COURS DE DROIT DE
L’URBANISME
AU MAROC
L'architecture est à la fois le métier et l'art de
concevoir et réaliser des édifices, des villes, des
villages mais aussi d'aménager l'espace avec les
architectes paysagistes ou des navires avec les
architectes navals.
ANIME PAR : Mme FETHI SOUMIA
ANNEE SCOLAIRE : 2012- 2013
Urbanisation : concentration de la population et des activités
dans une portion réduite de l’espace
Urbanisme : une science qui se manifeste par des mesures
économiques , techniques et juridiques en vue d’un
aménagement harmonieux, rationnel et humain des espaces
battis et non bâtis : c’est la pré croyance pratique qui vise la
correction des fautes du passé et la mise à profit de l’expérience
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
I.
INTRODUCTION
I. 1- Droit de l’urbanisme
I.1.1 Problèmes de définitions
I.1.2 Sujets, destinataires et sources de la législation urbaine
I.2 – Aperçu historique de l’urbanisme au Maroc
I.2.1 Urbanisme arabo-mesulman (l’ancienne Médina)
I.2.2 Introduction de l’urbanisme occidental (phase du protectorat français)
I.2.3 Urbanisme de type prévisionnel et sécuritaire (premières années de
l’indépendance)
I.2.4 Urbanisme de type stratégique
1.2.5 Les étapes de la formation de la législation urbaine
I.3– Les enjeux du foncier et droit de l’urbanisme
I.3.1 Régimes régissant le foncier
I.3.2
Statuts fonciers
I.3.3 Enjeux fonciers urbains
I.3.4 La pluralité des acteurs
4 Dahir du 14 Juin 1933 relatif aux lotissements II.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II.1 II.1.2 Dahir du 16 Avril 1914 Dahir du 12 Novembre 1917 relatif aux associations syndicales de propriétaires urbains II.1 Champs d’application de la loi 12-90 sur l’urbanisme II.1.5 Dahir du 30 Juillet 1952 relatif à l’urbanisme II.6 Dahir du 30 Septembre 1953 relatif aux lotissements et morcellements II.2.2 Loi 25-90 relative aux lotissements.1. groupes d’habitations et morcellements II.3 Modalités et adaptation de la gestion urbaine .1.1.1.CADRE JURIDIQUE DE LA PLANIFICATION URBAINE AU MAROC II.2 Dispositif juridique datant de l’indépendance II.2.3 Dahir du 27 Janvier 1931 autorisant l’établissement de plans d’Aménagement pour les centres et les banlieues des villes II.1 Cadre juridique instauré par le protectorat II.
1. Les opérations d’aménagement IV.2 Appréciation de la législation en vigueur Urbanisme règlementaire IV. Les autorisations d’urbanisme IV.1.2.4 Le règlement de construction IV.1 Le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (SDAU) III.1 Les opérations de lotissements IV.5 Les sanctions IV.1.3 Plan d’Aménagement (PA) III.1.1.2 Les opérations de morcellement urbain .2 Le rôle de l’architecte IV.4 Les arrêtés d’alignement III.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC III.1.1 Le permis de construire IV.1.2.1.1.1 Les documents relatifs à l’aménagement urbain III. LA MAITRISE DE LA PLANIFICATION URBAINE III.3 Le permis d’habiter et le certificat de conformité IV.2.2 Plan de zonage (PZ) III. IV.1.
1 Pourquoi un nouveau code de l’urbanisme V.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC V NOUVEAU CODE D’URBANISME V.2 Apports du nouveau code d’urbanisme VI CONCLUSION .
117en 1960 .6M en 1960. Fort accroissement du taux d’urbanisation: (9. Une centaine de petites gravitant autour des grands centres. 51% en 1994. 3 méga villes de plus d’un million d’habitants (Casa. Tanger. 55. Agadir .3 en 1994 et 2.1% en 2004.8% en 1900.5 en 2004 et 2.2 en 2011) malgré le fléchissement du taux d’accroissement annuel moyen de la population dû essentiellement à baisse de la fécondité générale (nombre moyen d’enfants par femme est passé de 7 en 1962 à 3. 26 M en 1994 et 29. 58. Rabat-Salé et Fès) Une quarantaine de grandes villes (Marrakech.8 M en 2004 et 32.6 M en 1900. Oujda…) Une quarantaine de villes moyennes . 11.1% en 1960.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC CONTEXTE ACTUEL EVOLUTION DU FAIT URBAIN : « Quelques caractéristiques » Accroissement démographique très important: (de 4. Évolution remarquable du nombre de villes : (27 en 1900. 318 en 1994 et 391 en 2004).3 en 2011). . Meknès.2 en 2011) Exode rural massif et continu à la recherche de meilleures conditions de vie et de travail. 29.
tous les sièges des établissements bancaires. Concentration de près de 7 Millions d’habitants sur l’axe Kénitra -Casablanca soit près de 150 Km de longueur et 10 à 30Km de profondeur. principal point routier. trame urbaine relativement serrée (transformations socio-économiques et culturelles que connaît cet espace grâce à l’extraction des phosphates et la modernisation du secteur agricole expliquent en grande partie cette situation) . Concentration de 70% des emplois (avec Mohammadia) industriel. Groupement composé de quelques villes du plateau des phosphates dont Béni Mellal et Khouribga. la quasi-totalité des commerces de gros. de la mer vers l’intérieur.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Véritable conurbation littorale « Nord Ouest » dominée par le Grand Casablanca (près de 3 Millions d’habitants) : Rassemble près de 20% de la population nationale et 39% de la population urbaine.
l’extension et l’émergence des espaces urbains de cette région sont dus essentiellement à la migration internationale au-delà de l’extension des périmètres irrigués et du développement de l’agriculture spéculative orientée vers l’exportation. n’a pas laissé se développer aucune grande ville à proximité. à cause de son poids historique et économique et à cause des conditions physiques. Assilah).Sidi Ahmed. …) exception faite des villes de Safi. jusqu’aux limites du pays du Souss. Ksar Lakbir. ont contribué à l’émergence et au développement d’autres villes (Larache. la promotion des centres au statut urbain et surtout le renforcement étatique au sein de cette région. Ce qui a permis la remise en cause de la domination des villes de Tanger et Tetouan .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC L’armature urbaine des espaces situés dans les plaines et plateaux entre la région de la chaouia. La modernisation. Le souss fait exception dans la région du Sud du fait qu’il est caractérisé par une forte densité rurale accompagnée d’une urbanisation accélérée. est constituée essentiellement de petits centres (Sidi Bennour. A l'extrême Nord Ouest. essaouira et Marrakech. Marrakech. la trame urbaine est en plein essor.Chemmaia.
La Nébuleuse de la région du Nord Est. Le site géopolitique et l’importance des interventions administratives sont les principaux facteurs d’impulsion de ces centres. La croissance démographique accélérée. Sa principale activité est l’industrie alimentaire et la construction.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Un triangle remarquable de villes s’étire de Bouarfa à Laayoune. qui a marqué le pays durant les quatre dernières décennies. a eu pour conséquence majeure d’aggraver les déséquilibres entre les régions et le développement inégal à l’intérieur d’un même espace urbain. ordonnée par Oujda – berkane. . apparaît quelque peu isolée.
assainissement et électricité insuffisante pour les constructions rurales et les bidonvilles. social. Branchements aux différents réseau eau potable.000 logements non réglementaires et 292.000 logement en bidonvilles (selon la même étude citée ci-haut) Manque d’équipement des tissus non réglementaires et des banlieues des villes : VRD. loisirs…).000 logements nécessitant un réaménagement voire une destruction totale selon une étude du Secrétariat général de l’habitat en 2001. . culture. santé. Non suivi des équipements sociaux nécessaire à la vie en collectivité. équipements d’infrastructures et de superstructure (l’enseignement.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Problématiques urbaines: Dégradation et vétusté des tissus urbains anciens : 348. Prolifération des bidonvilles et de l’habitat clandestin : 398.
. Pollution atmosphérique de l’air augmentation des volumes de dégagement des gaz nocives (intensité de la circulation automobile. Dégradation des sites naturels sous l’effet du problème du rejet des déchets (Décharges publiques ) Difficultés de circulation dans les grandes villes (dégradation de la voirie urbaine). Besoin croissant en logements estimé à 2. Dégradation de l’environnement : Pollution des eaux souterraines et maritimes sous l’effet des rejets des déchets liquides et solides (domestiques et industrielles).DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Inadéquation entre offre et demande de logement malgré l’offre en extensions urbaines organisées et adaptées à toutes les catégories sociales insuffisantes. Indisponibilité des sols urbains équipés dans les grandes villes. rejets industriel) Nuisances acoustiques sous l’effet du bruit.5 millions d’unités en 2012.
Le désir de faire face à l’anarchie urbaine qui règne. . équipements de base insuffisants. branchement au VRD insuffisants. …). moyens de transports insuffisants et ne couvrant pas toutes les zones urbaines. L’obligation de défendre l’intérêt public pour éviter tout empiètement sur les droits et attributions des uns et des autres.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le recours au Droit de l’urbanisme : Complexité des problématiques urbaines (population urbaine croissante et un étalement urbain accéléré. prolifération de l’habitat non réglementaire.
Cette réglementation qui est usuellement définie comme étant «l’ensemble des règles à travers lesquelles la collectivité au nom de l’utilité publique et les titulaires du droit de propriété. Le Droit de l’Urbanisme l’ensemble des règles qui s’imposent à l’Administration et aux particuliers en vue de l’aménagement de l’espace et une meilleure gestion du cadre urbain. . doivent coordonner leurs positions et actions respectives en vue de l’aménagement de la ville » n’est autre que « le Droit de l’Urbanisme » . En matière d’urbanisation. au nom de la défense des intérêts privés. les deux intérêts se chevauchent et s’imbriquent.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Il s’est avéré d’autant plus nécessaire d’élaborer une réglementation marquant les limites des prérogatives de chacun des secteurs privé et public.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
I.1- Droit de l’urbanisme
I.1.1
Problèmes de définitions
Au préalable, un certain nombre de concepts mérite d’être éclairci tel
que l’urbanisation, l’urbanisme et leurs relations avec le Droit.
Il convient de présenter cette branche du droit marocain, étudier son
évolution et analyser les structures de l’Administration chargées de
l’urbanisme au Maroc tant au niveau central que local.
Définitions : Urbanisation, urbanisme et droit de l’urbanisme:
I.1.1.1- L’urbanisation:
D’après la définition de Jean Clyde Mitchel, auteur Américain:
« L’urbanisation : C’est le fait de se fixer à la ville ».
D’après la définition du ROBERT :
« L’urbanisation : C’est la concentration croissante de la population
dans les agglomérations urbaines ».
NB : Ces approches sont incomplètes car elles n’englobent qu’un seul
aspect du phénomène urbain à savoir la population.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
I.1- Droit de l’urbanisme (Suite) :
I.1.1 .1 Problèmes de définitions (suite)
Le terme urbanisation est d’un contenu plus riche, il peut
désigner aussi l’organisation et l’équipement d’un site en vue
de créer une agglomération ou d’acquisition par une
collectivité du caractère urbain.
Cependant c’est le mouvement migratoire de la population
qui à la fois vide les campagnes et fait acquérir à une
agglomération le caractère urbain.
L’urbanisation est un phénomène mondial, il n’est pas propre
aux pays sous-développés mais la poussée urbaine a des
conséquences beaucoup plus graves pour ces pays là car elle
se superpose à d’autres problèmes que les pays développés
ont déjà résolu (la stabilité politique, économique, niveau de
vie convenable, la structure sociale…).
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
Au Maroc l’urbanisation s’est accentué pendant le
protectorat qui a introduit un grand nombre de
changements dans les structures économiques, sociales
et culturelles ce qui a engendré un bouleversement de la
vie du citoyen et a provoqué un déséquilibre entre la ville
et la campagne.
Les problèmes liés à l’urbanisation vont s’accentuer
avec la crise économique mondiale des années 30.
L’urbanisation est donc la concentration des populations
et des activités dans une portion réduite de l’espace.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I.1. d’embellissement et d’extension des villes ».2 .L’urbanisme: Ce mot a longtemps gardé un sens imprécis : • Selon la loi Française du 14 Mars 1919 il indiquait: « Les projets d’aménagement. .1. • Selon les écrivains Jean Marie Auby et Robert Ducos Ader: «l’urbanisme c’est l'ensemble des mesures techniques. • Selon l’écrivain Louis Jacquignon : « L’urbanisme est l’art d’aménager les villes ou encore la science de la ville ou la science des agglomérations présentant une certaine continuité et essentiellement destinées à l’habitation au travail et aux échanges sociaux ». économiques et sociales qui doivent permettre un développement harmonieux rationnel et humain des agglomérations ».juridiques.
C’est aussi la prévoyance pratique qui vise la correction des fautes du passé et la mise à profit de l’expérience » . un art et une philosophie qui se manifeste par des mesures économiques. rationnel et humain des espaces bâtis et non bâtis. techniques et juridiques en vue d’un aménagement harmonieux.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC « L’urbanisme est donc tout à la fois une science.
1.Le Droit de l’urbanisme: • Par le passé. En matière d’urbanisme. • Nécessité d’élaborer une réglementation marquant les limites des prérogatives de chacun des deux secteurs. • Cette réglementation est l’ensemble des règles à travers lesquelles la collectivité au nom de l’utilité publiques et les titulaires des droits de propriété.l’Etat se contentait souvent de fonctions non économiques «police et justice» mais s’est vu de plus en plus contraint de défendre l’intérêt public pour éviter que l’un des deux secteurs privé ou public. les deux intérêts se chevauchent et sont trop intimement imbriqués.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC 1. doivent coordonner leurs positions et actions respectives en vue de l’aménagement de la ville .1.3. au nom de la défense des intérêts privés. n’empiète sur les droits et attributions de l’autre.
. Elle consiste en interdictions. au contrôle et à l’utilisation du sol conformément à l’intérêt général.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le droit de l’urbanisme est l’ensemble des règles et institutions qui s’imposent aussi bien à l’Administration qu’aux particuliers et qui contribuent à la réglementation. autorisations et injonctions.
responsabilités des constructeurs…). Cependant les deux disciplines utilisent des techniques juridiques différentes. le Droit de l’environnement intègre plusieurs .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Cette législation est distincte des disciplines voisines tels que : ►le Droit de l’aménagement du territoire: S’intéresse à l’ensemble des moyens utilisés pour organiser les hommes et les activités au niveau de tout le territoire et non pas au niveau de la ville uniquement. Le droit d’aménagement du territoire recoure à des mesures incitatives alors que le Droit de l’urbanisme recoure à la police administrative. ► le droit de construction : Bien que certaines notions comme le permis de construire relève à la fois du Droit de l’urbanisme et du Droit de construction. ► le droit de l’environnement : A la différence du Droit de l’Urbanisme qui a un caractère strictement interne et n’est pas régit par aucun texte à caractère international. les deux disciplines se différencient par le fait que les problèmes liés au Droit de construction relèvent essentiellement du droit privé (Statut du constructeur. Il s’accorde avec le droit de l’urbanisme sur le point d’assurer une meilleure utilisation du sol.
de l’éducation…) . jeune. Le processus d’urbanisation accéléré et la rupture des équilibres traditionnels sont à l’origine du vaste mouvement de restructuration spatiale qu’a connu le MAROC. évolutif mais en déphasage par rapport aux dimensions multiples de la croissance urbaine.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Droit de l’urbanisme au Maroc est un droit d’inspiration française. aux services publics de proximité. Tendance à la prédominance de l’urbain tant au niveau démographique que sur le plan socio-économique : (augmentation du taux d’urbanisation. apparition des problèmes liés au logement. aux infrastructures de base et aux équipements collectifs de santé. La dynamique urbaine et les flux migratoires en déploiement continu imposent une nouvelle approche de la gestion et d’aménagement des villes.
• L’étude du droit de l’urbanisme a pour intérêt de confronter le texte juridique à la pratique urbanistique en vue de dégager l’impact réel de la loi et vérifier si les objectifs en matière de gestion urbaine ont été réalisé. . des institutions et acteurs chargés de l’aménagement des villes. • Dysfonctionnement des systèmes socio-politiques.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC • Le rythme et formes de l’urbanisation actuelle sont à l’origine des dysfonctionnements et difficultés qui entravent la mise en place d’une gestion urbaine rationnelle. • Défaillance des pouvoirs publics à maîtriser le processus d’urbanisation et à assurer une meilleure gestion de l’espace.
destinataires et sources de la législation urbaine : 1. • Ce Droit répartit les compétences entre les acteurs centraux et locaux et crée des droits et des obligations au profit et à la charge des Administrations et des Administrés. .Les relations entre l’Etat et les collectivités locales . le contenu. . • Il précise le champ d’application territoriale.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I. les procédures et les effets des documents d’urbanisme et règle leur opposabilité aux particuliers.2. La législation urbaine règle : .Les rapports entre l’Administration et les particuliers. du droit Administratif. • Ce Droit réglemente les rapports entre l’Administration et les Particuliers.2 Sujets.1.1 Sujets et destinataires de la législation urbaine : • Le Droit de l’urbanisme réglemente des situations qui relèvent de part leur nature.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
• Le Droit de l’urbanisme a un caractère strictement interne, il
existe très peu de textes ou de conventions internationales dans
ce domaine (Agendas 21).
• Ce Droit n’est pas régi directement par des textes de valeur
constitutionnelle.
• La constitution de 1985 n’a touché à l’urbanisme que de façon
très indirecte ne parlant que de la fiscalité et du droit de la
propriété .
Définition Agenda 21 :
1992, Convention de Rio : plus de 150
chefs d'État signent un programme
d'actions pour le 21 ème siècle, l'Agenda
21, un ensemble de recommandations
concrètes pour le 21 ème siècle, décliné
du concept de développement durable, et
qui repose sur 3 piliers fondateurs :
l'action économique, le développement
social et la gestion économe des
ressources naturelles.
L'Agenda 21 local, appliqué quand à lui
aux villes et collectivités recommande que
"toutes les collectivités locales instaurent
un dialogue avec les habitants, les
organisations locales et les entreprises
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
I.1.2.2 Sources de la législation urbaine :
Les sources principales de ce Droit sont:
La loi : Les textes législatifs interviennent pour 2 raisons :
- soit parce que la Constitution l’a exigé,
- Soit parce que on veut souligner l’importance de certains
instruments.
Le Règlement : Source très importante quantitativement très
abondante. Elle est constituée par des décrets, des arrêtés et des
circulaires. Les règlements sont souvent accompagnés par des
documents graphiques qui précisent sur le terrain les champs
d’application territoriale et les différentes dispositions qu’on
retrouve dans les textes .
La jurisprudence : La jurisprudence joue un rôle très faible dans le
domaine urbain (les effets des documents d’urbanisme). On a
affaire à deux recours: recours en annulation ou en indemnisation.
L’organisation urbaine était orientée vers les pratiques religieuses et tournait autour de trois objectifs fondamentaux : • l’indispensable : c’est habiter. l’ameublement… • Le complémentaire : c’est l’esthétique. le décor L’urbanisme d’inspiration mesulmane se base sur la solidarité sociale et le partage de l’espace contrairement à l’urbanisme occidental qui a engendré l’anonymat. les cassures sociales et l’exclusion.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I.2 – Aperçu historique de l’urbanisme au Maroc I. « l’abri » qui protège… • Le nécessaire : c’est l’équipement.1 Urbanisme arabo-mesulman (l’ancienne Médina) L’urbanisme propre au Maroc est celui qui existe dans les villes traditionnelles (intra-muros) d’origine musulmane et arabe.2. .
A partir de 1912. un urbanisme de type prévisionnel et sécuritaire.2. le protectorat Français va introduire et imposer au Maroc l’urbanisme occidental tel qu’il existait en France au début du XXème siècle. assurer la justice et l’équité sous le couvert de l’autorité traditionnelle ». favoriser le développement économique et social.2 Introduction de l’urbanisme occidental (phase du protectorat Français) L’urbanisme était la principale clef à l’accomplissement de la politique coloniale qui avait pour objectif: «Assurer l’ordre et la sécurité.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I. . Passage d’un modèle basé principalement sur les valeurs humaines à un mode de structuration fondé sur la rationalité normative.
. l’Etat s’est doté d’un nouvel outil. L’Etat qui pratiquait un urbanisme de type prévisionnel et sécuritaire s’est vu confrontée aux besoins d’une planification prospective et à une plus grande maîtrise de l’évolution urbaine. une dizaine de villes nouvelles ont vu le jour. Les années 30 verront l’adoption de plusieurs Dahirs et le Maroc passera à un nouveau type d’urbanisme «l’urbanisme stratégique».3 Urbanisme de type prévisionnel et sécuritaire En 1914. Entre 1915 et 1925. le Maroc était parmi les premiers pays au monde à se doter d’un instrument législatif en matière d’urbanisme: « Dahir du 16 Avril 1914 ».2. Pour faciliter l’implantation des nouvelles villes.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I. le Dahir du 23 Novembre 1917.
C’était des projets structurants qui visaient un développement harmonieux et équilibré des territoires et assuraient une large participation à la gestion urbaine.2. l’adoption du Dahir du 30 Juillet 1952 marquera l’urbanisme au Maroc jusqu’à son indépendance. et le montage technico-financier. En 1952. les zones périphériques.4 Urbanisme de type stratégique L’urbanisme stratégique se base sur : • L’établissement d’un certain nombre de projets pour la ville. Il s’agissait de projets intégrés comprenant les études socioéconomiques.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I. les centres délimités et les groupements d’urbanisme). • La recherche d’une cohérence entre ces projets au niveau de la conception et de l’exécution. . Cette loi se veut un élargissement du champ d’application jusque là réservés aux villes à d’autres espaces: (les banlieux.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
Durant le protectorat, le Maroc a assisté à une réglementation
accélérée et constante de ses villes, la cadence sera quelque
peu diminuée durant l’indépendance.
Le Dahir de 1952 restera la principale loi de référence. Toutefois
une loi législative couvrant le monde rural verra le jour le 25 Juin
1960.
Il faudra attendre près de 30 ans càd le 17 Juin 1992 pour que le
gouvernement vote une nouvelle loi 12-90 en vue d’ajuster les
législations et contrer les problèmes d’urbanisation.
Actuellement un projet de loi est en cours de discussion au
parlement il s’agit du nouveau code de l’urbanisme qui édicte
diverses dispositions en matière d’habitat et d’urbanisme et qui
amende les dispositions de certaines articles des lois 12-90 et
25-90.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
1.2.5
Les étapes de la formation de la législation urbaine
► Période Coloniale
- Entre 1914 et 1917: trois textes vont être adoptés l’un sur l’urbanisme, l’autre
sur l’expropriation et un troisième relatif aux associations
syndicales de propriétaires urbains. Tout ceci a donné lieu à la
législation des grands chantiers.
- En 1931
: Cette loi a autorisé l’établissement des PA pour les Centres et les
banlieues des villes.
- En 1933 : Cette Loi relative aux lotissements et morcellements s’étendait aux
agglomérations urbaines et aux îlots délimités dans leurs zones
périphériques dans un rayon fixé à 5 Km.
- En 1952
: Cette loi s’est substituée au Dahir de 1914. Elle a apporté quelques
innovations relativement à l’étendu du champs spatial des
documents d’urbanisme et de leur efficacité.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
► Après l’indépendance
- En 1960 : La première loi relative au développement des agglomérations
rurales a vu le jour.
- En 1970 : Projet de Loi Cadre sur l’aménagement urbain et rural qui n’a
pas pu être concrétisé.
- En 1982 : Dahir sur l’expropriation
- En 1984 : Dahir sur le SDAU de Casablanca
- En 1992 : Les nouvelles lois relatives à l’urbanisme (Loi 12-90) et celle
relative aux lotissements morcelés et groupes d’habitations
(Loi 25-90) interviendront 36ans après l’indépendance pour
adapter l’Arsenal juridique à l’évolution et aux problèmes de
l’urbanisation.
Son objectif de planifier le développement et l’aménagement des villes était relativement étroit et ses horizons limités.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Caractéristiques de la Période Coloniale Le bilan de la période 1914-1946 est largement négatif car: La législation marocaine en ce domaine était caractérisé par une courte vue Toute l’œuvre normative relative à l’urbanisme avait un caractère purement réglementaire et opérationnel sans la moindre vision prospective. Ce manque de vision globale de la politique urbaine du protectorat a crée une situation indéniable qui s’encrait dans l’espace et qui a fait basculer le pays sur sa façade atlantique créant ainsi une distorsion entre un «Maroc utile» et un «Maroc inutile » et des disparités à l’intérieur d’une même région entre villes et campagnes. .
Agadir. . Sur le plan Urbain. Meknès. décongestionner les médinas et assurer un habitat au plus grand nombre. Les bidonvilles furent améliorés avec des équipements sommaires consistant dans l’alignement. Marrakech. Il avait pour mission de promouvoir des programmes d’habitat économique destinés à résorber les bidonvilles. Safi Béni Mellal…. furent réalisées des villes satellites autour de diverses villes capables d’accueillir les migrants. ce qui incité les pouvoirs en place pour recourir «Micheal Ecochard» un architecte et urbaniste de renom. l’éclairage public. les tentatives de décentralisation industrielle en faveur des villes secondaires Fès.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le bilan de la période 1946 – 1960 -La nécessité d’adapter la législation de l’urbanisme aux réalités économiques et sociales et leurs répercussions spatiales devenait pressantes. les bornes fontaines. l’assainissement les préparant à recevoir des constructions définitives. Il inscrivit son action dans une attitude prospective et introduit les premiers rudiments d’un aménagement régional ( la planification de la ville de casa dans un cadre régional en vue d’un développement linéaire devant la relier à Mohammadia pour contourner son développement concentrique.).
Cette loi ne verra pas le jour et son contenu sera versé dans le nouveau code d’urbanisme. des sanctions et des responsabilités. incitatif.En 2000 : La loi n° 42-00 a été rapidement perdu dans le circuit d’approbation à cause des luttes d’intérêts des différents acteurs. participatif et équitable.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC . (Loi en cours . En 2005 : Lancement de la réflexion sur le nouveau code de l’urbanisme qui vise à l’instauration d’un urbanisme facilitateur. En 2004 : La Loi 04-04 modifiant et complétant les lois 1290 et 25-90 notamment au niveau des autorisations administratives. la prévention du développement de l'habitat insalubre étant particulièrement visée par cette réforme.
l’urbanisme n’a pas suivi la législation qui le réglementait. En l’absence d’un dispositif juridique opérationnel.2 – Aperçu historique de l’urbanisme au Maroc(Suite) Synthèse Du fait de la colonisation. La réglementation de l’urbanisme s’est contentée de corriger. L’urbanisme à l’époque était maîtrisable du fait de la disponibilité du foncier et de la faible poussée démographique. il y a eu des déviations multiples (expansion de l’habitat insalubre. une partie de la ville au Maroc présentait une certaine harmonie entre la législation qui la régissait et les réalisations urbanistiques et architecturales auxquelles elles ont abouti. L’urbain échappait de plus en plus au contrôle de l’Etat qui agissait sous pression des difficultés et des événements. des bidonvilles et des structures anarchiques). Après l’indépendance. de rectifier et d’ajuster .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I.
. le régime foncier joue un rôle prépondérant dans l’essor de l’activité économique. . Le Droit de propriété est fondé en cas d’existence de documents écrits probants : .Sur la possession paisible publique. à titre de propriété.1 Régimes régissant le foncier Partout dans le monde. permanente (d’une durée supérieure à 10 ans quand elle est invoquée à l’encontre des tiers et à 40 ans quand elle est invoquée à l’encontre des parents).L’acquisition au profit du possesseur au-delà de la durée précitée. Le secteur foncier Traditionnel est régi par les principes du «Droit Musulman et les coutumes locales ». Au Maroc.3– Les enjeux du foncier et droit de l’urbanisme : I.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I.3. la propriété privée en matière foncière est soumise à une dualité de Droit due à la coexistence d’un Droit traditionnel et d’un Droit d’immatriculation foncière dit moderne qui remonte à 1913 (dahir sur immatriculation des immeubles).
-Chaque immeuble est individualisé par un nom. C’est le titre foncier qui constitue pratiquement l’état civil de la propriété et lui donne un nouveau départ. -Les droits inscrits sur le titre ont un effet légal et une force probante entre les parties vis à vis des tiers et auprès des tribunaux. -Il a un effet de purge qui annule tout droit réel antérieur non révélé au cours de la procédure d’immatriculation. -Tout droit acquis doit être détenu de la personne précédemment inscrite.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le secteur soumis au régime de l’immatriculation foncière appelé aussi régime des livres fonciers présente les caractéristiques suivantes : -Il est fondé sur une large publicité. Il ne peut y avoir de rupture dans la chaîne des inscriptions. l’accès au crédit et à l’investissement. plan et un numéro propre. ce qui écarte toute usurpation ou prescription. -Le titre foncier dès son établissement est définitif et inattaquable. .
L’absence de la publicité des droits prétendus. à l’investissement et à la modernisation. rend le secteur traditionnel d’une « opacité » impropre à la circulation des biens.L’insécurité des transactions car le droit prétendu existe jusqu’à preuve du contraire. .La faiblesse de l’investissement. . . sa situation. établie.La multitude des litiges entre riverains et d’autres prétendants qui constituent plus de 50% des affaires pendantes devant les tribunaux. . . sa consistance.La méconnaissance par les tiers (parfois par les ayants droits euxmêmes) de l’immeuble concerné. . ses limites ainsi que de la nature et de l’étendu de droits qui s’y exercent et de leurs véritables détenteurs.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les immeubles soumis au Droit Traditionnel sont caractérisés par : . ►Le manque total de publicité concernant les immeubles non immatriculés et leurs détenteurs.La difficulté d’accès aux crédits puisque la garantie réelle est incertaine.
dévoile à tout venant des données qui devraient être personnelles et confidentielles. marqué par un lien traditionnel et un amour propre de la propriété. ►Le discours analysant les problèmes de l’urbanisation et de l’investissement sont focalisés sur la lenteur des procédures administratives et sur la complexité des statuts fonciers. ►La propriété foncière est soumise depuis quelques années à une très forte pression due à l’explosion démographique qui aboutit à l’accroissement de la demande et à la rareté du facteur «Terre ». ce droit fondamental est consacré par différentes constitutions qui énoncent que le droit de propriété demeure garanti.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I. .3– Les enjeux du foncier et droit de l’urbanisme : ►Nous constatons la présence côte à côte de deux régimes fonciers dont l’un malgré ses défauts préserve l’intimité des propriétaires et l’autre malgré ses qualités.
. peut appartenir en pleine propriété à titre indivuduel à une personne.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I.3. dunes…).2 Statuts fonciers: L’espace foncier est structuré par des statuts.5 MHa.000 Ha. de l’indivision et à des insuffisances du système traditionnel d’établissement des actes constitutifs du droit de propriété. et représentant (3% de la SAU) soit près de 270. Les terres Collectives (17% de la SAU) soit près de1. appartenant en pleine propriété et dans l’indivision à l’ensemble de la collectivité ethnique concentrée et les terres Guichs (3% de la SAU) soit près de 240. plages.3– Les enjeux du foncier et droit de l’urbanisme : I.Le Melk: largement prédominant (76% de la SAU) estimé à 7MHa. ports…) . …) et Domaine Forestier (Forêts. personne morale de droit public. Ces deux statuts connaissement un démembrement du droit de propriété. en Domaine Privé (provenant de l’acquisition à l’amiable. dans la mesure où les ayant droits n’ont qu’une jouissance précaire.000Ha. Il est confronté au problèmes de morcellement. classés en Domaine Public (rues. comme il peut appartenir à plusieurs individus. Les immeubles domaniaux possédés par l’Etat. expropriation. dont certains ne procurent pas la stabilité et les garanties nécessaires pour répondre aux besoins de l’urbanisation et entreprendre des investissements sur le long terme : .
► Au Maroc l’immatriculation des terres ne dépasse guère 52%. aucun projet ne peut aboutir si la situation juridique du terrain n’est pas assainie.000 Ha.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I. ►Toute intervention de l’Etat tendant à développer un secteur donné doit être basée sur les données sûres et fiables. ►Ces différents statuts malgré leurs diversités et complexités peuvent être soumis au régime de l’immatriculation foncière. de location de courte durée. d’activité. de famille et Zaouia) et font l’objet en général. d’habitat ou de service. ils représentent (1% de la SAU) soit 59. De là apparaît l’ampleur des problèmes qui se posent chaque fois qu’il est question d’aménager un espacer donné pour une fin d’aménagement.Les terres Habous : ce sont des biens immobilisés par le fondateur musulman et la jouissance profite aux catégories de bénéficiaires qu’il désigne. elles se caractérisent par plusieurs types (public. . surtout lorsqu’elle a pour objet l’aménagement de l’espace et l’implantation de projets sur le terrain. Dans le rural ou l’urbain.3– Les enjeux du foncier et droit de l’urbanisme : .
En 1913. le Dahir sur l’immatriculation des immeubles a été promulgué avec le double objectif d’assurer les milieux économiques et financiers et de pérenniser les actions d’aménagement urbain. . Tout en garantissant et en sécurisant la propriété foncière. Elles sont distinctes de terrains réservés par les documents d’urbanisme et sont aussi différentes des acquisitions urbaines dont l’affectation est prédéterminée. le Dahir de 1913 a permis la constitution des premières réserves foncières publiques.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC .Dès le début du siècle dernier et avant même la loi fondatrice de l’urbanisme moderne au Maroc. l’Administration du Protectorat a compris l’importance de la maîtrise du foncier. . Il a également permis à des grands groupes immobiliers privés (BALIMA à Rabat et MANNESMANE à Casablanca) de tirer profit de ses nouvelles dispositions pour constituer à leur tour de grandes réserves foncières et de mener de grandes opérations urbaines concertées.Le foncier urbain est le premier enjeu des luttes et des conflits urbains sur lesquelles l’urbanisme est appelé à se prononcer. les collectivités publiques ou les établissements publics pour les extraire à l’évolution du marché en vue d’une utilisation ultérieure à des fins de politique urbaine qui ne sont pas nécessairement déterminées au moment de l’acquisition. ► Réserves foncières : l’ensemble des terrains acquis par l’Etat.
Cependant. Depuis l’indépendance.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC . aggravée par l’exode rural. Ceci entrave la mobilisation des terrains par les opérateurs privés et publics et encourage toutes les formes de dérives urbaines. . aujourd'hui structurelle. Ce qui a fait que la ville se fabrique à la limite du tolérable en terme de sécurité et du développement durable et en marge du cadre réglementaire. La pénurie du foncier urbanisable est aggravée par la complexité des statuts fonciers et la dualité des régimes juridique qui les régissent et qui sont en totale inadéquation avec les textes régissant l’urbanisme notamment les lois 12/90 et 25/90. sans effort particulier pour le renouveler. provoquant les premières grandes difficultés de réponse à la demande du logement social malgré tous les efforts visant le renforcement du patrimoine foncier public. Ainsi elles ont été progressivement engagées à travers un «urbanisme d’opportunités foncières» qui a conduit à la plupart des dysfonctionnement qu’elle connaît aujourd’hui. une bulle spéculative sur le foncier s’est très vite développée dans les principales agglomérations du pays. les villes ont été les témoins d’une consommation abusive du patrimoine foncier public. sous la pression de l’urbanisation. Cet urbanisme a été l’une des principales causes de la pénurie. de terrains propres à l’urbanisation.
2. Bien que ce projet de texte n’est pas entré en vigueur.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC ► L’épuisement des Réserves foncières : Met les collectivités publiques dans l’impossibilité de maîtriser le foncier urbain. Il rend difficile la réalisation des documents d’urbanisme.L’assouplissement des procédures d’acquisition des terrains. mais l’idée de créer des organismes a pénétré le Droit positif Marocain. Ouvre la porte aux pratiques spéculatives et à l’urbanisation sauvage.La création d’organismes et d’opérateurs intervenant dans le domaine du foncier. ► Quelques tentatives pour faciliter l’acquisition des terrains: Le projet de Loi-Cadre de l’aménagement urbain et rural (1970) visant la constitution de réserves foncières a mis l’accent sur deux aspects importants: 1. Ainsi ont vu le jour plusieurs organismes à savoir .
La FNAET va disparaître en 1987 et va céder la place à la SNEC (Société Nationale d’Équipement et de construction). ►L’espace urbain est à la fois support des rapports sociaux et objet des conflits entre les différents groupes en présence (locatairespropriétaires. En 1982 : Agence Foncière Nationale Le Droit de préemption : la copropriété en indivision et le Droit de Chafaa constituent la manifestation de ce Droit en Droit Privé. Lotisseurs-acquéreurs. . Services extérieurs .Communes).DROIT DE L’URBANISME AU MAROC En 1973 : Fonds National d’Achat et d’Équipement des Terrains (FNAET). L’expropriation pour utilité publique. Administration .Administrés. Administration Centrale Administration Locale.
d’infrastructures. de graves contradictions vont opposer la ville telle qu’elle existe réellement conçu et celle projetée dans les documents d’urbanisme. Le Droit de l’urbanisme cède souvent le pas devant les propriétaires fonciers. des ZI…). éducatifs sportifs. ►L’urbanisme met en présence plusieurs intérêts privés inconciliables avec l’intérêt général. ►Ces pressions s’exercent soit avant.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC ►Le Droit de l’urbanisme se présente comme une série de limitations administratives au droit de propriété qui visent à permettre un usage du sol compatible avec l’intérêt général (équipements sociaux. ►Sous l’effet des pressions. soit au cours soit après l’élaboration des documents d’urbanisme. ►La fonction régulatrice du Droit de l’urbanisme rencontre souvent de fortes résistances. .
ONE.) . ….3– Les enjeux du foncier et droit de l’urbanisme : L’urbanisme n’est pas une affaire exclusive du Ministère qui en est chargé. Al Omrane. C’est une discipline interministérielle. la culture…) Les offices (ONEP. Parmi les Départements et organismes qui jouent un rôle important. il faudrait citer : Au niveau Central : Les Ministères (l’Intérieur. IAM. …. l’Environnement.) Les Établissements Publics spécialisés ( CDG.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC I. l’Équipement. l’Agriculture.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Au niveau Local : . .L’Administration décentralisée : (les élus qui exercent des compétences définies par la Loi charte communale…). ►Rôle du Gouverneur : Il participe au Comité Central sur le SDAU. Régies de l’eau et d’électricité. Il décide du recours à la force publique pour mettre fin aux infractions d’urbanisme. . .Les représentants des services extérieurs :(les Directions et délégations des différents Départements Ministériels). .Les organismes techniques: (Agences urbaines.L’Administration déconcentrée: (Agents d’autorité qui sont nommés ou désignés soumis au pouvoir hiérarchique : sanctions. recours à la force publique pour mettre fin aux infractions d’urbanisme). Il préside le Comité local sur le SDAU Il préside les conseils technique Provinciaux CTP. les inspections régionales de l’urbanisme…). instructions.
La délivrance des notes de . Elles assistent les acteurs publics et privés. Elles préparent les projets des documents réglementaires. Au niveau de l’exécution elles sont chargées de : L’aménagement foncier.Elles élaborent les études pour DROIT DE L’URBANISME AU MAROC l’établissement des SDAU. La maîtrise d’ouvrage délégué.
Adoptent par arrêté du Président les plans d’alignement. Contrôlent la conformité de l’utilisation de l’espace communal aux règles d’urbanisme. . Participent au suivi des documents d’urbanisme.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC ►Rôle des Communes : Participent à l’élaboration des documents d’urbanisme Donnent leur avis sur les projets des documents d’urbanisme. Délivrent les autorisations d’urbanisme.
la déconcentration est basée sur le principe de subsidiarité (loi du 6 février 1992) qui fait que l'échelon le plus élevé ne doit assurer que les missions ne pouvant être exercées à un niveau inférieur. Décentralisation La décentralisation est une politique de transfert des attributions de l'Etat vers des collectivités territoriales ou des institutions publiques pour qu'elles disposent d'un pouvoir juridique et d'une autonomie financière. dits services déconcentrés ou services extérieurs.Déconcentration : La déconcentration désigne un mode d'organisation de l'administration dans lequel certains pouvoirs sont délégués ou transférés d'une administration centrale vers des services répartis sur le territoire. . - En France. qui restent néanmoins sous la surveillance de l'Etat. permet à ce dernier de décharger ses administrations centrales et de confier les responsabilités au niveau le plus adapté. Le but est d'améliorer l'efficacité de l'Etat en décongestionnant l'administration centrale et en accélérant les prises de décisions au niveau local. Le transfert de ces attributions.
à faire élire leurs autorités par la population et à assurer ainsi un meilleur équilibre des pouvoirs sur l'ensemble du territoire. elle vise à améliorer l'efficacité de l'action de l'État en transférant certaines attributions de l'échelon administratif central aux fonctionnaires locaux. La décentralisation rapproche le processus de décision des citoyens. favorisant l'émergence d'une démocratie de proximité. La déconcentration est une notion bien distincte . La décentralisation vise à donner aux collectivités locales des compétences propres. c'est à dire aux walis et gouverneurs. aux directeurs régionaux et provinciaux des services de l'Etat ou à leurs subordonnés." . distinctes de celles de l'État.
Elle joue un rôle inéluctable d'animateur de la vie économique sociale et culturelle. et plus particulièrement avec la ville de Ceuta. Elle dispose d'une frontière avec l'Espagne. Conscient de ce rôle.LES REGIONS DU MAROC La région est devenue dans la plupart des pays un acteur essentiel de développement et d'aménagement du territoire. Son chef-lieu est la ville de Tanger La région est baignée par la mer Méditerranée au nord et l'océan Atlantique à l'ouest.L'Oriental : Elle occupe le nord-est du Maroc.Taza-Al Hoceima-Taounate : Elle est située au nord du Maroc. 3 . Sa superficie est de 82 900 km² pour une population de 1 918 094 habitants. ainsi qu'un Conseil régional. enclavée. Sa superficie est de 24 155 km² pour une population de 1 807 113 habitants.Tanger-Tétouan : Elle se trouve à la pointe nord-ouest du Maroc. Sa superficie est de 11 570 km² pour une population de 2 470 372 habitants. Ces régions ont le statut de collectivité locale (article 101 de la Constitution). 1 . et revendiquée par le Maroc comme part de la région. ayant chacune à sa tête un Wali (gouverneur de région). le long de la côte méditerranéenne. le Maroc est par le dahir du 2 avril 1997 portant loi n° 47-96 relative à l'organisation de la région a subdivisé son territoire comme suit : 16 régions économiques. représentatif de la région. Sa capitale est Oujda. Son chef lieu est Taza. . 2 .
Sa superficie est de 1 615 km² pour une population de 3 777 964 habitants (2007). Sa superficie est de 7 010 km² pour une population de 1 655 660 habitants.Chaouia-Ouardigha : Elle est située sur la plaine atlantique. . Sa capitale est Meknès qui se situe à son extrême nord. Sa capitale est Settat.Rabat-Salé-Zemmour-Zaër : Elle se trouve au Nord-Ouest du pays.4 . 7 . la région de Doukkala-Abda au sud. Elle s'étend sur 79 210 km² (plus vaste que la République tchèque) et est peuplée de 2 141 527 1. et le sud-ouest du Royaume d'autre part. est considérée comme un carrefour entre l'est et le nord-est d'une part. Sa capitale est Rabat. cette région est composée des provinces suivantes : La Province de Kénitra et celle de Sidi Kacem. entre l'arrièrepays de Casablanca.Fès-Boulemane : Elle se situe dans le nord du pays. et inclut une partie du Moyen Atlas. l'oued Oum er-Rebia et le plateau des Phosphates. Sa superficie est de 9 580 km² et elle est peuplée de 3 123 595 habitants. Sa capitale est Casablanca.Grand Casablanca : Située au nord-ouest du pays et est la région la plus peuplée. 8 . englobant la capitale et son arrière-pays.Gharb-Chrarda-Beni Hssen : Située au Nord-Ouest du pays. Ses frontières sont la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër au nord. 6 . La région de Fès-Boulemane.Meknès-Tafilalet : Elle se trouve dans le nord du pays. Chaouia-Ouardigha à l'est et l'océan Atlantique à l'ouest. 5 . 9 . qui est située au centre-nord du Royaume.
12 . et englobe une partie du Haut Atlas. sur la côte atlantique. Tan-Tan.5 % du territoire national.Oued Ed-Dahab-Lagouira : Est la région la plus australe du Maroc.Doukkala-Abda : Elle est située au sud de la plaine centrale. une partie de l'Anti-Atlas et la région de Ouarzazate. 16 . Sa superficie est de 31 160 km². Sa capitale est Marrakech. Sa capitale est la ville de Safi. 15 . pour une population de 3 102 652 habitants.Marrakech-Tensift-El Haouz : Elle se trouve au centre du pays. . La région est composée des provinces suivantes : La province de Guelmim. 14 . Tata et Es-Semara. pour une population de 1 984 039 habitants. englobant la plaine du Souss. Son chef lieu est la ville de Guelmim. 13 .Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra : Est une région du sud marocain. ce qui représente 4.10 . Son chef lieu est Beni Mellal 11 . Elle s'étale sur 13 285 km².Guelmim-Es Smara : Elle est située dans le sud du pays.Tadla-Azilal : Elle se trouve au centre du pays. englobant la plaine de Tadla entre le Haut et le Moyen Atlas. Sa capitale est Laâyoune. Elle est limitée au nord par la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra.Sous-Massa-Drâa : Elle se trouve dans le sud du Maroc. à l'est et au sud par la Mauritanie et à l'ouest par l'océan Atlantique. au sud du Haut Atlas. Assa-Zag. Cette région se situe en majeure partie sur le territoire contesté du Sahara occidental.
en s'engageant à soumettre une initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara. le Royaume du Maroc s'est inscrit dans une dynamique positive et constructive.Par cette initiative. Comme telle. sans discrimination ni exclusive. les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social. le Royaume du Maroc garantit à tous les Sahraouis à l'extérieur comme à l'intérieur. 4. fondée sur l'Etat de droit. dans les instances et institutions de la région.L’autonomie nouvelle région 1- Depuis 2004.En réponse à cet appel de la communauté internationale. 2. le Conseil de sécurité appelle régulièrement « les parties et les Etats de la région à continuer de coopérer pleinement avec l'ONU pour mettre fin à l'impasse actuelle et progresser vers une solution politique ». met fin à la séparation et à l'exil et favorise la réconciliation. toute leur place et tout leur rôle. dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son unité nationale. 3.Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'édification d'une société démocratique et moderne. elle apporte la promesse d'un avenir meilleur pour les populations de la région. .
sociale et culturelle du Royaume. à la vie économique. les populations du Sahara géreront elles-mêmes et démocratiquement leurs affaires à travers des organes législatif. en particulier la défense. tend à créer les conditions d'un processus de dialogue et de négociation débouchant sur une solution politique mutuellement acceptable.Ainsi.Le statut d'autonomie. L’autonomie nouvelle région 5. inspirée par un esprit d'ouverture. Elles disposeront des ressources financières nécessaires au développement de la région dans tous les domaines et participeront. 8. résultat des négociations. 7. . de manière active. exécutif et judiciaire dotés de compétences exclusives. 6. conformément au principe de l'autodétermination et des dispositions de la Charte des Nations Unies.L'initiative marocaine. sera soumis à une consultation référendaire des populations concernées. les relations extérieures et les attributions constitutionnelles et religieuses de Sa Majesté le Roi.L'Etat conservera ses compétences dans les domaines régaliens.
Des infrastructures: l'eau. la santé. Culturel.la sécurité et la protection sociales. les populations de la Région autonome du Sahara. Economique: le développement économique. l'emploi. la compétence notamment dans les domaines: De l'administration locale. Du budget et de la fiscalité de la Région. dans les limites territoriales de la Région. les installations hydrauliques. exécutif et judiciaire auront. le commerce. les travaux publics et le transport . l'éducation.Dans le respect des principes et des procédures démocratiques. le sport . y compris la promotion du patrimoine culturel sahraoui hassani . et l'agriculture. la planification régionale. l'industrie. agissant par l'intermédiaire d'organes législatif. . de la police locale et des juridictions de la Région. l'électricité. le tourisme. Social: l'habitat. l'encouragement des investissements.Les compétences de la Région autonome du Sahara 9. De l'environnement.
taxes et contributions territoriales édictés par les organes compétents de la Région. . Les ressources nécessaires allouées dans le cadre de la solidarité nationale.La Région autonome du Sahara disposera des ressources financières nécessaires à son développement dans tous les domaines.Les compétences de la Région autonome du Sahara. Les revenus provenant du patrimoine de la Région. 10. Les revenus de l'exploitation des ressources naturelles affectés à la Région. La partie des revenus des ressources naturelles situées dans la Région et perçus par l'Etat. Ces ressources seront notamment constituées par: Les impôts.
en concertation avec le Gouvernement.La responsabilité de l'Etat dans le domaine des relations extérieures sera exercée en consultation avec la Région autonome du Sahara concernant les questions qui se rapportent directement aux attributions de cette région. Les relations extérieures.L'Etat conservera la compétence exclusive. notamment sur: Les attributs de souveraineté. 11. Les attributs liés aux compétences constitutionnelles et religieuses du Roi. La sécurité nationale. L'ordre juridictionnel du Royaume. établir des liens de coopération avec des Régions étrangères en vue de développer le dialogue et la coopération inter-régionale. l'hymne national et la monnaie. 12. La Région Autonome du Sahara peut. Commandeur des croyants et Garant de la liberté du culte et des libertés individuelles et collectives. . la défense extérieure et de l'intégrité territoriale.Les compétences de la Région autonome du Sahara. le drapeau.
hommes et femmes. sachant que cette entreprise ne peut se concrétiser sans la mobilisation de nouvelles ressources. . • Cette nouvelle conception de régionalisation requiert des collectivités territoriales élues ayant une légitimité démocratique et dotées des mécanismes nécessaires à même de renforcer la participation des citoyens. toute en mettant en place des mécanismes de contrôle et de comptabilité de nature à rétablir la confiance des citoyens dans les institutions. politique. • Cette initiative nécessite l'attribution de prérogatives décisionnelles et exécutives élargies aux conseils régionaux pour qu'ils soient capables de s'acquitter au mieux de leur rôle. la mise à niveau des ressources humaines et la mise en place de fonds de soutien financier ayant pour objectif de réduire les disparités entre les régions. • Dans le cadre de ce projet. le rôle de la région serait de contribuer de façon effective au développement économique.• Le modèle marocain de régionalisation avancée s'inscrit clairement dans le cadre d'un Etat démocratique décentralisé et marque un bond qualitatif dans le processus de démocratisation de la société. dans la gestion de la chose publique. social. culturel et environnemental.
Fès-Meknès. Casablanca-Settat. Laâyoune-Saguia al Hamra et EdDakhla-Oued ed Dahab. Béni Mellal-Khénifra. mais aussi d’accessibilité et de proximité.• Pour faire aboutir ce chantier de réforme. Souss-Massa. Ce découpage régional a fixé le nombre des régions à 12. Guelmim-Oued Noun. • Tanger-Tétouan. Rabat-Salé-Kénitra. d’homogénéité. Oriental et Rif. • Cette nouvelle configuration régionale a été faite selon certains critères basés entre autre sur les principes d’efficience. Drâa-Tafilalet. . Marrakech-Safi. le Conseil Consultatif de la Régionalisation a proposé un découpage régional fonctionnel capable de contribuer au renforcement de la démocratisation de l'Etat et d'amorcer une nouvelle conception de la relation qui lie la région à l'Etat et aux collectivités territoriales. de proportionnalité et d’équilibre.
CADRE JURIDIQUE DE LA PLANIFICATION URBAINE AU MAROC II. En effet. mise en œuvre du plan de la ville. de création par le particuliers d’une partie de la ville de groupes d’habitations. Elle a traité aussi bien de l’urbanisme prévisionnel que de l’urbanisme opérationnel.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II. Cette Loi a défini le modalités des opérations suivantes : L’ouverture des voies publiques. La réglementation de l’acte de bâtir. La législation de 1914 était celle des grands chantiers. Elle est considérée comme la base de la législation urbaine au Maroc.1.1 Cadre juridique instauré par le protectorat II. .1 Dahir du 16 Avril 1914 C’est la première Loi en matière d’Urbanisme au Maroc. toutes les opérations de construction de l’époque étaient faites et regroupées par l’Etat en vue de créer de nouvelles villes.
les travaux à entreprendre laissent au tribunal le soin de prononcer l’expropriation. elle a donné à l’Administration les moyens de réduire l’extension incontrôlée des villes. ►Le Dahir du 31 Août 1914 : premier texte instituant les base de l’expropriation pour cause d’utilité publique. Cette loi a permis de développer et d’embellir les villes. . Bien que cette Loi soit incomplète du fait qu’elle ne s’occupait surtout que des voies et des plans d’aménagement et ne définissait pas d’une manière claire les lotissement.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC ► Dahir du 16 Avril 1914 (suite) Cette Loi a permis la création d’une dizaine de villes entre 1915 et 1925. Il est intervenu pour instaurer le régime de l’expropriation en prescrivant que le droit de l’expropriation résulte d’un dahir ou d’un arrêté viziriel déclarant l’utilité publique. nouvellement créées par le colonisateur dans un souci de confort et de salubrité publique.
l’acquisition de terrains et d’immeubles pour réaliser des projets.2 Dahir du12 Novembre 1917 relatif aux associations syndicales de propriétaires urbains Pour faciliter l’implantation des nouvelles villes. Faciliter à l’Administration Coloniale. l’Etat s’est doté d’un nouvel outil le Dahir du 23 Novembre 1917.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II.1. rectifier et racheter les constructions. aucune construction nouvelle ne pouvait être élevée dans le plan périmétral. Ce Dahir a conféré au Chef de Service Municipal le pouvoir de : créer une association syndicale de propriétaires urbains. Cette Loi a permis à l’autorité municipale au moyen du syndicat qui est présidé par elle. établir un projet de statut. d’associer les propriétaires urbains à la politique urbaine de l’Administration qui sera couverte par une commission syndicale des propriétaires pour autoriser. Une fois publié. . présider son assemblée générale et transmettre le dossier au Grand Vizir qui constitue l’association par arrêté. Le but recherché de cette Loi est de : Soumettre à autorisation toutes constructions à l’intérieur des villes où des voies et places sont projetées.
Le rayon de la zone est fixé à 5 Km.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II.3 Dahir du 27 Janvier 1931 autorisant l’établissement de plans d’Aménagement pour les centres et les banlieues des villes Cette Loi autorisait l’établissement des plans d’aménagement pour les centres et les banlieues des villes. C’est ce qu’on qualifie de périmètre urbain. ► Centre délimité : une partie du territoire d’une Commune rurale dont les limites sont fixées par voie réglementaire.1. . Ce Dahir a fourni à l’Administration les moyens nécessaires pour contrôler les constructions isolées et les groupes de construction édifiés dans les environs des villes. Cette Loi a soumis à autorisation toute construction et tout lotissement réalisé dans la zone avoisinant le périmètre des villes érigées en municipalité et les centres délimité aux dispositions du Dahir de 1914.
Soumettre les villes nouvellement crées. celui du 30 Septembre 1953 et le dernier en date la Loi 25-90 du 17 Juin 1992. celui du 7 Octobre 1937.1. à une autorisation administrative. dans la banlieue et dans les zones rurales. Cette Loi avait deux objectifs majeurs : Maîtriser la croissance de l’urbanisation en soumettant la création d’un lotissement. .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II. aux normes d’un urbanisme moderne inspiré de la réglementation en vigueur en Europe notamment en France. ►Cette loi va être complétée par les Dahirs du 7 Août 1934. situé à l’intérieur du périmètre urbain des villes.4 Dahir du 14 Juin 1933 relatif aux lotissements Ce Dahir est la première Loi marocaine consacrée aux lotissements.
L’Administration ne peut pas au cours de l’élaboration du plan. du plan d’aménagement et du permis de construire. . interdire toute construction susceptible de gêner l’exécution du plan une fois approuvé.5 Dahir du 30 Juillet 1952 relatif à l’urbanisme Ce Dahir marquera l’urbanisme marocain jusqu’à l’indépendance. Il ne remet pas en cause celui de 1914. Cependant elle peut par arrêté dits «arrêtés de mise à l’étude du plan » définir les zones dont l’aménagement est prévu et à l’intérieur desquelles aucun permis de construire ne pourra être délivré. Il garde les mêmes principes en matière d’alignement. seul le Plan d’aménagement approuvé par Décret est générateur d’obligations. à d’autres espaces : Les banlieues Les zones périphériques. Les centres délimités Les groupements d’urbanisme Dorénavant.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II.1. Les plans dits de zonage pourront. Cette Loi se veut un élargissement du champ d’application du dahir de 1914 jusque là réservé aux villes. avant l’établissement du plan d’aménagement. délimiter les secteurs réservés à des modes d’utilisation déterminés et interdire la construction pendant deux ans.
En ce qui concerne la procédure d’autorisation de lotir. Imposer le respect de cette réglementation pour les promoteurs. selon les cas.1. Ce Dahir a permis de mettre fin aux opérations de lotissement sans respect des règles et documents d’urbanisme et qui détériorent les terres agricoles. .6 Dahir du 30 Septembre 1953 relatif aux lotissements et morcellements A la différence du Dahir du 14 juin 1933 qui laissait le soin à l’autorité administrative de déterminer. Le but recherché de cette loi était de : Définir juridiquement le lotissement et le morcellement.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II. Mettre fin à la spéculation anarchique. la superficie au dessous de laquelle le fractionnement d’une propriété foncière constitue un lotissement. le Dahir de 1953 n’a pas apporté de grandes modifications. ce Dahir définit clairement le lotissement comme étant : «Toute division d’une propriété foncière en deux ou plusieurs lots dont un au moins est d’une superficie inférieure à un hectare ».
Il faudra attendre l’indépendance pour que la direction du Maroc comble cette lacune. Il faut mentionner qu’aucune Loi n’a été conçue pour le monde rural avant. jusqu’en 1992 la référence de base. . ce rythme ne sera pas soutenu après l’indépendance et la Loi de 1952 restera pour de longues années. on a assisté à une réglementation accélérée et soutenue de l’urbain.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Au cours du protectorat.
les zones d’habitation et toutes les autres indications relatives au « mode d’utilisation des sols». Il peut être établi pour les agglomérations des plans dits «Plans de développement» qui définissent les principales zones d’activité de l’agglomération.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II. L’approbation du plan de développement pour une agglomération rurale rend le permis de construire obligatoire et soumet à une autorisation préalable le lotissement. .2 Dispositif juridique datant de l’indépendance Le Dahir du 25 juin 1960 Le Dahir du 25 juin 1960 relatif au développement des agglomérations rurales est venu compléter les dispositions du Dahir de 1952 en délimitant les agglomérations situées en dehors du périmètre urbain définis dans l’article premier du Dahir du 30 Juillet 1952.
De même cette période a connu une relance de la production des différents documents d’urbanisme. . Par ailleurs. on a assisté à une stagnation de la production des Plans d’Aménagements et de Développement (3PA et 8 PD par an faible moyenne).DROIT DE L’URBANISME AU MAROC ► Les années 1960 : ont été marquées une nette régression du nombre des plans d’aménagement homologués. ► Les années 1990 : ont connu la promulgation de la Loi du 17 Juin 1992 (Lois 12-90 et 25-90 relatives à l’urbanisme et aux lotissements morcelés et groupes d’habitation) et la production des documents SDAU et PA dans le cadre de cette nouvelle Loi sur l’urbanisme. ► Les années 1980 : ont été marquées par l’intervention du Cabinet Pinseau et l’élaboration du SDAU de Casablanca. ► Les années 1970 : ont connu l’introduction des SDAU au Maroc et sa généralisation aux principales agglomérations. alors que les agglomérations urbaines ont vu le rythme de leur taux de croissance s’accélérer.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC ► La Loi du 17 Juin 1992 En 1992 et 36 ans après l’indépendance. le Gouvernement marocain votera deux lois pour adapter l’arsenal juridique à l’évolution et aux problèmes de l’urbanisation.La Loi 25-90 relative aux lotissements morcellements et groupes d’habitation Ces deux lois interviennent dans un contexte particulier marqué par : L’extension des bidonvilles.La Loi 12-90 relatives à l’urbanisme . . . L’émergence de nouvelles communes urbaine issues du découpage territorial de 1992 et qui a eu comme conséquence l’augmentation de leurs zones périphériques à 15 km et une extension des territoires soumis à la nouvelle législation et à ses différentes sujétions. La création des agences urbaines et des inspections régionales de l’urbanisme L’anarchie qui caractérise l’urbanisme.
permis de construire) et réglemente la construction. Le tout donne une définition juridique des différents documents d’urbanisme (SDAU.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC ► La Loi 12-90 relative à l’urbanisme Cette Loi est composée de 93 articles et d’un décret d’application n°2-92-832 divisé en 43 articles explicitant le contenu de la Loi. PZ. Cette Loi a pour objectif de : Définir les différents documents d’urbanisme. . Définir les règlements de construction Instituer les sanctions pénales. PA. arrêtés d’alignement.
2. Centres délimités des communes rurales : Partie d’une commune rurale dont les limites sont fixées par voie réglementaire. Zones périphériques des communes urbaines : Les territoires ruraux avoisinants les villes qui s’étendent sur 15 km à partir du périmètre municipal .1 Champs d’application de la loi 12-90 sur l’urbanisme ► Champ d’application de la Loi 12-90 : Cette Loi s’applique aux: Communes urbaines: municipalités et centres autonomes. . Groupements d’urbanisme : Un ensemble de communes urbaines avec leurs zones périphériques et éventuellement des communes rurales avoisinantes qui ont une relation économique nécessitant un aménagement d’ensemble.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II. La bande du littoral sur une profondeur de 5 Km Le long des axes routiers sur une profondeur de 1 km.
2. morcellement et groupes d’habitation ainsi que les régimes qui leurs sont applicables. groupes d’habitations et morcellements ► La Loi 25-90 relative aux lotissements morcellements et groupes d’habitation Cette Loi est structurée en 78 articles et d’un décret d’application n°2-92-833 comportant 23 articles explicitant le contenu de la Loi. Cette Loi a pour objectif de : Définir le lotissement et le morcellement. Définir les obligations et droits du lotisseur Prévoir les sanctions pénales. . Le tout définit juridiquement les lotissements.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II.2 Loi 25-90 relative aux lotissements.
PZ et PD).DROIT DE L’URBANISME AU MAROC ► Quelques apports de la Loi du 17Juin 1992 Cette Loi a étendu le champs d’application à de nouvelles zones. Elle a introduit la notion de hiérarchie entre les documents d’urbanisme (SDAU. Elle a réduit la durée de validité des effets des plans d’aménagement de 20 ans à 10 ans. .PA. Elle a donné une nouvelle assise juridique aux SDAU. La prééminence du SDAU en tant que document de référence en l’absence de tout autre document.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC II. .CADRE JURIDIQUE DE LA PLANIFICATION URBAINE AU MAROC II.3 Modalités et adaptation de la gestion urbaine : L’urbanisme est un domaine sensible en perpétuelle évolution. Ce domaine est réputé pour les intérêts souvent contradictoires qu’il doit concilier. Ceci nécessite pour son organisation des règles de jeu pertinentes qui doivent être actualisées ou renouvelées en permanence. Il est censé refléter les mutations sociales et spatiales incessantes et répondre aux besoins renouvelés des populations considérées.
1945 : Création de la Direction d’Urbanisme et de l’Habitat. Direction de l’Instruction Publique. de l’Aménagement du Territoire et de l’Habitat (remaniement Ministériel de 2000). 1967 : Ministère de l’Intérieur 1972 : Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat 1977 : Ministère de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire 1985 : Ministère de l’Intérieur 1998 : Ministère de l’Urbanisme.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC L’urbanisme a flotté pendant longtemps et a transité à travers plusieurs Département à savoir : Avant 1945 : Secrétariat Général du Protectorat. 1955 : Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat (avec la formation du 1er Gouvernement Indépendant) 1956 : Ministère des Travaux Publics. . Direction de l’Intérieur. de l’Environnement et de l’Habitat (la vision intégrée des nouveaux responsables du gouvernement d’Alternance) 2000 : Ministère de l’Urbanisme. de l’Aménagement du Territoire.
. L’approche nouvelle de l’urbanisme coïncide avec l’arrivée de l’ancienne opposition à la gestion des affaires publiques et est conçue selon une démarche pragmatique : Procéder à un diagnostic de l’état des lieux. Les rattachement de l’Urbanisme aux différents départements reflètent l’évolution des multiples visions qui sous tendent la politique de l’urbanisme.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC La répartition des compétences entre l’Etat et les collectivités décentralisées laisse apparaître plusieurs organes qui interviennent dans la gestion urbaine. on est passé à une vision sécuritaire pour aboutir enfin à une vision plus intégrée. Ainsi d’une vision technique. La confusion existante en matière de partage des responsabilités et le grand nombre d’intervenants constituent une entrave pour la mise en œuvre des documents d’urbanisme. Arrêter un Plan d’Action pour les 20 années à venir. L’État monopolise la production des normes et la planification urbaine et les collectivités locales s’occupent de l’opérationnel.
de l’urbanisme. à gérer l’urgence. Selon M.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le diagnostic a dégagé les problèmes et dysfonctionnements. il faut une vision à moyen et long terme et des valeurs qui définissent et qui expliquent le concept de durabilité». . L’Etat a fait de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire un ensemble complémentaire du fait qu’ils ont la même échelle de temps et le même souci du long terme. de l’aménagement du territoire et de l’environnement. mais de prospecter l’avenir et pour cela.Ali Sedraji: «Il n’est pas question de continuer à faire prévaloir le présent. Le premier objectif de ce gouvernement était d’instaurer une véritable communication avec l’ensemble des acteurs qui interviennent dans les domaines de l’habitat. C’est alors que le concept de développement durable est abordé.
il y a lieu d’apporter des réponses concrètes aux problèmes du foncier. Assurer l’équilibre entre les habitants de la ville et ceux de la campagne. d’aménagement concerté. Favoriser la participation de tous les citoyens aux décisions concernant le développement de leur espace et territoire. L’objectif poursuivi est de rendre opérationnel le concept de développement durable. Prendre en compte l’ensemble des efforts environnementaux des activités urbaines. ainsi qu’entre les générations actuelles et futures. . La décentralisation doit être approfondie et consolidée de sorte qu’on puisse avancer concrètement le processus de la décentralisation et la responsabilisation des instances locales et régionales (être à l’écoute des collectivités territoriales et les élus. …) Le besoin le plus urgent concerne la politique urbaine. de la fiscalité de financement des équipements publics…. les aider à prendre des responsabilités nouvelles.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC ►Concept du développement durable : Ce concept repose sur quatre principes : Ne pas compromettre les besoins des générations futures.
La définition d’un nouveau rôle de l’Etat . La lutte contre les réseaux non réglementaires et les occupations illégales de l’espace.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC S’agissant de la politique de l’habitat. celle-ci doit être basée sur: La justice sociale. Le développement des capacités productives du secteur de la construction. Le droit au logement décent pour tous les ménages. .
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le travail de modernisation et de rénovation des politiques d’aménagement du territoire a été consacré après un débat national qui a duré deux ans. Leur contenu est plus précis et leurs effets sont de plus en plus contraignants. Ces instruments s’appliquent à des espaces de dimensions décroissants. les priorités et les valeurs fondamentales qui doivent guider les nouvelles politiques d’aménagement du territoire a été adoptée. La mise en place d’une politique volontariste nécessite la mise en place d’instruments de planification spatiale hiérarchisée. Il s’agit notamment du : SNAT : Schéma national de l’Aménagement du territoire (conçu à l’échelle nationale) SDAR Schéma Directeur d’Aménagement Régional (destiné à s’appliquer au niveau régional) SDAU Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (applicable au niveau sub-régional ou local) . Une charte nationale d’aménagement du territoire définissant les objectifs.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Ces instruments doivent théoriser et globaliser les actions d’aménagement du territoire dans l’espace et dans le temps de manière à ce que la ville soit intégrée à la région et la région à l’ensemble du territoire avec toutes les articulations économiques et institutionnelles qu’implique une politique volontariste d’aménagement du territoire. La pratique de l’aménagement du territoire initiée en 1970 a donné lieu à la régionalisation. . Les résultats quant à eux ne sont pas à la hauteur des attentes à cause des incertitudes et faiblesses qui génèrent l’action régionale. Celle-ci a connu une évolution importante passant de 7 régions en 1971 à 16 régions en 1997 dotées de prérogatives importantes en matière d’aménagement du territoire.
1 Les documents relatifs à l’aménagement urbain Les documents d’urbanisme sont des outils de planification urbaine qui ont pour objectif de planifier l’espace territorial aussi bien pour les agglomérations urbaines que rurales. Conformément au dispositions de la Loi 12-90 relative à l’urbanisme et du Dahir de 1960 relatif au développement des agglomérations rurales. Fixer la destination générale des sols. les objectifs majeurs de ces outils peuvent être résumés comme suit : Déterminer le choix et options d’aménagement qui doivent régir le développement économique et social du territoire concerné. LA MAITRISE DE LA PLANIFICATION URBAINE III. Déterminer les zones nouvelles d’urbanisation.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC III. .
L’affectation des différentes zones suivant l’usage principal qui doit en être fait ou la nature des activités dominantes qui peuvent y être exercées. Les zones réservées à l’habitat des agriculteurs composant l’installation de bâtiment d’exploitation agricole. Les règles d’utilisation des sols et les règles applicables à la construction. collectifs et intérêts général. Les zones dans lesquelles toute construction est interdite.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Préserver les orientations du SDAU en instance de l’élaboration d’un plan d’aménagement. Les emplacements réservés aux équipements publics. .
prolifération des bidonvilles et de l’habitat clandestin. crise du logement…). Secteurs.1 Le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (SDAU) Au Maroc l’idée d’introduire les SDAU en tant qu’instrument de planification urbaine remonte à 1960 lorsque le Ministère de l’Intérieur de l’époque a dressé des constats d’échec d’une législation issue de la période coloniale (explosion urbaine.O : Schéma de Structure et d’Orientation applicable à la région. PUS :Plan d’utilisation du Sol applicables aux Communes. congestionnent des anciennes Médina.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC III.S. SDAU : Schéma Directeur d’Aménagement Urbain applicable aux grandes agglomérations. Cette prise de position officielle a conduit à engager une réflexion en profondeur visant une refonte globale des instruments d’urbanisme. L’aboutissement du processus de réflexion fût le projet de Loi relatif à l’aménagement urbain et rural de 1971 qui a proposé trois nouveaux documents de planification spatiale : S. . Les PA prévus par la Loi de 1952 se sont avérés d’un maniement trop lourd et trop complexe pour faire face à une situation en constante évolution.1.
Les nouveaux instruments créés avaient pour objectif de théoriser et globaliser les actions d’aménagement dans l’espace et dans le temps. Ils constituent seulement des cadres d’actions s’imposant aux pouvoirs publics et définissant les grandes lignes du parti d’aménagement qu’il soit régional ou local. Le projet de Loi cadre sur l’aménagement urbain et rural a définit les instruments prospectifs de la planification régionale et urbaine et l’utilisation des sols et les interférences entre eux dans une vision spatiale cohérente.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le projet de la Loi Cadre a traduit la prise de conscience de la nécessité d’appréhender l’espace dans sa globalité et de distinguer les prévisions à LT des règles d’application immédiate et d’adapter les instruments de l’intervention publique à la diversité des échelles spatiales visées et des objectifs poursuivis. Ainsi. les servitudes et les obligations des propriétaires. la ville dans la région et la région dans la Nation». . « le quartier étant vu dans la ville. Les SSO et les SDAU prévoient des localisations trop imprécises pour être opposables aux tiers. Ce sont les PUS qui indiquent en reprenant les orientations du SDAU les règles précises d’utilisation du sol. la détermination définitive des différentes zones.
des CL et des entreprises publiques. Ce développement intégré doit conduire à une planification générale de l’utilisation du sol. Le SDAU a pour préoccupation essentielle de réserver le terrain pour le développement économique de l’agglomération. de l’implantation des différents réseaux et à la programmation des grands équipements et des actions d’aménagement qui engagent l’avenir de l’agglomération.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Définition du SDAU : « Le SDAU est un outil de planification urbaine qui dresse pour un horizon défini n’excédant pas 25 ans les grandes lignes de développement intégré d’une ou de plusieurs agglomérations et de leurs zones d’influence directes ». . Le SDAU constitue un instrument de coordination des différents programmes d’équipement de l’État. Le SDAU constitue un guide pour la préparation des PA des différents secteurs de l’agglomération. Le SDAU constitue un cadre de référence pour les investisseurs dont il oriente la localisation.
Les communications téléphoniques. La hiérarchie administrative et la d’enseignement et des commerces. Les mouvements des voyageurs . La zone d’influence directe: comprend la zone périurbaine qui en terme physique ou fonctionnel forme la continuation de l’agglomération ou bien elle est appelée à la former à l’horizon du SDAU.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Champs d’application du SDAU : Le SDAU s’applique à: un territoire intercommunal qui peut comprendre une ou plusieurs communes urbaines ou rurales et aux zones d’influence directe de ce territoire. Les critères retenus pour apprécier l’aire d’influence d’une agglomération sont les suivants : La continuité de la surface bâtie L’utilisation d’équipements collectifs. fréquentation des établissements . Les transferts et les dépôts financiers.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Objet du SDAU : Le SDAU définit : Les choix et options d’aménagement qui doivent régir le développement spatial et économique de l’agglomération. anciennes médinas…). équipement…) Les secteurs à restructurer ou à rénover (clandestin. Les principes d’organisation des transports. . La destination des sols en localisant les différentes zones (agricoles. Les nouvelles zones d’urbanisation et les dates à partir desquelles elles doivent être ouvertes à l’urbanisation. La programmation des différentes phases de sa mise en œuvre et précise les actions prioritaires. habitat. Les principes d’assainissement et les points de rejets (assainissement collectif ou individuel à la charge de la collectivité ou non). ZI.
des services extérieurs des différents départements ministériels et de l’Agence urbaine s’il y a lieu. Les présidents de l’Agence urbaine et le §directeur de l’Agence Urbaine. Le « Comité Central » est présidé par le Ministre de l’urbanisme et est composé par Les représentants de tous les ministères. des services communaux. Procédure d’élaboration du SDAU: Le SDAU est établi par l’autorité gouvernementale chargée de l’urbanisme avec la participation des élus. Le suivi de cette étude est assuré au niveau Central par «le Comité Central» de suivi de l’élaboration du SDAU chargé d’examiner et d’orienter le études réalisées et par l’Agence urbaine. . le Wali et les Gouverneurs.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Consistance du SDAU : Il comprend : Des documents graphiques : Cartes d’utilisation des sols dont celles définissant les zones agricoles et forestières et éventuellement un Plan de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine historique. Un rapport justificatif des cartes d’utilisation des sols indiquant les moyens à mettre en œuvre pour la réalisation des objectifs arrêtés à leur phase d’exécution.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Instruction du SDAU : Le projet de SDAU est ensuite soumis à : L’avis d’un « Comité Local » qui doit transmettre la synthèse et le procès-verbal de ses travaux au Comité Central. Du Ministre chargé de l‘Agriculture. . Aux délibérations du ou des conseils communaux concernés le cas échéant à celui du conseil de la communauté urbaine pour leur permettre de formules éventuellement. Du Ministre des Travaux Publics. dans les 15 jours qui suivent la clôture de ces travaux. Approbation du SDAU : Le projet de SDAU est approuvé par Décret pris sur proposition de l’autorité chargée de l’Urbanisme et après avis : Du Ministre de l’Intérieur. dans un délai de 3 mois. des propositions qui sont étudiées par l’Administration en liaison avec les conseils communaux intéressés. Ce « Comité Local » est présidé par le Wali ou le Gouverneur et il composé des membres du CTP. Du Ministre des finances. pour décision. des présidents des chambres professionnelles et du directeur de l’Agence urbaine si elle existe. des présidents des conseils communaux.
Doivent être compatibles avec les orientations du SDAU : Les programmes d’équipement des personnes publiques. le SDAU est opposable à l’Administration. en l’absence d’un Plan d’aménagement ou d’un Plan de zonage. . il doit être compatible avec les dispositions du SDAU relatives aux zones d’urbanisations et à la destination générale du Sol. Plans de Zonage et Plans de Développement des agglomérations rurales Pour qu’un projet de lotissement.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Effets du SDAU : D’une durée de 25 ans. aux Collectivités locales. aux Établissements Publics et aux particuliers. de groupe d’habitations ou de construction puisse être autorisé. Les Plans d’Aménagement.
Le décret d’approbation est pris sur proposition du Ministre de l’Intérieur pour le cas de Casa alors qu’il est pris sur avis de Monsieur le Ministre de l’urbanisme pour les autres. Le SDAU de Casa a pour effet de rendre obligatoire dans un délai de 3 mois après son approbation l’établissement des documents d’aménagement des communes (mise à l’étude des PA et PD des agglomérations rurales situées dans la périphérie) alors que les autres SDAU ne produisent pas cet effet. Le projet de SDAU de Casablanca est établi par le Ministre de l’Intérieur alors que pour les autres SDAU il est établit par le département ministériel chargé de l’urbanisme. Le Conseil de la Communauté doit donner son avis dans un délai de 2 mois alors qu’il est de 3 mois pour les autres agglomérations.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le cas spécifique du SDAU de Casablanca : L’établissement du SDAU de Casablanca est obligatoire alors qu’il est facultatif pour les autres agglomérations selon les moyens. .
le SDAU sera viable jusqu’à 2030. à la culture et à l’enseignement supérieur. le SDAU doit faire l’objet de procédures réglementaires et de formalités de publication. selon les orientations du SDAU. . se compose de trois grands espaces structurants : l’axe tertiaire Anfa .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le nouveau SDAU de Casablanca : Un nouveau schéma directeur de l’aménagement urbain (SDAU) pour le Grand Casablanca a vu le jour le 21 Octobre 2008. Une fois ces procédures faites. des instituts de formation. cette zone sera le quartier des affaires.) et les acteurs. etc. En clair. Mohammédia et différentes communes rurales. RER et tramway. Il aura fallu attendre deux ans (2005-2007) pour que le SDAU soit finalisé par l’Agence urbaine de Casablanca qui a bénéficié de l’assistance technique de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de l’Ile-de-France. zoning.Sidi Maârouf :qui est dédié aux affaires. Mais pour qu’il soit une référence pour les autres documents d’urbanisme (plan d’aménagement. des activités innovantes. de la cité scientifique et des grands équipements culturels. Ce sera un espace de grande affluence doté d’une logistique de transport. en l’occurrence une gare intermodale pour le métro. Il comprend la capitale économique. La région du Grand Casablanca.
métro et tramway. d’une desserte RER. . plasturgie/métallurgie. Le souhait serait de faire du centre la vitrine des grands projets urbains». Cette zone est vouée à être le nouveau centre d’industrie de toute la région avec son complexe industriel et portuaire. énergies renouvelables. Il s’agit pour le SDAU de mettre à niveau le quartier historique des affaires et ses extensions vers l’est et l’ouest. Sans pour autant négliger son attractivité commerciale et ses spécificités de quartier administratif. Plus particulièrement. c’est un espace qui sera consacré aux industries de l’automobile. Le schéma directeur veut renforcer la vocation classique de cet espace qui consiste en un tourisme d’affaires et de culture. D’où l’impératif de le doter d’une gare LGV Casa voyageurs (ligne grand vitesse).DROIT DE L’URBANISME AU MAROC le cœur tertiaire de Casablanca. le nouveau corridor Il s’agit du corridor de développement industriel et d’innovation métropolitaine sur l’axe Zénata-Mohammédia. Le SDAU prévoit aussi de faire du centre-ville une interface entre le port et les activités tertiaires. activités aéronautiques et plateformes logistiques de fret.
Elles sont de l’ordre. Pour la concrétisation. il faut faire valoir des outils législatifs.500 et 4.000 Ha dont 54 Ha de logistique. La commune de Médiouna s’élargira de 1.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les prévisions du nouveau SDAU de Casablanca : Les prévisions du SDAU indiquent que la ville de Casablanca connaîtra: une extension résidentielle de 2.7 millions d’habitants. il faut mobiliser les plus-values foncières. Des extensions importantes auront lieu à Mohammedia et Nouaceur. il faut appliquer le droit d’expropriation. Ce qui confirme la volonté des pouvoirs publics de dédensifier la métropole. les ZAC (zone d’aménagement concerté) et les ZAD (zone d’aménagement différé)» . Au niveau opérationnel.000 hectares une progression des ZAE (zones d’activités économiques) de 1. Villes qui bénéficieront également des mêmes superficies pour le développement des activités économiques. via des projets résidentiels. la population de la préfecture casablancaise passera de près de 3 millions d’habitants à 2.000 hectares pour le résidentiel.900 hectares. respectivement. de 3. financiers et opérationnels: Sur le pan financier. Selon les prévisions du SDAU.
Les communes à elles seules ne peuvent rien faire. trois nouvelles décharges publiques sont au programme. Parmi les priorités. Il consiste en la résorption des bidonvilles. il faut fixer les priorités. la mise à niveau environnementale. Cette formalité accomplie. L’échéancier et les moyens de financement n’ont pas été dévoilés. Notons que la mairie a délégué tout récemment la gestion de la décharge à l’opérateur américain Ecomed qui aura à exploiter l’actuelle décharge pour deux ans avant la mise en œuvre effective de la nouvelle. les lignes de tramway seront réalisées avant le métro et le RER (réseau expresse régional). . Ainsi. Plus de la moitié de leurs budgets est engloutie par les salaires. la construction d’un stade et la mise en place d’un parc. Ainsi. Autres priorités : le campus universitaire de Bouskoura. Rq:Ces actions sont très ambitieuses. les pouvoirs publics s’attaqueront à la réalisation d’AnfaZénata et son complexe industrialo-portuaire et logistique. le SDAU restera au stade d’une prévision sans lendemain. le tunnel ferroviaire et trois grands parcs urbains. Sans l’intervention de l’Administration centrale. il s’agit de publier et d’adopter le nouveau schéma directeur. plusieurs actions sont programmées à moyen terme.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les actions prioritaires du nouveau SDAU de Casablanca : Pour pouvoir mener à terme les différentes actions programmées dans le cadre du SDAU établi jusqu’à 2030. Le projet urbain de Sidi Moumen est également prioritaire. Côté mobilité.
1. Le contenu du PZ : Il se constitue d’un document graphique et d’un règlement . Il définit les zones à l’intérieur desquelles un sursis à statuer peut être opposé par l’administration à toute demande d’autorisation de lotir ou de créer un groupe d’habitations ainsi qu’à toute demande de permis de construire. Il définit l’affectation des différentes zones et la localisation des emplacements réservés aux principaux équipements (Zone d’habitat. Objet du PZ : Répartir le territoire auquel il s’applique en zones affectées chacune à un genre déterminée d’utilisation: Autoriser la construction en l‘absence d’un PA tout en la contrôlant.1 Les documents relatifs à l’aménagement urbain (Suite) III.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC III . Réserver les terrains nécessaires aux différents équipements. zone non édificandi. zone agricole.2 Plan de zonage (PZ) : Le plan de zonage est destiné à sauvegarder les orientations du SDAU en attendant l’établissement du Plan d’aménagement . . zone industrielle…) . LA MAITRISE DE LA PLANIFICATION URBAINE III.
Il est opposable à l’Administration et aux tiers pendant la durée de deux ans. et le cas échéant à celui du Conseil de la Communauté urbaine. il vise à préserver les orientations du SDAU et les terrains alloués au programmes d’équipements. par le Département chargé de l’urbanisme avec la participation des Communes et. en liaison avec les communes intéressées. Il est approuvé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de l’urbanisme. Ce plan produit ses effets pour une durée de deux ans non renouvelable. suivant le cas. Il est soumis à l’avis d’une commission locale (qui est composée et qui fonctionne comme il est prévu pour le comité local chargé d’examiner le SDAU). de la communauté urbaine concernée.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Procédure d’élaboration: Le PZ est établi par l’Agence urbaine ou. Rq: C’est un document transitoire à caractère conservatoire. . le cas échéant. Un délai maximum de deux mois est imparti à ces conseils pour délibérer. Il est ensuite soumis à l’examen du ou des conseils communaux intéressés. Les éventuelles propositions du ou des conseils susvisés sont étudiées par l’Administration chargée de l’Urbanisme ou l’Agence Urbaine. à défaut.
1 Les documents relatifs à l’aménagement urbain III. à la demande du gouverneur de la préfecture ou de la province concerné) . ayant une vocation spécifique telle que touristique. ces zones sont délimitées par l'administration sur proposition des conseils communaux compétents ou à défaut. LA MAITRISE DE LA PLANIFICATION URBAINE III. Tout ou partie d’un groupement d’urbanisme (Toutefois un plan d'aménagement ne pourra être établi pour partie d'un groupement d'urbanisme que si ledit groupement est doté D'un schéma directeur d'aménagement urbain). Tout ou partie d’une zone périphérique. industrielle ou minière et dont le développement urbain prévisible justifie un aménagement contrôlé par l'administration .2 Plan d’aménagement Champs d’application du PA: Le plan d'aménagement est le document d’urbanisme qui définit les conditions d’utilisation du sol au niveau des centres urbains. Tout ou partie d’un Centre délimité.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC III.1. Tout ou partie d’une zone à vocation spécifique (Pour tout ou partie du territoire d'une ou plusieurs communes rurales. Il s’applique à : Tout ou partie d’une municipalité.
Objet du PA: Le plan d'aménagement a pour objet de définir: Le Zonage : L'affectation des différentes zones suivant l'usage principal qui doit en être fait ou la nature des activités dominantes qui peuvent y être exercées telles que zone d'habitat. à modifier ou à créer .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Contenu du PA : Le PA est composé de : Un rapport de présentation. parkings) à conserver. zone industrielle. Le tracé des voies de circulation :Les limites de la voirie (voies. zone maraîchère. places. un document graphique. . Un règlement. zone agricole et zone forestière. zone commerciale. zone touristique.
1. Mais cette zone n’est pas constituée par un secteur homogène. Les zones résidentielles. habitat économique. Elle constitue soit une zone rurale qu’on veut préserver. Les zones d’activité.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC A.Les zones résidentielles : Habituellement. 1. Elle comprend plusieurs sous zones zone villas. 2. immeubles mixtes…). le PA répartit la zone résidentielle en deux grandes catégories : 1. soit une zone d’urbanisation future où on veut maintenir un faible niveau de densité en attendant une ouverture future à l’urbanisation. Le règlement concernant cette zone prescrit que la superficie des parcelles doit être d’un hectare environ. Le PA comprend un règlement pour chacune de ces zones.1 La zone d’habitat continue : c’est une partie du Périmètre urbain équipée pour recevoir des constructions d’un certain niveau de densité.2 La zone d’habitat dispersé : C’est une zone non équipée qui est située à la limite du Périmètre urbain.Le PA répartit l’espace en deux zones principales : 1. .
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC 2.Les zones d’activité : -Elles peuvent comprendre soit des activités commerciales. -Lorsqu’il s’agit d’une zone industrielle. artisanales. . touristiques ou industrielles. énonce les règles applicables aux établissements industriels et fixe la dimension des lots industriels. Le principe recherché est la séparation des tissus industriels des zones résidentielles en vue de protéger les populations des dangers de pollution. le PA établit sa localisation. -Le principe est que cette zone ne doit pas comprendre des immeubles résidentiels à l’exception des bâtiments nécessaires au logement des personnes dont la présence permanente sur le site est indispensable pour assurer la direction et la surveillance des établissements industriels.
Protéger un site naturel ou historique. Terrains exposés à des risques. parkinage…) Les servitudes dites non altius tollendi : limite l’action de construction (les règles d’utilisation du sol et les règles applicables à la construction :le nombre d’étages..DROIT DE L’URBANISME AU MAROC B. de la sécurité et de la salubrité publique et éventuellement les servitudes découlant de législations particulières.Les servitudes d’urbanisme Les servitudes sont établies dans l'intérêt de l'hygiène. Le PA acquiert force de loi et toute infraction aux servitudes qu’ils entraînent devient répréhensible. Ils ont effet durant 20 ans.) Les servitudes dites non aedificandi : terrains non constructibles (à l’exception de certaines activités provisoires) L’interdiction de construire peut avoir plusieurs raisons: Préserver ou créer des espaces verts. exceptés pour des emplacements des équipements collectifs dont l’effet est de 10 ans. Bloquer ou réorienter l’urbanisation. de la circulation. la hauteur. de l'esthétique. . Il y a trois catégories de servitudes : Les servitudes dites in faciendo : obligation de répondre à certaines conditions (conciergerie.
Le PA définit aussi : l’emplacement des équipements collectifs et installations d’intérêt général dont la réalisation relève du secteur privé (Centres commerciaux. monuments. Centres de loisirs…).DROIT DE L’URBANISME AU MAROC C. Les quartiers. Ce même terrain ne peut être réaffecté à un équipement lors d’un autre PA. Les limites des espaces destinés aux activités sportives à créer. Les limites des espaces verts publics et les autres espaces à conserver. à modifier ou à créer. Ces espaces sont frappés d’une réserve et deviennent inconstructibles pour leurs propriétaires durant une durée de 10 ans à partir de la date de la promulgation du PA (frappés de déclaration d’utilité publique. sites historiques ou archéologiques à protéger ou à mettre en valeur.Les zones réservées aux équipements Le PA a pour objet de définir les limites des espaces réservés aux grands équipements publics (administratifs. . socio-éducatifs et sanitaire). Ce n’est qu’après l’expiration du délai de 10 ans que le propriétaire peut reprendre le libre usage de sa propriété. Les périmètres des secteurs à rénover ou à restructurer.
Ni la chronologie des opérations projetées ni l’échéancier de leur réalisation n’étaient précisés. Les CL équipaient des terrains à la limite du Périmètre Urbain et où il n’ y avait pas une poussée d’urbanisation ce qui aggrave les charges des CL…. Ce qui favorisait la pression des propriétaires qui cherchaient à ouvrir leurs terrains à l’urbanisation. . càd les zones à urbaniser en priorité et vers lesquels l’effort d’équipement doit être orienté.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC D.Les zones à urbaniser en priorité (l’urbanisme prioritaire) : Cette disposition est très importante. La loi 12-90 a rompu avec ces pratiques et a introduit l’idée de priorité. Dans le texte de 1952. le PA se présentait comme un document statique figé dans le temps. elle introduit l’idée de programmation dans l’exécution des PA .
peuvent faire l’objet de dérogation (autoriser un projet industriel dans une zone classée agricole si le projet a des retombées positives sur l’économie locale. le PA était un document rigide sans possibilité de dérogation. autoriser des dépassements de hauteur.Les zones dont l’aménagement doit faire l’objet d’un régime juridique particulier Cette disposition est très importante dans la mesure où elle introduit l’idée de l’urbanisme dérogatoire totalement ignoré du dahir de 1952. . Rq :Le PA a introduit des règles de souplesse en vue de faciliter l’adaptation du document à la réalité du terrain. dépasser les CUS et le COS. Auparavant.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC E. Cette rigidité poussait les CL à préférer travailler sans PA ce qui leur donnait beaucoup plus de liberté de manœuvre et d’action. autoriser l’ouverture de certaines de nouvelles zones d’urbanisation plutôt que possible…). La loi 12-90 a introduit les dispositions qui à l’occasion d’un grand projet de lotissement ou de construction de groupes d’habitations.
1 Les documents relatifs à l’aménagement urbain (Suite) III.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC III. . Cette phase procède par collecte des données sur l’existant et sur les projets programmés qui doivent être placés sur le PA à CMT. LA MAITRISE DE LA PLANIFICATION URBAINE III. soit par la division préfectorale ou provinciale chargée de l’urbanisme en collaboration avec les élus.Phase d’étude: L’étude du PA est menée soit par l’Agence Urbaine.1. Cette phase doit déboucher sur l’élaboration d’une esquisse générale d’aménagement qui doit recueillir les consensus le plus large au niveau local.3 Le Le Plan d’aménagement urbain (PA) : Procédures d’élaboration d’un PA: La procédure d’élaboration du PA passe par trois phases : 1. les autorités locales et les services extérieurs concernés par l’urbanisme.
Phase d’instruction: Le projet du PA doit être transmis au Ministère de l‘Équipement et des transports pour avis.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Procédures d’élaboration d’un PA 2. Il est ensuite transmis à la Direction Générale de l’Urbanisme qui examine le projet sur le plan technique et juridique. accompagné des pièces suivantes : Esquisse du PA Le règlement du PA Le plan de situation Le rapport justificatif L’avis du MET Le planning des opérations .
le public est invité à inscrire ses observations dans un registre ouvert à cet effet au siège du conseil Communal. ancienne Médina…). Le PV des travaux du Comité local est adressé à la direction Générale chargée de l’Urbanisme ou au directeur de l’agence urbaine dans un délai de 15 jours. historiques.Phase d’approbation Le PA est approuvé par décret pris sur proposition du Ministère chargé de l’Urbanisme et après avis du Ministère de la culture (site culturels. Le projet du PA est soumis à l’examen du Conseil Communal qui doit donner son avis dans un délai de 2 Mois. 3. . L’enquête publique : Le projet de PA est soumis à une enquête publique d’un mois durant laquelle.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le projet du PA est soumis à l’examen du comité local en collaboration des différents représentants ministériels.
le président du conseil communal sursoit à statuer sur toutes les demandes d'autorisation de lotir. aucun travail de construction et de plantation. Toutefois il peut délivrer des autorisations de lotir. et jusqu'à la parution du texte d'approbation du projet du PA. un arrêté de mise à l'étude du PA fixe les limites du territoire concerné. Toutefois. . après accord de l'administration si le projet est compatible avec les dispositions du SDAU. de créer un groupe d'habitations ou de construire dans le territoire concerné. si l’approbation n’intervient pas dans un délai de 1 année. ou de création de lotissement ou de groupe d'habitation. non conforme aux prescriptions du projet ne peut être autorisé. ces dispositions cessent d’être opposable aux particuliers et à l’Administration. Cet arrêté est effectif pendant 6 mois et peut être renouvelé une seule fois pour une période de 6 mois. Dés sa publication.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les effets du Plan d’Aménagement : Effets pendant la phase d’Etude : «Effets de l’arrêté de mise à l’étude » Préalablement à l'établissement d'un PA. Effets pendant la phase d’instruction : A compter de la date de clôture de l'enquête publique.
est sans doute toujours très peu efficace. le respect et le suivi du PA. Les autorisations d’urbanisme ne sont accordés que si les dossiers objet de la demande sont conformes au PA. l’incapacité des citoyens à lire des plans et décortiquer la technicité des dossiers limitent cette consultation et en rendent l’efficacité presque illusoire. L’absence de publicité. limitée à l’émission d’avis et celle des habitants malgré l’enquête publique.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC . .Effets après son approbation: Le PA est opposable à l’administration et aux particuliers mais il ne produit pas une obligation d’équipement. l’élaboration des PA reste centralisée même si l’attribution des marchés d’études et leur suivi revient depuis quelques années au pouvoir déconcentré. Ces terrains ne peuvent pas servir pour la construction et ne sont pas rémunérés pour ces gels.Application du PA: Le conseil Communal et l’Agence urbaine assurent la réalisation. Le terrain privé ne peut faire l’objet de deux déclarations d’utilité publique. Le décret d’approbation du PA vaut déclaration d’utilité publique pour les terrains destinés aux équipements pour une durée de 10 ans. . La participation des communes.
3 Les arrêtés d’alignement : Les présidents des conseils communaux peuvent décider de la création des voies. La durée de cette enquête est fixée à un mois pour les arrêtés d'alignement et à deux mois pour les arrêtés d'alignement portant cessibilité. totale ou partielle.1.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC III. A cette fin. la modification de leur tracé ou leur largeur ou leur suppression. . ils désignent les propriétés et leur propriétaires présumés. places et parking . direction générale de l’Urbanisme…). ils doivent recueillir les visas prévus par la réglementation en vigueur. Cette durée est ramenée à 2 ans pour les arrêtés portant cessibilité. par des arrêtés portant cessibilité des terrains nécessaires. préalablement à l'ouverture d'une enquête publique.1 Les documents relatifs à l’aménagement urbain (Suite): III. LA MAITRISE DE LA PLANIFICATION URBAINE III. Les arrêtés d’alignement sont pris après avis conforme de l'administration (Agence urbaine. Les arrêtés pris valent déclaration d'utilité publique pendant une durée de 10 ans.
. des conditions rigoureuses de délivrance des permis de lôtir. indépendamment de leur contenu. que ces deux lois 12/90 et 25/90 sont venues remplacer des lois obsolètes (1952-1953) qui ne convenaient plus au domaine pour lequel elles avaient été élaborées. Toutefois ces documents souffrent à la fois du manque de moyens. pour leur application ainsi que de la complexité et la lenteur des procédures conduisant à leur approbation. pour régir le territoire national. ils ont déjà du retard par rapport aux pratiques et sont alors en marge de ce qui se fait. de construire.communes et autres établissements pendant de longues durées au point qu'au moment même de leur promulgation. Il est à noter. le transport. LA MAITRISE DE LA PLANIFICATION URBAINE III. Cela dit.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC III. surtout financiers. l'hygiène et l'esthétique) en s'appuyant sur les documents d'urbanisme. du permis d'habiter et du certificat de conformité.2 Appréciation de la législation en vigueur Les lois de 1992 ont contribué à rehausser la qualité du cadre bâti et la qualité architecturale de nos villes et quartiers par l'obligation du respect des plans d'urbanisme. Complexité qui fait que ces documents se promènent entre les différentes administrations. certaines remarques méritent d'être formulées à leur sujet : • Concernant la Loi 12-90 on notera qu'elle insiste sur des objectifs généraux (la sécurité.
Les sanctions établies ne sont pas dissuasives car certaines personnes préfèrent être sanctionnées que d’appliquer le règlement.responsabilités. Concernant la loi 25-90. elle a offert à l'administration les outils pour faire le suivi de la réalisation des projets et leur compatibilité avec les objectifs et les règlements existants. ce qui écarte DROIT DE L’URBANISME AU MAROC toute ambiguïté. afin d'intervenir contre toute construction non conforme et stopper le phénomène de l'habitat .
Les taxes sur les opérations de lotissement. de construction et les redevances d'occupation temporaire du domaine public communal pour usage lié à la construction. de morcellement. l'application de cette législation s'est heurtée à un certain nombre de contraintes de différents ordres : La contrainte fiscale : Les nouvelles taxes instituées au profit des communes constituent un surplus de charges pour les promoteurs et pour les simples citoyens. ajoutés à d'autres impôts et taxes créées au profit de l'Etat constituent autant de charges et d'entraves aux yeux des promoteurs et des citoyens.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Concernant son contenu. Les exigences de la nouvelle réglementation concernant le recours obligatoire à l'architecte et aux ingénieurs spécialisés constituent de nouvelles charges. . La quasi.totalité de ces charges est supportée par le citoyen avant même de commencer ses travaux.
Les documents d'urbanisme demeurent figés en raison de leur procédure de modification compliquée .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les difficultés inhérentes à l’application de la loi: Il s'agit d'une législation trop rigoureuse pour une population habituée au laxisme. . et même quand ils existent. D'où des difficultés pour son application et pour l'adhésion de tous. L'application de cette loi a causé une régression du secteur de la construction de 75 % pour la période de 1992 à 1997. les documents d'urbanisme sont difficiles à mettre en oeuvre. L'application de la loi se heurte à l'insuffisance ou l'absence de documents d'urbanisme dans certaines régions.
. alors que les administrations concernées n'ont pas encore pris les mesures qui s'imposent. et qui ont été divisées en deux ou plusieurs communes. indépendante du reste de l'ancienne municipalité. Le manque de suivi rigoureux de l'exécution des dispositions des plans d'aménagement. À titre d'exemple. la durée de validité des dispositions d'un grand nombre de plans d'aménagement afférentes aux équipements publics est presque arrivée à son terme.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les contraintes inhérentes aux plans d’aménagement L'insuffisance des plans d'urbanisme concerne les anciennes municipalités dotées de plans d'aménagement. Il fallait revoir leur conception afin de doter chacune de ces communes d'un siège et d'un centre afin d'en faire une véritable unité urbaine.
A.A. l'application des documents d'urbanisme se heurte à des problèmes fonciers. Le comité de suivi sous la responsabilité de la commune. . financiers et humains. prévu pour coordonner la réalisation des prévisions du P. sinon les propriétaires des terrains en prendront la libre disposition conformément à la loi.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les administrations ne procèdent pas à temps à l'acquisition du foncier en établissant les arrêtés de cessibilité. Ce qui cause du tort aux propriétaires qui voient leur terrains bloqués sans réalisations concrètes (Pour Casa on eu 25 PA approuvés et seulement 15% seulement des équipements publics prévus ont été réalisés) Toute Administration concernée par un équipement est appelée à établir les arrêtés de cessibilité des terrains afin de sauvegarder les réserves foncières et programmer leur réalisation. ce qui remet en cause les prévisions des P. et ne prévoient pas les crédits nécessaires à la réalisation de leurs projets. En somme. ne s'acquitte pas de sa mission.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le foncier constitue le problème majeur pour la mobilisation des terrains urbains ou devenus urbains (tels que les terrains collectifs. Sur le plan humain. Le problème financier concerne le coût élevé des terrains privés. l'application des plans d'urbanisme se heurte à l'insuffisance voire le manque de personnel qualifié pour assurer l'exécution des prévisions des plans. . l'insuffisance des crédits budgétaires et l'épuisement des réserves foncières de l'Etat et des collectivités locales empêchant l'administration de réaliser les équipements à sa charge dans les délais légaux . les terres agricoles) qui se sont trouvés à l'intérieur des périmètres urbains à la suite du découpage territorial .
Car réaliser un lotissement constitué de lots dont la superficie est égale ou supérieure à un hectare est une règle qui était dictée par le souci de prévenir la prolifération de noyaux d'urbanisation menaçant la vocation des zones rurales situées en dehors des centres délimités et des agglomérations rurales. .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les contraintes liées à l'immatriculation des terrains à lotir : La loi exige pour toute demande de lotir que le terrain soit immatriculé. ce qui demande parfois des années. Dans certaines régions. La non généralisation de l'immatriculation tient à son caractère non obligatoire et au rythme lent suivant lequel les services de la conservation foncière répondent aux demandes et accomplissent les formalités nécessaires. la conformité aux dispositions relatives à l'utilisation des sols n'est pas respectée. La réalisation de cette condition dans certaines villes présente un énorme problème du fait du très faible pourcentage de terrains immatriculés (à peine 65 à 70 %).
.) n'est pas réaliste dans les zones périphériques ou rurales où il y a absence des réseaux principaux. assainissement. terrains réservés aux équipements sociaux.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Dans certaines régions. mais cette facilité n'a pas encore reçu application car elle inquiète les responsables... La loi a prévu la réalisation de lotissements sans équipements (art. 21). Dans certaines régions éloignées le recours à l'architecte et aux ingénieurs est très difficile du fait que ces professionnels ne sont pas installés dans ces régions. Exiger la conception de lotissements avec un équipement complet (voirie. la prévision des équipements des lotissements équivaut à un blocage. eau.
il doit obéir aux conditions prévues pour les opérations de lotissement. Ceci dans le but d'éviter que certaines personnes détournent la loi en faisant croire qu'ils procèdent à un morcellement alors que celui-ci sera destiné à la construction. Dans ce cas. Or. parmi les zones constructibles prévues par les documents d'urbanisme figurent également des zones agricoles et des secteurs d'équipements publics dans lesquelles la division d'un terrain ne constitue pas un lotissement mais bien un morcellement.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les contraintes liées au morcellement La loi prévoit que le morcellement ne peut être autorisé dans une zone constructible en application d'un document d'urbanisme. .
Le permis de construire est délivré lorsque la construction projetée est reconnu satisfaire aux dispositions législatives et réglementaires par le président du conseil communal. Le permis de construire est également obligatoire dans le cas de modification de construction existante. si la modification porte sur des points visés par les règlements.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC IV. zones périphériques. Ainsi qu'à l'extérieur de ces périmètres.1.1 Les autorisations d’urbanisme IV. centres délimités.1 Le permis de construire Le permis de construire est obligatoire pour tout type de construction dans les périmètres des (communes urbaines. . groupement d'urbanisme) et dans les zones à vocation spécifique. des agglomérations rurales dotées d'un PDAR (plan de développement d'agglomération rurale) et dans les lotissements autorisés.Urbanisme règlementaire IV.
.l'installation des lignes DROIT DE L’URBANISME AU MAROC nécessaires au raccordement desdits immeubles au réseau de télécommunication. Si le terrain concerné n'est pas raccordé à un réseau d'assainissement ou de distribution d'eau potable (des dérogations peuvent être accordées après avis des services compétents en la matière).
un architecte est obligatoire pour : DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Toute construction nouvelle . En dehors des périmètres cités . Tous travaux de restauration des monuments. Le recours à un architecte est nécessaire pour l'obtention du permis du construire. Toute modification apportée à une construction existante nécessitant l'octroi du permis de construire .
. Effectuer un suivi de chantier jusqu'à la délivrance du permis d'habiter ou du certificat de conformité.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC L'architecte est obligatoirement chargé de : La conception ou la modification architecturale de l'oeuvre . L'établissement de tous documents architecturaux graphiques et écrits relatifs à la conception ou la modification de la construction en particulier ceux à fournir à la commune pour l'obtention du permis de construire conformément à la réglementation en vigueur . Veiller à la conformité des études techniques réalisées par les ingénieurs spécialisés en construction avec la conception architecturale .
. Suivre la réalisation des travaux se rapportant aux études techniques effectuées par eux.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les ingénieurs spécialisés sont obligatoirement chargés de : L'étude et l'établissement des documents techniques nécessaires relatifs à la conception de la construction. Le recours à l'architecte n'est pas obligatoire dans le cas de construction de superficie inférieure à 150 m.
un certificat de conformité. que s'il obtient le permis d'habiter ou s'il s'agit d'immeuble à usage autre que d'habitation. obligatoirement déclarer l'achèvement de la construction. de l'existence des lignes dont l'installation est obligatoire.3 Le permis d’habiter et le certificat de conformité Le propriétaire ne peut utiliser la construction une fois les travaux achevés. Ces pièces sont délivrées. dans les formes et conditions fixées par le président du conseil communal sur demande du propriétaire qui doit. Le permis d'habiter des immeubles ne peut être délivré qu'après vérification par les services compétents en matière de télécommunication. .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC IV.1.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
IV.1.3
Le permis d’habiter et le certificat de conformité
Lorsque dans un lotissement, les constructions sont réalisées par le
lotisseur, le permis d'habiter et le certificat de conformité ne peuvent être
délivrés avant la réception provisoire du lotissement. L'affectation de
toute construction qui a donné lieu à la délivrance du permis de
construire et du permis d'habiter ne peut être changée.
Le président du conseil communal peut autoriser un changement si le
changement est conforme avec la vocation du secteur concerné.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
IV.1.4
Le règlement de construction :
Les règlements généraux de construction fixent :
La forme et les conditions de délivrance des autorisations et de toutes autres pièces
exigibles en application de la loi et de la législation relative aux lotissements,
groupes d'habitations et morcellements ;
Les règles de sécurité que doivent respecter les constructions ainsi que les
conditions auxquelles elles doivent satisfaire dans l'intérêt de l'hygiène et de la
salubrité publique ;
Les règlements généraux de construction sont approuvés pas décret réglementaire.
Ces règlements sont applicables à tout le territoire sauf disposition contraire.
Le président du conseil communal peut fixer par arrêtés, des dispositions non
prévues par les règlements généraux de construction ou par les plans
d'aménagements.
Les dispositions des règlements généraux de construction se substituent de plein
droit aux dispositions contraires ou divergentes des règlements communaux de
construction.
Ces dispositions ne sont pas applicables aux ouvrages d'art (pont, tunnels...) ainsi
qu'aux équipements d'infrastructure (barrages, digues...).
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC
IV.1.5
Les sanctions
Les sanctions pénales, en cas d'infraction aux prescriptions de la loi 12-90 peuvent
aller de 10.000 à 100.000 Dirhams pour l'engagement d'une construction, sans
autorisation, ou non conforme avec le permis délivré (modification des
hauteurs,des volumes, des implantations...)
Les mêmes sanctions (10.000 à 100.000 Dhs) sont appliquées dans le cas de
violation des normes édictées par les règlements d'urbanisme et de construction
généraux ou communaux concernant la stabilité et la solidité de la construction,
les matériaux et procédés de construction interdits.
L'utilisation par le propriétaire des constructions sans permis d'habiter ou certificat de
conformité ou leur mise par lui à la disposition de tiers dans ces conditions sont
également punies d'une amende de 10.000 à 100.000 Dhs.
Est punie d'une amende de 5.000 à 50.000 Dhs pour la violation des normes
édictées par les règlements d'urbanisme et de construction généraux ou
communaux concernant la superficie, le volume ou la dimension, les conditions
d'aération et des dispositifs d'hygiène et de salubrité publique.
Les autres violations des normes édictées par les règlements d'urbanisme et de
construction généraux ou communaux sont punies d'une amende de 1.000 à
10.000 Dhs.
000. partage ou location de lots d'un lotissement s'il n'a pas encore fait l'objet du procès-verbal de réception provisoire des travaux. de location ou de partage passés par infraction aux dispositions de la présente loi sont frappés de nullité. l'entrepreneur qui a exécuté les travaux.000 de Dhs pour la création d'un lotissement ou d'un groupe d'habitations sans l'autorisation de lotir. Les amendes sont doublées en cas de récidive dans un délai de 12 mois.000 à 1. Chaque vente ou location de lot ou de logement étant considérée comme une infraction séparée. l'architecte. ainsi que la vente. en cas d'infraction aux prescriptions de la loi 25-90 peuvent aller de 100. l'ingénieur spécialisé. . Le cumul des infractions entraîne le cumul des amendes. le topographe ou tout autre maître d'oeuvre ayant donné les ordres à l'origine de l'infraction sont considérés complices aux yeux de la loi. Les sanctions pénales.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le maître d'ouvrage. Les amendes sont doublées en cas de récidive dans un délai de 12 mois. Les actes de ventes.
2.2. La création des lotissements est précédée obligatoirement par l'autorisation de lotir. .1 Le lotissement Le lotissement est défini comme étant toute division par vente. IV.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC IV. ou à usage industriel ou touristique. l'autorisation est accordée par le ministre de l'intérieur ou sur délégation par le wali ou gouverneur concerné. Quand le lotissement relève de plus d'une commune. ou encore commercial ou artisanal.1. location partage d'une propriété foncière en deux ou plusieurs lots destinés à la construction d'immeubles à usage d'habitation.1 L’autorisation de lotir Cette autorisation est délivrée par le président du conseil communal duquel relève le lotissement.2. Les opérations d’aménagement IV.
l'emplacement des équipements et des espaces verts. le tracé et la largeur des voies.les limites des lots numérotés. et le raccordement avec les voies limitrophes. les côtes seuils.l'échelle 1/500 ou 1/1000 DROIT DE L’URBANISME MAROC indiquant les côtes AU principales du projet. les voies et places soumises à un ordonnancement architectural. un document contenant les prescriptions architecturales applicables aux places et voies .
égouts et canalisations d'eau. plantations à conserver ou à . 4- Le cahier des charges : mentionnant notamment les servitudes de toute nature grevant l'immeuble (nature des constructions à édifier. les profils en travers-type des voies dans toute leur emprise et les dessins des ouvrages au 1/50. les profils en long DROIT DE L’URBANISME AU MAROC des chaussées.lotissement.
. Délivrée quand le lotissement projeté est reconnu satisfaire aux dispositions législatives et réglementaires. ainsi qu'à celles des plan de zonages et des plans d'aménagement .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC La demande d'autorisation de lotir est : Irrecevable si le terrain n'est pas immatriculé ou en cours d'immatriculation. Elle est également irrecevable s'il manque une pièce dans le dossier qui l'accompagne . Refusée si le lotissement n'est pas raccordé aux réseaux V.R. 20) ou que l'exécution des travaux de raccordement ne se justifie pas par la destination ou la situation du lotissement (art. 20). dans ce cas (en cours d'immatriculation) pour que la demande soit acceptée il ne doit pas avoir été formulé d'opposition pendant le délai fixé.D sauf si ces réseaux n'existent pas (art.
aux activités touristiques ou agricoles à condition que chaque lot ait une surface minimale d'un hectare. Lorsque l'affectation des terrains n'est pas définie par un PZ ou un PA. l'autorité compétente peut délivrer l'autorisation de lotir. dans ce cas le demandeur doit avisé par lettre recommandée avec accusé de réception l'autorité dépositaire de sa demande. des centres délimités et des zones à vocation spécifique.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Lorsque l'affectation des terrains est définie par un PZ ou un PA : le silence de l'administration vaut autorisation de lotir après 3 mois de la date de dépôt de la demande. En dehors de ces périmètres. l'autorité compétente peut soit : surseoir à statuer sur les demandes l'autorisation de lotir délivrer l'autorisation de lotir si le lotissement projeté est compatible avec le SDAU ou à défaut avec la vocation du secteur concerné. cela dans les périmètres des communes urbaines. si le lotissement est réservé à des constructions destinées à l'habitat dispersé. Le délai de 3 mois est interrompu par toute demande de modification par l'administration. . L'autorisation de lotir est périmée si le lotisseur n'a pas réalisé les travaux d'équipements à l'expiration d'un délai de 3 ans à partir de la date de délivrance de l'autorisation ou du délai de 3 mois de silence administratif. du commencement des travaux.
. Le lotisseur doit prévoir les travaux d'équipement et les espaces destinés aux équipements collectifs et installations d'intérêt général. Il doit recourir à un géomètre pour l'établissement du plan topographique et à des ingénieurs spécialisés pour l'établissement des documents techniques. percevoir des propriétaires de terrains bénéficiant de ces nouveaux réseaux une indemnité recouvrée par la commune auprès des propriétaires et reversée au lotisseur à concurrence du montant des travaux effectués à la place de la commune. Le lotisseur qui se substitue à la commune pour la réalisation des réseaux principaux de voirie et d'assainissement peut sur la base d'un accord avec la commune. Le lotisseur doit entre autre recourir à un architecte pour la conception urbanistique du projet de lotissement et pour l'établissement des documents relevant de la conception architecturale.2 Les obligations et droits du lotisseur Dés l'obtention de l'autorisation de lotir : le lotisseur doit déposer un exemplaire du dossier objet de ladite autorisation à la conservation foncière. Le lotisseur est tenu de désigner un coordonnateur chargé de veiller à la bonne exécution des travaux.1.2.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC IV.
il est procédé à la réception définitive. Un an après la date de l'établissement du procès-verbal de réception provisoire des travaux d'équipement.D sont en état. Cette réception définitive a pour objet de déterminer si la voirie et les réseaux divers ne présentent aucune malfaçon.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le lotisseur doit obligatoirement déclarer l'achèvement d'équipement prévus par le projet de lotissement. Elle donne lieu à la délivrance par le président du conseil communal d'un certificat établit attestant que la V. .R. des travaux La réception provisoire se fait alors dans les 45 jours suivant la déclaration d'achèvement des travaux.
• Le lotisseur peut recevoir une autorisation de construire avant l'achèvement des travaux d'équipement s'il réalise les constructions lui-même. définissant notamment : Les parties du lotissement détenues par les copropriétaires en indivision. • Le lotisseur est tenu de borner les différents lots et de requérir auprès de la conservation foncière la création d'un titre foncier par lot. dans ce cas elles ouvrent droit à indemnité à partir d'une certaine superficie et selon la taille du lotissement. Ce règlement doit être déposé au siège de la commune avant la réception provisoire des travaux d'équipement. pour les parties communes du lotissement un règlement de copropriété. documents technique et cahier des charges). • Le lotisseur est tenu d'établir. . Les conditions de nomination du représentant de la copropriété.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Des servitudes peuvent être imposées au lotisseur. Il doit aussi rendre publique l'autorisation de lotir et les documents du dossier de demande d'autorisation (plan urbanistique. Les obligations des copropriétaires.
2. .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC IV. de recevoir ou d'enregistrer tous actes de vente. Les adouls. de location et de partage Les actes de vente.3 Les actes de vente. location et partage afférents aux lotissements ne peuvent être passés qu'après réception provisoire par la commune des travaux d'équipement du lotissement. ou une copie certifiée conforme de l'attestation délivrée par le président du conseil communal certifiant que l'opération ne tombe pas sous le coup de la loi.1. location ou de partage s'il n'est pas fourni une copie certifiée conforme du PV de réception provisoire. notaires et les conservateurs de la propriété foncière ainsi que les receveurs de l'enregistrement doivent refuser de dresser.
La garantie doit couvrir le montant prévisible du coût des travaux d'équipement non réalisés au moment de la vente des premiers lots.2.1.4 Dispositions spéciales applicables aux lots réalisés par tranche Le lotisseur peut être autorisé à réaliser l'équipement du lotissement par tranche successive en fournissant un dossier comprenant. en plus des pièces demandées : Un programme d'échelonnement des travaux assortis de leur estimation et désignant les lots pour lesquels l'autorisation de vente ou de location sera demandé . .DROIT DE L’URBANISME AU MAROC IV. caution bancaire. et nantissement). Si les travaux n'ont pas été exécutés dans les délais la commune se servira de la garantie pour achever les travaux. Une déclaration légalisée fournissant les renseignements sur les modalités de financement des tranches successives des travaux et sur les garanties pour assurer ledit financement (caution personnelle.
et nantissement). La réception définitive intervient un an après la réception provisoire de la dernière tranche. caution bancaire. La réception provisoire des travaux est opérée à l'achèvement de chaque tranche. Une déclaration légalisée fournissant les renseignements sur les modalités de financement des tranches successives des travaux et sur les garanties pour assurer ledit financement (caution personnelle. . en plus des pièces demandées : Un programme d'échelonnement des travaux assortis de leur estimation et désignant les lots pour lesquels l'autorisation de vente ou de location sera demandé . La garantie doit couvrir le montant prévisible du coût des travaux d'équipement non réalisés au moment de la vente des premiers lots.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le lotisseur peut être autorisé à réaliser l'équipement du lotissement par tranche successive en fournissant un dossier comprenant. Le PV de réception provisoire est alors accompagné d'une attestation du président du conseil communal désignant les lots dont la vente ou location peut être effectuée. Si les travaux n'ont pas été exécutés dans les délais la commune se servira de la garantie pour achever les travaux.
2. quant à lui sur la base de la longueur de la façade. Dans ces lotissements. . le lotisseur et les propriétaires des lots participent aux frais d'exécution des équipements non réalisés. Ces frais sont répartis par moitié entre le lotisseur et les propriétaires des lots: Le montant de la contribution due par chaque propriétaire est calculé sur la base de la superficie cumulée des planchers de la construction que peut recevoir le lot.5 Restructuration des lotissements irréguliers : Les lotissements irréguliers sont définis par l'article 49 de la loi 25-90 comme étant les lotissements qui ont été réalisés sans autorisation préalable et les lotissements dont les travaux d'équipement ne sont pas conformes avec les documents ayant permis l'obtention de l'autorisation de lotir. L'État ou les collectivités locales peuvent procéder à l'expropriation pour cause d'utilité publique.1.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC IV. Le montant de la contribution pour la réalisation de la voirie est calculé.
2. . selon l'article 56.6 Les groupes d'habitations Un groupe d'habitations est. constitué par les immeubles individuels ou collectifs à usage d'habitation édifiés sur une seule ou plusieurs parcelles contiguës ou voisines.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC IV.1. Les groupes d'habitations sont soumis au dispositions prévus par le titre premier de la loi 25-90. simultanément ou successivement par le propriétaire ou les copropriétaires de la ou des parcelles en cause.
• Le plan du projet de morcellement régulier établi au 1/500 ou au 1/1000 lorsqu'il ne s'agit pas d'une vente en indivision.2. . • Un certificat de la conservation de la propriété foncière.rattaché au réseau géodésique. (2500 m par défaut). les voies de desserte avec leur dénomination et les points de repère permettant de localiser le terrain. Toute vente en indivision d'une propriété foncière qui aurait pour effet d'attribuer à l'un au moins des acquéreurs des droits de copropriétés dont la superficie serait inférieure à la superficie prévue par les documents d'urbanisme. est soumise à autorisation préalable de morcellement : Toute opération de vente ou de partage ayant pour objet ou effet la division d'une propriété foncière en plus d'un lot non destinés à la construction. après avis de l’agence urbaine sur la base d'un dossier comportant : • Un plan de situation de la parcelle concernée. • Un plan-masse faisant apparaître les bâtiments existants. L'autorisation de morcellement est délivrée par le président du conseil communal.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC IV. comportant l'orientation. à l'échelle 1/2000 ou au 1/5000.2 Les morcellements Dans les communes urbaines et toute autre partie du territoire couverte par un document d'urbanisme approuvé tel que le SDAU et le PDAR (plan de développement d'une agglomération rurale).
Les adouls. ou d'une attestation de celui-ci certifiant que l'opération ne tombe pas sous le coup de cette loi. de recevoir ou d'enregistrer tous actes afférents aux opérations de vente ou de partage non assortis de l'autorisation du président communal. L'acte de vente ou de partage doit mentionner l'autorisation de morcellement ou l'attestation du président du conseil communal. .Cette demande est accordée si le président n'a pas statué dans un délai de 2mois à compter de la date du dépôt de la demande. Par contre la demande est irrecevable si le terrain est situé dans une zone constructible en application d'un document d'urbanisme.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC . notaires et conservateurs de la propriété foncière ainsi que les receveurs de l'enregistrement sont tenus de refuser de dresser.
la ville continue à être gérée sur la base de pratiques et avec des outils réglementaires en décalage total avec les évolutions récentes que connaissent la société. le développement et la croissance économique de la plupart des pays. Aujourd'hui. .1 Pourquoi un nouveau code de l’urbanisme Les lois qui ont régi l'urbanisme au Maroc jusqu'à présent. qu'ils soient développés ou en développement.NOUVEAU CODE D’URBANISME V. le paysage politique et économique du Maroc ainsi que les villes et les territoires de par le Monde. Grâce à cette approche qui a permis à la puissance publique de contrôler et maîtriser dans une large mesure le processus d'urbanisation. sont portés aujourd'hui par les villes et en particulier par les grandes métropoles. le Maroc dispose aujourd'hui d'une armature urbaine équilibrée et structurée qui constitue un des atouts majeurs de son développement. notamment celles de 1952 et de 1992 ont privilégié une approche réglementaire de l’urbanisme. En effet.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC V.
rigide et parfois désuet. Inadaptation des zonages.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le constat général actuel est marqué par le fait qu’on est en présence : D’un urbanisme de rattrapage. . Difficulté de la mise en œuvre des prévisions des documents d’urbanisme. D’un arsenal juridique éparse. Les documents d’urbanisme sont caractérisés par : Complexité et lenteur des procédures d’élaboration des documents d’urbanisme et des circuits d’octroi des autorisations.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC La gestion urbaine est marquée par : La multiplicité des acteurs et chevauchement de leurs attributions. Faible implication du secteur privé. La faiblesse des ressources de financement de l’Etat et des collectivités locales. L’urbanisme opérationnel est caractérisé par : La faible implication de la puissance publique dans la fabrique de la ville. Défaillance du système de contrôle et de répression des infractions. Opacité des centres de décision Déficience des approches de concertation et de participation. L’insuffisance des contributions au coût de l’urbanisation. . L’absence d’instruments d’intervention sur les tissus existants et patrimoniaux.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les structures de l’urbanisme sont caractérisées par : L’amenuisement des réserves foncières de l’Etat et l’absence d’institution d’intervention sur le marché foncier. . La réforme du code de l’urbanisme doit permettre de mettre en place des dispositifs simples permettant de prendre le devant des problèmes urbains et de ne pas être continuellement dans le rattrapage et le replâtrage. La faiblesse des moyens d’intervention des agences urbaines leur permettant un encadrement du secteur.
le débat sur le nouveau code de l’urbanisme a été initié. Plus de 100 institutions dont l’institution parlementaire. les collectivités territoriales. les associations professionnelles ont été invitées à la réflexion. Animation des ateliers par les universitaires et les consultants en vue de prendre connaissance des expériences et pratiques internationales en matière de développement et de gestion urbaine. les Ministères concernés. à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’habitat. Une très large concertation a été menée sur la base d’un document de concertation et à plusieurs niveau régional et local avec une forte implication des élus locaux.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Lancement de l’élaboration d’un nouveau code de l’urbanisme : Le 3 Octobre 2005. .
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les grandes orientations qui ont guidé l’élaboration du code de l’urbanisme : Les règles de l’urbanisme doivent accompagner les transformations de la société marocaine. A la responsabilisation des acteurs. Ce code doit prévoir à côté des plans d’urbanisme stratégiques ou réglementaires des dispositifs opérationnels adaptés aux problèmes urbains posés dans notre pays. . Elles doivent avoir pour objectif principal de créer un contexte favorable permettant une croissance des villes qui assurent simultanément le développement économique. la solidarité sociale. A l’encouragement de l’investissement. Au système de contrôle et à la répression des infractions. Le nouveau code doit plus particulièrement se poser des questions relatives : Au développement durable. A l’introduction du principe d’équité et de justice foncière. A l’institution des mécanismes d’adaptation. A la prévention des risques. les équilibres écologiques et le respect des identités culturelles. A la Décentralisation/ Déconcentration.
Recueil des propositions et préoccupations des partenaires professionnels et des citoyens. Allemagne Etats Unies…). Malaisie. Organisation de journées de travail sur les thèmes stratégiques liés à l’urbanisme en vue d’échanger les points de vues et les expériences des professionnels du secteur autour du projet du code. . Mise en place d’une plate forme de discussion libre permanente autour du projet de code de l’urbanisme.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Lancement de l’élaboration d’un nouveau code de l’urbanisme : Missions à l’étranger dans 11 pays représentant différentes écoles en matière d’urbanisme (Mexique. Tailande.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le Roi avait demandé l’élaboration du nouveau code de l’urbanisme en octobre 2005. où les oppositions et les embûches seront probablement nombreuses. Pas moins de trois années seront nécessaires pour boucler ce parcours. puis les deux chambres du Parlement. Le texte a encore un très long chemin à parcourir. tant les promoteurs de ce plan ont voulu en faire un instrument de rupture avec un passé où beaucoup se sont complus. soit bien au-delà du mandat de l’actuel gouvernement. Le projet de code de l’urbanisme a été présenté le 9 mai 2008 par le Ministre Délégué de l’Habitat et de l’Urbanisme. il passera par le Conseil de Gouvernement. Après avoir été remis au Secrétariat Général de Gouvernement. le projet de code de l’urbanisme entamera son parcours institutionnel. . à la veille d’élections législatives. Après avoir consulté l’ensemble des parties prenantes au niveau central et régional. L’entrée en vigueur du code ne se fera vraisemblablement pas avant 2010. dans sa première mouture.
la vision est à long terme « Ce code est élaboré pour les 30 prochaines années. Il propose ainsi une nouvelle manière de penser l’urbanisme dans notre pays. . C’est un projet dont la préparation et la mise en œuvre concerneront au moins deux gouvernements. ».Taoufik Hejira. Il vise aussi à combler les lacunes qui touchent le secteur de l’urbanisme au niveau de la complexité et la lenteur des procédures d’élaboration des documents d’urbanisme et la multiplicité des intervenants.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Selon le Ministre M. Le projet de code est en soit une révolution. Le futur code devra contribuer à remplacer progressivement les mauvaises pratiques par les bonnes pour rétablir l’ordre et l’organisation. afin d’éviter une croissance anarchique et chaotique des villes. Le Code de l’Urbanisme vise à corriger les dysfonctionnements que connaît le secteur depuis 50 ans.
le projet du code impose un ensemble de documents d’urbanisme. Avec la nouvelle organisation communale et la création des agences urbaines.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Pendant trop longtemps. Pour instaurer l’ordre. . les villes disposent de meilleurs instruments pour maîtriser leur urbanisation. la volonté du pouvoir central a été de tout organiser à son niveau et de déléguer aux provinces la mise en œuvre seulement. Aujourd’hui le projet de code de l’urbanisme veut rectifier le tir et déléguer au maximum.
Sur le principe. réduire le nombre des documents d’urbanisme est à même d’alléger les procédures. selon de nombreux urbanistes. le projet préconise de n’en garder que deux. plan d’aménagement et plan de zonage). le plan de zonage. Ainsi. Mais ces dernières doivent également être revues pour donner plus de souplesse à ces documents d’urbanisme et les adapter au contexte économique et régional. C’est une excellente disposition. Actuellement au nombre de trois (schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme. qui «engendre trop de tracasseries administratives». .2 Apports du nouveau code de l’urbanisme: Moins de documents pour une plus grande fluidité de l’urbanisme: La plus grande avancée apportée par ce projet de loi est incontestablement celle qui concerne les documents d’urbanisme.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC V. épine dorsale du système marocain en la matière. devrait passer à la trappe.
et. . ce nouveau document a «des visées stratégiques. à la coordination des politiques sectorielles au niveau local. L’autre caractéristique et nouveauté du SDA est qu’il ne concerne pas une région mais une agglomération. mais qui peut être actualisé tous les cinq ou six ans. Pour la direction de l’architecture et de l’urbanisme. suivant les mandats des différents élus. mais également opérationnelles puisqu’il devra servir de cadre de référence. définie dans le projet de code de l’urbanisme comme «tout groupement de communes urbaines et rurales». Il s’agit d’un document dont la durée de vie a été fixée à 20 ans.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Schéma directeur d’agglomération (SDA) Autre changement. d’une part. le schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU) est remplacé par un schéma directeur d’agglomération (SDA). Ce sera le document de base de la nouvelle organisation urbanistique. à la contractualisation entre l’Etat et les collectivités locales pour la réalisation des projets importants à l’échelle de l’agglomération». d’autre part.
forêts et palmeraies notamment). Le SDA doit s’aligner sur les schémas d’aménagement du territoire et le schéma d’aménagement régional réalisés au niveau du Ministère de l’Aménagement du Territoire.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le SDA indiquera les secteurs à couvrir par des plans d’aménagement et les zones à couvrir par des plans de sauvegarde et de développement (ces derniers sont de nouveaux documents réservés à des zones spécifiques. Le SDA est validé par les conseils régionaux. Il indiquera également des secteurs de projets opérationnels. etc. à caractère patrimonial. dont il définira les périmètres et auxquels il fixera des objectifs (secteur de réhabilitation. . d’urbanisation nouvelle. de reconversion.). de restructuration. préfectoraux et communaux avant d’être homologué par l’autorité locale.
de leur difficulté d’exploitation… Ceci dit. Au moment de sa sortie. En effet. c’est le plan d’aménagement (PA) qui est de mise. qui se penche sur des zones nécessitant un intérêt spécifique à cause de leur extension rapide. ce document se trouve déjà dépassé. Il est évalué et renouvelé via contrat-programme tous les cinq ans. ce document urbanistique prend de trois à cinq années pour aboutir. Sa nouvelle mouture se veut plus souple que la précédente. » Le nouveau PA est un document élaboré sur la base des directives du SDA. Une sorte de « sous plan ». objet de toutes les critiques: «le plan d’aménagement actuel condamne l’avenir d’une même zone durant les dix années qui suivent son élaboration sans donner la possibilité de l’actualiser.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Plan d’Aménagement (PA) A plus petite échelle. le PA peut aussi exister indépendamment du SDA. De plus. le texte du projet donne aux agences urbaines et aux communes la responsabilité d’initier un PA quand le besoin s’en fait sentir. . plus détaillé.
par cette décentralisation. le code consacre le rôle exclusif du président du conseil communal. Cette disposition constitue une solution au problème des ressources humaines des collectivités locales. Les Agences Urbaines seront en quelque sorte des bureaux d’études publics pour les schémas et plan d’aménagement. l’autorisation de construire. l’échelon local se contentant d’une simple exécution. marquant. qui le feront sur la base d’un cahier de chantier. tout en rappelant que les délais d’octroi ne sauraient dépasser un mois au maximum. une rupture par rapport à la situation antérieure où la gestion des villes était bâtie à Rabat.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Renforcer la décentralisation: L’ensemble de ces documents devra être validé par les autorités régionales. les Agences Urbaines assisteront les communes dans la confection des documents d’urbanisme. dont l’essentiel de l’activité était de délivrer des autorisations de construire.se verront délester de cette fonction au profit des architectes privés. . quand ces délais prennent aujourd’hui de trop nombreux mois. Les Agences Urbaines.
le code insiste sur les actions entravant la résorption de l’habitat insalubre ou la contribution à sa prolifération. Dans le chapitre des sanctions. de même que des peines d’emprisonnement pouvant atteindre trois ans. Des amendes sont prévues pour les auteurs d’infraction. le code propose la création d’une police d’urbanisme placée sous l’autorité du gouverneur qui peut ordonner l’arrêt ou la démolition des travaux entrepris de manière illégale immédiatement après le dépôt de plainte (Cette police urbanistique est officiellement entrée en service à Oujda) . Pour dépasser les dysfonctionnements résultants de la multiplicité des intervenants en matière de contrôle des infractions à la réglementation en vigueur.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Contrôle des infractions à la réglementation : Contrôler et agir. La brigade veillera au respect d’un code qui déclare nul tout document ou toute action menée en contradiction avec ses dispositions. c’est une des priorités du nouveau code de l’urbanisme. Par exemple. une personne qui fausserait le recensement des ménages d’un bidonville serait frappée d’une amende de 20 000 à 50 000 dirhams et ou une peine d’emprisonnement d’un à six mois. .
de régler des problèmes complexes tels que ceux posés par la réhabilitation des centres anciens ou par la régularisation des quartiers non réglementaires. . C’est ainsi que le SDA prévoit la délimitation de secteurs devant accueillir des projets à caractère opérationnel. de plus en plus nombreuses. seul moyen. avec. La responsabilité de cette délimitation sera confiée à un opérateur habilité.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Les modalités d’expropriation révisées: La nouvelle approche suivie dans le cadre de l’élaboration de ce projet de loi vise ainsi à créer un cadre légal. le souci d’ouvrir la voie à l’aménagement concerté dans le cas des nouvelles zones à urbaniser. le projet prévoit la création d’un fonds destiné au préfinancement de l’ouverture de ces nouvelles zones. selon les initiateurs du texte de loi. Un cadre légal spécifique sera aussi dédié à la création de villes nouvelles. Le projet s’attaque à la procédure de remembrement urbain qu’il préconise de moderniser. autre nouveauté. Dans cette même optique.
ainsi que la création d’agences foncières régionales destinées à permettre une plus grande maîtrise de la croissance urbaine.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC L’assainissement foncier : L’assainissement foncier est également à l’ordre du jour. notamment de patrimoine en péril. C’est ainsi que les dispositions du nouveau code prévoient de revoir un certain nombre de dispositions concernant l’immatriculation foncière. . le lotissement et le morcellement. Le projet prévoit également une légère modification de la loi sur l’expropriation pour cause d’utilité publique afin que celle-ci puisse être invoquée pour des raisons de patrimoine.
DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Dispositions relatives aux prérogatives des élus : Le nouveau texte permet aux présidents des conseils communaux de fixer par décision certains aspects de l’architecture locale et régionale. C’est incontestablement un point positif qui permettra une meilleure implication des élus dans la gestion de l’urbanisme de leurs circonscriptions. . Mais il faudrait que les équipes techniques et architecturales qui les secondent puissent avoir leur mot à dire pour éviter que les grandes décisions dans ce sens revêtent un caractère politique pur.
des villes entières émergent ici et là donnant l’impression d’une incapacité de l’Etat à exercer une réelle maîtrise de l’évolution urbaine faute d’infrastructures de base. Le système de planification urbaine au Maroc a atteint ses limites. diffuse. des équipements collectifs et dans l’ensemble. Les transformations rapides et profondes que connaît le pays imposent la recherche de nouvelles approches de planification. d'aménagement et de gestion de l’espace. . Cela s'est fait par le biais de circulaires interministérielles ou ministérielles. éclatée. Les campagnes se vident. une ville vieillissante. des éléments structurants pour une ville répondant aux critères de qualité. Depuis quelques années. la gestion des affaires de la ville. de bonne organisation et de bien être. L’urbanisme a entrepris une tentative de réconciliation du citoyen avec la ville. à travers des actions circonscrites. malade.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC VI – CONCLUSION La gestion de l’urbanisation au Maroc est devenue au cours de ces dernières années la préoccupation majeure des pouvoirs publics. est heureusement assurée.de redynamiser l'investissement et de corriger un certain nombre de dysfonctionnements des documents d'urbanisme. qui ont permis parfois même en marge du cadre réglementaire légal. mais dans l'improvisation. composite.
Nous sommes donc. même s'ils peuvent. il est impératif ce se doter des moyens réglementaires. institutionnels. encore permettre d'orienter et d'encadrer le développement des petites et des villes moyennes. PZ.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Pour cela. mis face à des défis qui imposent le recours à de nouvelles démarches et à des outils plus adaptés de maîtrise de l'espace. ils ne sont plus adaptés aux grandes mégalopoles déjà largement consolidées. sous une forme plus allégée et plus souple. confirmée et mise en évidence par le Schéma National d'Aménagement du Territoire. la requalification et la réhabilitation des tissus urbains existants d'une part et un urbanisme prévisionnel plus souple et plus incitatif d’autre part. financiers. . et nous le serons encore plus à l'avenir. Les documents d'urbanisme actuels (SDAU. PA) caractérisés par leur rigidité. Le défi de la mise à niveau urbaine pour faire face à la compétitivité des territoires et les défis liés à la tendance lourde de l'urbanisation. fonciers pour un urbanisme opérationnel à même de permettre d'entreprendre des grandes opérations d'urbanisme et de reconstruire la ville à travers le renouvellement.
avec le développement des nouvelles technologies de l'information et des communications. déterminée par de nouveaux besoins exprimés aussi bien par le citadin que par les opérateurs économiques. un lieu d'expression. vers un bouleversement de tous les référentiels traditionnels. de production et de contrôle des richesses et un lieu d'émergence de leaderships politiques. elle tendra nécessairement. d'exercice et de partage des pouvoirs économiques. Mais. sans limites. avec des fonctions limitées et bien définies. Quelle sera la ville demain ? Elle restera un lieu d’écriture et de conservation des cultures et des civilisations. Ouverte. celle d'aujourd'hui est de plus en plus diffuse. . Elle sera inéluctablement prise dans le "tourbillon" de la globalisation économique mondiale et de la tendance qu'elle va créer vers la métropolisation et ses conséquences sur la hiérarchie urbaine nationale et internationale et sur les métropoles et agglomérations secondaires au tissu économique fragile.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Si la ville d'hier était un objet circonscrit.
en particulier le patrimoine urbain. Il proposera une refonte totale des documents d'urbanisme.DROIT DE L’URBANISME AU MAROC Le nouveau code de l’urbanisme exprime la volonté des élus locaux de promouvoir le patrimoine urbain au profit de leurs électeurs. Il exprime l'adhésion des habitants directement ou par le biais des organisations de la société civile. Quant aux grandes opérations d'urbanisations nouvelles pour lesquelles nous ne disposons aujourd'hui d'aucun cadre légal adapté. aussi bien leur forme et leur contenu que les procédures de leur élaboration et de leur homologation. de règlement d'aménagement. pour lequel il sera proposé un document d'urbanisme particulier. Il attachera une importance particulière aux tissus urbains existants. le code tentera d'apporter les outils les plus appropriés notamment en terme de document d'urbanisme. économiques et sociaux. C'est un projet opérationnel qui doit faire l'objet d'un montage financier précisant les partenaires institutionnels. Il fait appel à une maîtrise d'oeuvre multidisciplinaire à même d'apporter la vie à l'espace du projet et le plaisir de vivre la ville par le citadin. Il permet la création de richesses et génère une dynamique d'intégration de l'homme et de ses activités. le Plan de sauvegarde. .
. Mohammed Dryef : « Urbanisation et droit de l’urbanisme au Maroc » Ali Sedraji : « Présentation du droit de l’urbanisme au Maroc » Abdelghani Tayyibi : « Réflexion au sujet des politiques de l’aménagement et de l’urbanisme ». Abdel Ilaah Mkinsi : « Le Droit Marocain de l’Urbanisme ».Bibliographie Larbi Gharbi : « La planification urbaine au Maroc : Bilan des 50 années et perspectives » .
Les inspections régionales de l’urbanisme création. organisation et attributions. Les loi 12-90 et 25-90 relatifs à l’urbanisme et les lotissements et morcellements présentation et apports de ces lois. Le nouveau code de l’urbanisme. Le Foncier au Maroc réalité et enjeux. .Sujets de recherche Les agences urbaines création. organisation et attributions.