
• Utiliser le plus souvent possible des supports visuels et des démonstrations pour que tous les
sens soient en alerte lors du processus.
• Plus les outils de formation utilisés sont nombreux, plus la formation est intéressante et amu-
sante.

11. PROCHAINES ÉTAPES

Développer un guide des AC pouvant être utilisé par la communauté (pas seulement
par les coopérants). Les personnes clés des communautés disposeront ainsi d’un outil
de consultation leur permettant d’exécuter le programme et de prévenir la malnutri-
tion des enfants de leur communauté après leur récupération à travers les AC.
Il faudra tenir compte des canaux de transmission de l’information les mieux adap-
tés pour cela : dessins avec des actions précises, exemples pratiques nombreux et
adaptés aux coutumes locales, traduction dans la langue de la communauté où les AC
sont réalisés, etc.
L’implication des membres de la communauté dans la réalisation de ce guide pour-
rait s’avérer très utile.
Le programme des AC permet à la communauté de découvrir ses problèmes et de
trouver ses propres réponses basées sur ses ressources. Sa participation active dès le
début lui permet d’apprendre à gérer et à superviser le projet ; les programmes à
composante communautaire (comme c’est le cas du traitement de la malnutrition au
domicile) pourraient être développés avec des méthodes qui, comme pour les AC,
éveille l’intérêt de la communauté. Les chapitres de ce manuel concernant l’implica-
tion, la motivation et la mobilisation de la communauté pourraient être utiles et ap-
pliqués, si besoin, à d’autres programmes.
Il serait fort utile également d’élaborer un check list d’évaluation standardisé sur
l’analyse des points faibles et des points forts du programme lui-même. Le rôle de cet
outil serait double : évaluer les résultats du programme et servir de point de départ
pour la mise à jour des procédures à partir de l’expérience acquise.
Développer et intégrer une intervention en Santé Mentale7 : pratiques de soins
psychologiques comme élément indispensable au bon développement de l’enfant, que

7
Pour plus d’informations, veuillez consulter le numéro spécial de “Infonut nº 8 – Août 2005”. Rédigé par Cécile Bi-
zouerne avec la collaboration de Sophie Oliveau et l’équipe de nutrition ACF-IN

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97

ce soit durant la phase d’exécution ou de suivi du programme. De telles interventions


ont été développées avec succès lors de différents projets dans les centres de nutri-
tion thérapeutique. Dans un sens psychosocial large comprenant non seulement la ma-
ladie psychique, mais aussi d’autres éléments liés à la communauté (un événement
et/ou un problème concerne la collectivité toute entière et la communauté est le mi-
lieu social dans lequel les individus et les groupes concernés évoluent), l’intégration
d’interventions en Santé mentale peut avoir des répercussions au niveau communau-
taire.
Compléter les interventions en Eau et assainissement, en sécurité alimentaire et
les interventions psychosociales pour un impact intégral du programme des AC. Une
évaluation plus régulière et rigoureuse rend efficace l’intégration de ces éléments.
L’implantation de l’ensemble des phases du programme avec l’aide d’un parte-
naire local peut prendre 14 mois. Il faudrait cependant disposer du temps suffisant (un
an de plus minimum) pour que cette entité locale puisse réaliser le suivi complet du
programme et pour que ACF-IN puisse la former pour cela. La troisième année d’in-
tervention, ce partenaire devrait être autonome dans le suivi du programme et pou-
voir identifier les bonnes conduites pour la santé des enfants de la communauté.

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98
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12. ANNEXES

ANNEXE 1. ENQUÊTE À DOMICILE (EàD)

QUESTIONNAIRE POUR LES ENQUÊTES À DOMICILE DES FAMILLES


Atelier Nº /____/ Date /____//____//________/
Heure de début /____h____min./ Heure de fin /____h____min./
District/_____________________________/ Communauté /___________________________/
Foyer/______________________/
Nom de l’enfant /_____________________________________/ Âge de l’enfant (en mois) /____/
Nom de la mère /______________________________________________________________________/
Nom du père /________________________________________________________________________/
Nom de l’AgtC /________________________________/ Nom de l’AT /_________________________/

A. INFORMATION GÉNÉRALE (réponses de la mère)


A.1. Combien d’enfant(s) avez-vous ? /__/__/
A.2. Sexe (à noter dans l’ordre de l’aîné au cadet “M=masculin; F=féminin”) : /__/ /__/ /__/ /__/
/__/ /__/ /__/ /__/
A.3. Quel est son âge ? (noter dans l’ordre,) de l’aîné au cadet /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/ /__/
/__/ /__/
A.4. Quelle est l’occupation du père ? /______________/ Combien d´heures par jour ? /________/.
A.5. Quelle est l’occupation de la mère ? /____________/ Combien de temps par jour ? /_______/
A.6 Que faîtes-vous pour vous distraire ? /_______________________________________________/

B. DISPONIBILITÉ DES ALIMENTS DANS LA ZONE


B.1 Combien de personnes vivent à la maison ? /__/__/
B.2 Combien d’argent dépensez-vous par jour en aliments ? /____/____/____/____/
B.3 Quels produits alimentaires achetez-vous par semaine ?
B.4 Où avez-vous acheté ou trouvé les aliments au cours du dernier mois ? /___________________/

Aliment Quantité (moyenne locale)


1
2
3
4
5
6

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99

B.5 .a. En général, combien de temps mettez-vous pour aller et revenir de l’endroit où vous achetez
ou obtenez les aliments ? /____/ mins.
b. Quel moyen de transport utilisez-vous ? À pied /___/ En voiture /___/ À cheval /___/ En
transport urbain/rural /___/ autre /___/
B.6 Avez-vous eu un problème, au cours du dernier mois, d’approvisionnement des aliments que
vous consommez ? Oui /___/
Lequel ? /__________________________________________________________________/ Non /___/
B.7 Combien de repas faîtes-vous par jour dans votre foyer ? /____/ Combien de goû-
ter/snacks ? /___/
B.8 Quels sont les aliments disponibles près de chez vous (accès facile) ? Indiquer à quelle époque
ils sont produits.

ALIMENTS ÉPOQUE (MOIS)


1
2
3
4
5

ATTENTION :
Les questions suivantes se rapportent uniquement à l’enfant appartenant à l’Atelier Commu-
nautaire

C. HABITUDES ALIMENTAIRES (réponses de la mère)


C.1. Donnez-vous encore le sein à votre enfant ? OUI /__/ NON /__/ (si NON, passez à la question C.5)
C.2. Combien de fois par jour donnez-vous le sein à l’enfant ? /__/__/ Et pendant la nuit ? /__/__/
C.3. Donnez-vous à l’enfant des aliments / boissons complémentaires ? OUI /__/ NON /__/
C.4. a. Si OUI, pouvez-vous préciser lesquels ? /____________________________________________/
b. S’il s’agit de bouillie, quels en sont les ingrédients ? /________________________________/
C.5. Combien de fois par jour l’enfant mange-t-il ? /__/__/
Combien de repas principaux ? /__/__/ Combien de goûters ? /__/__/
C.6. Qu’est-ce que l’enfant a mangé ce matin ? /___________________________________________/
Et hier soir ? /____________________________________________________________________/
C.7. L’enfant mange-t-il dans le plat familial ? OUI /___/ NON /___/ Comment ? (cuiller, avec la
main…) /_________________/
C.8. Quelle quantité mange-t-il par repas ? (selon les mesures locales) /_______________________/
C.9. Dans votre famille, qui se sert le repas en premier (hommes, femmes, enfants) /___________/
C.10. Y-a-t-il des aliments interdits pour votre enfant ? OUI /___/ NON /___/
Si OUI, remplir le tableau (quels sont ces aliments et pourquoi)

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100
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Quel est l’aliment interdit Pourquoi


1
2
3
4

C.11. Quel est le repas préféré de votre enfant ? /__________________________________________/


C.12. Que lui donnez-vous à manger quand il est malade ? __________________________________/
Et à boire ? /__________________________/ Plus ou moins que d’habitude ? Plus /___/ Moins
/___/ Même quantité /___/
C.13. Que faites-vous lorsque l’enfant n’a pas faim ou ne veut pas manger ? /__________________/

D. PRATIQUES AFFECTIVES (réponses de la mère)


D.1. Que faites-vous avec l’enfant, à part lui donner à manger ? /_____________________________/
D.2. Qui s’occupe de l’enfant lorsque la mère n’est pas là ? /_________________________________/
D.3.a Que faites-vous lorsque l’enfant pleure ? /___________________________________________/
D.3.b El s’il crie ? /____________________________________________________________________/
D.4. L’enfant joue-t-il avec les autres enfants ? OUI /___/ NON /___/ À quoi ? /_________________/
D.5. Que faites-vous avec l’enfant quand vous devez aller travailler (au champ, etc.) ? /_________/
D.6. À votre avis, les petites filles sont traitées de la même manière que les petits garçons ?
OUI /___/ NON /___/
Comment les filles sont-elles traitées ? /__________________________________/
Pourquoi ? /_______________________________________________________________________/
D.7. Combien de temps passez-vous par jour avec l’enfant ? /___//___/ heures
D.8. Quelle activité préférez-vous faire avec l’enfant ? /_____________________________________/
D.9. Que fait le frère/la sœur ainé(e) avec le petit frère/la petite sœur ? /____________________/
D.10. Quels conseils donneriez-vous au frère/à la sœur ainé(e) pour s’occuper du reste de vos en-
fants ? /____________________________________V_________________________________________/
D.11. Que fait votre mari pour vous aider à la maison ? ______________________________________/
D.12. D’après vous, de quoi votre enfant a-t-il besoin ? /____________________________________/

E. PRATIQUES DE SOIN ET D’HYGIÈNE (réponses de la mère)


E.1. Combien de fois par jour baignez-vous l’enfant ? /____/ et par semaine ? /____/
E.2. Quand vous lavez-vous les mains ? /__________________________________________________/
Pourquoi ? /_______________________________________________________________________/
Quand lavez-vous les mains de votre fils/fille ? /_______________________________________/
Pourquoi ? /_______________________________________________________________________/
E.3. Avez-vous fait vacciner votre enfant ? OUI /___/ NON /___/ (Si oui, demander le carnet de
santé, de vaccination, cicatrice)
E.4. A-t-il reçu la Vitamine A ? OUI /___/ NON /___/

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101

Quand ? (jj/mm/aaaa) /______//______//___________/ Pourquoi ? /_________________/


E.5. Votre fils/fille a-t-il fait de la diarrhée au cours des 15 derniers jours ? OUI /___/ NON /___/
(Si NON, passer à la question E.7)
E.6. Qu’avez-vous fait ? / _______________________________________________________________/
Et ensuite ? /______________________________________________________________________/
E.7. En cas de diarrhée dans la famille, que faites-vous ? /___________________________________/
Avez-vous des sachets de SRO à la maison ? OUI /__/ (demander à voir les sachets ou les ingré-
dients pour le préparer) NON /__/
E.8. Que faites-vous si votre enfant a :
a- Une infection aux yeux /_____________________________________________________________/
b- Mal aux oreilles /___________________________________________________________________/
c- Mal aux dents /_____________________________________________________________________/
d- Mal à la tête /______________________________________________________________________/
e- Une infection de la peau /____________________________________________________________/
f- Des difficultés à respirer / ____________________________________________________________/
g- De la fièvre /_______________________________________________________________________/
E.9. Face à quels symptômes vous adressez-vous au :
a- Guérisseur ? /_______________________________________________________________________/
b- Centre/poste de santé / _____________________________________________________________/
E.10. Dans votre famille, qui prend les décisions concernant votre santé ? /____________________/
Pourquoi ? /______________________________________________________________________/

Note : Demander d’aller au toilettes et de se laver les mains avec du savon.


Il y a des latrines OUI /___/ NON /___/ Il y a du savon : OUI /___/ NON /___/

F. QUESTIONS À POSER AUX AUTRES MEMBRES DE LA FAMILLE

LA GRAND-MÈRE, LA BELLE-MÈRE (femme du père ou mère du conjoint) PEUVENT RÉPONDRE…

F.1. D’après vous, à quel âge faudrait-il commencer à donner à l’enfant d’autres aliments que le lait
maternel ? /_______/
F.2. a Normalement, pendant combien de temps la mère donne-t-elle uniquement du lait maternel ?
/______________________/
F.2.b Croyez-vous qu’il est bon pour l’enfant de ne lui donner que du lait maternel ? OUI /___/ NON
/___/
Pourquoi ? /__________________________________________________________________________/
F.3. D’après vous, quels aliments et boissons ne sont pas conseillés pour un enfant de :
A- Moins de 3 mois ? /__________________________________________________________________/
B- Moins de 6 mois ? /__________________________________________________________________/
C- Moins de 1 an ? /____________________________________________________________________/
D- Moins de 2 ans ? /___________________________________________________________________/
E- Moins de 3 ans ? /___________________________________________________________________/

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102
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RÉPONSES DU PÈRE

F.4. D’après vous, votre enfant est-il en bonne santé ? OUI /___/ NON /___/
Pourquoi ? /___________________________________________________________________________/
F.5. Combien de temps par jour passez-vous avec l’enfant ? /__/__/ heures
F.6. Que faites-vous lorsqu’un de vos enfants tombe malade ? /______________________________/
F.7. D’après vous, comment maintenir l’enfant en bonne santé ? /_____________________________/
F.8. D’après vous, de quoi votre enfant a-t-il le plus besoin ? /________________________________/
F.9. À qui prêtez-vous plus d’attention au sein de la famille ? Classer par ordre de préférence (1
étant le préféré) :
À vos fils /___/; à vos filles /___/ ; à votre femme /___/ ; à votre frère /___/; à votre mère
/___/; à votre père /___/

RÉPONSE DU FRÈRE/DE LA SŒUR OU DE LA PERSONNE QUI S’OCCUPE DE L’ENFANT

F.10. Quel âge as-tu ? /______/ ans


F.11. Vas-tu à l’école ? OUI /___/ NON /___/
F.12. Quelles sont tes responsabilités concernant ton petit frère/ta petite sœur ? /______________/
F.13. Combien de temps par jour passes-tu avec l’enfant ? /__/__/ heures
F.14. Quelles activités fais-tu dans la journée ? /___________________________________________/
F.15. a Que fais-tu si l’enfant pleure ? /___________________________________________________/
F.15. b Et si l’enfant a faim ? /___________________________________________________________/
F.16. Qu’aimes-tu faire avec ton frère/ta sœur ? /__________________________________________/
Pourquoi ? /___________________________________________________________________________/
F.17. Qu’est-ce que tu N’AIMES PAS faire avec ton frère/ta sœur ? /___________________________/
Pourquoi ? /__________________________________________________________________________/
F.18. Que donnes-tu à manger à l’enfant ? /________________________________________________/

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103

ANNEXE 2. FICHE D’OBSERVATION DURANT LA VISITE À DOMICILE (VàD)

FICHE D’OBSERVATION À RÉALISER LORS DES ENQUÊTES À DOMICILE


1. OBSERVATION DE L’ENFANT
ASPECTS PHYSIQUES
Corpulence, yeux, peau. Hygiène corporelle, mains, ongles.
ASPECTS PSYCHOLOGIQUES
Curieux/fâché/souriant ; Actif/inactif ; Sociable/réservé/Confiant
2. OBSERVATION DES AUTRES MEMBRES DE LA FAMILLE
MÈRE
Aspects physiques (hygiène, enceinte, allaite, etc.) et psychologiques
(aimable, attitude envers l’enfant et les étrangers, etc.)
Deuxième personne s’occupant de l’enfant
Statut dans la famille. Aspects physiques et psychologiques. Qualité de
l’interaction avec l’enfant
Père
Qualité de l’interaction avec l’enfant (verbale et non verbale)
Autres membres de la famille
Type d’interaction : jeux, stimulation
Autres observations. Présence de jeux…
3. OBSERVATION DES PRATIQUES D’HYGIÈNE
Liées à l’alimentation et à l’eau
Ils se lavent les mains avant et après les repas et avant de préparer le
repas.
Nettoyage des ustensiles de cuisine. Aliments couverts.
Liées au corps
Savon, les mains sont lavées après le passage aux toilettes
Liées à l’environnement
Latrines, point d’eau, présence d’animaux, mouches là où le repas est
préparé, propreté
Autres observations.
4. OBSERVATION DES PRATIQUES ALIMENTAIRES
Comment l’enfant mange-t-il (main, cuiller…). Il utilise la même assiette
que d’autres personnes. Avec qui mange-t-il ? Ingrédients du plat.
Quantité.
Autres observations.
5. OBSERVATION CONCERNANT LA DISPONIBILITÉ DES ALIMENTS
Aliments issus d’animaux, produits maraîchers, du potager.
Stockage et conservation des aliments
Autres observations.
6. OBSERVATION CONCERNANT LES PRATIQUES DE SOIN ET D’HYGIÈNE
Cicatrices de vaccins, carnet de santé, utilisation de sel iodé.
Moustiquaires, présence de SRO ou des ingrédients correspondants.
Autres observations.

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104
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ANNEXE 3. RAPPEL DE 24 HEURES

RAPPEL DE 24 HEURES POUR LE RÉGIME ALIMENTAIRE


(À REMPLIR PAR L’AGTC)
Nom de la Mère __________________________________________
Communauté __________________________________________
Municipalité __________________________________________
Nom de l’enfant __________________________________________
Date (jj/mm/aa) ___________
Poids (en Kg) ___________
Taille (en Cm) ___________
%P/T ___________
Âge (en mois) _________
FRÉQUENCE
QUALITÉ- INGRÉDIENTS QUANTITÉ
HEURE DE REPAS (combien de fois au
(ALIMENT / BOISSON) (mesure locale)
cours

Oui (passe à la question 4) Non


1. L’enfant mange-t-il tout ce que vous lui donnez ?

2. Quels sont les plats que l’enfant refuse de manger ?

3. Pourquoi ne veut-il pas les manger ?

4. Votre enfant boit-il beaucoup Oui Non Combien de fois ?


d’eau par jour ?
Oui Lesquels ? Pourquoi ? Non
5. Y a t’ il des aliments interdits à l’en-
fant ?

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105

ANNEXE 4. EXEMPLE DE MODULE DE FORMATION

MODULE DE FORMATION DES ATELIERS COMMUNAUTAIRES (AC)

BÉNÉFICIAIRES :

FORMATEUR(TRICE) ______________________________________

DURÉE ____________________________

HORAIRE ____________________________

LIEU DE LA FORMATION _______________________________________

ORGANISÉ PAR :
Département technique de Santé et Nutrition d’ACF-E

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106
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INDEX. Possibilité d’ajouter d’autres sujets si nécessaire.

1. Objectifs de la formation
2. Mesures anthropométriques
2.1. Périmètre brachial
2.2. Poids
2.3. Taille
2.4. Indices nutritionnels
2.5. Exercices
3. Recensement nutritionnel
4. Projet des Ateliers Communautaires (AC)
4.1 Description du projet
4.2 Critères d’Admission
5. Organisation de la stratégie IEC
6. Les messages IEC développés dans les AC
7. Description des aliments et de leur rôle dans l’organisme

1. OBJECTIFS DE LA FORMATION

Apporter aux bénéficiaires de la formation :


– Les connaissances et les habiletés leur permettant de prendre correctement les
mesures anthropométriques des enfants d’entre 6 et 59 mois durant la réalisa-
tion du recensement nutritionnel.
– Les connaissances de base permettant à la communauté de réaliser le suivi nu-
tritionnel des enfants d’entre 6 et 59 mois.
– Les moyens d’avoir les connaissances de base du programme des AC (Ateliers
Communautaires).
– Les informations nécessaires à la bonne compréhension des messages IEC (Infor-
mation, Éducation, Communication) développés dans la phase d’exécution de
l’AC.
– Les connaissances et habiletés leur permettant de transmettre ces connaissances
aux groupes de mères et d’enfants sélectionnés pour les ateliers.
– L’information nécessaire pour comprendre la formulation des recettes qui se-
ront développées lors des activités de l’AC.

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107

– Les connaissances et habiletés leur permettant de transmette ces connaissances


aux groupes de mères et de leur faire confectionner ces recettes au cours de
l’atelier (1 recette par jour pendant 12 jours).
– Les connaissances de base leur permettant de sensibiliser la communauté à une
alimentation saine et équilibrée.

2. MESURES ANTHROPOMÉTRIQUES

Objectifs spécifiques
1. À la fin de cette partie, les bénéficiaires de la formation devront être capables
de :
2. Peser un enfant selon les différentes étapes décrites dans la fiche technique.
3. Mesurer un enfant couché et debout, avec une marge d’erreur maximum de
0,5cm.
4. Mesurer le périmètre brachial de façon fiable, avec une marge d’erreur maxi-
mum de 0,1cm.
5. Identifier les œdèmes de malnutrition et les classer selon les critères de gra-
vité.
6. Reporter ces données sur la fiche de suivi de l’enfant.
7. Être convaincus de l’importance de la prise de mesures anthropométriques dans
l’identification de la malnutrition.
Matériel et préparation
– Balance de 25 kg
– Planche pour mesurer ou toise
– Périmètre brachial (MUAC ou PB)
– Grilles de % Poids / Taille
– Harnais de pesée
– Calculatrice
– Fiches d’observation pour les enfants.
Prise de mesures anthropométriques
Les mesures anthropométriques utilisées pour évaluer l’état nutritionnel d’un in-
dividu sont les suivantes :
– le périmètre brachial
– le poids

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108
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– la taille
– les œdèmes
– toutes ces mesures en fonction de l’âge et du sexe.
2.1. LE PÉRIMÈTRE BRACHIAL (PB)
Le périmètre brachial (PB ou MUAC en anglais) ne fournit pas à lui seul une vision
représentative de l’état de malnutrition d’enfant, sauf s’il y a risque de décès. Plus
le PB est bas, plus le risque de mortalité augmente.
Il est donc utilisé pour détecter les enfants les plus exposés au risque de morta-
lité pour un âge compris entre 6 (>=65 cm) et 59 mois.
Etant donnée sa rapidité d’exécution et la bonne estimation qu’il offre quant au
risque de mortalité, il est habituellement utilisé pour les évaluations rapides.
Selon les résultats du MUAC, il est possible de classer les enfants en trois catégo-
ries :

enfant / PB < 110 mm 110-120mm 120-135mm >135 mm


Malnutrition aiguë modérée
Malnutrition avec risque
Malnutrition aiguë sévère
Normal

Les enfants dont le PB est inférieur à 110 mm sont admis dans les centres de
nutrition thérapeutique (CNT).
Les enfants dont le PB est compris entre 110 et 119 mm sont admis dans les
centres de supplémentation et inclus dans les AC.
Présentation du matériel et techniques de prise de mesure
– Le PB se mesure au bras gauche, au centre de la zone si-
tuée entre le coude et l’épaule, à l’aide d’un mètre PB
spécial que l’on place autour du bras.
– Le bras doit être détendu.
– La lecture s’effectue par la fenêtre du mètre PB, en
ajustant doucement le mètre PB au bras.
– La mesure est enregistrée avec une précision 0,1 cm. Figure 1. Ruban de PB
Exercices pratiques
– Faire les exercices jusqu’à ce que les mesures soient fiables. L’évaluation des
agents se fera entre eux sous la supervision du formateur : un agent prend la me-

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109

sure pendant que l’autre observe, critique et corrige.


– Commentaire de possibles sources d’erreurs.
– Comment noter le PB sur la fiche de l’enfant.
2.2. LE POIDS
Matériel et technique :
– Utiliser une bascule mécanique de 25 Kg suspendue de telle sorte que le cadran
soit à la hauteur des yeux du mesureur.
– Suspendre le harnais de pesée au crochet et régler l’ai-
guille de la balance à zéro.
– Tous les matins, on vérifiera la fiabilité de la balance à
l’aide d’un poids connu.
– Déshabiller l’enfant et l’installer dans le harnais de
pesée.
– Suspendre le harnais au crochet et lire le poids selon la
marque de 100g la plus proche de l’aiguille une fois sta-
bilisée (s’assurer que l’enfant pende librement sans rien
toucher).
Figure 2.Poids d’un en-
fant – Annoncer la mesure à voix haute à une personne qui no-
tera le poids de l’enfant sur la fiche correspondante en
la répétant à son tour à voix haute.
Exercice pratique : Vérifier la fiabilité d’une balance et régler l’aiguille à zéro.
2.3. LA TAILLE
– Les enfants de plus de 85 cm se mesureront debout.
– Les enfants de moins de 85 cm seront mesurés couchés. Dans ce cas, la mesure
de la taille sera réalisée par deux personnes.
Mesure un enfant couché :
– Mettre la planche par terre.
– Coucher l’enfant au centre de la
planche, avec les pieds près du cur-
seur mobile.
– Une personne située du côté fixe de
la planche tient la tête de l’enfant
entre ses mains, au niveau des
Figure 3. Mesurer un enfant en position hori-
oreilles. L’enfant doit regarder vers le
zontale.
haut.

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110
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– L’autre personne place une de ses mains sur les chevilles de l’enfant ou sur les
genoux pour tenir les jambes et, avec l’autre main, déplace le curseur jusqu’à
la plante des pieds de l’enfant en s’assurant que le curseur soit bien plaqué
contre les pieds.
– La lecture s’effectue au millimètre près et est annoncée à voix haute.
– La mesure est notée sur la fiche de l’enfant par un assistant qui la répète à voix
haute.
Mesurer un enfant debout :
– Installer la toise sur une surface plane.
– Retirer les chaussures de l’enfant et placer ses pieds sur
la base de la planche. Les talons doivent être plaqués
contre la partie postérieure.
– La tête, les épaules et les fesses doivent toucher la
planche.
– Une personne tiendra les chevilles et les genoux de l’en-
fant, pendant qu’une autre personne tiendra la tête de
l’enfant droite et fera glisser le curseur jusqu’au sommet
Figure 4. Mesurer un en- de la tête pour prendre la mesure.
fant debout
– L’enfant doit regarder droit devant lui lors de la prise de
mesure.
– On effectue la lecture au mm près. Le mesureur l’annonce à voix haute et l’as-
sistant la répète et la note sur la fiche de l’enfant.
Exercice pratique :
Mesurer des enfants de la communauté debout ou en position horizontale. S’il n’y
a pas d’enfants sur les lieux de la formation, l’exercice ne pourra pas être réalisé.
2.4. INDICES NUTRITIONNELS
Les paramètres exposés précédemment, lorsque pris séparément, ne permettent
pas d’évaluer l’état nutritionnel de l’enfant. On utilise donc les indices nutritionnels :
– Indice poids / taille : permet de détecter la malnutrition aiguë ou une malnu-
trition récente.
– Indice poids / âge : permet de détecter la malnutrition globale (protéique-éner-
gétique) ; il s’agit d’un indice très sensible.
– Indice taille / âge : permet de détecter la malnutrition chronique ou de longue
durée.
Dans tous les cas, la présence d’œdème indique une malnutrition aiguë sévère (ou
Kwashiorkor).

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111

2.4.1 L’indice poids / taille (%P/T).


L’indice poids / taille est le plus approprié pour quantifier la malnutrition dans
des contextes d’urgence où les formes de malnutrition sévère sont les plus courantes.
Chez un enfant en bonne santé la taille et le poids augmentent parallèlement. Il est
donc possible de trouver les valeurs moyennes permettant d’établir des grilles dans
lesquelles le poids et la taille soient mis en rapport. Le poids d’un enfant malnutri
sera inférieur au poids “ normal ” pour sa taille.
Dans cette grille :
– Les poids sont exprimés en Kg et sont indiqués dans des colonnes sous les pour-
centages.
– Les tailles sont indiquées en cm, avec des intervalles de 0,5 cm.
– Pour une taille donnée, plus le poids diminue, plus le pourcentage est faible.
- Poids moyen = 100% Enfant bien nourri.
- Poids objectif = 85% Objectif à prendre en charge dans les centres de nu-
trition
- 70 a 79% Malnutrition modérée
- < 70% Malnutrition sévère
S’assurer que tous les agents comprennent bien les notions de pourcentages, in-
tervalles, etc.
2.4.2 L’indice poids-âge (P/E).
La mesure du poids par rapport à l’âge ne permet pas, à elle seule, de déterminer
qu’un enfant est atteint de malnutrition aiguë (enfant maigre) ou de malnutrition
chronique (petit enfant), mais elle est utilisée dans le suivi de la croissance.
Dans le carnet sanitaire de la mère et de l’enfant, ainsi que sur sa fiche de suivi,
l’indice poids/âge est utilisé pour superviser la croissance de l’enfant.
Documentation de la fiche de croissance
La fiche de suivi est couramment appelée fiche infantile de croissance et contient
deux parties :
1. Données générales :
– Nom
– Poids du nouveau né en grammes.
– Date de naissance.
– Facteurs de risque : accouchement prématuré, faible poids à la naissance,
malformations congénitales, accouchements multiples, accouchements rap-

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112
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prochés, nombre de frères et sœurs plus âgés, type d’alimentation, maladies


récurrentes.
Graphique :
La croissance de l’enfant est représentée sur un graphique de la fiche par une
courbe en fonction des différents poids et de l’âge de l’enfant. Cette courbe doit être
comparée à la courbe de référence afin de savoir si la croissance est normale ou pas.
Il existe de nombreuses
courbes de référence, la plus
AFFICHE DE CROISSANCE utilisée étant celle de l’OMS.
Cette courbe se trouve égale-
ment dans le carnet de santé
de la mère et de l’enfant
(fiche de croissance infantile).
– Sur le graphique, on ob-
serve :

ÂGE EN MOIS
– lignes verticales repré-
sentant l’âge de l’enfant
en mois (accomplis)
– lignes horizontales représentant le poids de l’enfant en kilogrammes.
– une case à gauche représentant le mois de naissance de l’enfant où il faut noter
son poids à la naissance.
– courbes de référence :
– courbe supérieure (S)
– courbe moyenne (M)
– courbe inférieure (I)
L’espace entre deux courbes est dénommée bande. La courbe de croissance est
donc composée de quatre bandes :
– La bande se trouvant entre la courbe supérieure et la courbe moyenne est la
zone de croissance normale (bande verte).
– La bande entre la courbe moyenne et la courbe inférieure est la zone de mal-
nutrition modérée (bande jaune). Les enfants se trouvant dans cette bande
feront partie de la présélection des AC.
– La bande se trouvant en dessous de la courbe inférieure est la zone de malnu-
trition sévère (bande rouge).
– La bande se trouvant au-dessus de la courbe supérieure correspond à la zone de
malnutrition par excès ou surpoids. Cependant, tous les enfants se trouvant dans
cette bande n’ont pas forcément de surpoids.

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113

Techniques de documentation de la fiche de croissance :


Il s’agit, sur le graphique, de :
A) Localiser :
– La ligne correspondant à l’âge actuel de l’enfant en mois.
– La ligne horizontale correspond au poids de l’enfant en kilos à la date de
pesée.
A) Rechercher l’intersection entre les deux lignes en marquant un point en « y »
correspondant au poids de l’enfant (à l’âge actuel) que l’on obtiendra lors de
la pesée réalisée au cours de la séance. Cet exercice sera fait chaque mois.
C) Joindre les points des différentes pesées mensuelles. Les données des diffé-
rents poids mensuels permettent de représenter la courbe de croissance de l’enfant.
Si l’enfant n’a pas été pesé les mois précédents, il est recommandé de ne pas rem-
plir les cases correspondantes et de les laisser vides.
Si le poids n’atteint pas un chiffre entier (par exemple, 6,5 Kg) on le notera au mi-
lieu de la case correspondante. Si l’âge ne correspond pas à des mois entiers (par
exemple : 1 mois et dix jours) on le représentera à mi-chemin ou au milieu de la case
correspondante.
Si l’enfant est pesé deux fois dans le même mois, le deuxième poids ne sera pas
reporté sur la fiche si l’enfant est sain. Par contre, si l’enfant est malade, le poids
devra être reporté sur la fiche afin de pouvoir prendre une décision. Dans ce cas, la
position du point dépendra du moment de la pesée (première ou deuxième quinzaine
du mois).
Interprétation de la courbe :
La tendance de la courbe de croissance (un seul point en fonction de l’âge) par rap-
port aux courbes de référence est d’une importance capitale.
La courbe peut présenter divers aspects :
– Une courbe ascendante et régulière est un signe de bonne croissance.
– Une courbe stationnaire est un signe d’alerte.
– Une courbe descendante est un signe de danger.
Dans les AC, nous utiliserons les indices P/Â pour suivre la croissance et faire
la première sélection. Quant à l’indice P/T, il est utilisé pour la sélection finale
des enfants pour les AC.

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114
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Qui prend l’enfant en charge (en fonction de la tendance de la courbe) :


Moins de 6 mois :

Tendance
de la courbe Bande verte Bande jaune Bande rouge
Le Centre de Santé s’en
charge
L’hôpital s’en charge :
- encourager à continuer l’a-
llaitement maternel. - évaluation
Encourager à
- sensibilisation et éducation - récupération nutritionnelle
Courbe continuer
des parents.
ascendante l’allaitement - traitement de maladies intercu-
maternel. - chercher d’autres maladies rrentes.
(diarrhée, paludisme…).
- réorientation vers le CS pour
- réorienter vers l’hôpital si le suivi.
poids se maintient dans cette
bande durant plus de 3 mois.
L’hôpital s’en charge :
Le Centre de Santé s’en
Le Centre de - évaluation
charge
Courbe Santé s’en charge - récupération nutritionnelle
stationnaire - chercher la cause (diarrhée,
pendant 3 - chercher la paludisme…). - traitement de maladies intercu-
mois cause (diarrhée, rrentes.
paludisme…). - réorienter vers l’hôpital si
possible. - réorientation vers le CS pour
suivi.
L’hôpital s’en charge :
Le Centre de - évaluation
Santé s’en charge - récupération nutritionnelle
Courbe Réorienter vers l’hôpital si
descendante - chercher la possible. - traitement de maladies intercu-
cause (diarrhée, rrentes.
paludisme…).
- réorientation vers le CS pour
suivi.

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115

Á partir de 6 mois :
Tendance
de la courbe Bande verte Bande jaune Bande rouge
Le Centre de Santé s’en
charge :
Le Centre de Santé - surveillance de l’enfant.
L’hôpital s’en charge :
s’en charge :
- continuer à encourager l’a-
- évaluation
- encourager à llaitement maternel.
continuer l’allai- - sensibilisation et éducation - récupération nutritionnelle
Courbe
tement maternel. parents.
ascendante - traitement de maladies intercu-
- continuer à diver- - chercher d’autres maladies rrentes.
sifier et à intro- (diarrhée, paludisme…).
- réorientation vers le CS pour
duire d’autres - réorienter vers l’hôpital si le suivi.
aliments. poids se maintient dans cette
bande pendant plus de 3
mois.
Le Centre de Santé L’hôpital s’en charge :
Le Centre de Santé s’en
s’en charge :
charge : - récupération nutritionnelle
Courbe
- améliorer l’ali-
stationnaire - chercher la cause (diarrhée, - traitement de maladies intercu-
mentation.
pendant 3 paludisme…). rrentes.
mois - chercher la
- Réorienter vers l’hôpital si - réorientation vers le CS pour
cause (diarrhée,
possible. suivi.
paludisme…).

Le Centre de Santé L’hôpital s’en charge :


s’en charge :
- récupération nutritionnelle
- améliorer l’ali-
Courbe Réorienter vers l’hôpital si - traitement de maladies intercu-
mentation.
descendante possible. rrentes.
- chercher la
cause (diarrhée, - réorientation vers le CS pour
paludisme…). suivi.

2.5. EXERCICES
Exercice 1
Citer les critères d’admission aux AC.
Exercice 2
1) Trouver le % P/T exact du cas suivant :
51 cm et 2,8 kg
63,5 cm et 6,6 kg
76,5 cm et 7,5 kg
125 cm et 16,9 kg

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116
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2) Arrondir la taille à 0,5 cm près et trouver le % P/T exact :


91,2 cm et 11,3 kg
109,7 cm et 12,8 kg
69,8 cm et 6,4 kg
3) Trouver le % P/T approximatif exprimé en intervalles (ex. : 70-75%) ou bien ex-
primé par « < à » (ex. : < 75%) :
51,1 cm et 2,4 kg
65,7 cm et 5,5 kg 79,3 cm et 6,3 kg
113,8 cm et 15,5 kg
Refaire les exercices jusqu’à l’obtention de pourcentages sans erreurs.
Montrer comment noter le % poids/taille sur la fiche de l’enfant.
Exercice 3
Vous venez de réaliser une enquête nutritionnelle dans le village. Vous avez pesé
20 enfants de 0 à 5 ans et vous avez obtenu les poids suivants :

1 M 16 6,5
2 F 3 4,0
3 F 24 8,2
4 M 18 9,0
5 M 6 5,0
6 M 10 5,2
7 F 42 11,0
8 F 28 8,2
9 F 33 12,0
10 F 25 7,0
11 M 8 5,2
12 F 9 7,0
13 F 12 6,9
14 M 24 7,8
15 F 54 15,0
16 M 35 8,5
17 F 20 8,0
18 M 15 8,8
19 M 5 8,0
20 F 9 7,5

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117

Questions :
– Noter les différents poids sur une fiche de croissance.
– Noter les résultats de votre enquête dans le tableau suivant

Résultats Nombre d’enfants


Nutrition normale ou surpoids
Malnutrition modérée
Malnutrition sévère ou grave
Total 20

3. RECENSEMENT NUTRITIONNEL

Le recensement nutritionnel permet de connaître la situation nutritionnelle des en-


fants de 6 à 59 mois dans une région donnée. Ce groupe d’âge est considéré comme
le plus vulnérable face à la malnutrition et autres maladies associées.
Pour le bon développement du recensement il faut respecter les étapes suivantes :
– Réaliser une sensibilisation du village à recenser :
– Le jour du recensement, les mères ayant des enfants de 6 à 59 mois doivent
être présentes sur les lieux du recensement (dans le village).
– Les mères doivent amener l’enfant ainsi que le carnet de santé de l’enfant à
recenser (et non pas celui d’un frère ou d’une sœur) ou tout autre document
permettant de vérifier l’âge de l’enfant.
– Préparation du matériel : balance mécanique, fiches pour la compilation des
données...
– Laisser un espace suffisant entre la zone de pesée et la zone d’attente des
mères.
– Appeler une des mères et lui demander le carnet de santé. La vérification de
l’âge se fera selon le tableau suivant :

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118
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Mois de Année de Âge actuel Mois de Année de Âge actuel Mois de Année de Âge actuel
naissance naissance en mois naissance naissance en mois naissance naissance en mois
Juillet 2006 6 Janvier 2005 24 Juillet 2003 42
Juin 2006 7 Décembre 2004 25 Juin 2003 43
Mai 2006 8 Novembre 2004 26 Mai 2003 44
Avril 2006 9 Octobre 2004 27 Avril 2003 45
Mars 2006 10 Septembre 2004 28 Mars 2003 46
Février 2006 11 Août 2004 29 Février 2003 47
Janvier 2006 12 Juillet 2004 30 Janvier 2003 48
Décembre 2005 13 Juin 2004 31 Décembre 2002 49
Novembre 2005 14 Mai 2004 32 Novembre 2002 50
Octobre 2005 15 Avril 2004 33 Octobre 2002 51
Septembre 2005 16 Mars 2004 34 Septembre 2002 52
Août 2005 17 Février 2004 35 Août 2002 53
Juillet 2005 18 Janvier 2004 36 Juillet 2002 54
Juin 2005 19 Décembre 2003 37 Juin 2002 55
Mai 2005 20 Novembre 2003 38 Mai 2002 56
Avril 2005 21 Octobre 2003 39 Avril 2002 57
Mars 2005 22 Septembre 2003 40 Mars 2002 58
Février 2005 23 Août 2003 41 Février 2002 59

Les enfants n’étant pas dans le tableau ne seront pas recensés. Les enfants de
moins de 6 mois ne doivent recevoir que du lait maternel.
Après avoir vérifié l’âge de l’enfant, celui-ci sera pesé selon la technique expliquée
ci-dessus.
Toutes les informations doivent être correctement notées dans le registre de recense-
ment, sans oublier le nom du village et le district. Voici un exemple de registre à remplir
lors du recensement :

REGISTRE DE LA SITUATION NUTRITIONNELLE DE LA POPULATION D’ENFANTS DE


6 A 59 MOIS (1)
(À REMPLIR PAR L’AGTC)

Date du Registre /___//___//_______/ Communauté /_________________________________________/


Agent de Terrain /__________________________________________________________/
Agent communautaire /_________________________________________________/
Agent de Santé /____________________________________________________________/

Prénom Nom Prénom Nom Classification


Sexe (de Âge Poids
N (M/F) l’en- (de l’en- (de la (de la Localité Date Nais (m) (kg) %P/E
fant) fant) mère) mère) V A R
1
2

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


119

- Date : Date de réalisation du recensement.


- N° : Numéro affecté à l’enfant pesé, par ordre de recensement.
- Sexe : Noter F si féminin et M si masculin
- Nom et prénoms de l’enfant et Nom et prénoms de la Mère
- Localité : D’où vient l’enfant
- Date de naissance : Selon le carnet de santé. Si la date de naissance n’existe
pas, on indiquera un évènement important le plus proche à la date de naissance.
- Âge (MOIS) : Il est très important d’indiquer l’âge conformément au tableau in-
diqué ci-avant. On n’utilisera que des numéros.
- Poids (KG) : Le poids sera noté en KG, à une décimale (par exemple, 4,5).
- Classification : Selon la fiche d’évaluation de l’état nutritionnel. V correspond
à la bande verte ; A à la bande jaune ; et R à la bande rouge.
On remontera ces informations en remplissant les feuillets de réorientation cor-
respondants.
Organisation du personnel lors du recensement :
- AgtC : peser l’enfant et mesurer le PB….
- Responsable du centre sanitaire : Vérifier l’âge de l’enfant et noter les résultats.
S’il n’y a pas de responsable du centre, l’ATSC se chargera de noter les résultats.
Après le recensement dans le village, le registre et les fiches seront remis aux
Agents de terrain d’ACF-E présents dans la zone.

4. ATELIERS COMMUNAUTAIRES

4.1. DESCRIPTION DU PROJET


Il s’agit d’une approche comunautaire visant le rétablissement nutritionel et cher-
chant à pérenniser les mécanismes cognitifs de lutte contre la malnutrition infantile,
notamment sous sa forme modérée, et permettant à la communauté elle-même de
proposer des solutions locales contre la malnutrition.
Cette approche semble être l’une des méthodes les plus sûres pour garantir l’amé-
lioration nutritionnelle des enfants d’un programme de nutrition communautaire. Elle
permet aux familles de prendre en charge la récupération des enfants et le traite-
ment des cas simples de malnutrition au sein de la communauté, et aux femmes d’ac-
quérir de bonnes pratiques alimentaires.
Elle se développe sur 12 jours d’ateliers, puis sur 11 mois de suivi près du domi-
cile de chaque bénéficiaire.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


120
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Les mères ayant des enfants mal nourris sont invitées à prendre part aux démons-
trations nutritionnelles de l’atelier durant 12 jours en apportant des aliments locaux
disponibles selon la saison ou en apportant une contribution à la recette du jour.
Objectif général : La récupération des enfants mal nourris et l’acquisition de
connaissances de la part des mères dans le but d’un changement de comportement po-
sitif à long terme.
Description :
L’AC est une intervention nutritionnelle visant la récupération des enfants mal
nourris (6-59 mois), non pas à travers les professionnels de la santé, mais à travers
leurs mères, dans le foyer d’une mère “modèle” appartenant au voisinage et volon-
taire (mère lumière), et utilisant des produits locaux disponibles et accessibles éga-
lement pour les familles pauvres. Les jeunes enfants bien nourris (issus de familles
pauvres) et leurs familles sont connus sous le nom de « déviance positive » ou « mo-
dèles positifs » car leurs familles ont recours à des pratiques culturelles appropriées
pour élever et nourrir correctement leurs enfants, malgré la pauvreté et les risques
auxquels elles sont exposées.
La méthode est basée sur le concept de “ déviance positive ” : les solutions aux
problèmes d’une communauté se trouvent au sein même de cette communauté et il
n’est pas toujours nécessaire d’avoir recours à des remèdes extérieurs. La déviance
positive est utilisée dans les Ateliers communautaires dans deux autres cas :
Comme méthode d’identification des aliments locaux les plus nutritifs pour les
communautés, auxquels elles peuvent accéder économiquement et géographique-
ment, et que les mères peuvent donner facilement à leurs enfants.
Comme support de communication pour convaincre les mères d’enfants mal nour-
ris (modèles négatifs) de l’existence d’une solution viable permettant d’améliorer
l’état nutritionnel des enfants et de contribuer à réduire la morbidité et la mortalité
infantiles.
EXÉCUTION
L’exécution des Ateliers Communautaires est construite en trois étapes :
Première étape : Préparation des Ateliers Communautaires.
1) Sensibilisation et négociation avec les pères et les chefs communautaires
afin qu’ils s’impliquent dans le projet et pour la construction d’un abri par com-
munauté.
2) Recensement et pesée des enfants de la localité âgé de 6 à 59 mois ; cette
activité est réalisée en enregistrant tous les enfants de la localité sur un regis-
tre contenant le nom de l’enfant, le nom d’un de ses parents, sa date de nais-
sance, son âge en mois, son poids et la couleur indiquant son état nutritionnel.
Ce recensement est réalisé par l’Agent Communautaire qui utilise pour cela
l’indice Poids/Âge. Après les pesées, il procède à l’identification de huit en-

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


121

fants, dont quatre seront bien nourris (déviance positive) et quatre autres mal
nourris (déviance négative). Cette sélection sera menée discrètement afin
d’éviter de mettre en évidence les mères des enfants mal nourris.

3) Rappel de 24h. C’est une enquête que l’on remet aux huit mamans préalable-
ment sélectionnées par l’Agent Communautaires des AC. Pour cette activité,
l’Agent de Terrain dispose d’une fiche contenant les informations du régime
alimentaire de l’enfant (voir la fiche de rappel de 24 h).

4) Enquête à domicile : (voir la fiche d’enquête à domicile) : elle permet de


connaître tous les problèmes liés à l’hygiène, la santé, l’alimentation, etc., de
l’enfant.

5) Enquête de marché : elle permet de connaître la disponibilité et le coût des


aliments en fonction des saisons. Elle est réalisée par l’Agent de Terrain, les 2
agents communautaires et la mère lumière (voir fiche de l’enquête de mar-
ché).

6) Choix de recettes : le choix dépend des résultats obtenus durant la visite de


24h, l’enquête de marché et l’enquête à domicile (voir exemples de recettes).

7) Élaboration de messages : ils seront élaborés en fonction des problèmes ren-


contrés lors de la visite de 24 h et de l’enquête à domicile.

8) Négociation avec les mères participantes et leurs maris : avant d’engager la


négociation, il faut procéder à la sélection finale des enfants qui participeront
à l’atelier. Pour cette opération, l’Agent Communautaire convoque toutes les
mères dont les enfants se trouvent dans la bande rouge et jaune d’après les der-
nières pesées.

• Le matériel utilisé pour cette sélection finale est le suivant :

• Le registre de recensement et de poids des enfants

• Une balance de 25Kg

• Une toise

• Un harnais de pesée

• La grille de Poids/Taille

• La fiche de suivi de la croissance

• Calculatrice

• Exemples d’enfants sélectionnés pour participer à l’atelier :

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122
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Insuffi-
Âge en Poids Taille sance
N Nom des enfants Nom des mères mois en Kg en cm pondérale Observation
en %
1 Saa Millimouno Fanta Leno 15 7.2 71 17% Malnut. modérée
2 Clarisse Kamano Agathe Ouéndéno 24 8.5 75 16% Malnut. modérée
3 Bintou Wambouno Finda Sitta Téédouno 16 7.0 71 20% Malnut. modérée
4 Oumou Tonguino Koumba Sandouno 22 11.0 81 0% Enfant de la mère Lumière

Il s’agit d’une étape très délicate pouvant être la source d’échec ou de succès de
l’atelier. C’est en effet durant cette étape que l’on explique aux mamans et à leurs
maris l’état nutritionnel de leurs enfants, le besoin d’un accueil en atelier, leur par-
ticipation matérielle et morale, la durée totale et le temps maximum par jour, et le
déparasitage des enfants.
9) Formation de la Mère Lumière sur les différents sujets : l’allaitement ma-
ternel et exclusif, la vaccination, la promotion de la croissance, la lutte contre
les maladies diarrhéiques, la diversification alimentaire, la promotion de la vi-
tamine A...
Deuxième étape : Développement des Ateliers Communautaires
L’ouverture a lieu très tôt le matin et on invite les sages-femmes, les autorités lo-
cales et sanitaires, les parents des enfants participants et les autres mères volon-
taires.
Les mères participantes, munies des aliments pour la recette du jour, se réuniront
sous l’abri construit par la communauté pour cela. Cette phase couvre les 12 jours de
l’atelier.
Rappel :
• Pour qu’un enfant récupère son poids normal au cours des 12 jours de l’atelier,
il doit consommer entre 800 et 1000Kcal par jour et entre 20 et 30 grammes de
protéines. Toutes les mesures utilisées pour la préparation de la recette de-
viendront des mesures communautaires. Par exemple : une boîte de tomates
vide, une boîte de lait concentré Gloria de taille moyenne, une louche, une cuil-
ler à café, à soupe...
• Chaque jour d’atelier correspond à une nouvelle recette au goût de l’enfant et
à la demande des mères participantes (voir la fiche de recette).
• Toutes les personnes convoquées à l’ouverture seront invitées le dernier jour. On
leur expliquera alors tous les problèmes rencontrés et on leur demandera de
poursuivre ces activités dans les différentes familles et dans les zones environ-
nantes. Ils seront également informés du suivi de l’atelier qui sera réalisé dans
les prochains mois.

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123

• Afin de favoriser le déparasitage intestinal, tous les enfants recevront une dose
de Mébendazole selon le protocole dès le démarrage de la séance. On leur ad-
ministrera aussi le FAF (Fer acide folique).
Troisième étape : Le suivi après l’Atelier.
Cette étape est la plus importante pour les Agents Communautaires et les Mères
Lumière. Il s’agit de réaliser le suivi des enfants chez eux après les 12 jours de séances
en encourageant les mères à persévérer dans les pratiques nutritionnelles acquises
lors des AC.
Le suivi est composé de quatre parties (voir les fiches de suivi). Les deux premières
concernent l’évaluation du Poids / Taille des enfants participants et les deux dernières
l’évaluation du Poids / Âge (afin de vérifier que les enfants sont dans la bande verte) :
1 mois après l’atelier
2 mois après l’atelier
6 mois après l’atelier
puis 12 mois après l’atelier
4.2. CRITÈRES D’ADMISSION AUX AC
Les AC sont composés de 8 à 12 familles représentées par les mères et leurs en-
fants mal nourris (malnutrition modérée). Les familles ne sont choisies qu’en fonction
du insuffisance pondérale des enfants mal nourris dont l’âge est compris entres 6 et
59 mois et selon leur situation de vulnérabilité.
La présélection est effectuée parmi les enfants s’écartant des critères de bonne
santé de référence, selon l’indice Poids/Âge (ils se trouvent dans la bande jaune) et
dont le périmètre brachial (PB) est compris entre 110 et 119 cm. La sélection finale
est réalisée à partir de l’indice poids / taille sur un intervalle situé entre 70 et < 85
%.
La participation aux séances de démonstration des mères qui n’ont pas été rete-
nues pour l’atelier est cependant volontaire et libre.
Tâches des Agents Communautaires
Les agents communautaires sont choisis par les membres de la communauté et leurs
activités seront supervisées par les Agents de Terrain d’ACF-E. Il s’agit de volontaires qui
collaboreront étroitement avec les mères lumière sous la supervision directe des Agents
de Terrain. Ils interviennent dans l’exécution des activités suivantes :

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124
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• Assister aux différentes formations pour la réalisation des activités du programme.


• Participer à la visite de 24 heures afin de choisir la mère lumière et d’élaborer les messages de
l’IEC.
• Mettre à jour les registres de pesée mensuelle (suivi de la croissance) en les remplissant correc-
tement et régulièrement.
• Appuyer le comité, les pères et les leaders de la communauté afin de mobiliser et de motiver
les mères participant à l’atelier.
• Diffuser des messages simples.
• Superviser les mères et autres personnes chargées des enfants afin de préparer et de donner
les repas.
• Réorienter les enfants vers le Centre Sanitaire en cas de maladie ou de malnutrition sévère.
• Aider les agents de terrain à remplir les fiches de rappel de 24 heures.
• Veiller à l’hygiène des mères et des enfants pendant et après l’atelier.
• Être disponible pour la communauté à tout moment.
• Enregistrer les poids mensuels des enfants de la communauté de 6 à 59 mois.
• Choisir les mères pour la visite de 24h et la visite à domicile.
• Sensibiliser la communauté aux bonnes pratiques nutritionnelles.
• Gérer le matériel des AC.
• Réaliser la démonstration culinaire avec des aliments locaux.
• Sensibiliser à la diversification alimentaire. Préparer un repas modèle riche en énergie et protéi-
nes. Les mères participant aux AC sont invitées à assister afin de se sentir impliquées.
• Promouvoir la Vitamine A.
• Appuyer la Mère Lumière pour la motivation des autres mamans participantes pendant (recueil
d’ingrédients) et après le déroulement de l’Atelier (démonstration culinaire).
• Encourager les mères à la fin de chaque journée de démonstration à poursuivre chez elles les
mêmes pratiques alimentaires.
• Choix des recettes pour le lendemain (après chaque journée d’Atelier) en collaboration avec les
mères participantes et les agents communautaires.
• Distribution du repas aux enfants malnutris. Encourager les mères à ce que les enfants pren-
nent le repas. Veiller au bon respect des règles d’hygiène des mères et des enfants tout au long
de la séance, pendant et après l’atelier.
• Diffuser les messages clé concernant l’hygiène, l’allaitement maternel, la diversification alimen-
taire à partir de produits locaux, le contrôle de maladies diarrhéiques, le contrôle du paludisme,
la vaccination et le suivi de la croissance.

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125

LES TÂCHES DE LA ML SONT :


• L’accueil des femmes.
• L’organisation de l’atelier.
• La quantification des aliments.
• La gestion des ingrédients et des recettes (choix de recettes).
• La préparation du repas.
• Le partage des tâches entre les femmes participantes.
• La diffusion de messages éducatifs.
• Les visites à domicile chez les mères participantes.
• Participer à l’enquête de marché avec les Agents Communautaires et avec l’aide des Agents de
Terrain.
• Maintenance en bon état de propreté de tout le matériel pour la préparation et la consommation
des aliments, avant et après les repas.
• Lavage des mains avant et après les repas.

Exercice de remplissage de certaines fiches utilisées lors des AC :


- Fiche de suivi de l’enfant du 1er au 12ème jour.
- Fiche de suivi de l’enfant le 1er, le 2ème, le 6ème et le 12ème mois.
- Fiche de suivi de la croissance.
- Fiche de l’enquête à domicile.
- Fiche du rappel de 24 heures.

S’il n’y a pas suffisamment de temps pour la formation, la partie concernant les messages IEC
sera réalisée au cours de l’étape de déroulement de l’atelier, avec la mère lumière.
À la fin de ce dossier, vous trouverez toutes les informations nécessaires pour que les ATSC, AgtC
et Responsables des postes sanitaires disposent du matériel à l’avance et puissent gérer leur au-
toformation.

5. ORGANISATION DE LA TABLE RONDE

Conseils avant toute table ronde :


• N’oubliez pas qu’il vaut mieux ne rien faire que de mal faire ;
• Essayez de comprendre les circonstances des femmes ;
• Parlez de façon simple et compréhensible, en répétant si cela est nécessaire ;

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126
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• Ne vous donnez pas des airs importants et ne vous montrer pas de mauvaise hu-
meur devant les femmes ;
• Soyez ponctuel ;
• Prenez connaissance des interdictions et des habitudes alimentaires ;
• Apprenez bien l’alimentation locale et la façon de préparer les aliments ;
• Informez vous sur l’âge de démarrage de l’alimentation des enfants et prenez
en compte ;
• Travaillez avec bon sens et courage.
Comment réaliser la table ronde nutritionnelle :
• Indiquez aux femmes de se mettre en cercle et placez vous au centre.
• Donnez la bienvenue aux femmes et posez leur des question sur la santé des en-
fants afin d’instaurer un climat de confiance avec les mères.
• Posez leur ensuite des questions concernant le thème à aborder afin de connaî-
tre le niveau de connaissance à ce sujet.
Par exemple, s’il s’agit de l’alimentation équilibrée des enfants vous pouvez de-
mander :
- Qu’est-ce que votre enfant a mangé hier ?
- Comment avez-vous préparé le repas ?
- Qu’est ce que le lait apporte à ton enfant ?
• Introduisez le sujet (par exemple : les 3 groupes alimentaires) et demandez aux
femmes de le répéter et de poser des questions.
• Il faut être patient et répéter plusieurs fois la même chose, spécialement si une
femme du groupe n’a pas bien compris une partie de votre explication.

6. LES MESSAGES DÉVELOPPÉS LORS DES AC

NOTE : cette liste n’est pas exhaustive et tout nouveau message identifié devra
être ajouté à la liste.
1. Les femmes enceintes sont au centre de santé pour la consultation préna-
tale (CPN)
Message clé :
Chaque femme enceinte doit se rendre au centre de santé au moins trois fois
durant la grossesse pour se faire vacciner, recevoir des médicaments (FAF, Chlo-
roquine) et des conseils concernant son alimentation.
Informations additionnelles :

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127

La femme enceinte se rend au centre de santé pour recevoir : le vaccin contre


le tétanos, des conseils concernant l’allaitement maternel exclusif, l’alimen-
tation de la femme enceinte, les suppléments en acide folique contre l’anémie
et la chloroquine contre le paludisme.
Afin d’éviter certaines maladies et la malnutrition pendant la grossesse, au mo-
ment de l’accouchement, puis après, il est important que la femme enceinte
aille au centre de santé pour la CPN.
2. L’alimentation de la femme enceinte :
Message clé :
La femme enceinte doit manger davantage, varier son alimentation et manger
des aliments riches en fer (feuilles vertes, viandes), en vitamine A (mangue,
foie), en protéines (viande, lait, œufs, haricots secs), en iode (poisson de mer,
fruits de mer et sel iodé).
Informations supplémentaires :
Une femme enceinte doit manger trois fois par jour ou plus que d’habitude (de
100 à 300 kcal/jour de plus) pour sa santé et le bien de son futur bébé. Si une
femme enceinte mange bien, son enfant sera sain lors de la naissance (ce qui
améliorera l’accouchement) et le poids du bébé sera plus élevé.
La consultation prénatale : préparation à l’allaitement maternel exclusif
Message clé :
L’allaitement maternel est positif et ne dépend pas du volume ou de la taille
des seins de la femme. La femme enceinte doit bien manger pour que son lait
soit riche. Des conseils sur l’allaitement sont donnés au centre de santé ; il
convient de le fréquenter régulièrement.
Informations additionnelles :
Une femme enceinte peut se rendre au centre sanitaire accompagnée par son
mari afin que tous deux connaissent les avantages de l’allaitement maternel ex-
clusif
• Juste après l’accouchement, il faut donner le sein au bébé car le premier lait
(colostrum) est spécialement riche en vitamines et renforce les défenses du
nouveau-né.
• Il s’agit donc de la première vaccination de l’enfant et plus il tète, plus le
lait est abondant.
• Le bébé ne doit prendre que le lait maternel, jusqu’à l’âge de 6 mois, sans
ajouter d’autres aliments ou liquide comme l’eau ou le thé.
• La mère et l’enfant doivent être ensemble et lorsque l’enfant pleure, il faut
lui donner du sein.
• La mère doit bien manger et se reposer pour produire beaucoup de lait.

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128
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• Le lait maternel ne s’aigrit jamais dans le sein. Il ne peut être la cause d’une
maladie.
L’accouchement : donner le sein au bébé après la naissance.
Message clé :
Il faut donner le sein au bébé dans la première demi-heure après la naissance.
Informations additionnelles :
Le bébé a le réflexe de téter. Il prendra le premier lait (colostrum) particuliè-
rement riche en vitamines qui renforce les défenses du nouveau-né.
L’allaitement aide également la mère après l’accouchement : le placenta est
expulsé plus facilement et l’hémorragie est plus rapidement stoppée.
L’allaitement maternel exclusif : responsabilité du couple.
Message clé :
Jusqu’à l’âge de 6 mois environ, l’enfant ne doit prendre que du lait maternel.
Après le sixième mois, il faut introduire d’autres aliments et poursuivre l’al-
laitement jusqu’à l’âge de deux ans au moins.
Informations additionnelles :
La mère et le père se sentiront heureux si l’enfant se développe correctement
et n’est que rarement malade.
Le mari doit donc veiller à ce que l’enfant soit allaité par la mère jusqu’à l’âge
de 6 mois. Il doit veiller également à ce que l’alimentation de sa femme soit
riche. Il a déjà été informé et sait qu’une femme allaitante doit manger des ali-
ments tels que des légumes, du riz, des haricots, des fruits, du poisson, de la
viande, etc. Le mari doit s’assurer que sa femme se repose chaque jour car la
maternité et l’allaitement du bébé fatiguent le corps de la femme.
La nutrition de la femme allaitante.
Message clé :
Une femme donnant le sein doit manger autant qu’un homme. Elle doit consom-
mer des aliments riches en fer et en vitamine A 4 fois par semaine au moins.
Informations additionnelles :
Une femme donnant le sein doit manger pour deux : pour elle et pour son bébé.
Elle doit donc manger aussi bien qu’un homme. Les repas doivent être variés.
Montrer des exemples de recettes.
Le suivi de la croissance
Message clé :
Un enfant de 0 à 59 mois doit être pesé tous les mois afin de réaliser le suivi
de sa croissance.
Informations additionnelles :

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129

Peser les enfants sert à identifier très tôt les problèmes de santé : un poids
stable signifie un risque de malnutrition et une baisse du poids signifie que l’en-
fant est en danger de malnutrition.
Le suivi de la croissance dans la communauté
Message clé :
Un enfant de 0 à 59 mois doit être pesé tous les mois pour connaître l’évolu-
tion de sa croissance.
Informations additionnelles :
L’Agent Communautaire doit peser chaque mois aux enfants âgés de 0 à 59 mois
et doit analyser les résultats avec les mères. En fonction des résultats il conseil-
lera la mère et lui indiquera où s’adresser.
La table ronde nutritionnelle
Message clé :
La démonstration culinaire et les tables rondes nutritionnelles permettent d’ap-
prendre à faire des repas de bonne qualité avec les aliments locaux.
Informations additionnelles :
Il est important de montrer aux femmes comment introduire les aliments com-
plémentaires aux enfants de 6 mois environ. Les mères doivent apprendre à
préparer de nouvelles recettes, comme les bouillies riches et autres prépara-
tions liquides et semi liquides.
La démonstration culinaire
Message clé :
Assistez à la démonstration culinaire et écoutez les conseils nutritionnels sur
une alimentation nutritive.
Informations additionnelles :
Les femmes apprennent à préparer des bouillies riches avec, par exemple, fa-
rine de poisson, huile de palme, feuilles vertes sèches. Elles apprennent éga-
lement les conditions hygiéniques.
L’utilisation d’aliments locaux
Message clé :
Au supermarché de votre localité, vous pouvez trouver tous les aliments dont
vous aurez besoin pour préparer le repas de votre enfant et de votre famille.
Informations additionnelles :
Il n’est pas nécessaire d’acheter des produits importés pour les repas. Avec les
aliments locaux, les mères peuvent élaborer un repas de bonne qualité. L’im-
portant, c’est la fréquence des repas (un enfant doit manger plus souvent
qu’un adulte), l’hygiène alimentaire (pendant la préparation et la consom-
mation) et la variation des ingrédients.

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130
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L’alimentation à partir de 6 mois :


Message clé :
À partir de l’âge de 6 mois, il faut introduire des aliments complémentaires au
lait maternel. Tout d’abord on donnera le sein puis les autres aliments.
Informations additionnelles :
Il faut éviter les infections en maintenant une hygiène stricte, s’assurer que
l’enfant mange des repas suffisamment riches (au moins 5 fois par jour) et
continuer à donner le sein à l’enfant jusqu’à l’âge de 2 ans au moins.
L’alimentation de l’enfant de 9 mois
Message clé :
Ne pas arrêter de donner le sein à l’enfant. Veiller à ce qu’il mange 5 fois par
jour. Se laver les mains avant de lui donner à manger.
Informations additionnelles :
L’alimentation complémentaire avec ingestions continues doit être régulière-
ment accompagnée de lait maternel.
Initiation de l’enfant au repas en famille :
Message clé :
Lavez-vous les mains avant de donner à manger à l’enfant. Un enfant de moins
de 3 ans doit avoir son propre bol ou sa propre assiette pour manger. La ration
individuelle est très importante.
Informations additionnelles :
Un petit enfant mange plus lentement que ses frères ainés. Il doit avoir sa pro-
pre assiette pour qu’il puisse manger à son rythme et de façon suffisante. Il
peut manger la même chose que les autres mais il doit manger à part et fré-
quemment.
La famille saine :
Message clé :
Investir dans la nutrition de la famille revient à investir dans son développe-
ment. Une famille bien nourrie sera saine et heureuse.
Informations additionnelles :
Le bon développement des enfants sont un motif de grande satisfaction pour les
parents. La natalité doit être contrôlée pour pouvoir s’occuper correctement
des enfants. Tous les foyers doivent consommer du sel iodé.
La famille problématique :
Message clé :
Ne pas investir dans la nutrition de la famille revient à investir dans les pro-
blèmes de santé. Une famille mal nourrie et non planifiée ne sera pas heu-
reuse.

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131

Informations additionnelles :
Une famille trop nombreuse, sans moyens économiques suffisants, est exposée
à la malnutrition car elle a plus d’enfants à nourrir et doit faire face à davan-
tage de dépenses médicales (les enfants sont souvent malades).
L’enfant malade
Message clé :
Lorsqu’un enfant est malade, il est important de bien gérer la maladie dès le
premier jour. Encourager l’enfant à manger, même s’il ne veut pas. Un enfant
malade doit être alimenté plus souvent qu’un enfant sain.
L’alimentation de l’enfant malade
Message clé :
Un enfant malade doit manger plus souvent qu’un enfant sain. Il faut conti-
nuer à lui donner le sein.
Informations additionnelles :
Continuer l’allaitement maternel. Donner à manger à l’enfant plus souvent que
d’habitude. Insister pour qu’il mange mais ne pas le forcer. Choisir des aliments
que l’enfant aime. Veiller à ce que l’enfant mange des aliments contenant tous
les nutriments. Bien hacher le repas et ajouter un peu de sauce ou de jus pour
en faciliter l’ingestion. Suivre l’évolution du poids de l’enfant. Lorsque l’enfant
est guéri, continuer à lui donner plus de repas jusqu’à ce qu’il récupère le poids
normal.
La nutrition des adolescents
Message clé :
Le corps de l’adolescent se développe ; il devrait manger 3 repas et un goûter.
Un adolescent sain est actif, bon étudiant et joue.
Informations additionnelles :
Les filles doivent manger des aliments riches en fer (menstruation). Les pa-
rents savent que leurs enfants se développent et sont sains lorsque leurs vête-
ments deviennent trop petits. Leur poids augmente et ils grandissent. Ils ont
bon appétit. Un enfant bien nourri a plus de chances de se développer norma-
lement qu’un enfant malnutri.
L’alimentation des adolescents
Message clé :
Un adolescent a besoin de manger souvent : le matin, à midi et dans l’après-
midi et prendre le goûter (localement disponibles) entre les repas.
Informations additionnelles :
Les enfants doivent manger avant d’aller à l’école, sinon ils ne pourront pas se
concentrer en classe.

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Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

L’anémie à cause de carence en fer


Message clé :
Les signes principaux de l’anémie sont : la fatigue, la pâleur des lèvres, de la
bouche, de la paume des mains et des ongles.
Informations additionnelles :
L’anémie signifie un manque d’hémoglobine (substance qui donne au sang sa
couleur rouge) dans le sang. L’anémie est une maladie touchant principalement
les enfants y les femmes.
Les groupes à risque sont les suivants :
• Les bébés à faible poids à la naissance (moins de 2 kg 500) ont peu de ré-
serves de fer.
• Les bébés auxquels on ne donne pas le sein (le fer du lait artificiel est moins
bien absorbé).
• Les enfants malnutris.
• Les filles adolescentes (elles perdent du sang avec la menstruation).
• Les femmes enceintes et les mamans des nouveau-nés.
L’anémie réduit la productivité (plus de fatigue), ralentit le développement de
l’enfant et augmente le risque de mort de la mère durant l’accouchement.
Message clé :
Consommez des aliments riches en fer tels que le lait maternel, les feuilles
vertes, la viande, le foie, le poisson... Le fer des aliments d’origine animale est
mieux absorbé que celui d’origine végétale.
Informations additionnelles :
Pour éviter l’anémie :
• Donner le sein aux bébés.
• Manger des aliments riches en fer.
• Manger des aliments crus riches en vitamine C (citron, tomate, orange...)
afin d’améliorer l’absorption du fer. Éviter les boissons telles que le thé ou
le café avec les repas.
• Les femmes enceintes doivent prendre chaque jour les suppléments en fer
qui leur ont été donnés lors des consultations prénatales.
Les aliments riches en Vitamine A :
Message clé :
La vitamine A nous protège des infections et de la cécité nocturne. Consommez
des aliments riches en vitamine A : le lait maternel, l’huile de palme, les carottes,
la mangue, la papaye, les œufs, les feuilles vertes, le foie et le poisson sec.

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133

Informations additionnelles :
La carence en vitamine A se manifeste par :
• Plus de risques d’infections (diarrhées et infections respiratoires).
• La cécité nocturne (l’enfant ne voit pas bien dès le crépuscule et dans des
lieux où l’intensité lumineuse est faible).
• Sécheresse des yeux (ils ne brillent plus) et cécité.
Les carences en iode
Message clé :
Afin d’éviter les problèmes causés par la carence en iode, il faut consommer
du sel et des produits de la mer.
Informations additionnelles :
Les problèmes qu’entraîne la carence en iode sont les maladies liées à un ap-
port insuffisant en iode : retard de croissance, avortement spontané, accou-
chements prématurés, réduction du coefficient intellectuel, infertilité des
femmes, fatigue et crétinisme (enfants débiles mentaux et bien souvent sourds
muets).
Afin d’éviter la carence en iode, il faut consommer du sel de mer enrichi avec
de l’iode (sel iodé). Le sel iodé doit être consommé dans les mêmes conditions
que le sel de cuisine ordinaire.

7. DESCRIPTION D’UN ALIMENT ET SON RÔLE DANS L’ORGANISME

Un aliment est tout ce qui est nutritif et que l’homme peut utiliser pour satisfaire
son corps ou sa faim.
Rôle de l’aliment dans l’organisme : c’est grâce à l’énergie fournie par les ali-
ments consommés que les organes du corps (cœur, poumons, foie, reins et autres or-
ganes) fonctionnent. Grâce à leur composition, certains aliments auront également
des effets positifs en cas de carences nutritionnelles. D’autres aideront à lutter contre
certaines maladies et infections.

FIN DE L’EXEMPLE DE MODULE DE FORMATION _____________________________

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134
ANNEXE 5. FICHES
À REMPLIR DURANT LA PHASE DE PRÉPARATION
5. a ENREGISTREMENT DE LA SITUATION NUTRITIONNELLE DE LA POPULATION D’ENFANTS DE 6 À 59 MOIS (à remplir par l’AgtC )
Date du Registre /___//___//_______/ Communauté /_________________________________________/
Agent de Terrain /__________________________/ Agent Communautaire /___________________________/Agent de Santé /_____________________________/

Sexe Prénom Nom(de Prénom Nom Date de Classification


Nº Localité Âge (m) Poids (kg) %P/À
(M/F) (de l’enfant) l’enfant) (de la mère) (de la mère) naiss. Verte Jaune Rouge
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5. a ENREGISTREMENT DE LA SITUATION NUTRITIONNELLE DE LA POPULATION D’ENFANTS DE 6 À 59 MOIS (à remplir par l’AgtC )

Date du Registre /___//___//_______/ Communauté /_________________________________________/


Agent de Terrain /__________________________/ Agent Communautaire /___________________________/ Agent de Santé /______________________________/

Sexe Prénom Nom(de Prénom Nom Date de Classification


Nº (M/F) (de l’enfant) l’enfant) (de la mère) (de la mère)
Localité
naiss. Âge (m) Poids (kg) %P/À
Verte Jaune Rouge
1
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RÉSUMÉ DU REGISTRE PAR ÂGE, SEXE ET SITUATION NUTRITIONNELLE SELON P/Â
TOTAL DE GARÇONS TOTAL DE FILLES
ÂGE DES ENFANTS
VERTE JAUNE ROUGE VERTE JAUNE ROUGE
6-11 MOIS
12-29 MOIS
30 -59 MOIS
5.b PRÉSÉLECTION DES ENFANTS DE 6 Á 59 MOIS (1) (à remplir par l’AgtC)

ATELIER Nº : TOTAL D’ENFANTS DONT LE %P/T < 70% :


DATE DE DÉMARRAGE :
COMMUNAUTÉ : TOTAL D’ENFANTS DONT LE %P/T < 80% :
DISTRICT / PRÉFECTURE : TOTAL D’ENFANTS DONT LE %P/T > = 80% ET < 85% :
NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE
NOM DE L’AGENT DE TERRAIN TOTAL D’ENFANTS DONT LE %P/T > = 85% :

Clasificación en el censo
Nom de Nom de la mère ou Localité de Sexe Âge Poids Taille P/T PB Maladie en
Nº l’enfant de l’accompagnateur provenance Rouge Jaune
(m/f) (mois) (Kg) (cm) (%) (mm) cours
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5.c SÉLECTION FINALE DES ENFANTS DE 6 À 59 MOIS ADMIS À L’ATELIER COMMUNAUTAIRE (à remplir par l’AgtC)

ATELIER Nº : TOTAL D’ENFANTS DONT LE %P/T < 70%


DATE DE DÉMARRAGE : %P/T < 80% sur la feuille de présélection (A)
COMMUNAUTÉ :
TOTAL D’ENFANTS DONT LE %P/T > = 80%
DISTRICT / PRÉFECTURE : ET < 85% sur la feuille de présélection (B)
NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE
NOM DE L’AGENT DE TERRAIN TOTAL (A + B)

Classification de recens. Classification lors de la présélect.


Nom de la mère Sexe
Nº Âge Poids Taille P/T PB
Nom de l’enfant ou de l’accom- Localité Rouge Amarillo
de provenance (m/f) (Kg) (cm) (%) (mm)
pagnateur
1
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5.d FICHE DE RÉORIENTATION

FICHE DE RÉORIENTATION
(triple exemplaire)
L’AgtC remplira la fiche de réorientation en trois exemplaires jusqu’à « motif de la réorientation » (y compris) puis
il la signera et indiquera la date.
Les trois feuilles seront remises à la mère qui sera responsable de l’envoi de l’enfant dès que possible vers le
lieu de référence indiqué. On rappellera à la mère l’importance de remettre ces fiches de réorientation au mé-
decin du lieu de référence.
Une fois arrivée au centre, le personnel médical demandera à la mère les trois feuilles de réorientation, remplira
le diagnostic puis signera, en indiquant la date de la visite (parties en caractère gras de la fiche de réorientation).
Il en gardera une copie et l’archivera dans le centre. L’autre sera rendue à la mère pour qu’elle la garde chez elle
et la troisième sera conservée par le centre pour que l’ AgtC vienne la chercher et la remette à l’AT.
Le lendemain, l’AgtC ira chercher la feuille de réorientation correspondante au centre ou l’enfant a été transféré.
À la fin de la phase d’exécution (des 12 jours d’atelier), l’AT se rendra au(x) centre(s) de référence afin de vérifier
les admissions et de faire le suivi des cas. Il fera un rapport qu’il remettra au (à la) superviseur(euse).
ATELIER nº/nom
COMMUNAUTÉ
AGENT COMMUNAUTAIRE (AgtC)
NOM DE L’ENFANT
ÂGE
POIDS
TAILLE
%P/T
%P/T
Verte/Jaune/Rouge
NOM DE L’ACCOMPAGNATEUR
LIEN DE PARENTÉ AVEC L’EN-
FANT (mère, grand-mère…)
CENTRE DE NU-
CENTRE/POS CENTRE DE NUTRITION TRITION THÉRA- HÔPITAL
CENTRE VERS LEQUEL IL EST TE DE SANTÉ SUPPLÉMENTAIRE
RÉORIENTÉ PEUTIQUE

MOTIF DE LA RÉORIENTATION

DIAGNOSTIC MÉDICAL DU CEN-


TRE VERS LEQUEL IL A ÉTÉ RÉ-
ORIENTÉ
(à remplir par le médecin du cen-
tre de référence)

AGENT COMMUNAUTAIRE AGENT DE SANTÉ/MÉDECIN/INFIRMIER/…


SIGNATURES
Date : Date :

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À REMPLIR DURANT LA PHASE D’EXÉCUTION
5.e. ÉVOLUTION DE LA CROISSANCE DES ENFANTS PAR ATELIER DURANT LA PHASE D’EXÉCUTION ET DE SUIVI (à remplir par l’AgtC)

ATELIER Nº : COMMUNAUTÉ : Âge en mois


DATE DE DÉMARRAGE : DISTRICT / PRÉFECTURE : P (Poids) en Kg
DATE DE CLÔTURE DE L’ATELIER : NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE T (Taille) en Cm
NOM DE L’AGENT DE TERRAIN

DURANT L’ATELIER Le 1er mois Le 2ème mois Le 6ème mois Le 12ème mois
Admission Sortie
Sexe Date de (1er jour) (12ème jour) Date : Date : Date : Date :
Nº Nom Prénom

ÂGE
(M/F) naiss.
P T %P/T P T % P/T Âge P T %P/T Âge P T %P/T Âge P T %P/T Âge P T %P/T

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5.f PRESENCE DES ENFANTS ET DE LEURS MAMANS (ET/OU PERSONNES EN AYANT LA CHARGE) A L’ATELIER ET LORS DE LA DIFFUSION DES MESSAGES IEC
PRÉSENCE DES ENFANTS ET DES MAMANS
(à remplir par la ML)
ATELIER Nº :
DATE DE DÉMARRAGE : /___/ /____/ /____________/ DATE DE FIN : /___/ /____/ /____________/
COMMUNAUTÉ :
DISTRICT / PRÉFECTURE :
NOM DE LA Mère Lumière :
NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE :
NOM DE L’AGENT DE TERRAIN :
PRÉSENCE DES ENFANTS NBRE DE JOURS D’ABSENCE POURQUOI ?
Nº Nom Prénom

1
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10
11
12
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Nbre mères présentes lors des
séances IEC, et à l’atelier (autres
que les mères des enfants
bénéficiaires)

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Nº pères présents lors des
séances IEC et à l’atelier

141

142
5. g CONTRIBUTION QUOTIDIENNE DES MÈRES DURANT LA PHASE D’EXÉCUTION
(à remplir par l’ AT et, à défaut, par la ML)
NOM DE LA MÈRE Enfant Nº Ingrédient/matériel (possibilité de J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9 J10 J11 J12
plus d’un)

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ML
5.h FORMAT POUR L’ÉLABORATION DES RECETTES
(À remplir par l’ AT avec l’aide de la ML et de l’AgtC)

Nom de la recette Ingrédients Quantité en Quantité en Total Kcal Protéines Hydrates de Lipides (gr
mesure locale grammes par aliment (gr) carbone (gr)

Total % Total % Total %


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Nom de la recette Quantité en Quantité en Total Kcal Protéines Hydrates de Lipides (gr
Ingrédients mesure locale grammes par aliment (gr) carbone (gr)

Total % Total % Total %


Quantité en Quantité en Total Kcal Protéines Hydrates de Lipides (gr
Nom de la recette Ingrédients mesure locale grammes par aliment (gr) carbone (gr)

Total % Total % Total %

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143

5.i CONTRÔLE DE LA CONSOMMATION DE LA DIÈTE PAR ENFANT ET PAR JOUR


(À remplir par l’AgtC)
Quan- Enfant numéro :
JOUR tité/enfant Diète consommée
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 ML
1
½
J1
1/3
¼
1
½
J2
1/3
¼
1
½
J3
1/3
¼
1
½
J4
1/3
¼
1
½
J5
1/3
¼
1
½
J6
1/3
¼
1
½
J7
1/3
¼
1
½
J8
1/3
¼
1
½
J9
1/3
¼
1
½
J10
1/3
¼
1
½
J11
1/3
¼
1
½
J12
1/3
¼

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5.j MESSAGES IEC DÉVELOPPÉS PAR JOUR (À remplir par l’AT)

ATELIER Nº : /_____/ DATE DE DÉMARRAGE : /___/ /____/ /____________/ DATE DE FIN : /___/ /____/ /____________/

COMMUNAUTÉ : /___________________________________________/ DISTRICT / PRÉFECTURE : /___________________________________________/

NOM DE LA Mère Lumière : /____________________/ NOM DE L’AgtC : /_________________________/ NOM DE L’AT : /___________________________ _/

Jours de séance REMARQUES (cause possible en


Thèmes cas de faible présence, etc.)
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9 J10 J11 J12
Allaitement maternel
Alimentation complémentaire
Diversification alimentaire

Alimentation de l’enfant durant la maladie


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Vaccins
Contrôle de la croissance

Traitement et soins de l’enfant malade (Ira, diarrhée...)

Pratiques de soins de l’enfant


(stimulation…)

Pratiques d’hygiène (personnelle, de l’alimentation)


Planification familiale
VIH/SIDA
Autres (spécifier) :
1.
2.

Nº mères présentes lors des séances IEC et à l’atelier


(autres que les mères des
enfants bénéficiaires)

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Nº pères présents lors des séances IEC et à l’atelier
Total de participants

145

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A REMPLIR DURANT LA PHASE DE SUIVI
On continuera à renseigner la fiche de l’annexe 5.d et on remplira les fiches suivantes durant la phase de suivi :

5.k ABANDONS ET RÉORIENTATIONS POUR LE TOTAL D’ENFANTS SUR 10 ATELIERS


DURANT LES PHASES D’EXÉCUTION ET DE SUIVI (à remplir par l’AT)
ABANDONS RÉORIENTATIONS

Nº DURANT LE 6ÈME LE 12ÈME DURANT LE 6ÈME LE 12ÈME


LE 1ER MOIS LE 2ÈME MOIS LE 1ER MOIS LE 2ÈME MOIS
Enfants L’ATELIER MOIS MOIS L’ATELIER MOIS MOIS

Nº AC
Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %

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Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

ANNEXE 6. CALCUL DE RATIONS POUR PRÉPARER LES MENUS

Les recettes préparées doivent être reconnues comme des recettes complémen-
taires du régime alimentaire habituel des enfants et fournir un apport calorifique de
800 à 1000 Kcal ainsi qu’un apport protéique de 24 à 27 grammes, équivalent à 10-15%.
Même si les menus identifiés chez les ML peuvent servir de base à l’élaboration lors
des AC, la préparation d’autres plats basés sur les ressources localement disponibles
est préférable et vivement conseillée.
Les ingrédients doivent être mesurés de la façon la plus simple possible et selon
les mesures locales.
Chaque enfant aura sa propre assiette. Ceci aidera la mère à comprendre les be-
soins nutritifs de l’enfant.
Chaque repas sera accompagné d’un fruit local et les feuilles vertes seront consom-
mées à la demande.
Critères pour l’élaboration des menus :
- Mettre au point un minimum de 5 menus.
- Chaque menu doit apporter de 800 à 1000 Kcal et 11-15% de protéines, de 30 à
35% de lipides et de 50 à 55% de glucides.
- Utiliser des aliments localement disponibles et accessibles.
- Consommation de fruits et de légumes contenant de la vitamine A et autres mi-
cronutriments.
- Utilisation de produits animaux et de graisses si disponibles et accessibles.
Différents programmes permettent de calculer une ration alimentaire. Ainsi, le
NUACALC, développé par Acción Contra el Hambre, permet de comparer une ration
alimentaire aux besoins en nutriments divers. Le programme informatique PLANUT
permet d’évaluer le meilleur achat d’aliments, en tenant compte du prix et de la va-
leur nutritionnelle, et réduit les erreurs de calcul lors de la planification de menus in-
dividuels et collectifs. Les notices d’utilisation de ces deux programmes sont
disponibles au Siège d’ACF-E (Madrid) et permettent d’en connaître le fonctionne-
ment. Il faut noter que PLANUT est très efficace pour le programme des AC, mais que
les ingrédients qu’il contient font référence à la culture latino-américaine ou asia-
tique.
Pour le calcul manuel de la ration, on procèdera de la façon suivante :
1. Selon la grille de composition nutritionnelle des aliments, on obtiendra la va-
leur nutritionnelle pour 100 grammes de l’ingrédient que l’on souhaite ajouter
à la recette.

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Par exemple :

Ingrédient Protéines Lipides Énergie


g/100 g g/100 g Kcal/100 g
Maïs (grain entier) 8,5 3,8 333
Lentilles (vertes, crues) 24,3 1,9 298
Huile 0 100 900
Sucre 0 0 394

2. Selon la valeur nutritionnelle pour 100 grammes, on calculera la contribution


en énergie, lipides, protéines et glucides de chaque aliment afin d’obtenir une
ration alimentaire fournissant de 800 à 1000 Kcal, dont 10-15% sous forme de
protéines, 30-35% de lipides et 50-55% de glucides.
Voici les détails du calcul :
La contribution en énergie de chaque aliment est calculée comme suit :
Exemple : 110 g de maïs apportent 333 Kcal, 450 g de maïs apportent :
450 x 333 / 100 = 1498 Kcal
La somme de l’apport énergétique de chaque aliment donne la quantité d’éner-
gie totale de la ration.
La contribution en lipides et protéines de chaque aliment est calculée comme
suit :
Exemple : 110 g de maïs apportent 8,5 g de protéines et 3,8 g de lipides ; 450
g de maïs apportent :
450 x 8,5 / 100 = 38,3 g de protéines et 450 x 3,8 / 100 = 17,1 g de lipides
La somme de l’apport en protéines et lipides de chaque aliment correspond à
l’apport total de protéines et lipides de la ration.
Pourcentage du total d’énergie apporté par les protéines et les lipides :
Les protéines (de même que les hydrates de carbone) apportent 4 Kcal par
g et les lipides 9 Kcal par g. La quantité de protéines et lipides dans la ra-
tion est de 53 g et 43 g respectivement, ce qui donne :
53 x 4 = 212 Kcal 43 x 9 = 387 Kcal
Représentant respectivement :
212 x 100 /1960 = 10,8 % 387 x 100 / 1960 = 19,8 %
de l’énergie de la ration de l’énergie de la ration

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ANNEXE 7. EXEMPLE DE RECETTES CULINAIRES

Exemples de recettes selon le mode de préparation


A) Bouillie simple :
- 2 cuillers de farine de millet, de sorgho (20g) ou de riz.
- 2 morceaux de sucre (10 g)
- Un peu de sel
- ½ tasse d’eau (125 ml)
Mode de Préparation :
- Dans un récipient propre, diluer la farine dans un peu d’eau.
- Faire bouillir le reste de l’eau dans une casserole et ajouter peu à peu
la farine diluée, le sucre et le sel en remuant le tout jusqu’à obten-
tion d’une bouillie onctueuse.
- Laisser cuire 10 à 15 minutes.
B) Bouillies enrichies :
• B1- Bouillie de farine de maïs :
- 3 cuillers à soupe de farine de maïs, de riz ou de millet(30 g)
- Un jaune d’œuf cuit dur et écrasé ou une cuiller à soupe de poisson
frais ou une cuiller à soupe de pâte de cacahuète.
- 2 morceaux de sucre (10 g)
- Un peu de sel
- 1 tasse d’eau (250 ml)
Mode de préparation :
- Dans un récipient propre, diluer la farine dans un peu d’eau.
- Faire bouillir le reste de l’eau dans une casserole et ajouter peu à peu
la farine diluée, le jaune d’œuf cuit dur et écrasé (ou une cuiller à
soupe de poisson frais ou une cuiller à soupe de pâte de cacahuète) en
remuant le tout jusqu’à obtention d’une bouillie onctueuse.
- Sucrer ou saler et laisser cuire 10 à 15 minutes.
• B2- Bouillie de farine de maïs aux feuilles vertes :
- 2 poignées de feuilles vertes (manioc, calebasse ou pomme de terre)
(80 g)
- 2 cuillers de farine de maïs (20 g)

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- Un peu de sel
- 1 tasse d’eau (250 ml)
Mode de préparation :
- Laver les feuilles vertes et les écraser
- Les faire cuire dans une casserole à feu doux pendant 10 minutes (met-
tre le couvercle).
- Diluer la farine de maïs dans un peu d’eau et ajouter à la casserole.
- Laisser bouillir le tout pendant 15 minutes.
• B3- Bouillie de riz au lait :
- 2 cuillers à soupe de riz du pays non étuvé (20g)
- 2 boîtes de tomate de lait frais ou caillé (150 ml)
- 1 tasse d’eau (250 ml)
Mode de préparation :
- Faire bouillir le riz jusqu’à ce qu’il soit complètement ramolli.
- Ajouter le lait frais et le laisser cuire 10 à 15 minutes.
- S’il s’agit de lait caillé, laisser refroidir la bouillie avant d’ajouter le
lait.
• B4- Bouillie de farine de maïs aux œufs :
- 1 œuf (50g)
- 2 cuillers à soupe de farine de maïs (20g)
- 1 cuiller à soupe d’huile végétale (13 ml)
- 1 tasse d’eau (250ml)
- Un peu de sel ou 2 morceaux de sucre (10g)
Mode de préparation :
- Faire cuire l’œuf à l’eau bouillante pendant 5 minutes puis écailler
l’œuf.
- Diluer la farine de maïs dans un peu d’eau.
- Faire bouillir le reste de l’eau dans une casserole et ajouter peu à peu
la farine diluée dans l’eau bouillante sans cesser de remuer.
- Écraser l’œuf puis ajouter la bouillie en même temps que l’huile.
- Saler ou sucrer.

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Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

C) Repas composés :
• C1. Repas de légumes :
- Une pomme de terre de taille moyenne (140 à 150g)
- 1 tomate de taille moyenne (50 g)
- 1 poisson frais de taille moyenne (100g)
- 1 cuiller à soupe d’huile, de palme ou autre (13ml)
- 1 tasse d’eau (250ml)
Mode de préparation :
- Faire bouillir la pomme de terre épluchée et la tomate puis le poisson
frais à feu doux.
- Retirer le poisson du feu et enlever les arêtes.
- Écraser le poisson, la tomate et la pomme de terre.
- Remettre le tout sur le feu avec l’huile et l’eau de cuisson du poisson
et de la pomme de terre pour ramollir le mélange.
- Servir.
• C2. Purée de banane plantain aux œufs :
- 1 petite banane plantain (90g)
- 1 poignée de feuilles d’épinards ou de pomme de terre crue (40g) ou
autre.
- 1 œuf frais (50g)
- 1 tasse d’eau (250ml)
- 1 cuiller à soupe d’huile de palme, de cacahuète ou autre (13ml)
- 1 pincée de sel.
Mode de préparation :
- Faire bouillir la banane épluchée, les feuilles vertes et l’œuf.
- Écraser la banane avec les épinards et ¼ de jaune d’œuf.
- Ajouter l’huile et le reste de l’eau de cuisson de la banane afin de ra-
mollir le tout.
- Saler et servir.
La banane plantain peut être remplacée par du manioc, de la pomme de terre, du
colocassi (taro) ou de l’igname. L’œuf peut être remplacé par du poisson frais ou
sec, des insectes ou des mollusques ou par du lait selon la disponibilité.

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• C3. Bouillie de légumes :


- 1 légume de taille moyenne (patate douce ou un morceau de tomate
de 50g, 1 poignée de feuilles de pomme de terre ou autre, fraîches ou
sèches)
- 1 poisson frais de taille moyenne (50g)
- 1 cuiller à soupe de pâte de cacahuète (13g)
- 1 pincée de sel.
- ½ litre d’eau.
Mode de préparation :
- Cuire la pomme de terre, la tomate et le poisson à l’eau.
- Retirer le poisson et enlever les arêtes.
- Faire une purée avec la pomme de terre, la tomate et les feuilles.
- Ramollir le tout en ajoutant l’eau de cuisson du poisson.
- Ajouter le sel, la pâte de cacahuète, le poisson et les feuilles.
- Cuire pendant 5 à 10 minutes.
• C4. Riz au poisson :
- 1 petit poisson frais de 50g
- 1 poignée de riz (50g)
- 1 tomate fraîche de taille moyenne (50g)
- 1 pomme de terre de taille moyenne (60g)
- 1 cuiller à soupe de beurre de « Karité », d’huile de palme, de caca-
huète ou autre.
- ¼ litre d’eau ou une tasse d’eau.
- 1 poignée de feuilles de pomme de terre crue (40g) ou autre.
Mode de préparation :
- Faire bouillir la pomme de terre, la tomate et le poisson.
- Retirer le poisson bouilli et ajouter le riz après l’avoir lavé.
- Laisser bouillir jusqu’à ce que le mélange soit mou.
- Ajouter l’huile et le poisson écrasé sans arêtes et les feuilles vertes
coupées

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152
Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

Exemples de recettes selon leur valeur nutritionnelle


PURÉE DE MANIOC
Quantité Quantité
Ingrédients (en grammes) Protéines Lipides Glucides
(mesures locales)
Manioc 1 morceau 1,5 0,3 48,1
Colocassi (légume) 1 (moyen) 150 3,3 0,6 33,1
Pâte de cacahuète 1 louche 150 5 10,6 1,5
Poisson moulu 2 louches 20 24,1 2,6 1,8
Soumbara* 1 petit morceau 40 0,2 0,1 3,3
11/2 cuiller à café 5
Huile Rouge 0 15,0 0,0
15
Tomate 3 (petites) 20 0,1 0,1 0,5
Feuilles de manioc 4 feuilles 15 1,1 0,2 1,9
Oignon 1 (moyen) 20 0,2 0 1,6
Eau 500 ml 500 ml
TOTAL en grammes 435 35,5 29,5 91,7
Kcal 142 261,8 366,7
% 18,4 34 47,6
Énergie Totale (Kcal) 770,5

RIZ ET PÂTE DE CACAHUÈTE


Quantité Quantité
Ingrédients (mesures locales) (en grammes) Protéines Lipides Glucides
Riz 2 1/2 paquets 125 8,1 1,3 101,8
Pâte de cacahuète 1 cuiller 20 5 10,6 1,5
Huile végétale 1 cuiller 20 0 20 0,0
Soumbara* 1 petit morceau 5 0,2 0,1 3,3
Poisson moulu 2 cuillerées 40 24,1 2,6 1,8
Oignon 1 (moyen) 20 0,2 0,0 1,6
Tomate 3 (petites) 20 0,1 0,1 0,5
Eau 500 ml 500 ml
TOTAL en grammes 240 37,7 34,7 110,4
Kcal 150,8 312,1 441,7
% 16,7 34,5 48,8
Énergie Totale (Kcal) 904,6

LAIT DE POISSON
Quantité Quantité
Ingrédients (mesures locales) (en grammes) Protéines Lipides Glucides
Farine de céréales 5 cuillers à soupe 100 9,7 1,7 74,7
Poisson moulu 3 cuillers à café 30 18,1 2 1,2
Huile végétale 2 cuillers à café 20 20
Sucre 16 morceaux 80 80,0
Eau 1 litre 1 litro
TOTAL en grammes 230 27,8 23,7 155,9
Kcal 112,2 213,1 618,8
% 11,8 22,6 65,6
Énergie Totale (Kcal) 943,1

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153

ANNEXE 8. TABLEAU INDICE POIDS/ÂG

Índice poids/âge, en z-score, pour les filles et les garçons de 0 à 59 mois, selon les
données de référence NCHS (OMS, 1983)

NB : les données concernant les enfants de moins de 24 mois (mesurés couchés) et les en-
fants de plus de 24 mois (mesurés debout) sont issus de deux types de population diffé-
rents. Ceci explique la non-correspondance des données aux alentours de 24 mois.

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154
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ANNEXE 9
EXEMPLE DE CALENDRIER AGRICOLE
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
Saison sèche Saison de pluies
Nuits fraîches, tem- Nuits plus fraîches, Températures dou- Températures
Température pérature modérée température plus ces plus élevées
dans la journée élevée
Pluies Orages violents Pluies abondantes
et régulières
Pic Pic
Hautes terres
Riz Semis Retrait mau-
vaises herbes Récolte + ou – tard
Cacahuètes Semis Récolte
Maïs Semis Récolte
Manioc Semis Début de
la récolte
Patate douce Semis Réc.
Légumes Semis Récolte échelonnée
ZONES HUMIDES
Riz Réc. Pép Rem Récolte
Riz 2 cycles Réc. Pép Rem Récolte Pép
Récolte Réc. Semis Semis Semis
Maïs Réc. Semis Réc. Semis
Patate douce Planter Réc.
Légumes Réc. Semis Récolte échelonnée Semis
CULTURES COMMERCIALES
Palmier (huile de palme) DR Récolte FR
Noix et huile Récolte des noix et transformation en
huile
Cacao IC Cosecha FR
Plantations de café FR IC Cosecha
FRUITS SYLVESTRES
Arbre à pain Récolte
Bananes Récolte échelonnée durant toute l’année
Fruits sylvestres Récolte
Tubercules sylvestres Récolte échelonnée sur l’année
PÊCHE Importante Pauvre Début de la
saison
CHASSE Moins abondante Abondante Moins
abondante
Réc. : période de récolte ; DR, FR : début et fin de la récolte ; Pép, Rem : pépinière et remplacement

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155

ANNEXE 10. AVIS DE CONTRAT

Titres : Agent de Terrain Durée : x mois


Lieu : lieu de l’intervention Organisation : ACF-E
Cherche : Un AT pour son programme de nutrition communautaire
Conditions requises :
- Nationalité…
- Ne pas travailler pour une autre ONG ou entité publique
- Parler correctement la langue locale
- Parler et écrire correctement le (la deuxième langue officielle du pays)
- Disponibilité pour vivre dans la communauté pendant de longues périodes et dans des condi-
tions difficiles.
- Expérience de 2 ans en nutrition souhaitable
Documents à fournir :
- Lettre de motivation
- CV
- Photocopie de la Carte d’Identité
- Copie du diplôme ou équivalent
- Certificat de travail
La Date limite de soumission des documents est : /___/ (jour) /_____________/ (mois) /__________/
(année) à 12h
Lieu de dépôt des documents : Bureau d’ACF-E (indiquer l’adresse) à l’attention du (de la) Res-
ponsable du Programme Nutritionnel d’ACF-E
La Liste de candidats présélectionnés selon les documents remis sera diffusée le /__________ /
(Jour de la semaine) /___/ /____________/ (mois) /___________/ (année) à partir de 12h au bureau
d’ACF-E, au centre de santé,
...Les personnes présélectionnées selon la documentation remise réaliseront un test par écrit puis
un entretien deux jours après la diffusion de la liste, le /_____/ (jour) /_____________/ (mois)
/__________/ (année) à partir de 10h du matin, au bureau d’ACF-E
La sélection finale des AT suite au résultat du test écrit et de l’entretien sera diffusée le /____/ (jour)
/____________________/ (mois) /____________/ (année) à partir de 16h de l’après midi, au bureau
d’ACF, au centre de santé, …ACF-E, Acción Contra el Hambre. Departamento de Nutrición.

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156
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ANNEXE 11. CONVOCATION TEST ÉCRIT ET ENTRETIEN

Les personnes mentionnées ci-après ont été présélectionnées pour le poste de


/______________________/. Nous souhaitons qu’elles se présentent munie de leur carte d’identité à
/__________________________________________/ le /___/ du mois de /__________________________/
/_________/ (année) afin de réaliser le test écrit et l’entretien.
M. Mme _____________ ______________
M. Mme ___________________________
M. Mme ___________________________

___________, le ______________ (jj/mm/aa)


Responsable du programme de Nutrition ACF-E

ANNEXE 12. EXEMPLE DE TEST POUR LES AGENTS DE TERRAIN (AT)

1) Citer les types de malnutrition et les définir (1.5p)


2) Qu’entendez-vous par Atelier Communautaire (AC). Veuillez expliquer brièvement (1.5p)
3) Quels sont les critères d’admission d’enfant à un AC ? (1p)
4) Quels sont les critères de réorientation d’un enfant vers un centre/poste de santé ? (1p)
5) Qu’entendez-vous par Mère Lumière (ML) ? (1p) Quelles sont les tâches à remplir au cours
d’un AC ? (0.5p)
6) Qu’entendez-vous par Agent Communautaire (AgtC) ? (0.5p) Quelles sont les tâches à remplir
au cours d’un AC ? (1p)
7) Quelle est l’importance d’un AC dans la communauté ? (1p)
8) Quel doit être le rôle d’un AT après la clôture de l’AC ? (1p)
9) Quelle dose de Mébendazole, Fer et Acide folique et Vitamine A faut-il administrer pour réaliser
le traitement systématique lors d’un AC ? (tenir compte de l’âge et/ou du poids de l’enfant) (1p)
10) Quelles observations faut-il noter lors d’une EàD (enquête à domicile) ? (1p)
11) À quel âge faut-il commencer, puis cesser l’allaitement maternel ? (1.5p)
12) Quelle est l’importance de l’allaitement maternel ? (1p)
13) À quel âge faut-il introduire l’alimentation complémentaire ? (1p)
14) Démarche à suivre face à un enfant faisant de la diarrhée. (1p)
15) Signes de déshydratation. (1p)
16) À quel moment de l’atelier exige-t-on davantage d’hygiène ? (1p)
17) Selon vous, quelles sont les responsabilités d’un AT ? (1.5p)

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157

ANNEXE 13. CANDIDATS SÉLECTIONNÉS POUR LE POSTE


D’AGENTS DE TERRAIN

Après l’entretien et le test écrit réalisé le /___/ (jour) /______________/ (mois) /________/ (année), la
personne retenue est :
M. Mme. _____________ ______________

Cette personne est priée de prendre contact avec l’administration du bureau d’ACF-E à
______________ le /___/ (jour) /______________/ (mois) /_____/ (année), à /___h____/ pour les formali-
tés administratives.
La semaine prochaine, du /__/ au /___/ /___________/ (mois) aura lieu une formation à
/________________________/. Nous souhaitons que vous y assistiez le /___/ /_______________/
/____/ à /___h___/ du matin ___________________/
Merci de votre collaboration,
Responsable de Nutrition ACF-E

ANNEXE 14. ANALYSE NUTRITIONNELLE POUR LA SÉLECTION DES FAMILLES DP

NUTRITION * SANTÉ ET HYGIÈNE SOINS*


1 1 1
2 2 2
3 3 3
4 4 4
Données familiales
Nom de l’enfant
Sexe
Date de naissance
État nutritionnel
Nom de la Mère
Occupation de la famille

Description du foyer

*Indiquer 4 bonnes conduites maximum

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158
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ANNEXE 15. ENQUÊTE DE MARCHÉ

DATE DE RÉALISATION /___/ /____________/ /____________________/


Magasin Oui /____/ Non /_____/ Marché Oui /____/ Non /_____/
COMMUNAUTÉ OÙ L’ATELIER SERA RÉALISÉ : /________________________________________/
COMMUNAUTÉ OÙ SE TROUVE LE MARCHÉ : /___________________/ Jour de marché
/______________ /
DISTRICT / PRÉFECTURE : /________________________________________/
NOM DE LA Mère Lumière : /________________________________________/
NOM DE L’AGENT COMMUNAUTAIRE : /________________________________________/
NOM DE L’AGENT DE TERRAIN : /________________________________________/
Saison à laquelle
Disponible en on le trouve
Quantité (mesure locale)

Total Protéines (gr.)

Total lipides (gr.)


Équivalent en gr.

Jardin / Basse-cour
Total Kcal.

Produit
magasin

marché

prix prix

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159

ANNEXE 16. GUIDE POUR L’ÉLABORATION D’UN RAPPORT AU SIÈGE

1. Aspects Généraux : Programme, Mois/Année, Réalisé par, Objectifs prévus pour


le mois. Si on le souhaite, on peut éventuellement signaler les raisons de non-
atteinte d’un objectif.
2. Activités prévues pour le mois (tenir compte du chronogramme des activités
dans la formulation du projet)

Calendrier
Janvier Février
Semaine
Activité 1 2 3 4 5 1 2 3 4
X X X
X

3. Activités réalisées dans le mois.

ACTIVITÉ RÉALISÉE
1
2
3

4. Présentation de résultats (selon les recommandations du chapitre 6 du présent


manuel)
5. Problèmes et solutions.

Département Problème ou difficulté Solutions proposées Pour quand


Technique
Logistique
Administration
RRHH
Coordination
Logement
Bureau
Activité
Transport

Les difficultés rencontrées peuvent être, par exemple, la motivation des mères,
la contribution avec les ingrédients, une mauvaise compréhension des mes-
sages…

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160
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6. Observations culturelles. Signaler les croyances concernant la nutrition, les ta-


bous alimentaires ou de santé existant dans la communauté et les expliquer
brièvement.
7. Remarques. Tout ce qui peut être intéressant mais qui n’a pas été signalé
comme problème et/ou observation culturelle.
8. Réunions de coordination internes et avec d’autres structures/organisations lo-
cales et/ou internationales.

Qui en sera le
Avec Qui Motif Conclusions Pour quand responsable

9. Objectifs pour le prochain mois


10. Recommandations

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161

ANNEXE 17. LIGNES BUDGÉTAIRES POUR L’ARTICULATION DU PROGRAMME DES AC.

FEUILLE DE BUDGET
Durée Prix Unité Total Total
Quantité (en mois) (Monnaie Locale) (Monnaie Locale) (en euros)
1. RESSOURCES HUMAINES
1.1 Personnel expatrié
Spécifier le niveau professionnel
1.2 Personnel local
Chef de projet
Superviseur(eure)
Agent de Terrain
Formateur(trice)
Administrateur
Chauffeur
Logisticien
2. MATÉRIEL
2.1 Anthropométrique
Bascule
Toise
Fiches
2.2 De formation
2.3 Pour les séances et le suivi
Ustensiles de cuisine / Atelier
Savon
Albendazole/Mébendazole
Vitamine A
Fer
Fiches de supervision
2. 4 Pour le bureau
Matériel
Ordinateur
Imprimante
Mobilier
3. LOGISTIQUE
Communication (radios, téléphones…)
Essence
Location logement et bureau
TRANSPORT (selon les besoins)
Voiture
Motocyclette
Vélo
VISIBILITÉ (tee-shirts, casquettes…
avec identification)
SOUS-TOTAL

TOTAL

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ANNEXE 18. CRITÈRES DE GAIN DE POIDS DES ENFANTS ADMIS À L’ATELIER.

CRITÈRES DE GAIN DE POIDS DES ENFANTS ADMIS À L’ATELIER

Grammes % P/T
Enfant souffrant de Malnutrition
aiguë (croissance inadéquate) <200gr dans tous les cas < 80%

Grammes % P/T

Enfant ayant une récupération 200-300 gr durant l’atelier et par mois


nutritionnelle adéquate
>=80 et < 85%.

200-699 gr au 2ème, 6ème et 12ème mois

On considère que les enfants avec un %P/T >= 85% ne sont pas atteints de malnutrition aiguë et ils sortiront du
programme.

ANNEXE 19. EXEMPLE D’ACCORD AVEC UN PARTENAIRE LOCAL

ACCORD entre
Acción Contra el Hambre (ACF-E)
ET _______________________ (_______)

Du /__/ /____/ /_______/ au /__/ /____/ /_______/


Dans le cadre du programme d’appui en nutrition communautaire des populations autochtones de
la région de ___________________, où l’acteur principal est ACF-E représenté par le bureau de
_______________ ,
Il est convenu d’un commun accord avec ___________________ (Responsable de l’Institution locale)
que :
Article 1. Motif de l’accord
Le but poursuivi entre ACF-E et _______ est une intervention appuyant la nutrition communautaire
des populations locales de la région de ____________________ dans le cadre du programme des
AC. Il faudra pour cela :
- Sensibiliser les agents de santé et la communauté. Mobiliser la communauté, en identifiant les
Agents Communautaires et en les formant.

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163

- Détecter les enfants mal nourris, identifier et former la ML, évaluer le comportement et les
croyances concernant la
- Santé, la nutrition et l’hygiène. Réaliser l’enquête de marché, sélectionner les recettes, effectuer
le traitement systématique et exécuter les AC.
- Suivi le premier, le deuxième, le sixième et le douzième mois après l’atelier.
- Évaluation à l’aide d’indicateurs de l’état nutritionnel des enfants et du changement dans les
comportements.
Il est convenu que l’institution locale ____________ prendra en charge le suivi des enfants
Le premier, deuxième, sixième et douzième mois après l’atelier, et l’évaluation du changement de
comportement.
Article 2. Modalités et ressources de collaboration
Engagements de l’institution locale
_____ s’engage à assumer les responsabilités décrites ci-dessous en étroite collaboration avec
ACF-E.
Pour cela, ____ prendra en charge le suivi – évaluation du projet par l’intermédiaire d’un supervi-
seur
dont le contrat démarrera le /__/ /____/ /_________/ et prendra fin le /__/ /____/ /_________/.
Responsabilités
- Elle prendra contact avec les communautés afin de réaliser le suivi du bon fonctionnement du
projet.
- Elle organisera des réunions d’échange et de mise en commun des résultats avec l’équipe
d’ACF- E au fur et à mesure du développement de la phase de suivi.
- Le superviseur participera aux réunions de coordination de la planification générale des activités
et à l’élaboration du calendrier de supervision. Il enrichira les réunions par l’apport de ses con-
naissances et de son expérience.
- Elle cédera un bureau à ___________, à disposition complète pour le programme.
- Rédaction d’un rapport mensuel d’activités dans lequel figureront le nombre d’AC, le nombre
d’enfants suivis par AC, les changements détectés…. Elle veillera à fournir toutes les informa-
tions utiles demandées.
Engagements d’ACF-E
ACF-E, en tant qu’acteur principal du projet, garantira les résultats auprès des bénéficiaires et des
donateurs.
Même si l’implication de l’institution locale est renforcée, ACF-E se réserve le droit de prendre les
décisions finales.
Responsabilités
- Fournir le matériel administratif et mobilier nécessaire (une table, 4 chaises…) pour le bureau.
- Fournir au superviseur toutes les fiches et le matériel nécessaires à la réalisation du suivi des ac-
tivités.
- Mettre à disposition une moto et une voiture à partager avec le reste de l’équipe ACF-E.
- Fournir de l’essence et assurer l’entretien du moyen de transport utilisé pour le suivi des activités.

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164
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Article 3. Résolution de conflits.


Tout conflit entre les partis sera réglé à l’amiable. Dans le cas contraire, le présent accord sera an-
nulé.
Article 4 : Modifications
Toute modification relative à des dispositions administratives du présent accord fera l’objet d’une
modification avec accord entre les parties.
Article 5 Durée
L’accord couvre la période comprise entre le ___________ et le ___________. Il prendra effet immé-
diatement après sa signature et prendra fin lorsque chaque partie aura accompli ses obligations.
Il peut être prolongé en fonction de nouveaux fonds.
Article 6. Disposition spéciale
ACF-E se réserve le droit de solliciter le remplacement du personnel en cas de travail et/ou com-
portement insatisfaisant.
Lu et approuvé par les partis concernées
_________________________________ _________________________________
Signature du responsable de l’institution locale Signature du responsable d’ACF-E
Date : Date :

ANNEXE 20. EXEMPLE DE PRÉ-TEST POUR L’AT

1) Qu’est-ce que la Déviance Positive ?


2) Quels sont les critères d’admission d’un enfant aux AC ?
3) Quels sont les critères de réorientation d’un enfant vers un poste/centre de santé ?
4) Qu’entendez-vous par AC ? Expliquer brièvement.
5) Quelle est l’importance de l’AC dans la communauté ?
6) Quel doit être le rôle d’un AT après la clôture de l’AC ?
7) Traitement systématique des enfants des AC : en expliquer l’intérêt et détailler les doses selon
l’âge et/ou le poids.
8) Lors d’une EàD, quelles sont les observations à noter ?
9) Citer quelques messages IEC développés lors des séances des AC.
10) À quel moment de l’atelier exige-t-on davantage d’hygiène ?

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165

ANNEXE 21. CERTIFICAT DE PARTICIPATION À LA FORMATION

CERTIFICAT DE PARTICIPATION
À LA FORMATION DES ATELIERS COMMUNAUTAIRES (AC)

Monsieur, Madame __________________________ a participé à la formation impartie par ACF-E


concernant l’implantation du programme des AC dans la localité de
________________________________ , du ___ / ___________/ 20__ au ___ / ___________/ 20__

Les thèmes suivants liés au programme des AC ont été abordés lors de cette formation : déviance
positive, phases du programme, traitement systématique, participation communautaire, messages
IEC, prise de mesures anthropométriques, suivi de la croissance…

Coordinateur(trice) médecin nutritionniste


Acción Contra el Hambre (ACF-E)

ANNEXE 22. EXEMPLE D’ACCORD AVEC LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ

ACCORD entre
Acción Contra el Hambre (ACF-E)
et le Ministère de la Santé de la région de ____________

____________, le /___/ /_______________/ 20___.


Monsieur, Madame. ___________________, directeur du Ministère de la Santé de la région de
___________________ (______________), d’une part
Et Monsieur, Madame ______________________, chef de Mission d’ACF- ( __), d’autre part,
Reconnaissent la nécessité d’établir cet accord de façon conjointe afin de réaliser les points sui-
vants :
Objectif principal :
Dans le cadre du programme d’appui en nutrition communautaire des populations autochtones de
la région de ___________________ , les deux parties concernées conviennent, d’un commun ac-
cord, de travailler de façon conjointe lors des différentes phases du programme, et ce afin d’effec-
tuer le traitement et le suivi des enfants souffrant de malnutrition aiguë dans la région et de
développer ainsi un système de surveillance nutritionnelle.
Article 1. Durée de l’accord
Le présent accord sera en vigueur à partir de la date de signature jusqu’au /___/ /_________/
20____/.

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166
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Il pourra être revu après accord entre les deux parties signataires.
Article 2. Engagements du Ministère de la Santé
Le Ministère de la Santé s’engage à prendre en charge les responsabilités décrites ci-après en
étroite collaboration avec ACF-E.
Responsabilités
- Un petit comité sera créé, définissant les responsabilités de chacun de ses membres pour
l’implantation, le développement et le suivi du programme des Ateliers Communautaires. Chaque
responsable participera activement aux différentes phases du programme.
Ce comité se réunira une fois par semaine.
- Il nommera un responsable du développement du suivi “ sur place ” pour les différentes
structures de santé de la région et on portera à la connaissance d’ACF-E (mensuellement) les
données de malnutrition des différentes communautés ainsi que les points forts et les points
faibles des services de chacune des structures sanitaires.
- Des réunions seront organisées pour des échanges et la mise en commun des résultats avec
l’équipe d’ACF-E.
- Les différents services de santé de la zone seront informés et on tiendra la communauté et ACF-
E au courant, suffisamment à l’avance, des vaccinations, déparasitages, supplémentations en
Fer….
- Il fournira à ACF-E les espaces physiques suffisants pour le développement des formations
nécessaires.
- Il donnera son avis et les informations nécessaires permettant le suivi du programme après
l’action d’ACF-E.
- (…)
Article 3. Engagements d’ACF-E
- ACF-E, en tant qu’opérateur principal du projet, garantira les résultats auprès des bénéficiaires et
des donateurs.
- Même si l’implication du Ministère de la Santé est renforcée, ACF-E se réserve le droit de prendre
les décisions finales.
- Un représentant participera aux réunions du comité établi pour le programme des AC.
- ACF-E se réserve le droit de solliciter le remplacement du personnel en cas de travail et/ou
comportement non-satisfaisant.
- ACF-E dispensera les formations nécessaires concernant le programme de nutrition
communautaire au personnel sanitaire du Ministère de la Santé de la région et aux communautés
impliquées.
- (…)
Article 4. Résolution de conflits
Tout conflit entre les parties sera réglé à l’amiable. Dans le cas contraire, le présent accord sera an-
nulé.
Lu et approuvé par les deux parties concernées
Signature du responsable du Ministère de la Santé Signature du responsable d’ACF-E
Date : Date :

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167

13. BIBLIOGRAPHIE

• Positive Deviance/Hearth Consultant’s Guide. Guidance for the Effective Use


of Consultants to Start up PD / Hearth Initiatives. The Child Survival Collabo-
rations and Resource Group (the CORE Group). Nutrition Working Group. Octo-
bre 2003.
• Approche des foyers d’Apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle utili-
sant la Positive Deviance. Document d’orientation élaboré avec l’appui tech-
nique de BASICS II et World Vision. Ministère de la Santé. Service Nationale de
l’Alimentation et de la nutrition. République du Sénégal. Décembre 2001.
• Designing a Community-Based Nutrition Program using the Hearth Model and
the Positive Deviance Approach – A field Guide. Monique Sternin, Jerry Sternin,
David Marsh. Save the Children. Décembre 1998.
• Stratégie de réhabilitation nutritionnelle à Base Communautaire par l’Approche
de la Déviance Positive : Expériences de la Guinée, du Mali et du Sénégal. Pu-
blié par le projet « Basic Support for Institutionalizing Child Survival » (BASICS
II), Arlington, Va. 2003
• Positive Deviance/Hearth Essential elements. A resource Guide for Sustainably
Rehabilitating Malnourished Children (Addendum). Judiann McNulty, CORE
Group. Washington, D.C : August 2005.
• Desviación Positiva / Talleres Hogareños : Una Guía de Recursos para la Reha-
bilitación Sostenible de Niñas (os) Desnutridas (os). El Grupo de Trabajo Nutri-
cional, Grupo de Colaboraciones y Recursos para la Supervivencia Infantil (El
grupo CORE). Washington, DC : Décembre 2002.
• Review of Health and Agriculture Monitoring Tools for Title II Funded PVOs
Prepared for Food Aid Management (FAM) by Thomas P. Davis Jr., MPH, and Julie
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• The effects of malnutrition on child mortality in developing countries. D.L.Pel-
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• Rapport d’Activité positive Déviance en nutrition dans 8 villages de la zone
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Département technique de Santé et Nutrition de ACF-E

• Improving Child Nutrition through Nutrition : The Nutrition Minimum Package.


Tina Sanghvi & John Murray. BASICS, 1997
• Performance Monitoring and Evaluation. TIPS. USAID Center for Development In-
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• Habilidades directivas y competencias profesionales en ONGs. RESPECT refu-
giados (Refugee Education Sponsorship Program Enhancing Communities To-
gether).
• El apoyo a los sistemas de sustento : Promoción de actividades generadoras de
ingresos : desde su definición a su puesta en marcha. Acción Contra el Hambre.
• Knowledge, practices and Coverage Survey 2000. Field Guide. Donna Espeult,
The Child Survival Technical Support Project.

PROGRAMME STRATÉGIQUE D’INTERVENTION EN NUTRITION COMMUNITAIRE


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Cubiertas Accion Hambre frances 9/4/08 11:54 P gina 1

Guide pratique pour les coopèrants sur le terrain

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